31 Résultats de recherche pour : martine delvaux

Club de lecture : Moi, Tituba, sorcière…

Dimanche le 21 janvier, café Zoha.  Le café Zoha est un petit café bien chaleureux situé dans Centre-Sud, sur Ontario. Si vous voulez aller au Sfouf mais que vous vous butez à un café plein, dirigez-vous vers le Zoha, à deux pas de là. Nous avions le café à nous pour une bonne partie de la séance, nous en avons donc profité pour prendre place sur le bord de la fenêtre, sur les banquettes, question d’être bien installées pour discuter du magnifique livre qu’est Moi, Tituba, sorcière… de Maryse Condé. Alors, qu’en avez-vous pensé? À l’évidence, toutes les participantes ont apprécié leur lecture de Moi, Tituba, sorcière… Ce fut un bon moment de lecture, une histoire intéressante, intrigante qui nous porta à avoir une multitude de discussions sur le rôle des femmes, la liberté, le racisme, etc. L’une des participantes a d’abord mentionné comment elle avait eu l’impression de se faire raconter une histoire, quelque chose de presque chanté, de mélodieux. Par contre, malgré le talent d’écriture de Maryse Condé, malgré l’aspect musical, rythmé et doux de …

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Survivre à novembre grâce à Moi aussi je voulais l’emporter

12Novembre a été un magnifique et délicieux mois… niveau lecture! Comme si le manque de luminosité et mon besoin encore plus profond de nuits de sommeil longues et revigorantes m’avait rendue plus réceptive… Ou est-ce mes choix de lectures de ce mois-ci qui m’ont tant plu? Quoiqu’il en soit, avec Le monde est à toi de Martine Delvaux, qui a été un énorme coup de cœur, j’ai aussi ressenti quelque chose de grand en lisant Moi aussi je voulais l’emporter de Julie Delporte. Tout d’abord, je dois dire que je suis une grande admiratrice du travail de Delporte, j’en ai parlé à quelques reprises sur le blogue, déjà. Or, j’affirme que, selon moi, Moi aussi je voulais l’emporter est une de ses meilleures, sinon la meilleure, de ses publications. Dans ce roman graphique, l’auteure se questionne sur son féminisme, sur la façon dont elle l’est devenue, sur ce qui l’a amenée à voir les injustices envers les femmes. Elle parle de ses voyages, de ses amours, de son besoin de solitude, de sa prise de …

Les coups de coeur littéraires 2017 des fileuses

Carolyne  Les possibles du féminisme: agir sans « nous », de Diane Lamoureux Les luttes fécondes, de Catherine Dorion Éva Circé-Côté, libre-penseuse, 1871-1949, d’Andrée Lévesque Borderline, de Marie-Sissi Labrèche Matricide, de Katherine Raymond Marjorie L’imparfaite amitié que j’ai lu presque d’une traite et qui a résonné profondément en moi, sans que je sache vraiment pourquoi. J’ai adoré la plume et les réflexions de Mylène Bouchard. Les luttes fécondes, essai d’atelier 10 qui est arrivé dans ma vie au bon moment. Le monde est à toi de Martine Delvaux. Je ne sais quoi dire d’autre que c’était une magnifique lecture, douce et forte à la fois. Et, en rafale, je dirais aussi, Futur sex de Emilie Witt, The mother of all questions de Rebecca Solnit et tous les livres que nous avons mis dans les 12 derniers coffrets, bien sûr! 🙂 Ariane – Comme une chaleur de feu de camp, d’Amélie Panneton – Tortues à l’infini, de John Green – The Sun & her flowers, de Rupi Kaur – Daniil et Vanya, de Marie-Hélène Larochelle – Romance …

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Le monde est à toi : l’amour au centre de tout

Cette lecture, Le monde est à toi, essai de Martine Delvaux, se veut une lettre d’amour de l’auteure à sa fille. J’ai lu ce texte avec émotion, m’étonnant à chaque page de la beauté des propos, de la puissante bienveillance qui ressort de cette relation mère-fille. Elle interroge son rapport à sa fille, leur lien, leur amour, leur complicité. Elle ne cherche pas à en faire un manuel sur Comment élever sa fille pour qu’elle devienne féministe. C’est beaucoup plus que cela, c’est l’importance du féminisme dans leur amour, mais surtout cet amour inépuisable, innommable qu’elle porte envers elle. La transmission, ce qu’elle lui lègue au quotidien, traverse le livre. J’avoue avoir été plus qu’émue pendant quelques passages. Delvaux écrit à sa fille, lui donne des conseils, questionne leur relation, la façon dont elle l’a accompagnée, elle lui parle de son histoire familiale, de ce qu’elle souhaite qu’elle devienne. « Je ne sais pas quel genre de vie tu vas mener, mais j’espère que tu n’oublieras jamais que tu as le droit d’en changer le cours. …

Ce qu’on a lu comme essai pendant le mois de novembre #Jelisunlivrequébécoisparmois

Je lis rarement des essais. Le défi de novembre était donc parfait pour me donner l’occasion d’en lire. C’est justement ce que j’apprécie le plus du défi #jelisunlivrequebecoisparmois, découvrir et sortir de ma zone de confort. J’espère que vous en avez fait de même cette année ! Ce que les fileuses ont lu : Je devais livre Tenir tête de Gabriel Nadeau-Dubois, lequel dort dans ma bibliothèque depuis bien longtemps, mais l’envie n’y était plus. C’est alors que je suis tombée sur Sorcières, sages-femmes et infirmières : une histoire des femmes et de la médecine des éditions Remue-ménage. Lui aussi ça faisait quelques temps que je l’avais dans ma bibliothèque. L’envie d’en découvrir plus sur l’histoire des femmes (et des sorcières) m’était beaucoup plus intéressante. Je peux vous dire que ce fut une courte lecture sur l’histoire des femmes dans le monde occidental. Ce fut très enrichissant comme lecture, c’est un livre très court et j’en aurais pris encore. Je serais curieuse de voir la perception au niveau de l’orient. À poursuivre … La lecture …

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Les fileuses conseillent : Quoi faire aujourd’hui au Salon du livre de Montréal (jeudi 16 novembre 2017)

Deuxième journée du Salon du livre de Montréal 2017, voici ce qu’on vous propose de voir, de découvrir et d’assister en ce beau Jeudi littéraire. Le Jeudi littéraire, c’est une grande journée du Salon, il y a des remises de prix, des rencontres, des tables rondes et encore plus. Tous les lecteurs et les lectrices y trouvent leur compte : Voici ce qu’on vous propose : La Mèche (Groupe La courte échelle) présente : Femmes, stéréotypes et littérature « Une table ronde d’actualité sur la place qu’occupent (ou non) les femmes dans la littérature en particulier et dans la société en général, au Québec. Quels sont les stéréotypes qui existent encore au sein de ces dernières? Avec Julie Boulanger et Amélie Paquet (Le bal des absentes) et Lili Boisvert (Le principe du cumshot). Animation : Judith Lussier. » Ça se passe à 17 h 15 à l’Agora et on vous invite à assister à cette table ronde qui réfléchira sur des questions essentielles en littérature. Livres passionnants et passion de lire avec Claudia Larochelle « Claudia Larochelle, l’animatrice du webmagazine LIRE prendra la scène avec …

Les filles en série… lecture obligée d’été

Enfin! J’ai attendu, attendu cet essai de Martine Delvaux, heureuse de constater qu’il était en si grande demande à la Grande Bibliothèque. L’attente aura valu la peine… c’est percutant, intelligent, nécessaire et soulevant! Beecroft, Pussy Riot ou Femen sont à ma mémoire celles qui refusent cette assimilation « en masse », ce polissement du nombre. Avec ces analyses et zoom in sur plusieurs faits et représentations que nous ne voyons plus tellement ils nous ont été surreprésentés, Delvaux remue notre laisser-faire, laisser-aller, notre acceptation comme évidence d’aplanissement du genre. Avec tout ce poids du nombre, ne pourrions-nous pas en faire quelque chose de grand et de puissant? Pour avoir un futur, il faut avoir une histoire Peut-être que ce livre devait être la suite logique de mes lectures, après Le bal des absentes par Amélie Paquet et Julie Boulanger. L’élément déclencheur pour cet essai fut le traitement différent des sujets féminins vs masculins lors des manifestations étudiantes de 2012. Nous ne nous en sortons pas : autant dans la littérature que dans les médias actuels, …

De l’effet pénible de la répétition: « Une femme à Berlin » de Marta Hillers… et Brigitte Haentjens

C’est la fin de la Deuxième guerre mondiale, à Berlin, en 1945. La guerre est remportée par les Alliés. Les Soviétiques ont la tâche, alors, de libérer Berlin de la dictature nazie. La ville est envahie par les soldats de Staline et le corps féminin est lui aussi un territoire à occuper. Les femmes doivent dès lors inventer leur résistance, et pour éviter le pire, elles choisissent de « coucher pour manger ». C’est ce que raconte le texte de Marta Hillers, Une femme à Berlin. Ce qui se passe dans la cave où elles se réfugiaient. Dans leur monde, les viols sont répétés, routiniers, habituels. Lors de la publication du texte, l’auteure est anonyme. Il faut repenser à l’Allemagne post-nazie : le peuple traumatisé tait toute l’ampleur des crimes commis, se cache derrière la honte, refoule toute la douleur des conséquences de cette guerre. Ce n’est qu’à sa mort, en 2001, que l’identité de Marta Hillers est révélée, celle qui a écrit cette « autre » guerre, celle des femmes. Les femmes ayant vécu ces atrocités peuvent désormais cesser de …

31 jours de bibliothérapie, jour 18 : Pour être dérangé

31 jours de bibliothérapie c’est notre calendrier de l’avent, c’est 31 thématiques et bien plus que 31 suggestions de livres qui font du bien. Pour être dérangé La déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen, Suggestion de Karina Filles en série de Martine Delvaux, Suggestion de Karina Ce qu’il en reste de Julie Hivon, Suggestion d’Alexandra G : « Ce roman de Julie Hivon met de l’avant une histoire d’amour entre un frère et une soeur, des jumeaux, des amoureux. Ça choque, c’est dérangeant, c’est intense, mais il y a quelque chose dans ce livre qui est de l’ordre du magnifique. On met des mots sur un amour improbable, incestueux, mais inconditionnel. » Putain de Nelly Arcan, Suggestion d’Alexandra G. : « Putain frappe par cette haine tellement violente envers les hommes, mais également envers les femmes. Un récit autofictionnel qui dérange par ses propos durs, francs et empreints d’une grande franchise sur le désir et le besoin d’être désiré. » L’ensemble de l’oeuvre d’Amélie Nothomb, Cosmétique de l’ennemi par exemple, Suggestion de Geneviève …

31 jours de bibliothérapie, jour 11 : Pour soigner les coeurs brisés

31 jours de bibliothérapie c’est notre  calendrier de l’avent, c’est 31 thématiques et bien plus que 31 suggestions de livres qui font du bien. Pour soigner les coeurs brisés Les grandes marées, Jacques Poulin. Suggestion de Clara. J’ai un grand faible pour l’univers de Jacques Poulin. Amoureux récidivistes, ses personnages sont toujours empreints d’une grande tendresse qui peut vraiment aider à soigner un cœur brisé. Les grandes marées présente un monde insulaire où se côtoient plusieurs personnages invraisemblables et où naissent des histoires d’amour et d’amitié. C’est un roman qui permet de s’éloigner de son propre tracas amoureux en se réfugiant sur l’île avec les autres personnages, en outre grâce à l’écriture douce et mélancolique de Poulin. Les cascadeurs de l’amour n’ont pas droit au doublage de Martine Delvaux. Suggestion de Martine et Anne-Marie. « Un ouvrage qui fait du bien quand ça fait mal. À lire le coeur déchu pour apprendre tranquillement à accepter ce coeur brisé qui prendra le temps qu’il faut pour se reconstruire. Un roman touchant, cru et franchement salvateur. » …