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Corps flottants : poésie et art abstrait plein notre champ de vision

Avec sa verve et ses monologues colorés, Amélie Prévost me fait, à tous les coups, sourire, réfléchir et beaucoup rire. Elle possède une excellente maîtrise du rythme et du punch. Ce n’est pas pour rien qu’elle a remporté la Coupe du monde de slam en 2016. Sa vision de ce qui l’entoure et sa façon de la partager me charment complètement et chaque fois que je l’entends, je sais que je vais me régaler. J’étais donc très emballée par la sortie, à l’automne dernier, de son recueil de poésie Corps flottants paru chez Neige-Galerie et illustré par l’artiste Steve Poutré. Avec la lecture de cette œuvre, c’est un véritable recueil d’art que j’ai découvert. Un livre où les mots et les images sont d’une force, d’une beauté et d’une nécessité égales. Les mots d’Amélie Prévost Corps flottants renferme 60 courts poèmes, de quelques mots à une page tout au plus, nous parlant de solitude, de cassure, de tristesse, d’abîmes, mais aussi de force, d’acceptation et d’au revoir. J’ai été un peu déstabilisée par le choix …

Recommencer à écrire pour soi

Je me suis remise à écrire. Détrompez-vous, ce n’est pas que j’avais arrêté. J’écris régulièrement pour vous, les lectrices et les lecteurs du Fil rouge. Je suis en rédaction de mémoire de maîtrise depuis plus d’un an. Oui, j’achève! Vivement avril 2018! J’écris toutes mes parties de Donjons et Dragons, ce qui équivaut à plus de 10h d’écriture par semaine. Certes, j’écris toujours et partout, mais ce que j’avais oublié depuis quelques années, c’était d’écrire pour moi. Loin de moi l’idée de vous faire croire que tous ces beaux projets ne me procurent aucun plaisir. Ils m’apportent tous, à leur façon, une grande satisfaction. Il demeure que chacune de ces écritures s’accompagne d’un échéancier, d’une date de remise. Récemment, j’ai donc ressenti le besoin de me replonger dans mon être pour aller voir ce qui s’y cachait. Il est si agréable d’être surpris par soi-même. La poésie Ce que j’y ai trouvé, c’est la poésie. Il y avait un moment que le genre n’était pas venu se pointer le bout du nez dans mon esprit. …

Nos vies parallèles

L’amour. Ou plutôt cet ardent désir de posséder, de donner et de désobéir à notre conscience pour laisser nos maux nous guider. Cet état qui nous enivre ou nous envenime, qui désamorce tous nos processus de défense et nos convictions les plus creuses. Cette emprise qui réchauffe chaque parcelle de nos corps, qui fait de nous des êtres à la fois puissants et vulnérables. Ce drôle de sentiment qu’est l’amour… Lorsqu’on l’accepte, on sait déjà qu’il n’y aura plus aucune chimère semblable. Car l’amour n’est pas une continuité, c’est une histoire unique. Le passé, le présent et le futur ne s’appliquent plus. L’amour est intemporel. Et puis il y a aussi le premier. Celui qui nous définit, qui nous semble impossible à affronter. C’est celui qui nous hante encore aujourd’hui, à moitié éveillé de ce mélange d’émotions. On ne s’en remet jamais complètement. Bien que conscients du pouvoir de cet éloge, nous refoulons souvent notre élan sentimental. De peur d’avouer mes faiblesses, j’ai très longtemps boudé les romans pouvant susciter ce genre d’éveil en moi. …

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Découverte : La fin du monde est en osti (pis moi avec)

      La colère est un sentiment que je trouve légitime. Les milieux militants que je fréquente m’ont appris rapidement à ne pas tomber dans le « tone policing » – soit la police du ton. Les gens ont le droit d’être en beau fusil, et de ne pas se taire. Publié récemment aux éditions stopstopstop, La fin du monde est en osti de Saint-Claude est un hymne à cette colère, à ce désir de la revendiquer et de l’utiliser à bon escient. La colère serait, en ce sens, politique. Ici, elle se veut également poétique. « Le soleil est tombé Ramassez-lé tabarnak! »       On m’a offert ce recueil en cadeau – allô Ronan! – et je n’étais pas toute de suite prête à le lire. Je savais que ça allait me rentrer dedans. Je savais que ça allait rouvrir des plaies qui étaient encore sanguinolentes. Je l’ai gardé au fond de ma sacoche pendant près d’un mois sans l’ouvrir. Je le feuilletais parfois, mais sans jamais trop vouloir m’y plonger. …

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Le haïku, le haïbun, qu’est-ce que c’est?

Le haïku Tout récemment, je me suis inscrite à un cours privé sur le haïku, cours offert par l’auteure France Cayouette. Je ne connaissais presque rien au haïku. Pour moi, il s’agissait d’un court poème japonais et toutes mes connaissances se bornaient à ça. Puis j’ai vécu deux jours intenses à tenter de faire mien un genre si loin et en même temps si près de moi. Je dresserai pour vous un portrait du genre littéraire, sans pour autant entrer dans la matière dense; seulement une brève entrée dans le corps de la bête et ce que j’en retire jusqu’à maintenant. Je vous parlerai ensuite d’une auteure que j’affectionne beaucoup, installée ici en Gaspésie et qui a récemment publié le recueil de haïbuns Tes lunettes sans ton regard. Il s’agit de Joanne Morency. Et je tenterai de vous expliquer, en mes mots toujours, ce qu’est le haïbun. Mes tout premiers pas vers le haïku Avant de souhaiter connaître le haïku, j’ai lu, il y a plusieurs années, le plus que magnifique Neige de Maxence Fermine. …

De la poésie qui allie nostalgie de fond de tiroir et chant de Spice Girl crinquée au vin de dépanneur

J’ai reçu la poésie de Filles, de Marie Darsigny, comme un coup de pelle dans l’front. Mais dans le bon sens du terme (oui oui, ça se peut). Je ne connaissais pas l’autrice et vraiment, du gros bonheur, j’en veux encore !!! Tout petit recueil publié chez l’Écrou, acheté sur un coup d’émotion au Salon du Livre de Montréal : juste mes tripes qui me criaient de le prendre. Et j’ai bien fait !   Revenir du bar blackout drunk je bouge dans les draps je gémis, me tortille pilote automatique des gestes souvent répétés touriste dans ma propre vie je m’entends jouir en écho quelqu’une, quelque part a l’aire d’avoir du fun Des moments comme des polaroïds Elle nous offre de brefs moments, capturés tels des photos de lendemain de soirée sur le cell. On lit avec les yeux mi-fermés, connaissant si bien ces moments d’ombres, de doutes ou ces élans qui pourraient devenir amoureux. Elle expose une réalité qui, je crois, est bien connue des X et des Y. L’écriture est actuelle, franche, …

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Deuil et quête de soi, ici et à l’autre bout du monde; Delete de Daphné B.

Curieuse de nature, je glane mes idées de lectures à gauche et à droite, retenant parfois des titres précis, mais plus souvent, le nom de certains auteurs, des sujets et des thèmes. Il y avait un moment déjà que je gardais le nom de Daphné B. en mémoire, après l’avoir entendue à quelques reprises à la radio, mais c’est lorsqu’elle a lu un passage de son nouveau livre de poésie Delete que je me suis dit que je devais la lire. J’ai donc profité de ma dernière visite dans une librairie pour me procurer son recueil. J’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre de ce court livre avec sa couverture toute simple,  affichant le profil d’une cowgirl sans doute dessiné aux Prismacolor. Il est plutôt rare que je me tourne vers la poésie, préférant spontanément les grosses briques et les longues sagas, et pourtant, je l’ai dévoré! Il faut dire que l’extrait de la quatrième de couverture m’a mise en appétit, alors que j’étais encore à la librairie. « Les mots utilisés …

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Silence-décomposition : au coeur d’une co-création

Ce petit livre rose est arrivé chez Martine, en service de presse sans trop qu’on s’y attarde ni l’une ni l’autre, mais de la typographie à la quatrième de couverture, quelque chose m’avait définitivement attirée vers ce livre. L’idée d’une rencontre entre deux artistes et d’une déconstruction du silence a piqué ma curiosité. Je l’ai donc pris pour mieux le  laisser chez moi, un mois, peut-être deux, avant que l’envie me prenne de m’y plonger.  Je pense avoir eu peur de me retrouver devant une oeuvre hermétique et impénétrable à laquelle je ne comprendrais rien. Finalement, je l’ai débuté, pleine d’anticipation, pour mieux le refermer quelques heures plus tard, la tête remplie de réflexions et d’admiration pour cet étrange journal de bord qu’est Silence-décomposition, à l’écoute d’une ville. Projet : observer le silence par tous les moyens qui sont à notre disposition: le texte, l’image, le son. En identifier les éléments constitutifs. Les isoler. Les traduire en parties d’oeuvres d’art, chaque fois incomplètes, insuffisantes. Tenter de reconstruire le silence par la cohabitation de ces morceaux. L’installer, …

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Club de lecture : La dévoration des fées

samedi, 19 novembre.  Samedi matin, il fait froid, c’est le week-end du Salon du livre. L’ambiance est certainement propice à une  discussion sur les livres. C’est armées de nos foulards au cou – notre table, près de la porte, s’ouvre un peu trop souvent pour se découvrir complètement- qu’on s’attaque à notre livre du mois : La dévoration des fées, de Catherine Lalonde. Avant même de se lancer dans la conversation sur cet ovni littéraire, on prend conscience du message d’un participant qui ne pourra être présent à la séance. Il a pris le temps de nous écrire un petit message avec sa propre appréciation du livre, qui résume assez bien ce que plusieurs ont pensé du livre; un mélange entre incompréhension, amour pour la langue et dégoût par moments. Entre analyse et premier degré Il n’en reste pas moins que les opinions sont plutôt polarisées. Alors que certaines ont eu plus de difficulté avec la prose de Lalonde, d’autres l’ont grandement appréciée. Il faut dire que la plume de l’auteure n’est pas des plus accessibles, sans …

Le guide cadeau des fileuses partie 1 : idées de livres à offrir

  On va se le dire, choisir un livre pour quelqu’un d’autre n’est pas toujours la tâche la plus simple au monde. À moins que vous ne connaissiez les goûts littéraires de cette personne comme le fond de votre poche ou que celle ci vous ait donné une bien belle liste dans laquelle choisir, il se peut que vous ne sachiez trop quoi offrir. Il est évident que l’intention, le choix même d’offrir un livre, est une belle et noble idée, mais si vous avez tout de même besoin d’un petit coup de main pour choisir, ne vous en faites plus, les fileuses ne manquent certainement pas d’idées. Marie-Hélène conseille les zines féministe Guédailles, tome 1 et 2. Elle a d’ailleurs écrit un article sur le premier tome et y a aussi collaboré. Camille conseille le roman Wonder de R.J Pallacio. Wonder pour les jeunes genre 9-10 ans et même ados! Très bon pour sensibiliser à l’intimidation. Même pour les adultes c’est une lecture agréable. Marika conseille Rat Queens tome 1 & 2. Pour tous …