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Escobar contre le monde

C’est en cherchant une biographie de Pablo Escobar que je suis tombée sur ce livre. J’ai d’abord été assez surprise de découvrir le nom de Gabriel García Márquez dans la section «documentaires» de la bibliothèque. Pourtant, ce récipiendaire d’un prix Nobel de littérature était journaliste avant d’être romancier. Après avoir lu L’amour aux temps du choléra et Chronique d’une mort annoncée, j’étais curieuse de voir comment cet écrivain possédant un style si distinct pouvait relater des faits réels. Avec Journal d’un enlèvement, encore une fois, le grand García Márquez ne déçoit pas. La Colombie de 1990 L’histoire se déroule en 1990, en Colombie. Cependant, il ne s’agit pas de la Colombie colorée et paradisiaque habituellement dépeinte par l’écrivain. Dans cet ouvrage, la vraie Colombie de l’époque est décrite avec l’opposition même pas camouflée entre le gouvernement et ses adversaires, officieusement les Extradables, officiellement le cartel de Medellín, ville colombienne qui était autrefois l’une des plus belles du pays. Les Extradables est un groupe formé par des narco-trafiquants colombiens liés à Pablo Escobar. Ce groupe se positionne contre l’extradition vers …

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La magie de Sophielit

Sophie Gagnon-Roberge est une enseignante de français au secondaire qui est reconnue pour son amour, voire sa passion, pour la littérature jeunesse. Sophielit a d’abord commencé sous forme de site de littérature pour les adolescents, site qui est d’ailleurs encore actif et continue d’en charmer plus d’un. On peut y trouver une multitude de critiques littéraires honnêtes et pertinentes, des idées d’activités pour donner le goût de la lecture et ma partie préférée: les fameuses cartes de métro saisonnières. Celles-ci proposent des idées de lecture séparées par genres tout en précisant leur niveau: débutant, intermédiaire et avancé.  Elle nous a ensuite gâtés avec Propager le plaisir de lire chez les élèves, qui regorge d’idées d’activités et de suggestions de lecture jeunesse. Ce livre est un petit diamant brut à travers les quelques ouvrages de référence mis à la disposition des Québécois.e.s en matière de littérature jeunesse. Il est pour tous ceux qui, comme moi, veulent faire découvrir la littérature aux plus jeunes, mais aussi aux moins jeunes. «La plupart [des élèves] lisent pour la récompense …

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La vampire qui n’aurait jamais dû être

Trop souvent, on entend parler de mauvaises adaptations qui ne respectent pas l’œuvre originale. C’est bien connu, lorsqu’on touche à un grand morceau de la culture populaire, le fandom est toujours sur la défensive. Et avec raison. On ne veut pas que notre univers imaginaire soit brisé. Mais pour vous rappeler qu’il n’y a pas que des adaptations outrageuses, j’avais envie de vous en présenter une qui, selon moi, est particulièrement bien réussie. Il s’agit d’Entretien avec un vampire, d’Anne Rice, adapté en BD par Ashley Marie Witter. Premier roman de la série « Chroniques des vampires », Entretien avec un vampire nous raconte comment Louis est devenu une créature de la nuit et comment il a vécu avec son mentor Lestat en Louisiane à la fin du 18e siècle. Lorsque Louis ne peut plus supporter les caprices de son maître, il songe à l’abandonner ou à mourir. Mais Lestat, qui est un vampire beaucoup plus vieux, sait parfaitement qu’il ne peut vivre seul à cette époque où tout le dépasse. C’est pour cette raison …

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Les bibliothèques : un arrêt obligé lors d’un voyage

Depuis 2014, je voyage plus fréquemment à travers le monde afin de découvrir d’autres cultures, coutumes, gastronomie et paysages. Souvent, en voyage, j’en profite pour visiter des bibliothèques pour justement entrer en contact avec la culture locale. Récemment, alors que je débutais un voyage d’un an à travers le monde, j’ai poursuivi mon habitude de visiter une bibliothèque de la place. Et vous, visitez-vous des bibliothèques en voyage? Quelle est votre bibliothèque coup de cœur que vous avez visité? 

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Aïzan, livre de cœur

La collection « Médium », par l’éditeur L’école des loisirs, me suit depuis mon adolescence. Les couvertures minimalistes et les histoires complètement originales n’auront jamais fini de m’envoûter. Aïzan, de Maryline Desbiolles, s’est donc retrouvé dans ma pile de livres à lire et ne m’a pas déçu, au contraire. Un fil brûlé La couverture du roman, un fil brûlé qui disparaît vers le lointain et disposé sur un papier au quadrillé presque transparent, laisse une impression de douceur et d’incertitude. Cette incertitude naît aussi du fait que le lien ne se fait pas d’emblée avec le titre du roman. Cependant, lorsqu’on termine l’histoire, cette photographie prend tout son sens. De la Tchétchénie à Nice Aïzan est une petite fille de 11 ans, arrivée tout droit de Tchétchénie dans le quartier de l’Ariane, à Nice. Elle se retrouve alors déchirée, dans ce quartier, entre ses souvenirs de voyage migratoire et son point de chute. Son père a disparu. Elles ne sont plus que deux, sa mère et elle. «Elle ne se souvient pas de la Tchétchénie, …

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Ces personnages qu’on refuse de laisser partir

J’ai toujours été très imaginative. Les jeux de rôle ont occupé une grande partie de mon enfance. J’avais besoin de peu pour stimuler mon pouvoir créatif. Dès que j’ai su manier l’écriture, je me suis mise à inventer des mondes où les pirates s’affrontaient afin d’acquérir l’île de la Tortue et à monter des pièces de théâtre dans lesquelles j’incluais mes camarades de classe. Vous pouvez donc vous imaginer que mon attachement pour les personnages des romans que je lisais se faisait tout naturellement, parfois même un peu trop. Malgré les années qui ont passé, rien de cela n’a vraiment changé. J’ai pour mon dire que ce sont les protagonistes qui font les récits. Leur contribution à l’intrigue est majeure. Que serait l’univers des sorciers sans Sirius Black, Hermione Granger, Voldemort et Luna Lovegood? Oui oui, je traiterai encore de Harry Potter – vous commencez à me connaître, je crois. Nous n’avons qu’à penser aux œuvres qui portent pour titre le nom ou le pseudonyme de leurs protagonistes: Madame Bovary, Roméo et Juliette, Macbeth, L’étrange …

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Bière et poésie : deux ingrédients pour une symbiose étonnante!

La bière, était devenue pour moi le paradis des correspondances baudelairiennes. En effet, les bières de microbrasserie (et même certaines bières «commerciales») rivalisent entre elle pour atteindre des niveaux de complexité au niveau des arômes et des effluves, rappelant parfois les saisons (sèche ou onctueuse en bouche), la nature (foin, fleurs, herbes) ou encore les sentiments (lait, chocolat, ou quoi que ce soit qui soit personnellement associé à un doux souvenir pour vous!). 

Le drap blanc de Céline Huyghebaert : Retracer les souvenirs

Retrouver le père absent Après le décès de son père, Céline constate qu’elle ne l’a pas vraiment connu, qu’il lui est quasi étranger. Il s’agit en quelque sorte d’un reproche qu’elle lui fait, mais surtout qu’elle se fait à elle-même. Ce projet de recherches se veut personnel, mais aussi documentaire et journalistique, car l’autrice y présente, entre autres, l’analyse de la signature de son père par une graphologue, parsème les pages du livre de photos d’archives et tente de récolter toutes les bribes d’informations à son sujet à l’aide d’entrevues enregistrées auprès de sa famille et de ses ami-e-s. La mémoire comme seule matière Elle interroge des proches avec des questions précises qu’elle reposera quelques années plus tard afin d’y déceler des éléments nouveaux, singuliers, qui lui permettront de définir Mario, son père. Céline désire confronter les paroles dites par les interviewés parce que la mémoire est une source instable et que les mots choisis ou modifiés par chaque individu peuvent être porteurs de sens inédits. Le temps fait la différence, bien que remuer les …

Un livre québécois par mois : Septembre : Édition Mémoire d’encrier

En septembre, on lit un livre de la maison d’édition Mémoire d’encrier! Mémoire d’encrier fut fondé en 2003 à Montréal. Elle s’est donné le mandat de recueillir le plus d’auteurs-trices de diverses origines. L’importance de la voix est très présente. La maison Mémoire d’encrier veut passer un message : qu’il y ait une voix commune, visible et vivante. Elle publie également différents types d’ouvrages. Ça peut être de la fiction, tout comme de la poésie ou encore des nouvelles. Pourquoi avoir choisi Mémoire d’encrier ? Principalement parce qu’elle amène une diversité dans ses auteurs et autrices. Je crois que c’est la grande force de cette maison d’édition, c’est que nous pouvons enfin entendre la voix de nos québécois-e-s de diverses origines. Qu’ils-elles soient autochtones, arabes, antillais, etc. Voici quelques suggestions de lecture : Manikanetish, Naomi Fontaine Soigner aimer, Ouanessa Younsi Je suis une maudite Sauvagesse / Eukuan nin matshi-manitu Innushkueu, An Antane Kapesh Nous ne trahirons pas le poème, Rodney Saint-Éloi Les décalages contraires, Mylène Bouchard La balançoire de jasmin, Ahmad Danny Ramadan Et vous, …

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Quatre romans pour un été noir

C’est grâce à Hercule Poirot, dont ma grand-mère regardait tous les jours à la même heure l’adaptation télévisée, que j’affectionne les romans policiers, les intrigues mystérieuses et les secrets enfouis de génération en génération… J’aime particulièrement dévorer ce genre de romans en été, lorsque mon rythme de vie est ralenti par la chaleur (et à l’automne évidemment, Halloween n’étant pas très loin). L’été étant déjà bien commencé, j’ai eu l’occasion de me plonger dans plusieurs histoires qui m’ont tenue en haleine. Si vous aussi vous appréciez lire des polars ou des thrillers sous le soleil et les pieds dans l’eau, voici un petit échantillon de mes derniers coups de cœur en la matière. Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, de Céleste Ng «Lydia est morte, mais ils ne le savent pas encore.» Ohio, 1977. Lydia, jeune fille brillante de 16 ans, est retrouvée dans un lac non loin de la maison familiale. Avec sa mort, c’est sa famille tout entière, née d’une rare union mixte entre une femme blanche et un homme d’origine chinoise, …