All posts tagged: Voyage

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, livres qui font du bien, Mange prie aime, Elizabeth Gilbert, Le livre de poche, recherche de soi, voyage, méditation, bibliothérapie

Relire une œuvre marquante pour mieux la redécouvrir: Mange, prie, aime

C’est en 2008, il y a maintenant onze ans, qu’Elizabeth Gilbert nous a offert l’inspirant récit Mange, prie, aime. À cette époque, je sortais à peine de l’université et goûtais à ma nouvelle vie «d’adulte» salariée. Au boulot, un livre circulait et faisait beaucoup jaser. Toutes mes collègues l’avaient lu, et je devais mettre la main dessus. Je me suis alors plongée dans les mots d’Elizabeth Gilbert, sans pouvoir m’arrêter. Je me souviens avoir dévoré le récit en un rien de temps. Si vous ne connaissez pas Mange, prie, aime, je vous suggère fortement de lire l’excellent article de ma consœur du Fil rouge Marion Gingras-Gagné. En gros, le livre raconte le périple de l’autrice en Italie, en Inde et en Indonésie, pour tenter de découvrir qui elle est à la suite d’un divorce éprouvant. La légèreté de la jeunesse Lors de ma première lecture, je m’étais surtout attardée à la portion «Italie» de l’histoire. L’autrice y décrit en détail la nourriture délicieuse qu’elle découvre et déguste, l’architecture magnifique des régions qu’elle visite ainsi que …

#choix #famille #héritage #littératurecanadienne #folklore #chansons #climat #conte #poésie

Quand les hommes deviendront des poissons

Ces légendes qui façonnent les voix que nous devenons. Celles qui définissent nos habitats, nos familles et notre histoire. Celles qui nous font rire, qui nous font peur, mais surtout celles qui nous embrument l’esprit. Parfois, le mythe nous semble si réaliste qu’il se taille une place dans notre présent en nous dictant le chemin à suivre, ou plutôt, en nous indiquant la vague qu’il faut laisser passer. Nous ne sommes que de passage, et pourtant, nous façonnons la terre sur laquelle nous aimons, si bien que chaque geste porté par une génération influencera la suivante, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien pour vivre, plus rien à raconter. Ce mythe qu’est l’extinction… Ce qui nous rend éternels, ce sont ces histoires, ces légendes et ces ragots lointains inspirés de notre savoir et de nos agissements. Les poètes, les sirènes, les bateaux qui viennent et ceux qui partent : est-ce que tout cela est réel? Est-ce que tout cela donne un sens à notre existence? Quand se battre devient trop dur, il ne suffit que de …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, récit de voyage, les livres qui font du bien, Je pars en Inde, Véronique Daudelin, édition Hamac, réflexions, remise en questions, sens de la vie, Inde, littérature québécoise

Je pars en Inde : voyage à travers le monde et soi-même!

Cet hiver aura été plutôt difficile pour la plupart des gens avec cette météo en montagnes russes et un printemps se laissant désirer. Avec un tel hiver morose, l’envie de voyager se sera fait sentir pour plus d’un. Toutefois, le voyage n’étant pas toujours accessible à tous, il restait les livres sur quoi se rabattre pour s’évader afin d’oublier un tant soit peu notre calvaire enneigé et froid. D’ailleurs, en janvier, le blogue nous avait offert de belles suggestions pour se réchauffer. J’ai décidé, dans un moment de déprime hivernale, de choisir un des titres de cette liste en guise d’automédication. Voici ce qui est ressorti de ma lecture de Je pars en Inde de Véronique Daudelin.

Et vous, avez-vous déjà lu un livre vous ayant permis à la fois de voyager et de réfléchir sur votre propre existence? 

bibliothérapie, voyage, littérature québécoise, le fil rouge lit, le fil rouge, lectures, les livres qui font du bien, Suite Argentine, laure Bouvier, littérature, livres, roman, Kim Renaud-Venne, Argentine, deuil, espoir, Éditions du Marchand de feuilles

Suite Argentine : revivre après le deuil

Affligée par le décès de son amoureux, Élise aspire à revivre en rejoignant sa meilleure amie en Argentine malgré son tempérament peu aventureux. Elle cherche à s’éloigner pour mieux ressentir, capter les subtilités d’un quotidien qui n’est pas le sien, vivre dans le moment présent, porter son attention ailleurs plutôt que sur ce passé rempli de souffrances, de souvenirs qui ne sont plus partagés. Son désir pressant d’inspiration, d’émerveillement et d’être en pâmoison a résonné en moi, me retrouvant un peu trop bien dans ce personnage en quête d’un mieux-être, cette chose indescriptible et impalpable qui nous anime tous. Les premières lignes ont su faire écho à ce plaisir d’être ébahi par ce qui nous entoure: « Tout m’étonne, me fascine, depuis les montagnes aux flancs rose, verts et ocres, piqués de cactus géants, postés en sentinelles d’un bout à l’autre de l’horizon, jusqu’aux murs de pierres parfaitement droits, érigés sans mortier selon un usage pratiqué depuis des temps immémoriaux […]. » p.11. Découvrir l’Argentine Elle tient à décrire dans un journal cette rencontre argentine, transcrire ce …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, littérature canadienne, lecture, livres, livres qui font du bien, Courtepointe, Theresa Kishkan, Éditions Marchand de feuilles, quête identitaire, deuil, Rom, voyage

Courtepointe: une histoire délicatement tissée

C’est un tout petit livre, court et au format étroit qu’est Courtepointe de Theresa Kishkan. C’est d’abord et avant tout l’illustration sur sa couverture qui a capté mon attention: le portrait coloré d’une jeune femme d’une autre époque. La quatrième de couverture me promettait une plongée dans une quête identitaire et le retour aux sources d’une jeune canadienne d’origine rom, qui, après la restauration d’une courtepointe transmise aux femmes de sa famille de génération en génération, décide d’entreprendre un voyage au cœur de l’Europe centrale. Le sujet me semblait ambitieux pour l’épaisseur du roman, et c’est avec curiosité que j’avais envie de me plonger dans l’univers des Roms. Dès les premières pages, on découvre cette fameuse courtepointe qui accompagne Patrin dans sa quête d’identité. Grâce à l’écriture fine et simple, on sent son odeur de laine et de fumée, on touche les différents tissus qui la composent, on voit ses couleurs délavées et sa bordure élimée. On comprend d’emblée que cette courtepointe est un legs précieux pour Patrin et qu’elle contient plus que des souvenirs …

Antoine de Saint-Exupéry, étoile, bibliothérapie, deuxième degré, fleur, Folio, Folio junior, Le fil rouge, Le fil rouge lit, Le petit prince, lecture, Les livres qui font du bien, littérature, littérature jeunesse, livres, planètes, premier degré, voyage

Dessine-moi un mouton

C’est quelque peu angoissant d’écrire un article sur le livre le plus traduit au monde après la Bible – en 300 langues pour être exacte – d’autant plus que rares sont ceux qui ne l’ont pas lu au moins une fois. Mais alors, me direz-vous, pourquoi m’embarquer là-dedans ? C’est que, il y a quelques mois de cela, j’ai eu une discussion endiablée avec mon coloc sur les différents degrés d’interprétation que chacun peut avoir d’un même livre. J’ai tout de suite pensé au Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, qui est reconnu comme étant un conte écrit pour les enfants, mais destiné aux adultes. Avec les années, on gagne en maturité, tout en perdant l’enfant en nous, celui qui voit ce qui est réellement devant lui, qui accepte l’impossible et dont l’imagination surpasse la raison. C’est d’ailleurs pour cela qu’un enfant qui lit ce livre n’y verra qu’un personnage éclectique qui fait des rencontres toujours plus spéciales les unes que les autres. L’adulte, lui, rend à ce livre son côté sérieux, prêtant à ces lignes très simples une …

Escapades au Québec, éditions La presse, voyage, voyage au Québec, planifier un voyage, guide de voyage, le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien,essais,

Escapades au Québec : un guide de voyage idéal pour pantouflards ou aventureux

Chacun a sa propre conception du voyage. Pour certains, il s’agit du pays à l’autre bout du monde. Pour d’autres, c’est la roulotte familiale à 15 minutes de route. Il existe autant de visions qu’il y a d’individus. Mais une chose est sûre : l’idée du voyage fait rêver et nous emmène loin dans nos pensées. Il y a des gens qui, à défaut de pouvoir se l’offrir, vont voyager dans leur imaginaire en s’évadant par les livres. Souvent ce sont des romans, parfois il s’agit de guides touristiques. Toutes les méthodes sont valables pour échapper au quotidien. Pour ma part, voyager au Québec est au cœur de mes choix. Je prends un malin plaisir à découvrir mon coin de pays au compte-gouttes. C’est ce goût du Québec qui m’a amenée à mettre la main sur Escapades au Québec, les coups de cœur de La Presse. Coup de foudre instantané En voyant le livre sur les tablettes d’une petite librairie de quartier, la couverture m’a immédiatement sauté aux yeux. La Belle Province m’apparaissait sous son meilleur …

Gourganes : d’la soupe du Québec jusqu’en Afghanistan

Gourganes est arrivé par hasard dans ma boîte aux lettres. Merci à la maison d’édition Stanké pour cette belle surprise et cette belle découverte. En novembre dernier, avant même d’avoir lu le roman, j’ai eu la chance de rencontrer l’autrice Alexandra Gilbert au Salon du livre de Montréal. Ce fut une belle rencontre, Alexandra était rayonnante. Il s’agit d’une grande passionnée de voyages, d’aventures, tout comme son roman semblait présager. Alexandra Gilbert m’a fait voyager du Québec jusqu’en Afghanistan pendant ma lecture. L’autrice a séjourné dans plus de 35 pays (dont Haïti, Afghanistan, etc.). Plutôt impressionnant ! Elle gagne à être connue en raison de son parcours de voyageuse humaniste et de féministe. Je vous invite à lire cet article datant de 2009 qui la présente bien. Et elle a su très bien mélanger le voyage et la littérature dans son tout premier roman. En fait, c’est à se demander où sont la vérité et la fiction dans son texte. Je me suis imaginé que c’était inspiré de sa vie. Dans ce roman, elle raconte l’histoire d’une …

Pablo Neruda La Solitude Lumineuse Le Fil Rouge

La solitude lumineuse de Pablo Neruda, un voyage en quelques pages

Pablo Neruda est un auteur et poète chilien que j’aime beaucoup. Ce genre d’auteur qui sait révéler la beauté et la cruauté du monde avec des mots simples et percutants. Qui sait balader le lecteur sur le fil qui sépare le réel de l’imaginaire. Je reviens d’un (trop) court séjour au Chili, durant lequel j’ai beaucoup appris sur la dictature de Pinochet, ce régime qui a contrôlé le pays entre 1973 et 1990 et qui n’est pas encore tout à fait reconnu comme dictature par le gouvernement chilien. Si vous allez un jour à Santiago et que le sujet vous intéresse, je vous recommande d’aller faire un tour au Musée de la mémoire et des droits de l’homme. Une belle claque dans la face. Si je vous en parle, c’est parce que la vie et l’œuvre de Neruda y sont liées. Le coup d’État de 1973 Dans les années 70, le Chili est gouverné par le socialiste Salvador Allende. Dans le contexte de la Guerre froide, les États-Unis de Richard Nixon voient d’un mauvais œil la …

Le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, Istanbul, les meilleurs livres qui font voyager à Istanbul, La bâtarde d'Istanbul, Elif Shafak, Orhan Pamuk, Istanbul: Souvenirs d'une ville, Saveurs d'Istanbul, Un thé à Istanbul, Sébastien de Courtois, littérature étrangère, littérature turque

Les meilleurs livres qui font voyager à Istanbul

Dans le portrait que j’ai fait de moi-même pour la page des collaboratrices du blogue, je me décris comme une voyageuse rêveuse!  Termes que je trouvais imagés, mais également termes qui parlent beaucoup de ma personnalité. Les voyages représentent les expériences les plus enrichissantes de ma vie, car je pars à la rencontre de nouvelles cultures, de nouvelles parties du monde, de nouveaux horizons et je me crée des souvenirs pour la vie. Si parfois je ne voyage pas littéralement en personne, je me permets de le faire à travers les livres: des livres d’aventure, de fiction, de récit, ou de photographie-documentaire parfois même des livres de cuisine. Cette fois-ci je me sentais inspirée, interpellée, par Istanbul, cette ville mythique, à la fois mystérieuse et tellement riche en histoire. Un ville à la frontière de l’Europe et de l’Asie, autrefois connue sous le nom de Byzance ou de Constantinople, une ville dont le présent est marqué par son passé. Décrite comme l’une des villes les plus intrigantes du monde, comme une ville-monde cosmopolite et éclectique …