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Nos plumes comme des armes : un recueil nécessaire et poignant.

Nos plumes comme des armes – Our words as weapons- est un recueil de poèmes engagé et  bilingue qui a pris vie suite à la colère et l’indignation de son instigatrice, Elisabeth Massicoli. J’ai décidé de lui poser quelques questions pour en savoir un peu plus sur ses motivations, ainsi que le travail derrière la création d’un recueil comme celui-ci. Le recueil Le recueil de 25 textes et de 20 illustrations est, dans un premier temps, magnifique. On ne peut passer à coté de l’attrait visuel qui est un beau plus value à la puissance des textes, tout en leur laissant la place nécessaire pour être et se tenir entièrement d’eux-mêmes. À l’intérieur, on retrouve donc 25 poèmes, en anglais, en français, courts, longs, de tous les genres. On y parle de féminisme, de racisme, de la place des femmes. Les sujets sont tout aussi variés et uniques que les formes et les personnes qui les ont écrits. C’est vraiment dans cette diversité des textes et des approches que se trouve la force de Nos …

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Nos suggestions de recueils de poésie pour le mois de juillet du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Le mois de juillet sera un vrai défi, parce que je ne lis que très rarement de la poésie. Pourtant c’est un art que j’aime entendre, j’aime voir. J’adore voir les artistes s’exprimer et s’enflammer sur scène. Quand je l’entends, je la sens, je vis les émotions et je crois la comprendre. Quand je la lis, elle vient moins me toucher. Il y a des exceptions évidemment, mais j’ai le sentiment que ça vient moins me toucher, que la compréhension est moins là et surtout que mon interprétation n’est pas la bonne. Suggestions et/ou lectures des fileuses  Ce que je vais lire : Comme je vous l’ai expliqué plus haut, je ne suis pas une grande «fan» de poésie. Le défi lecture du mois de juillet est alors un vrai défi pour moi. J’ai donc décidé d’aller dans une valeur sûre. Je vais lire l’un des recueils de poésie d’un auteur québécois que j’aime beaucoup, David Goudreault : Testament de naissance. Laurence et Kim liront Filles de Marie Darsigny Vanessa lira aussi Filles de Marie Darsigny et Marie …

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La poésie de Kate Tempest: recevoir le chaos en plein cœur

Entre slam et poésie, politique et poétique, Kate Tempest nous ébranle, nous émeut, nous secoue, nous bouleverse. Elle crée une tempête d’émotions, en bref (pardonnez-moi le mauvais jeu de mots). C’est ce que j’ai découvert lorsque j’ai assisté à son spectacle en avril dernier. Un moment grandiose, alors que la foule se délectait de ses paroles, en symbiose avec elle. Pourtant, je ne savais alors rien de cette artiste, une amie m’ayant simplement fortement recommandé d’assister au concert. Pourtant, alors que je n’avais aucune attente, j’ai été hautement stupéfaite de l’expérience musicale et poétique que j’ai vécue: la sincérité et l’intensité du spectacle Let Them Eat Chaos m’est parvenue directement dans les tripes; un coup de foudre, un vrai! Le spectacle, d’une très grande qualité, soit dit en passant, s’inscrivait dans la tournée de Tempest pour son dernier album Let Them Eat Chaos, qu’elle interprète d’un bout à l’autre, en reprenant à peine son souffle. Pas de rappel, pas de diversions : l’album complet, du début à la fin, comme une seule et même chanson. …

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Atteindre les étoiles en pleurant un peu

Un bain poétique Depuis quelques semaines, j’ai pris l’habitude de lire en prenant un bain (c’est une activité que je suggère fortement, quel bonheur que de vivre ce moment de lecture et de relaxation). Je tamise la luminosité dans la petite pièce en allumant une seule chandelle, elle suffit à éclairer les pages du livre que je tiens au-dessus de l’eau parfumée aux essences de menthe et d’eucalyptus, mes favorites. L’eau, très chaude, crée une légère brume au-dessus de mon corps qui n’est jamais entièrement submergé. C’est là que j’ai commencé la lecture du recueil de poèmes Pleurer ne sauvera pas les étoiles de François Guerrette, paru aux Éditions Poètes de brousse en 2014. À haute voix, bien sûr. La poésie lorsqu’elle trouve une voix pour la prononcer est vivante, elle se délie sur la langue et se fait échos contre les murs bétonnés, elle les transperce. Elle flotte, elle fuit, elle danse. J’ai emprunté le recueil à une amie, après qu’elle ait partagé avec moi un extrait qui se situe au début du recueil. …

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Tu me places les yeux : ces souvenirs d’enfance perlés de tendresse

J’approche le 200e article sur ce blogue, mais encore aucune critique de poésie,  excepté dans le cadre du défi #unlivrequébécoisparmois. Ce n’est pas que je n’apprécie pas ce genre littéraire, au contraire, je pense seulement que je vis un petit sentiment d’infériorité quand il vient le temps d’analyser, d’écrire sur ma lecture, comme si j’étais inadéquate à saisir le sens des mots. J’ai toutefois pris la décision de lire et d’écrire sur Tu me places les yeux, recueil de poème d’Aimée Lévesque, publié chez La peuplade. C’est la description du recueil de poésie qui m’a convaincue. En la lisant, j’avais déjà les larmes aux yeux. La simple évocation des souvenirs d’enfance, de la nostalgie d’une grand-mère, m’a touchée. C’est comme si dans ces mots, j’ai ressenti un désir, un besoin de me plonger dans ce recueil coloré pour moi aussi, à mon tour, revisiter les souvenirs d’enfance reliés à ma grand-mère qui me bercent encore chaque fois que j’y repense. « Après le décès de sa grand-mère, la petite-fille de cinq ans devenue grande revisite la …

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Le second magazine papier des Filles Missiles : #pouvoirmagique.

10 février 2017. Lancement du deuxième magazine papier des Filles Missiles au Quai des brumes. Il est possible de voir certaines auteures au bar, devant le stand de vente, éparpillées un peu partout… Les femmes ne sont pas discrètes, elles prennent toute la place. Puis des sifflements, des cris, des gorges qui se déploient : une performance. Le thème de ce second magazine est MAGIE. Après les lectures, la soirée s’étire encore un peu, les gens se donnent des câlins, les esprits un peu plus embrumés que tantôt s’entremêlent et c’est dans le métro, direction Honoré-Beaugrand, que je commence ma lecture. (En pensant encore au one-piece rose vraiment #goal de Marie Darsigny) Malgré sa sombre couverture, l’intérieur du magazine déborde de couleurs. On dirait presque que des paillettes se déposent sur nos doigts en tournant les pages. Les illustrations sont signées par Véronique Lévesque-Pelletier, Camille Monette-Dubeau, Sophie Latouche (qui a aussi fait la couverture), Charline Bataille et Geneviève Lovestruck. Dans ces images, il est question du quotidien, de douceur, d’enjeux féministes (obviously), de rage et de …

Hochelaga, street art, 375è de Montréal

Hochelaga et son joyeux désordre poétique

Hochelaga pour moi, c’est comme une chanson de Bernard Adamus : puissant, poétique, beau et laid en même temps, mais surtout, profondément réaliste. J’ai découvert Hochelaga sur le tard. J’ai grandi à Outremont, et l’est de Montréal m’apparaissait comme une contrée lointaine pendant bien longtemps. Il y a un an, j’ai atterri sur l’avenue Bourbonnière à deux pas de la promenade Ontario et très rapidement, Hochelaga a pris sa juste place dans mon cœur. Les gens qui ne connaissent pas bien ce quartier s’imaginent beaucoup de choses; il inspire beaucoup de clichés. On dit que le quartier n’est composé que de miséreux et qu’il vaut mieux ne pas trop s’attarder à se promener le soir, à la sortie des bars. On dit aussi que les « bobos » l’ont envahi et font monter le prix des loyers. Même si de nombreux stéréotypes puisent leur fond d’une vérité, c’est restreindre énormément la richesse de ce quartier que de croire qu’il ne se résume qu’à ça. L’univers dépeint par les chansons de Bernard Adamus est sale, mais imprégné d’amour et de …

Passer par le cœur pour soigner l’âme

Je dois le dire d’entrée de jeu, ce livre est mon gros coup de cœur littéraire de l’année 2016. On y voit des termes avec lesquels je jongle à longueur de semaine : Seroquel, lorazepam, dopamine, rispéridone, psychose, délire et j’en passe. Ce sont des éléments qui viennent avec le fait d’évoluer en psychiatrie, la médecine de l’esprit. Cette spécialité qui porte ses stigmates comme l’abîmé et qui se penche sur les blessures invisibles à l’œil nu. Elles ravagent l’intérieur, mais avec la science et le cœur on arrive à bien panser les maux de l’âme. Ouanessa Younsi, poète et médecin psychiatre née en 1984, vient donc de publier, sous les éditions Mémoire d’encrier, son tout dernier livre Soigner, aimer que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt, jusqu’à la toute dernière page. Elle traite de cas vécus lors de sa pratique, principalement à Sept-Îles, mais aussi à Kuujjuak et au Guatemala. Elle s’interroge sur des questions éthiques, soigne avec empathie et toujours persiste en filigrane un bout d’elle en introspection. Dans ce domaine, on avance avec …

Ariel, de la poésie envoûtante

Sylvia Plath, ce nom. Ce nom qui, dès qu’il est évoqué, nous envoûte dans la beauté de son art. Ariel est sans doute le recueil de poésie le plus connu de l’auteure et poétesse. On y retrouve ses poèmes les plus populaires. Bien qu’écrit de son vivant, ce recueil a été publié en 1965 à titre posthume, soit deux ans après son suicide en février 1963. Il est évident que Sylvia Plath a su laisser sa marque dans le monde littéraire par une écriture sincère et symbolique. Ted Hughes, son mari, a fait le travail d’assembler et de choisir les poèmes à inclure dans le recueil afin de donner un résultat authentique à l’image de l’auteure tourmentée. En effet, Sylvia Plath, très bonne étudiante, était considérée suicidaire pendant une grande partie de sa vie. Elle aura essayé à maintes reprises de s’enlever la vie, en vain, pour finalement y arriver un triste jour de février. C’est à travers ce recueil et ses œuvres littéraires, comme La Cloche de détresse, un roman autofictionnel, que se développe une …