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Escapades au Québec : un guide de voyage idéal pour pantouflards ou aventureux

Chacun a sa propre conception du voyage. Pour certains, il s’agit du pays à l’autre bout du monde. Pour d’autres, c’est la roulotte familiale à 15 minutes de route. Il existe autant de visions qu’il y a d’individus. Mais une chose est sûre : l’idée du voyage fait rêver et nous emmène loin dans nos pensées. Il y a des gens qui, à défaut de pouvoir se l’offrir, vont voyager dans leur imaginaire en s’évadant par les livres. Souvent ce sont des romans, parfois il s’agit de guides touristiques. Toutes les méthodes sont valables pour échapper au quotidien. Pour ma part, voyager au Québec est au cœur de mes choix. Je prends un malin plaisir à découvrir mon coin de pays au compte-gouttes. C’est ce goût du Québec qui m’a amenée à mettre la main sur Escapades au Québec, les coups de cœur de La Presse. Coup de foudre instantané En voyant le livre sur les tablettes d’une petite librairie de quartier, la couverture m’a immédiatement sauté aux yeux. La Belle Province m’apparaissait sous son meilleur …

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L’Espèce fabulatrice : réflexions sur la place de la fiction

Chez Le fil rouge, on affectionne particulièrement Nancy Huston. On en parle souvent (comme ici) et on la cite beaucoup. C’est une autrice canadienne ouvertement féministe, qui a plusieurs œuvres à son actif. Peut-être que les titres L’Empreinte de l’ange (1998) et Le Club des miracles relatifs (2016) vous disent quelque chose. Elle a écrit une multitude d’essais, dont L’Espèce fabulatrice, qui traite de la grande place que prennent les fictions dans la vie humaine. Ce livre a été un coup de cœur immédiat. J’ai toujours apprécié l’univers et la façon de penser de cette autrice, et cet essai a tout confirmé. Dès les premières pages, j’ai surligné énormément de passages, car les réflexions résonnaient en moi. J’ai tout dévoré en moins de trois jours. Cela m’a ouvert les yeux sur la façon dont les sociétés sont construites, sur la façon dont tous les enfants du monde sont élevés, sur la place du langage et de la littérature. En résumé, sans nos fictions — les mythes, les religions, les fables, les histoires — l’espèce humaine …

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S’éloigner du chaos moderne en vivant plus simplement

Une de mes premières constatations d’adulte, ça a été de ressentir un énorme vertige vis-à-vis la frénésie de la vie dite « ordinaire » : courir après son temps, trouver du temps pour se nourrir, voir sa famille, s’offrir du temps pour soi comme s’il s’agissait de quelque chose d’exceptionnel. Ce vertige est venu perturber ce besoin de flâner que j’ai toujours ressenti. Flâner dans le sens de rêver, dans le sens de profiter du silence, des riens qui m’entourent, mais qui forment un tout. Vivre simplement est devenu rapidement une nécessité dans ma façon de voir la vie. C’est cette constatation qui m’a amenée à chercher des inspirations et des modèles un peu plus hors normes qui me montraient qu’il n’y avait pas une seule façon de vivre sa vie et qu’il existait des façons plus « alternatives » d’être adulte. À une époque comme la nôtre, je ne suis pas la seule devant cette constatation. Cela a mis sur mon chemin de nombreux blogues et livres inspirés de cette philosophie du Slow living. Or, je reproche à énormément …

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La beauté sans cruauté : un guide accessible pour étendre sa compassion

Il y a de fortes chances que vous vous soyez déjà fait dire : « Il faut souffrir pour être belle (ou beau!) », c’est d’ailleurs de cette façon que débute l’avant-propos rédigé par Sylvette Babin de ce livre, La beauté sans cruauté, petit guide pratique. Personnellement, je trouve qu’il s’agit d’une belle façon d’aborder la question; faut-il vraiment souffrir ou faire souffrir au nom de la beauté? À mes yeux et à ceux de Marie-Noël Gingras, autrice de ce guide, publié aux éditions Trécarré en mars, la réponse est claire : non. C’est dans la continuité du guide Défi végane 21 jours, d’Élise Desaulniers, dont elle signait les recettes, que Marie-Noël Gingras a créé un véritable guide pour quiconque voulant éviter de participer à l’exploitation animale. Étant nouvellement végane et intéressée depuis longtemps par les produits plus naturels, je dois avouer que ce livre est une vraie bible à ce sujet et surtout, il démontre qu’il n’est pas si ardu de faire le choix d’avoir une routine de soin et de ménage entièrement respectueuse et sans cruauté. Il suffit …

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La philo au quotidien : jouer à réfléchir

Nous avons tous et toutes des préférences qui semblent plus ou moins excentriques aux yeux de nos proches. Personnellement, j’aime l’odeur de l’essence l’hiver (mais pas l’été), je mets de la laitue dans mes sandwichs au beurre de graines de tournesol et banane, et je réfléchis sérieusement à des questions frivoles du type « Si tu étais un arbre, lequel serais-tu ? ». Tout cela pour vous dire que je serais un orme. Et que si j’étais un signe de ponctuation, je serais un point d’interrogation, principalement en raison de sa fonction. Il suppose un échange avec soi ou avec l’autre, une quête d’information, une réflexion à venir, une réponse (im) parfaite. Il y a tellement à bâtir sur un point d’interrogation. (De plus, il a une petite bouille sympathique, tout comme moi.) Dans son livre 101 expériences de philosophie quotidienne, le philosophe Roger-Pol Droit nous encourage à faire bon usage de la question. Le quotidien, affirme l’auteur dans sa préface, est constitué d’expériences mineures et anodines qui portent en elles le germe de la réflexion philosophique. Philosophie …

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J’arrête la pilule : une enquête troublante

C’est avant tout par curiosité personnelle que je me suis mise à me questionner sur la pilule contraceptive, que je prenais depuis très longtemps, ayant commencé à 13 ans. Mon dermatologue de l’époque m’avait prescrit la pilule contraceptive pour améliorer mon acné, ce qui a évidemment marché, tellement que j’ai pris la pilule pendant 50 % de ma vie, eh oui, pendant 13 ans! Réalisant l’ampleur de cette période, j’ai décidé à 26 ans d’arrêter tout simplement. J’en avais marre d’avoir peur des effets secondaires, et j’étais de plus en plus curieuse de voir l’effet que cela pouvait faire sur moi, l’ayant pris depuis ma puberté. Ce n’est pas sans craintes que j’ai arrêté, au contraire. Mais maintenant, 10 mois plus tard, je confirme que ce fut une excellente décision. Voilà pourquoi le titre de cet essai, J’arrête la pilule – écrit par Sabrina Debusquat – m’a tout de suite donné envie de m’y plonger, question d’en savoir plus sur ce désir grandissant d’arrêter la pilule qui vivait en moi. Et aussi, j’étais curieuse de lire …

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Redéfinition de la masculinité : un territoire encore à explorer

Je serai un territoire fier et tu déposeras tes meubles, quel titre magnifique! Le lire crée dans mon imaginaire la silhouette d’un homme droit, grand, fort et beau. Vous vous l’imaginez sans doute aussi, mais détrompez-vous, je ne parle pas d’une beauté, d’une grandeur ni d’une force physique. Il s’agit plutôt du genre de force qui émane de quelqu’un d’assumé, d’entier, de pleinement confiant. Ce titre me renvoie l’image d’un homme prêt à accueillir l’autre dans tout ce qu’il est, dans toute sa vulnérabilité. Ses réflexions et espoirs pour l’homme d’aujourd’hui m’intriguaient beaucoup. J’ai la chance d’être la tante de trois magnifiques garçons et de voir grandir les enfants de ma sœur, voir leur personnalité se définir, m’amène souvent à me demander quels genres d’hommes ils seront, quels chemins ils emprunteront. Ce court essai, par son titre et son sujet, m’apparaissait comme une continuité de ma réflexion. Dès les premières pages, on ressent l’indignation de l’auteur, Steve Gagnon. L’homme du 21e siècle est emprisonné dans les carcans imposés par la définition des genres, et sans les …

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Impoésies des beaux parleurs

Le projet « Dérapages poétiques » a démarré en 2013 avec une page Facebook se décrivant comme « De grands dérapages repris en poèmes ». Dérapages poétiques, volume 1, livre publié aux éditions Atelier 10 en novembre 2017, est un collectif qui présente, découpées sous forme de poèmes, des citations venant de gens de la politique ou du milieu artistique, ou encore de gens vus dans les médias d’ici ou d’ailleurs. Et pas n’importe lesquelles. Des citations de la catégorie qui fait rouler des yeux, très souvent. Il y a d’ailleurs un chapitre uniquement consacré aux Trumperies. C’est pour vous dire. D’ailleurs, une Trumperie digne du président lui-même : We need guns We need guns Whether We like it Or not Donald Trump Président des États-Unis Cette citation a été énoncée dans le contexte d’une législation en faveur du port d’armes dans les écoles et collèges. 8 janvier 2016. Roulement des yeux en règle. Et c’est ainsi qu’on lit ces fourberies qui défilent, exposées en prose, durant tout cet irrévérencieux mais ô combien divertissant ouvrage. …

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Maternité, la face cachée du sexisme : libérer les femmes du fardeau exclusif de la parentalité

« Être maman est le plus beau métier du monde ». Gageons que cette phrase populaire est parvenue à vos oreilles bien plus souvent que son pendant masculin « Être papa est le beau métier du monde ». Or, pourquoi en est-il ainsi? Pourquoi les femmes se retrouvent-elles encore aujourd’hui intrinsèquement liées à la parentalité et aux contraintes relevant de la responsabilité des enfants dans un couple? C’est ce qu’analyse la journaliste, chroniqueuse et bloggeuse féministe Marilyse Hamelin dans son essai Maternité, la face cachée du sexisme : plaidoyer pour l’égalité parentale.

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L’année de la pensée magique : Joan Didion et le deuil

C’est une chronique au sujet de Joan Didion à l’émission Plus on est de fous, plus on lit! qui m’a donné le goût de lire les écrits de cette écrivaine américaine. En écoutant la discussion animée au sujet de cette femme et de son œuvre, je me suis demandé pourquoi je n’avais encore jamais lu ses ouvrages. Ma curiosité était piquée. C’est avec L’année de la pensée magique, choisi un peu par hasard, que j’ai abordé mon immersion dans son œuvre. Joan Didion étant dépeinte comme une journaliste d’enquête, j’ai été surprise de constater que L’année de la pensée magique est un récit très personnel dont le thème principal est le deuil. En effet, dans ce récit, Didion relate l’année qui a suivi le décès de son mari, l’écrivain et scénariste John Gregory Dunne. Avoir pris le temps de lire la quatrième de couverture, j’aurais probablement choisi un autre livre de Didion pour commencer. Or, contre toutes attentes, dès la lecture des premières pages jusqu’à la fin du livre, je suis demeurée captive de la plume de Didion ainsi …