Mois : juillet 2019

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Écrire ses voyages

Gilles Vigneault écrit : « Il faut bien plus que des bagages pour voyager. » En effet, il faut également ouvrir son esprit, avoir confiance et être prêt à faire une certaine introspection. Voyager, c’est décrocher du quotidien pour mieux y réfléchir. Et l’écriture est souvent la meilleure façon pour faire le point et démêler nos idées. Récemment, je suis retombée sur les notes que j’avais compilées dans un petit cahier spirale lors de mon séjour en Floride. Quel plaisir de retrouver des moments perdus, mais aussi de retourner dans ma tête d’enfant! De rouvrir ces yeux de neuf ans impressionnés, qui n’ont gardé que de bons souvenirs. À travers les années, j’ai souvent regardé les photos de ce voyage, mais les images ne m’ont jamais ramené les émotions aussi fidèlement que la relecture de mes mots, pourtant tout simples. Un petit carnet aux formes multiples Hybride entre l’album souvenir et le journal intime, le carnet de voyage peut prendre plusieurs formes. Cela dépend toujours du diariste. Son format et son contenu peuvent d’ailleurs en …

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Agathe et son écriture de dentelle

Il est rare que je m’attarde à lire la quatrième de couverture d’un roman. D’habitude, je lis des romans qui me sont conseillés par des ami.e.s, des blogues (pour ne pas dire Le fil rouge), des podcasts ou encore, plus traditionnellement, j’aime découvrir et redécouvrir ceux qui ont fait leur place dans les classiques de la littérature. Pour Agathe, cependant, ce fut une autre histoire… Charmée par le résumé d’Agathe Le résumé de ce roman nouvellement paru dans la collection « Fictions du Nord » de La Peuplade m’a effectivement charmée. On y parle d’une rencontre entre deux êtres « vides » qui se « remplissent à nouveau », d’un psychanalyste au bord de la retraite et de sa nouvelle patiente « fragile comme du verre » et « à l’odeur de pomme ». Déjà, la délicatesse de la prose et la simplicité du propos m’invitaient à plonger dans ce petit ouvrage. Bercée par le nom d’Agathe Zimmerman et les couleurs tendres de la page couverture, je me suis laissée porter dans le premier chapitre « Mathêma ». Un roman lourd-léger Le livre est ainsi divisé …

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La cage dorée: surprise et désenchantement

Ce n’est plus une cachette que le genre policier est mon favori. D’ailleurs, j’attends toujours patiemment la sortie des nouveaux opus de mes auteurs favoris: Arnaldur Indridasson, Raymond Khoury, Lisa Gardner et autres. L’une de ces auteurs, desquels je surveille toutes les sorties de livres, est Camilla Läckberg. J’aime l’approche qu’elle utilise pour livrer son histoire dans ses romans et j’apprécie également sa protagoniste principale depuis le début, Erica Falck, et son amoureux policier. Alors quand j’ai su que son nouveau roman sortait en avril dernier, j’étais très excitée de replonger dans l’univers de l’autrice. Voici mon impression à la suite de la lecture de La cage dorée. Nouvelle protagoniste Je me suis donc installée confortablement pour lire ce nouvel ouvrage, sans aucune attente particulière autre que l’assurance de retrouver le personnage principal, Erica Falck, et sa personnalité authentique. Quelle surprise ça a été de réaliser que l’autrice avait mis sur pause sa série habituelle pour nous livrer un nouvel univers et une nouvelle protagoniste: Faye. De prime abord, j’étais un peu déçue et j’appréhendais …

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Quand les hommes deviendront des poissons

Ces légendes qui façonnent les voix que nous devenons. Celles qui définissent nos habitats, nos familles et notre histoire. Celles qui nous font rire, qui nous font peur, mais surtout celles qui nous embrument l’esprit. Parfois, le mythe nous semble si réaliste qu’il se taille une place dans notre présent en nous dictant le chemin à suivre, ou plutôt, en nous indiquant la vague qu’il faut laisser passer. Nous ne sommes que de passage, et pourtant, nous façonnons la terre sur laquelle nous aimons, si bien que chaque geste porté par une génération influencera la suivante, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien pour vivre, plus rien à raconter. Ce mythe qu’est l’extinction… Ce qui nous rend éternels, ce sont ces histoires, ces légendes et ces ragots lointains inspirés de notre savoir et de nos agissements. Les poètes, les sirènes, les bateaux qui viennent et ceux qui partent : est-ce que tout cela est réel? Est-ce que tout cela donne un sens à notre existence? Quand se battre devient trop dur, il ne suffit que de …

Un livre québécois par mois : Juillet : La courte échelle

En juillet, on lit un livre de la maison d’édition La courte échelle. La courte échelle a fêté ses 40 ans l’année dernière. Elle fut fondée en 1978 par l’écrivain Bertrand Gauthier, qui est également le fondateur des éditions Le Tamanoir. Son objectif était de populariser la littérature jeunesse aux gens. Et je crois que c’est réussi. La courte échelle a le talent de suivre le courant. Elle se met au goût du jour, c’est pourquoi on retrouve des couvertures encore plus colorées et des illustrations encore plus dynamiques que lorsque j’étais une jeune élève. Pourquoi avoir choisi la maison d’édition de La courte échelle? Eh bien, je crois que, comme plusieurs fileuses, nous avons été bercées par les courts romans de La courte échelle. Je suis contente de constater qu’elle a encore sa place dans les bibliothèques de nos jeunes. On pourrait en conclure qu’elle est l’une des maisons d’édition pionnières en ce qui concerne la littérature jeunesse au Québec. Voici quelques suggestions de lecture : Un album jeunesse, écrit et illustré par Élise …

Des contes pour bercer l’enfance

La littérature jeunesse a beaucoup de potentiel. J’aime utiliser ces œuvres pour aborder des sujets parfois difficiles de façon ludique avec les jeunes avec qui je travaille. C’est le cas de ces deux albums : La crème glacée fond plus vite en enfer et Jack et le temps perdu. Ils permettent d’apprendre aux enfants des leçons de vie. LA CRÈME GLACÉE FOND PLUS VITE EN ENFER Sam et Tom sont deux enfants-fantômes qui vivent leur vie tranquille en Enfer. Sam raconte à son ami à quel point il était une poule mouillée quand il était encore en vie. Sam semblait avoir énormément d’imagination quand il était un petit humain. Toutes ses peurs ressemblaient à des monstres prêts à l’attaquer et à le dévorer. Par exemple, il avait peur des draps blanc fantôme, de son vieux grand-père monstrueux, du sous-sol rempli de créatures, bref, de tous les endroits où un monstre peut se cacher. Mais maintenant qu’il est lui-même un fantôme, rien ne peut l’effrayer. Même qu’en Enfer, il côtoie les monstres qui l’effrayaient tout en …

Quand le jour est parti, les morts dansent

Je dois l’avouer, j’ai un gros crush littéraire sur François Blais. Sa façon unique qu’il a de jouer avec son lectorat, sa manière de décrire des choses banales et d’en faire une quasi-épopée… Vraiment, tout me fascine de cet auteur. Si vous avez envie d’en apprendre plus sur son univers, La nuit des morts-vivants est certainement pour vous. Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, vous pouvez aller lire la critique de son autre roman, Sam. La nuit en un résumé Il ne faut que quelques pages pour comprendre que ce roman de 2011 est raconté par deux narrateurs. En effet, les chapitres s’alternent entre des écrits de Pavel et de Mollie, deux personnes vivant à Grand-Mère, deux personnes ayant terminé leur secondaire dans la même cohorte, deux personnes louant les mêmes films d’horreur, MAIS surtout, deux personnes vivant la nuit. L’un à cause de son travail, l’autre par simple plaisir de ne croiser personne. Prenez garde, il ne faut pas s’attendre à une série de rebondissements, vous n’y verrez pas de dragon sortant des …

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Grossophobe, la société?

Comme bien des résident.e.s de la Vieille Capitale, j’ai connu Mickaël Bergeron par ses chroniques dans le magazine Voir de Québec. J’avoue avoir été agréablement intriguée par ce journaliste autodidacte – rare spécimen ayant appris l’art de l’écriture par lui-même, loin des bancs universitaires – qui écrivait avec talent et justesse sur notre société. Ses textes étaient toujours empreints d’une grande sensibilité, tout en offrant une critique nuancée d’une déconcertante exactitude. C’est donc avec grand intérêt que je me suis ruée sur son premier livre intitulé La vie en gros: regard sur la société et le poids, paru en mars dernier. Cet essai sur la grossophobie est une bouffée d’air frais dans le paysage littéraire québécois, où les plumes et les langues se délient de plus en plus pour condamner les violences dirigées vers les grosses personnes. Mickaël Bergeron nous y expose, en 98 courtes chroniques, des témoignages, des analyses critiques et des opinions militantes sur la place démesurée qu’occupe le poids dans la société. Une violence banalisée  La grande force de ce livre repose sur le dévoilement de …