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Dans À fleur de pots, les meilleurs onguents des Trappeuses

«Tu sais que tu es grano quand… tu peux t’exfolier et récurer ta toilette avec le même ingrédient.»  (p.85) C’est l’une des nombreuses petites pointes d’humour dont est parsemé l’ouvrage des Trappeuses, trois blogueuses qui sortent de l’ordinaire. À fleur de pots est présenté par ses autrices comme un «petit grimoire de cosmétiques maison». Le terme grimoire s’inscrit parfaitement dans le concept de «sorcières des temps modernes» qui colle à la peau des Trappeuses. Leur livre se veut un guide pour la confection de produits de soins maison, mais c’est aussi un outil de référence puisqu’on y retrouve une excellente vulgarisation de tout ce qui touche l’univers des cosmétiques. Maîtriser le beurre de karité et l’huile d’olive À fleur de pots est séparé en cinq chapitres, les trois premiers proposant une introduction aux termes, aux étapes, aux ingrédients et à ce qui peut nous motiver à plonger dans la confection de nos propres cosmétiques, tandis que les chapitres 4 et 5 sont consacrés aux différentes recettes. Le tout est conçu pour nous faire avancer un …

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Explorer la famille dans ses derniers retranchements

Six ans après la publication de son essai Les tranchées, Fanny Britt poursuit ses réflexions entourant la maternité et la famille avec Les retranchées: échecs et ravissements de la famille, en milieu de course. Si le premier document de l’autrice m’avait laissée quelque peu indifférente, je dois avouer que son dernier pamphlet m’a plu davantage. Le propos des Retranchées m’a paru plus politique et revendicateur que le précédent, tout en offrant un portrait plus imparfait et moins homogène de la famille. C’est une réflexion davantage critique que Fanny Britt nous offre ici sur les structures restrictives et oppressives qui se révèlent dans le modèle familial, et sur les moyens de s’en libérer pour faire de la famille une cellule où tous et toutes peuvent s’épanouir. Refuser l’intrusion du néolibéralisme  J’ai beaucoup apprécié la critique de l’autrice à l’égard de l’intrusion des impératifs néolibéraux dans la vie familiale. Selon elle, les modèles de la famille parfaite qui prolifèrent sur les médias sociaux et qui servent à vendre différents objets en les associant à des aspects intimes de la vie privée …

Survivre à la grossesse : un guide positif pour les nouveaux parents!

En février dernier, lorsque j’ai vu le petit + sur le bâton, je savais que ma vie venait d’être chamboulée. Je ne savais pas à quel point. Aujourd’hui, mon fils de trois semaines endormi à mes côtés, je peux dire que ce fut des mois précieux, des mois d’apprentissage, de lecture, de hâte, de questionnements, de doute, mais surtout des mois d’attente, des mois avant de faire la rencontre, le blind date, le plus important de ma vie. Personnellement, j’ai adoré être enceinte et sentir un petit être pousser en moi. Comme chacune, j’ai eu mon lot d’inconforts, mais ce qui en ressort, c’est la magie d’avoir mis au monde mon petit Florent. Il m’arrive encore d’être étonnée en voyant les dernières photos de ma grossesse. Comment mon fils pouvait-il être là-dedans, dans mon bedon? Je suis impressionnée et fascinée quand je pense que c’était lui tout le long. Curiosité et nerf sciatique Tout au long de ma grossesse, je me suis renseignée; je sentais que j’avais tant à apprendre. J’ai beaucoup lu et écouté …

Feel Free de Zadie Smith

Feel Free de Zadie Smith, plonger dans la pensée d’une de mes autrices préférées

24Zadie Smith est sans contredit une écrivaine que j’admire énormément. Née d’une mère d’origine jamaïcaine et d’un père anglais dans un milieu modeste du nord-ouest de Londres (ce qui a plus ou moins inspiré l’un de ses romans, NW), elle est maintenant une intellectuelle respectée et une autrice à succès. J’ai lu presque toutes ses œuvres de fiction et je suis une grande admiratrice de sa façon de faire une littérature engagée, qui s’intéresse à des enjeux sociaux importants comme les questions de race et de classe, tout en présentant des personnages exceptionnels avec un style littéraire accrocheur. J’avais donc vraiment hâte de m’attaquer à son recueil d’essais, Feel Free, pour plonger plus profondément dans sa pensée et ses idées. Ce que j’ai aimé Parmi les points forts du recueil, il y a définitivement son éclectisme. Smith touche à beaucoup de sujets dans ses essais. S’il y a un fil conducteur, je dirais que la vaste majorité des textes parle d’un aspect ou d’un autre du monde culturel, fréquemment de littérature et d’histoire de l’art, …

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Au café existentialiste – La liberté, l’être et le cocktail à l’abricot

Autour du livre Fortement attirée par le titre, la couverture et le sujet philosophique, je n’ai pas su résister très longtemps avant de m’offrir l’ouvrage de l’autrice britannique Sarah Bakewell, Au café existentialiste. Je savais qu’il allait être question de Sartre et Beauvoir, Jean-Paul et Simone de leurs prénoms, « petit homme » et « castor » de leurs surnoms, dont je ne connaissais pratiquement rien, mis à part l’image du couple mythique peu commun et quelques ouvrages survolés ici et là. Comme souvent, j’avais déjà eu quelques croisements de vie avec ces deux figures marquantes de la philosophie existentialiste du XXe siècle, mais sans plus. S’il est bien un sujet, une discipline ou une forme de pensée qui me fascine et m’attire – outre les arts visuels et littéraires – sans pourtant que je ne m’y laisse choir totalement, c’est la philosophie. Je ne pensais pas écrire un article sur cette délicieuse lecture, parce que l’émotion prend une fois de plus le contrôle de tout ce qui me concerne. Justement, pour contrecarrer cette habitude …

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Plus de bonheur, moins du reste : rendre sa vie plus douce grâce au minimalisme sacré

« Le minimalisme sacré veut vous aider à mieux vivre, à être plus heureux, à amener plus de ce qui est sacré à vos yeux dans votre vie. »  p.7 Voilà une belle façon de résumer ce qu’est le minimalisme sacré, terme qui peut rendre certaines personnes confuses ou les mettre sur leurs gardes, alors qu’il n’a rien de bien compliqué. Il s’agit simplement de mettre au centre de notre vie ce qui a de l’importance à nos yeux et d’en faire une célébration. Et cette démarche commence par une réflexion. C’est ce dont nous parle Josée-Anne Sarazin-Côté, l’autrice du livre Plus de bonheur, moins du reste.   Réfléchir pour mieux choisir Josée-Anne (pour ceux et celles qui ne la connaissent pas, suivez le lien ici vers son site web et ici pour son compte Instagram) avait tout pour être heureuse (maison, travail, amoureux) et, pourtant, elle ne l’était pas. Alors grande consommatrice et workaholique, elle rapporte dans cet ouvrage la réflexion qu’elle a entamée pour découvrir ce qui l’empêchait d’atteindre le bonheur. Josée-Anne propose …

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Grossophobe, la société?

Comme bien des résident.e.s de la Vieille Capitale, j’ai connu Mickaël Bergeron par ses chroniques dans le magazine Voir de Québec. J’avoue avoir été agréablement intriguée par ce journaliste autodidacte – rare spécimen ayant appris l’art de l’écriture par lui-même, loin des bancs universitaires – qui écrivait avec talent et justesse sur notre société. Ses textes étaient toujours empreints d’une grande sensibilité, tout en offrant une critique nuancée d’une déconcertante exactitude. C’est donc avec grand intérêt que je me suis ruée sur son premier livre intitulé La vie en gros: regard sur la société et le poids, paru en mars dernier. Cet essai sur la grossophobie est une bouffée d’air frais dans le paysage littéraire québécois, où les plumes et les langues se délient de plus en plus pour condamner les violences dirigées vers les grosses personnes. Mickaël Bergeron nous y expose, en 98 courtes chroniques, des témoignages, des analyses critiques et des opinions militantes sur la place démesurée qu’occupe le poids dans la société. Une violence banalisée  La grande force de ce livre repose sur le dévoilement de …

L’estime de soi et l’autiste

Avril, mois de l’autisme. L’autisme est un sujet qui m’intéresse depuis plusieurs années. Je côtoie, depuis maintenant près de cinq ans, des enfants qui ont un trouble du spectre de l’autisme (TSA). J’essaie de les aider du mieux que je peux. C’est pourquoi j’aime m’outiller grâce à des livres qui parlent de ce qu’ils vivent. Je trouve ces lectures toujours pertinentes, car elles me permettent de me mettre plus facilement à leur place. SACCADE est un centre d’expertise en autisme que Brigitte Harrisson (elle-même autiste) et Lise St-Charles ont fondé. Le modèle proposé par l’organisme se veut être un langage autiste, un peu à l’image du langage des signes pour les sourds et muets. Ces femmes veulent sensibiliser la population à la réalité autistique. Il y a de cela deux ans, les deux femmes ont écrit un livre pour expliquer ce qu’est l’autisme. Ce livre, L’autisme expliqué aux non-autistes, est très bien vulgarisé pour que monsieur et madame Tout-le-Monde puissent comprendre les difficultés que peuvent vivre les personnes autistes, qu’elles soient classées de «haut niveau» …

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La crise de la masculinité, ou pas : une analyse de Francis Dupuis-Déri

Les éditions du remue-ménage sont, d’après moi, la référence pour les enjeux entourant la condition féminine au Québec. Assez récemment, dans la collection « Observatoire de l’antiféminisme » est paru un ouvrage au titre qui m’a interpellée, soit La crise de la masculinité : Autopsie d’un mythe tenace. Ce livre de type essai, signé Francis Dupuis-Déri, s’intéresse à un sujet très présent dans les discours antiféministes contemporains. Toutefois, plus on avance dans la lecture, plus on se rend compte qu’il s’agit finalement de la récupération d’un discours très ancien, et que ce discours comporte plusieurs failles… « Crise » ou état permanent? Le titre nous lance déjà sur la piste : la crise de la masculinité serait un mythe. Mais pourquoi en venir à cette conclusion, comment démontrer cela? L’auteur commence son ouvrage avec une introduction qui remet en question l’utilisation même du mot « crise » pour aborder le malaise ressenti par les hommes du 21e siècle, et ce, dans plusieurs endroits du globe. Avec une introduction titrée « La crise, toujours la crise », Dupuis-Déri …