All posts tagged: littérature

Le fil rouge; le fil rouge lit; bibliothérapie; littérature; lecture; livres; les livres qui font du bien; bande dessinée; BD; roman graphique; Juliette les fantômes reviennent au printemps; Camille Jourdy; Actes Sud BD; famille; chronique familiale

Juliette: Les fantômes reviennent au printemps, chronique d’une famille ordinaire

Après Une araignée, des tagliatelles et au lit, tu parles d’une vie! et la trilogie Rosalie Blum, j’ai été ravie de voir que Camille Jourdy revenait avec un très bel ouvrage, à mi-chemin entre le roman graphique et la bande dessinée. On y rencontre Juliette, fragile, hypocondriaque et dépressive, qui décide de quitter Paris pour passer quelques jours dans sa famille en province. Ce n’est pas le début d’une grande aventure, mais d’une histoire comme seule l’autrice sait en raconter: celle du quotidien. Une histoire (presque) ordinaire Juliette, c’est l’histoire d’une famille d’aujourd’hui avec ses moments de tendresse et de complicité, ses disputes, ses détails anodins… Une chronique familiale douce-amère, qui dépeint des personnages tous plus attachants les uns que les autres. Survoltée, la mère de Juliette est une artiste décalée qui court après les hommes. Depuis que sa femme l’a quitté, le père de Juliette, un homme introverti, vit seul et oublie le jour d’arrivée de sa fille. À l’inverse de Juliette, sa sœur est exubérante, rondouillarde et trompe son mari. La grand-mère perd …

Lorsque la passion littéraire devient entremetteuse en amour, passion, lecture, livres, bibliothérapie, amour, Sac d'os, Stephen King, passion littéraire, entremetteuse,le fil rouge, le fil rouge lit, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien

Lorsque la passion littéraire devient entremetteuse en amour!

Les livres font partie de nos vies dès la plus tendre enfance. Que ce soit de doux moments passés avec nos parents avant le dodo ou des moments de lecture à l’école primaire. Au secondaire viennent les lectures obligatoires dans les cours de français. Pour certains, la passion des livres continuera de les suivre au-delà du scolaire. Ce fut mon cas! Les livres ont toujours été primordiaux pour moi : pour apprendre, pour me changer les idées, pour m’aider à progresser face à moi-même, pour connecter avec d’autres cultures, etc. Je n’aurais jamais cru, cependant, que les livres m’aideraient à trouver l’amour et à forger une belle complicité avec mon copain. Voici comment notre passion commune des livres fut entremetteuse en amour! Les premiers moments En raison de notre différence d’âge, rien ne nous prédestinait à être ensemble. Malgré cela, un premier rendez-vous fut convenu. Rapidement, lors de cette soirée, notre passion mutuelle pour les livres est ressortie et a meublé nos discussions. Il lisait depuis tout jeune, comme moi, et avait lu un large …

le fil rouge; le fil rouge lit; bibliothérapie; littérature; lecture; livres; les livres qui font du bien; L'odyssée d'Hakim: de la Syrie à la Turquie; Fabien Toulmé; Delcourt; BD; bandes dessinées et romans graphiques; Syrie; réfugiés; exil; immigration

L’Odyssée d’Hakim : la bande dessinée qui raconte la crise des réfugié.e.s

Force est d’admettre que je lis peu de bandes dessinées, à mon grand désarroi. Hormis le classique Persépolis et quelques numéros de l’attachante série des Paul de Michel Rabagliati, les romans graphiques demeurent peu présents dans mes lectures quotidiennes. Peut-être ai-je inconsciemment défavorisé ce créneau littéraire en l’associant aux lectures de mon enfance, comme beaucoup de gens le font, à tort. Pourtant, la bande dessinée est un formidable médium qui gagne à être découvert par un public adulte, surtout lorsqu’elle dépeint une réalité politique. C’est dans ce contexte que j’ai récemment éprouvé un gros coup de cœur pour la BD L’Odyssée d’Hakim, qui raconte le parcours d’un réfugié syrien de son pays natal à son arrivée en France. Le premier tome, publié en 2018, couvre la période 2011-2013 et nous amène de la Syrie à la Turquie. Non seulement cette bande dessinée démystifie le conflit syrien, elle humanise la situation de milliers d’exilé.e.s à travers le monde. Vulgariser un conflit politique L’Odyssée d’Hakim offre une vulgarisation efficace du conflit syrien, un conflit politique difficile à comprendre pour …

Le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, Congrès Boréal, Sherbrooke, À la rencontre de l’autre, convention littéraire, événement littéraire, rassemblement, Sffq, Science-fiction, littérature québécoise, le monde du livre

Boréal 2019 – À la rencontre des passionnés de l’imaginaire

À peine revenue d’un merveilleux week-end au congrès Boréal, j’essaie de faire le tri dans mon cerveau bouillonnant afin de vous partager une part de mon expérience enrichissante. Le congrès Boréal, c’est le rendez-vous de la SFFQ*, un endroit où se rassemblent non seulement les gens du milieu littéraire, mais également les lecteurs, lectrices et adeptes du genre. Le premier congrès a eu lieu à Chicoutimi en 1979 sous la direction d’Élisabeth Vonarburg. Au fil des ans, le groupe de passionnés s’est agrandi pour devenir une vaste communauté solidaire. L’événement change de ville chaque année et la 40e édition s’est déroulée à Sherbrooke du 3 au 5 mai. Dans l’attente de Boréal Commençons par le début! J’ai assisté à mon premier congrès Boréal l’an dernier à Montréal. Malheureusement, des contraintes de temps m’avaient empêchée d’en profiter autant que je l’aurais souhaité. Mais seules quelques heures en présence de passionnés comme moi avaient suffi à me donner la piqûre. Je suis revenue à la maison avec l’impression d’être sur un nuage et j’en parlais à tout …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, Au bonheur des ogres, Daniel Pennac, Gallimard, bouc émissaire, bombes, saga Malaussène, littérature étrangère

Bouc émissaire en danger

Comme je déteste être à court d’idées de lectures, j’essaie le plus possible de prendre en note les titres dont j’entends parler ou qui me sont recommandés. Au bonheur des ogres de Daniel Pennac se trouvait dans ma liste de lectures futures depuis plus d’un an. Il s’agissait de l’un des romans préférés d’une de mes professeurs de français au cégep. Je ne savais rien ni de l’histoire ni de l’auteur, mais j’avais tout de même en tête de lire ce livre, et ce moment est finalement venu. Représentant officiel du magasin et de la famille Le roman a pour principal héros Benjamin Malaussène, qui mène une vie en apparence assez normale. Pourtant, elle contient tout de même certaines particularités. D’abord, le dénommé Benjamin travaille dans un grand magasin parisien où il occupe théoriquement la fonction de contrôleur technique. Dans les faits, il est plutôt bouc émissaire. Lorsqu’un client est mécontent de son achat, Benjamin est inévitablement le coupable. L’engueulade habituelle qui lui est servie par son supérieur et les larmes qu’il réussit facilement à …

Le fil rouge, le fil rouge lit, littérature, poésie, théâtre, chansons pour filles et garçons disparus, Loui Mauffette, Benoit Landry, poésie québécoise, bibliothérapie, centre du théâtre d'aujourd'hui, place des arts, spectacle

Chansons pour filles et garçons disparus : un hymne à la poésie québécoise

Dernièrement, j’ai été invité à une pièce de théâtre. J’y suis allé à l’aveuglette, ne sachant pas à quoi m’attendre. Je dois l’avouer, quand j’ai vu que le spectacle durait plus de trois heures, j’ai eu mes réticences. Je me suis dit que c’était beaucoup trop long et que j’allais décrocher. J’avais tort, mais tellement tort. Le spectacle a passé tellement vite et il n’y a pas eu une seconde où je me suis dit : « j’ai hâte que ça finisse ». Un joyeux chaos poétique Dans les médias, on décrit la pièce comme un joyeux chaos poétique et il n’y a sans doute pas meilleure description pour expliquer ce que j’ai vécu. La pièce, conçue par Loui Mauffette, s’inspire de ses souvenirs d’enfance et de ceux de son père, Guy Mauffette, animateur de radio. Avec une mise en scène de Benoit Landry, elle est jouée notablement par Nathalie Breuer, Kathleen Fortin, Émilie Gilbert, Roger La Rue, Pierre Lebeau, Jean-Simon Leduc, Gabriel Lemire, Macha Limonchik, Mylène Mackay, Catherine Paquin Béchard, Jean-Philippe Perras, Adèle Reinhardt …

L’estime de soi et l’autiste

Avril, mois de l’autisme. L’autisme est un sujet qui m’intéresse depuis plusieurs années. Je côtoie, depuis maintenant près de cinq ans, des enfants qui ont un trouble du spectre de l’autisme (TSA). J’essaie de les aider du mieux que je peux. C’est pourquoi j’aime m’outiller grâce à des livres qui parlent de ce qu’ils vivent. Je trouve ces lectures toujours pertinentes, car elles me permettent de me mettre plus facilement à leur place. SACCADE est un centre d’expertise en autisme que Brigitte Harrisson (elle-même autiste) et Lise St-Charles ont fondé. Le modèle proposé par l’organisme se veut être un langage autiste, un peu à l’image du langage des signes pour les sourds et muets. Ces femmes veulent sensibiliser la population à la réalité autistique. Il y a de cela deux ans, les deux femmes ont écrit un livre pour expliquer ce qu’est l’autisme. Ce livre, L’autisme expliqué aux non-autistes, est très bien vulgarisé pour que monsieur et madame Tout-le-Monde puissent comprendre les difficultés que peuvent vivre les personnes autistes, qu’elles soient classées de «haut niveau» …

Un livre québécois par mois : Juin – POW POW

En mars, on lit un livre de la maison d’édition Pow Pow! Pow Pow est une jeune maison d’édition qui, malgré son jeune âge, a déjà beaucoup de bandes dessinées à son actif. Elle a vu le jour grâce à l’auteur Luc Bossé qui souhaitait s’autopublier, ainsi que quelques ami-e-s. Aujourd’hui, le catalogue de Pow Pow comprend près d’une quarantaine de titres créés par divers-e-s auteur-trice-s. En plus d’être une maison d’édition québécoise à succès, elle a un volet anglophone. Depuis novembre 2016, les livres sont aussi disponibles en Europe. Pourquoi avoir choisi les Éditions Pow Pow? Elle amène une diversité dans l’art de la bande dessinée et des romans graphiques québécois. Elle permet aussi à de jeunes auteurs-trice-s de se faire connaître. On s’y attache facilement grâce à son côté familial. Dès qu’on tombe sur un titre de Pow Pow, on souhaite en découvrir d’autres, c’est garanti! Voici quelques suggestions de lecture: Les ananas de la colère ; Cathon Moi aussi je voulais l’emporter ; Julie Delporte Les deuxièmes ; Zviane Phobies des moments …

Le fil rouge, le fil rouge lit, #Lefilrouge, #Lefilrougelit, Livres, lecture, bibliothérapie, les livres qui font du bien, littérature, Les choses brisées, Québec Amérique, La Shop, Catherine Côté, recueil de nouvelles, deuils, ruptures

Les choses brisées de Catherine Côté: écrire sur le banal et l’inconfort

Je me suis rendu compte que, depuis quelques années, à travers ma vie d’étudiante-adulte-active, je suis devenue très inconstante en ce qui concerne le temps que j’accorde à mes lectures personnelles. À certains moments, les livres s’enchaînent les uns après les autres à une vitesse folle, mais à d’autres, ils s’étirent en longueur pendant plusieurs semaines. Je passe aussi parfois des jours entiers sans lire, par manque de temps, ou d’autres fois, c’est l’envie qui n’y est pas (et alors, le même livre traîne sur ma table de chevet encore et encore, au point où parfois je ne me rappelle plus de ce dont il traite!). D’autres fois, l’étirement de la lecture s’impose par le livre lui-même. C’est ce qui est arrivé avec Les choses brisées, un recueil de dix-huit très courtes nouvelles écrites par Catherine Côté. Le livre avait beau ne contenir que 134 pages, je l’ai traîné sur moi plusieurs semaines, lisant des bribes par-ci par-là à travers la fin de session, dans les transports en commun et pendant les moments de fin …

Frantumaglia, L'écriture et ma vie, Elena Ferrante, Gallimard, Le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, les livres qui font du bien, littérature, littérature italienne, mystère Ferrante, livres sur l'écriture

Frantumaglia: Ferrante, l’écriture et l’anonymat

Elena Ferrante. J’avais d’abord entendu parler de son célèbre et tant acclamé livre L’amie prodigieuse, que j’ai dévoré en quelques jours seulement, les pages se tournant d’elles-mêmes. Depuis sa sortie au Québec, son succès ne s’est pas démenti, et on en a même parlé sur le blog, ici. J’avais aussi entendu parler du mystère l’entourant, des rumeurs qui disaient qu’elle serait en fait un homme, tel écrivain italien, ou encore une professeure de littérature. Les médias de toute la planète ont cherché à résoudre cette énigme: quelle est la véritable identité de celle qui se cache derrière la tétralogie italienne à grand succès? À travers tous ces questionnements, les éditeurs de Ferrante ont regroupé plusieurs lettres, réflexions, correspondances, interviews et extraits de romans inédits pour en faire un livre, Frantumaglia, et ainsi partager avec les lecteurs l’expérience de l’écrivaine. Alors qu’on ne connaissait rien de l’autrice, elle a maintenant une voix à l’extérieur de ses romans. On y découvre des parcelles de sa vie, les inspirations derrière ses personnages, le parcours qui l’a menée à devenir écrivaine, …