Littérature québécoise
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Le crépuscule des arcanes : la vraie histoire magique derrière les légendes québécoises

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Si j’aime bien ouvrir mes horizons et lire un peu de tout, mon cœur a toujours une grande préférence pour la fantasy. Mais depuis quelques années, je développe également un intérêt marqué pour les romans du terroir québécois. Fille du Bas-du-Fleuve, j’aime parcourir le Québec et ses lieux enchanteurs grâce aux livres. C’est pourquoi j’ai été conquise par la trilogie Le Crépuscule des arcanes, de Sébastien Chartrand.

J’ai commencé la lecture du premier tome, L’Ensorceleuse de Pointe-Lévy, sans trop savoir à quoi m’attendre. D’ailleurs, ma collègue Raphaëlle nous en parlait il y a quelques années dans cet article. Ce livre m’intriguait, car il redonnait vie au mythe de la Corriveau, et j’étais curieuse de voir comment ce personnage historique était intégré dans un roman de fantasy. J’ai été captivée dès les premières pages. Au début, les références à nos contes et légendes me faisaient sourire. Mais j’étais encore loin de me douter de l’envergure que pouvait prendre cet univers folklorique.

De la fantasy canadienne

L’histoire se déroule au Bas-Canada, vers la fin des années 1840. Faustin, neveu et bedeau du curé Lamare, est initié aux arcanes théurgiques, une sorte de science magique opérant par l’utilisation de diagrammes et d’incantations. Aux côtés du vicaire François Gauthier, de l’Indienne Shaor’i et de l’homme fort Baptiste Lachapelle, il va tenter de déjouer les plans de l’Étranger, qui n’est nul autre, dans nos légendes, que la représentation du Diable. Dans l’univers de Sébastien Chartrand, il y a trois types d’arcanes : les arcanes théurgiques, pratiqués par le clergé, les arcanes médianes, pratiqués par les Premières Nations, et la goétie, qui est un peu le côté obscur des arcanes théurgiques; la magie noire.

L’histoire respecte les codes classiques de la fantasy. On y suit un petit groupe de héros dans lequel chacun a des aptitudes différentes et tous se complètent pour former un tout. Il y a l’apprenti qui découvre ses pouvoirs, l’initié qui lui sert de maître, l’exécutrice qui est une guerrière impitoyable et, finalement, le colosse qui sait survivre dans à peu près n’importe quelle situation. Ici, les créatures fantastiques ne sont ni gobelins ni dragons, mais plutôt loups-garous, wendigos, lutins, spectres, montres lacustres et j’en passe!

Une histoire aux proportions inattendues

Si j’ai été charmée dès le premier tome, mon avis a quand même évolué au fil de ma lecture pour se transformer en coup de cœur. L’univers se consolide au fil des romans et se détache de tout ce qu’on peut connaître de la fantasy. Les motivations des personnages deviennent plus ancrées. Ils n’agissent pas selon le bon vouloir de leur créateur. Ils sont maîtres de leur vie et de leurs décisions.

L’écriture de Sébastien Chartrand est parfaitement maîtrisée. Il a su tricoter l’histoire et les légendes québécoises pour les réunir dans un récit cohérent. Il lui a fallu beaucoup d’audace pour prendre des faits réels et des personnages historiques pour ensuite les remodeler selon son besoin. J’ai été surprise à plusieurs reprises par la façon dont il avait intégré telle ou telle légende à son univers.

À la lecture des deux premiers livres, je comparais cette série à un mélange de Harry Potter et du Seigneur des anneaux version québécoise. Mais après avoir lu Le Sorcier de l’île d’Orléans, je dois dire que cette histoire est unique et ne se compare à rien d’autre! C’est la preuve que notre littérature fantastique n’a rien à envier aux grands auteurs anglais et américains de ce genre.

Je recommande cette série aux amateurs de fantasy et de folklore, mais également à tous ceux qui souhaitent plonger dans un récit magique inspiré de notre culture. Je dois avouer que je me suis sentie déroutée à la fin de ma lecture. J’avais envie de rester dans cet univers qui me semblait tangible. Avez-vous déjà ressenti ça, la sensation qu’un monde fictif pourrait être réel?

 

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