Depuis que je suis toute petite, je lis. Je n’ai pas toujours lu par plaisir, je te l’avoue. Mais j’ai toujours lu. Depuis plusieurs années, par contre, c’est que par plaisir que je le fais. Comme une junkie, je ne peux plus m’en passer. Et j’ai la chance de ne pas être la seule (heureusement !) dans mon entourage à être prise au piège !
Une idée germait dans ma tête depuis quelques années (tu le sais déjà) et cette idée, j’ai eu envie d’essayer, en toute modestie, de l’exploiter. De t’écrire cet article pour t’initier aux bases de la Bibliothérapie.
Le premier terme sur lequel je veux que tu t’arrêtes (s’il te plaît): MODESTIE.
Par peur de ne pas assez te le répéter, je me répète : je ne suis pas et ne prétendrai aucunement être une experte en la matière. J’ai lu, oui, et je lis beaucoup, oui, mais point final. Je n’ai rien de plus que toi, en ce moment, qui s’attarde à lire ces quelques lignes. Ce que j’ai, en tout cas, c’est l’envie de te montrer quelque chose que j’ai découvert et qui m’a surement sauvé la vie (ou, au moins, quelques thérapies assez dispendieuses merci !)
Maintenant, BIBLIOTHÉRAPONS.
La Bibliothérapie, elle n’est pas encore extrêmement connue au Québec. Beaucoup de gens (blogueurs, auteurs, etc.) s’y intéressent et m’y ont intéressée.
Je ne parlerai pas ici (ou pas encore) de tous les biens fondés de la chose, de toutes les recherches avancées sur le sujet, de l’aspect neurologique, scientifique et biologique. Non. Pour la simple et bonne raison que je ne m’y connais pas encore assez. J’ai décidé d’y aller tout en simplicité pour aborder le sujet parce que ce qui m’intéresse, moi, c’est toi. C’est ce que tu cherches dans une lecture, c’est ce que tu veux d’une lecture, c’est ce qui aurait le potentiel de changer ta vie, le temps de quelques pages (et peut-être plus, je l’espère !)
Bon, comment la définir, cette bibliothérapie ?
Mes petites recherches m’ont permis d’en conclure que beaucoup (beaucoup !) de définitions ont été lancées pour encadrer le sujet. Mes petites recherches m’ont aussi permis de faire ressortir un élément, très simple, qui est pourtant tout le temps là : soigner par les livres. Voilà une façon (très, très) simple de la définir.
Je t’explique, quand tu vas chez le médecin, que tu lui expliques ton bobo, qu’il te tâte un peu et qu’il te tend un petit papier blanc sur lequel l’écriture, illisible, t’indiques ton traitement. Que tu te rends ensuite à la pharmacie et que, après l’attente, on te donne enfin ton médicament que tu consommes à des heures régulières, tu te sens soulagé ? Oui ? C’est long, comme processus et ça prend du temps avant qu’enfin tu te sentes mieux. Je sais bien que c’est presque inévitable de le suivre pour te soigner, par contre, mais tu comprends le principe ?
Maintenant, quand tu ne vas pas bien et que tu te rends chez ton psy, que tu entres dans son bureau et que tu lui parles pendant un nombre X de minutes de ce qui ne va pas, tu te sens soulagé, aussi. Oui ?
Et bien la bibliothérapie, ça pourrait t’aider un peu de la même façon ! Je ne suis pas du tout en train de diminuer le travail des psychologues de ce monde qui sauvent certainement des centaines de milliers de vies chaque année. Je sais ce que ça doit représenter, une séance chez le psy, et loin de moi l’idée de te dire d’arrêter d’y aller sous prétexte que lire un roman, une fois de temps en temps, ça va aussi bien t’aider! Ça, je ne sais pas.
Mais ce que je sais, c’est que la lecture d’un livre, avec ou sans rencontres hebdomadaires chez ton psy, ça pourrait te faire du bien (peut-être même autant, sinon plus que ta fameuse rencontre !)
« novels have the power to transport you to another existence and see the world from a different point of view » *1
« When you’re engrossed in a novel, unable to tear yourself from the page, you are seeing what a character sees, touching what a character touches, learning what a character learns. You may think you’re sitting on a sofa in your living room, but the important parts of you – your thoughts, your senses, your spirit – are somewhere else entirely. » *1
Chez le Fil Rouge, on pense profondément que lire pourrait avoir cet effet bénéfique (et salvateur !) qu’on cherche tous un peu. On le sait, parce qu’on l’a déjà vécu.
En lisant ces lignes, tu te diras peut-être que tu peux te débrouiller seul, que tu n’as pas besoin d’aide pour lire et pour faire tes choix littéraires. Et bien à toi, je dirais : Tant mieux ! Continue comme ça ! Aide donc les gens autour de toi un peu !
Tu t’es peut-être dit aussi que tout ça, c’était faux et que ça ne fonctionnerait jamais. Et bien à toi, je dirais : C’est dommage. As-tu au moins essayé ?
Mais si toi, tu t’es dit que oui, ça fait du sens tout ça et que oui, tu voudrais bien essayer, mais que non, t’as pas idée de par où commencer ni comment commencer. Et bien à toi, je dirais : C’est pour ça qu’on est là ! On va t’aider. Suis-nous et aide-toi !
La Bibliothérapie, elle pourrait t’aider à
-
te sentir mieux ;
-
faire des choix littéraires judicieux face à ce que la vie t’apporte ;
-
t’aider à découvrir de nouveaux auteurs et de nouveaux romans qui pourraient te changer les idées ;
-
t’aider à décrocher du quotidien ;
-
t’aider à te repositionner face à une situation en te faisant rencontrer des personnages et en te faisant voir des situations fictives dont tu pourrais te servir à ta guise (pour prendre des exemples, te comprendre, comprendre ce que tu vis, etc.)
*1 Citations tirées du livre The novel cure. An A-Z of literary remedies, écrit par Ella Berthoud et Susan Elderkin. Tu peux l’acheter en ligne sur Amazonou visiter leur site web.
**Les photos utilisées pour cet article proviennent de Pinterest**

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