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Bière et poésie : deux ingrédients pour une symbiose étonnante!

La bière, était devenue pour moi le paradis des correspondances baudelairiennes. En effet, les bières de microbrasserie (et même certaines bières «commerciales») rivalisent entre elle pour atteindre des niveaux de complexité au niveau des arômes et des effluves, rappelant parfois les saisons (sèche ou onctueuse en bouche), la nature (foin, fleurs, herbes) ou encore les sentiments (lait, chocolat, ou quoi que ce soit qui soit personnellement associé à un doux souvenir pour vous!). 

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Quatre romans pour un été noir

C’est grâce à Hercule Poirot, dont ma grand-mère regardait tous les jours à la même heure l’adaptation télévisée, que j’affectionne les romans policiers, les intrigues mystérieuses et les secrets enfouis de génération en génération… J’aime particulièrement dévorer ce genre de romans en été, lorsque mon rythme de vie est ralenti par la chaleur (et à l’automne évidemment, Halloween n’étant pas très loin). L’été étant déjà bien commencé, j’ai eu l’occasion de me plonger dans plusieurs histoires qui m’ont tenue en haleine. Si vous aussi vous appréciez lire des polars ou des thrillers sous le soleil et les pieds dans l’eau, voici un petit échantillon de mes derniers coups de cœur en la matière. Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, de Céleste Ng «Lydia est morte, mais ils ne le savent pas encore.» Ohio, 1977. Lydia, jeune fille brillante de 16 ans, est retrouvée dans un lac non loin de la maison familiale. Avec sa mort, c’est sa famille tout entière, née d’une rare union mixte entre une femme blanche et un homme d’origine chinoise, …

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Sans domicile fixe: la force du déni

Le dernier roman de Susin Nielsen raconte l’histoire du jeune Félix, 12 ans, qui est sans domicile fixe (SDF). Déjà, le titre éveille l’intérêt, ainsi que la page couverture représentant un campeur Westfalia. Mais on ne peut qu’imaginer brièvement le récit que l’autrice s’apprête à nous livrer. Une histoire touchante, enlevante, construite comme un thriller psychologique qu’on a du mal à lâcher tellement c’est passionnant. Le roman vise la tranche d’âge 12-15 ans, mais si on a déjà lu d’autres ouvrages de Susin Nielsen, on sait que l’auditoire s’étend bien au-delà du jeune public. Félix, le SDF de 12 ans ¾ Le récit de Sans domicile fixe débute dans un poste de police, alors que le jeune Félix Knutsson discute avec l’agente Lee. Les informations sont livrées au compte-goutte afin de laisser planer le mystère sur la raison de sa présence au poste. Astrid, la mère de Félix, est interrogée au même moment, sans qu’on en sache la raison, et Félix insiste sur le fait qu’Astrid est une bonne mère. Il semble s’être produit un …

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La geste d’Aglaé: un conte cruel et féministe

C’est à la fin mai que le Festival BD de Montréal s’est installé au Parc Lafontaine. Comme je suis une grande amatrice du genre, j’ai bien entendu sauté sur l’occasion! J’y suis allée sans jeter un œil sur le programme, les éditeurs ou les auteurs, espérant simplement faire une belle découverte. Il n’a pas fallu très longtemps! Dès l’entrée, j’ai été interpellée par des panneaux présentant en grand format une bande dessinée ayant pour protagoniste une sorte d’enfant à tête de patate (qui était en fait le 3e volume d’une série, Les Contes du Marylène). Puis j’ai trouvé les livres, et l’autrice, Anne Simon. Une conversation, un achat et une dédicace plus tard, je n’avais qu’une hâte: me plonger dans l’univers loufoque d’Aglaé! Si on commençait par un petit résumé? Pour camper son histoire, l’autrice s’est inspirée d’une chanson des Beatles, « Being for the Benefit of Mr. Kite! ». Des éléments de l’univers du cirque présents dans le livre rappellent la chanson, mais aussi plusieurs personnages y font directement référence. On suit Aglaé, océanide tragiquement …

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Relire une œuvre marquante pour mieux la redécouvrir: Mange, prie, aime

C’est en 2008, il y a maintenant onze ans, qu’Elizabeth Gilbert nous a offert l’inspirant récit Mange, prie, aime. À cette époque, je sortais à peine de l’université et goûtais à ma nouvelle vie «d’adulte» salariée. Au boulot, un livre circulait et faisait beaucoup jaser. Toutes mes collègues l’avaient lu, et je devais mettre la main dessus. Je me suis alors plongée dans les mots d’Elizabeth Gilbert, sans pouvoir m’arrêter. Je me souviens avoir dévoré le récit en un rien de temps. Si vous ne connaissez pas Mange, prie, aime, je vous suggère fortement de lire l’excellent article de ma consœur du Fil rouge Marion Gingras-Gagné. En gros, le livre raconte le périple de l’autrice en Italie, en Inde et en Indonésie, pour tenter de découvrir qui elle est à la suite d’un divorce éprouvant. La légèreté de la jeunesse Lors de ma première lecture, je m’étais surtout attardée à la portion «Italie» de l’histoire. L’autrice y décrit en détail la nourriture délicieuse qu’elle découvre et déguste, l’architecture magnifique des régions qu’elle visite ainsi que …

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Quand les hommes deviendront des poissons

Ces légendes qui façonnent les voix que nous devenons. Celles qui définissent nos habitats, nos familles et notre histoire. Celles qui nous font rire, qui nous font peur, mais surtout celles qui nous embrument l’esprit. Parfois, le mythe nous semble si réaliste qu’il se taille une place dans notre présent en nous dictant le chemin à suivre, ou plutôt, en nous indiquant la vague qu’il faut laisser passer. Nous ne sommes que de passage, et pourtant, nous façonnons la terre sur laquelle nous aimons, si bien que chaque geste porté par une génération influencera la suivante, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien pour vivre, plus rien à raconter. Ce mythe qu’est l’extinction… Ce qui nous rend éternels, ce sont ces histoires, ces légendes et ces ragots lointains inspirés de notre savoir et de nos agissements. Les poètes, les sirènes, les bateaux qui viennent et ceux qui partent : est-ce que tout cela est réel? Est-ce que tout cela donne un sens à notre existence? Quand se battre devient trop dur, il ne suffit que de …

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À la verticale de soi, de Stéphanie Bodet

Déjà le titre, rien que ça. Comme un appel à se hisser sur des hauteurs qui nous dépassent. Et puis la couverture, vertigineuse ascension sur une paroi exempte de toute aspérité hormis cette faille, mince et étroite. Enfin la préface — bien sûr! — de Sylvain Tesson. TOUT dans ce livre m’appelait, sans compter ces incroyables similitudes avec l’autrice: la littérature, la région grenobloise, la montagne, l’escalade, la quarantaine: l’âge où l’on prend rendez-vous avec soi-même… Plus qu’un récit d’aventure Je suis comme ça, j’aime les récits qui me font voyager, m’emmènent hors de ma douce zone de confort. Lors de mon dernier voyage en France, qui fut un retour aux sources pour moi, je suis allée avec bonheur errer dans une de mes librairies préférées à Grenoble. Je ne saurais décrire le sentiment qui m’habite quand je rentre dans la section dédiée aux « Grands » de la région : alpinistes, grimpeurs, explorateurs, skieurs hors pair… C’est comme un second voyage! Je retrouve alors tout ce qui me fait vibrer, et principalement la montagne. Le récit …

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Éléonore : les femmes de l’autrice Louise Tremblay-D’Essiambre

Jamais, au grand jamais, je n’aurais pensé écrire à propos d’un roman de Louise Tremblay-D’Essiambre ici, sur Le fil rouge. La raison est simple : je n’aime pas vraiment les livres de cette autrice. À chaque publication, elle fracasse des records, ce sont toujours des best-sellers, ce qui n’est vraiment pas le genre de littérature qui m’interpelle habituellement. Mais je dois avouer que j’ai été intriguée lorsque j’ai lu à la hâte la 4e de couverture du livre Éléonore, une femme de cœur, à sa sortie. Le monde des années 1920 Premier tome de la série Histoires de femmes, le roman raconte l’histoire d’une  adolescente de treize ans, Marion Couturier, qui est forcée de quitter son foyer afin de travailler dans un manoir et, ainsi, rapporter de l’argent pour subvenir aux besoins de ses parents et de ses (nombreux) frères et sœurs. Alors que Marion vient d’une famille pauvre et sans grande éducation, elle devra apprendre les bonnes manières, et les règles du manoir et de la hiérarchie. Mais Marion est une jeune fille curieuse et …

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Prendre sa dose de Caféine, une page à la fois

Tasse de café fumant bien en main, lourde couverture sur les genoux, lumière du soleil d’hiver: voilà le combo idéal pour entamer une bonne lecture réconfortante telle que celle du magnifique livre Caféine publié aux éditions Parfum d’encre. Dans cet ouvrage, Sarah-Émilie Nault nous fait découvrir l’intérêt grandissant, au Québec, pour ce précieux breuvage qu’est le café. Place aux lieux et aux artisans d’ici Ce livre, dont la couverture dégage pratiquement une odeur de café, est unique en son genre. Au fil des pages, on découvre les origines du café, on attrape de petites parcelles de l’histoire du 2e produit d’exportation au monde (après de pétrole), on apprivoise le concept de 3e vague (j’y reviendrai plus tard), tout en surfant sur fond de lieux à découvrir à travers le Québec. C’est ce qui en fait une œuvre si réconfortante: les références aux cafés et aux gens d’ici. Lorsqu’il est question d’un café installé dans une ancienne banque (Crew collective & Café), ou encore d’un autre adapté aux cyclistes (Club Espresso Bar), on sait que si on …

Les ananas de la colère, par Cathon

Les ananas de la colère: quand le piña colada est fatal

Sur ma fixation sur les ananas J’ai toujours eu une petite fixation sur les ananas. Ma housse de couette, mon cover de cellulaire, mes tasses et même mes ongles, parfois, peuvent en témoigner. Je crois que c’est, en très grande partie, la raison pour laquelle je me suis sentie attirée comme un aimant par Les ananas de la colère, de Cathon, lorsque je suis allée au Salon du livre de Montréal. À la base, j’ai toujours adoré le visuel des bandes dessinées des Éditions Pow Pow : elles sont un peu funky et, en plus, les histoires ont tendance à sortir de l’ordinaire. Par contre, pour mon budget, c’était un peu exagéré : 22,95$ pour quelque chose dont je savais pertinemment que je passerais au travers en quelques heures à peine, je trouvais que le rapport longueur-prix n’était pas tout à fait valable. Je suis allée au SDLM presque tous les jours cette année. Au sixième jour, j’ai craqué : au diable le budget! Quand ça fait 6 jours que tu lorgnes un livre, s’il y …