Auteur : Ariane Gagnon

Autour des livres : rencontre avec Mireille Bertrand, attachée de presse

Mireille Bertrand oeuvre comme attachée de presse dans le domaine du livre depuis près de 30 ans. Débutant sa carrière aux éditions françaises, c’est auprès des plus grands éditeurs qu’elle apprend le métier ;  Larousse, PUF, Actes Sud, L’École des loisirs, Armand Colin, Québec Amérique, etc. Grande passionnée, elle décide ensuite de voler de ses propres ailes en fondant sa propre entreprise dans le milieu du livre. Nous lui avons donc soumis notre fameux questionnaire Le Fil Rouge, afin de mieux connaître ses goûts et ses habitudes en ce qui concerne la lecture et l’écriture. 1. Quel est ton premier souvenir en lien avec la lecture? En 4e année du primaire, j’avais gagné un prix et mon professeur avait ouvert sa belle grande armoire en bois gardée sous clé dans laquelle se trouvaient plusieurs items tous intéressants pour des jeunes de mon âge. Je me souviens avoir choisi un très bel album (il était très grand), et il s’intitulait: Une poule, un oeuf et un bâton. Je me rappelle de l’avoir lu des dizaines et des dizaines …

Relire la série « Le Roman de Sara » d’Anique Poitras à 28 ans #jelisunlivrequébécoisparmois

Je ne sais pas pour vous, mais lorsqu’un auteur me marque particulièrement, c’est comme s’il faisait partie intégrante de ma famille. Le tout est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un auteur qui m’a marquée pendant ma jeunesse, car on dirait que les récits que nous lisons lors de notre âge formateur nous marquent au fer rouge. C’était le cas d’Anique Poitras et de sa sublime série « Le Roman de Sara ». C’est probablement pourquoi j’étais si troublée d’apprendre sa mort en décembre dernier. J’étais secouée, et, pour faire mon deuil, j’ai décidé de relire sa trilogie qui avait marqué ma préadolescence : La Lumière blanche, La Deuxième Vie et La Chambre D’éden. 

Les Moomins : un coup de foudre finlandais

Une des émissions pour enfants à avoir le plus marqué mon imaginaire fut les Moomins. Quand j’étais petite, je n’étais pas tellement une enfant qui aimait être vissée devant la télévision : je préférais de loin regarder des livres ou jouer à des jeux de rôles avec mes amis et ma famille. J’avais une imagination plutôt débordante (pour le meilleur et pour le pire) et un sérieux presque adulte dans mes mises en scène. Cette famille d’hippopotames blancs finlandais et leurs amis m’ont séduite par leur singularité, et par le fait que les morales qui résonnaient dans leurs histoires n’infantilisaient jamais le public. Là où la majorité des séries pour enfants misaient sur le grotesque, les Moomins, eux, misaient sur la philosophie.

Géolocaliser l’amour : chroniques de l’étendue des possibles amoureux

Au début de l’automne, Simon Boulerice, véritable Xavier Dolan du monde littéraire, lançait Géolocaliser l’amour aux Éditions de ta Mère, un «roman en poèmes» ayant pour thème la quête de l’amour, version moderne.  Car si trouver l’âme soeur a toujours été un casse-tête, ce n’est pas plus facile à l’ère des réseaux sociaux et des applications de rencontres, peu importe ce que nos parents en pensent.