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La Meute : l’actualité mise en scène

La Meute est la nouvelle pièce écrite par Catherine-Anne Toupin et produite par La Manufacture dont tout le monde parle ces derniers temps. Mon article sort juste à temps pour vous donner l’envie d’aller voir la pièce si vous avez manqué votre chance à la première vague de représentations. Il y aura d’autres du 7 juin au 16 juin et 21 août au 1er septembre au théâtre La Licorne.  Croyez-moi, c’est une pièce à voir. Cette pièce, mise en scène par Marc Beaupré, met en vedette Catherine-Anne Toupin, Guillaume Cyr et Lise Roy. Autour de ce trio, un thriller se construit. La Meute c’est une pièce dont tout est vrai: elle traite de harcèlement, de menaces, de trolls via les réseaux sociaux et d’intimidation. La pièce dure environ 1h30. Elle est construite de dialogues entre les trois personnages et de monologues récités par Catherine-Anne Toupin, jouant Sophie, le rôle principal. Les dialogues permettent de construire l’action et l’histoire, tandis que les monologues accueillent les pensées sombres, très sombres de Sophie. Elle témoigne de sa peine, …

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Rencontres littéraires au 5 à 7 des auteurs de la Montérégie

La Rive-Sud de Montréal accueillait ce mercredi 11 avril quelques-uns des plus grands auteurs du Québec et j’étais parmi les invités. L’événement était une soirée bénéfice pour soutenir les activités de l’Association des auteurs de la Montérégie. Cette dernière vise,  entre autres, à faire connaître les auteurs de la région et à stimuler la vie littéraire de la Montérégie. J’en ai donc profité pour discuter de littérature avec ceux qui contribuent à sa vivacité au Québec – à mon grand plaisir. Mots et bouchées Le format du cocktail dînatoire demeure une valeur sûre pour favoriser les échanges et les nouvelles rencontres. Ainsi, c’est dans la Maison de la culture de Longueuil, verre de vin à la main, que chacun et chacune allaient vers les différents écrivains présents ce soir-là. Durant la soirée, il y avait simultanément des speed-dating littéraires avec les auteurs, des prises de photos Polaroid et un encan des livres favoris des écrivains et écrivaines présents, directement sélectionnés dans leur bibliothèque personnelle. Dès le départ, tous se heurtent à la malheureuse nouvelle : Kim Thúy …

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Une enfance en nid de poule

Quand j’ai enfin ouvert Vogue la valise, j’ai été surprise de voir que, malgré mes hautes attentes, le bédéiste Siris les surpassait toutes. À chaque page, je me posais de nouvelles questions sur ma perception de la vie et de la société qui m’entoure. Sur mon enfance et les souvenirs qui y sont rattachés. Pour certains, les bons souvenirs dépassent de loin les mauvais. Pour d’autres, il y en a plus de mauvais que de bons. Et il y a ceux pour qui ces souvenirs sont si rares qu’ils sont souvent engloutis par tout ce qui fait mal et tout ce qui brise l’âme. L’auteur a su illustrer la réalité des enfants mal-aimés, laissés de côté et les répercussions que cela peut avoir sur leur vie. Une valise lourde de sens L’histoire commence avec Renzo, un alcoolique semi-attachant, qui enchaîne les bouteilles d’alcool aussi vite qu’il perd ses emplois. Il rencontre Luce, une femme douce et résiliente, qui deviendra sa femme et la mère de ses cinq enfants : Louis, Josée, Chantal, Claudine et finalement, La Poule. …

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Petit roman poétique sur le deuil

Il y a des moments pendant lesquels je dévore des livres sans compter. Je les enfile les uns à la suite des autres; je lis en déjeunant, en attendant que le souper cuise et en me couchant. Je plonge toute entière dans la fiction et je ne fais que compter les heures avant de pouvoir replonger dans ma lecture. Quand je suis obnubilée à ce point, c’est souvent car je suis tombée sur des coups de cœur; des bouquins qui me tiennent en haleine et qui me donnent envie de me couper du réel pour entrer complètement dans leur univers romancé. C’est alors terrible d’arriver à la dernière page. J’en voudrais plus. Je ne supporte pas que ça soit fini. La douleur d’arriver à la dernière page d’un roman Des fois, je lis un livre si incroyable et si vrai. La frustration ressentie à l’idée que le livre se finisse est alors trop intense. Je ne me résous pas à faire confiance à un autre romancier, tellement j’ai peur de me faire abandonner encore en …

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Un petit vertige : relire Margaret Atwood

Au changement d’année de calendrier, j’ai toujours l’impression que le monde se remet en place. Il ne repart pas à zéro : il arrive brinquebalant au bout du chemin de l’année précédente et cale ses roues sur les rails de la nouvelle. Plus que de l’optimisme, c’est une satisfaction prudente que je ressens, celle qui accompagne les petits déclics et les fins de cycle. Durant les vacances des Fêtes, peut-être pour amplifier ce sentiment, j’ai décidé que je terminerais 2017 et que je commencerais 2018 en revisitant Margaret Atwood : Alias Grace et The Handmaid’s Tale, deux romans que j’avais lus pour la dernière fois en 2004 et en 2012, respectivement. J’inscris toujours, sur la page de garde de mes livres, la date à laquelle je les commence; en découvrant celle d’Alias Grace, j’ai eu un petit vertige. Presque la moitié de ma vie à lire et à aimer Atwood. Écrasant dans ses routines : The Handmaid’s Tale There’s a rug on the floor, oval, of braided rags. This is the kind of touch they …

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Les Pawulscy de Cracovie

Les romans historiques sont toujours mes préférés. Ils occupent une place privilégiée dans mon cœur de lectrice, et il n’est pas rare que je sorte de la bibliothèque avec une pile d’ouvrages majoritairement composée de romans de ce type. L’un des premiers que j’ai lus, si ma mémoire ne me fait pas défaut, est Les filles de Caleb, d’Arlette Couture (un article sur cette série juste ici). Ensuite, j’ai lu la deuxième série publiée par l’auteure, Ces enfants d’ailleurs. Cette série est divisée en deux tomes, soit Même les oiseaux se sont tus et L’envol des tourterelles. Rares sont les livres qui m’émeuvent autant que ceux-ci l’ont fait, mais ils ont toujours le même effet sur moi, chaque fois que je les relis. Les larmes coulent inévitablement, même après trois lectures. Une famille plongée dans la tourmente  Le roman raconte l’histoire de la famille Pawulscy, composée de Tomasz, professeur d’histoire à l’université de Cracovie, et de Zofia, professeure de musique réputée. Jerzy est le fils aîné, suivi d’Élisabeth, de Jan, puis d’Adam, qui naîtra durant la période trouble qu’est …

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Pourquoi revenir à Amélie Nothomb

Lorsque j’étais au secondaire, je trouvais qu’on ne lisait jamais assez de livres en classe. Jamais assez pour satisfaire ma curiosité, mon besoin de savoir. Je voulais faire comme Hermione, être la fille qu’on voyait toujours un livre à la main, et donc j’étais souvent rendue à la bibliothèque. Je dois beaucoup à l’extraordinaire bibliothécaire de mon école secondaire, Pierrette, qui a su me proposer une grande variété de romans, allant dans toutes les directions. Parmi toutes ses propositions, je me suis un jour retrouvée avec un Amélie Nothomb entre les mains, Stupeur et tremblements pour être précise. J’ai dévoré le livre, absolument fascinée par la narration de Nothomb. Je n’avais pas les mots à l’époque pour expliquer le plaisir ressenti en cherchant à départager la réalité de la fantaisie, mais j’ai tout de suite adoré. Je me suis alors attaquée, lentement mais sûrement, à lire l’entièreté de l’œuvre d’Amélie Nothomb. Au début, j’étais particulièrement attirée par les romans d’autofiction, curieuse de découvrir la vie de cette fille de diplomate, mais plus encore de l’interprétation qu’elle allait …

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Redéfinition de la masculinité : un territoire encore à explorer

Je serai un territoire fier et tu déposeras tes meubles, quel titre magnifique! Le lire crée dans mon imaginaire la silhouette d’un homme droit, grand, fort et beau. Vous vous l’imaginez sans doute aussi, mais détrompez-vous, je ne parle pas d’une beauté, d’une grandeur ni d’une force physique. Il s’agit plutôt du genre de force qui émane de quelqu’un d’assumé, d’entier, de pleinement confiant. Ce titre me renvoie l’image d’un homme prêt à accueillir l’autre dans tout ce qu’il est, dans toute sa vulnérabilité. Ses réflexions et espoirs pour l’homme d’aujourd’hui m’intriguaient beaucoup. J’ai la chance d’être la tante de trois magnifiques garçons et de voir grandir les enfants de ma sœur, voir leur personnalité se définir, m’amène souvent à me demander quels genres d’hommes ils seront, quels chemins ils emprunteront. Ce court essai, par son titre et son sujet, m’apparaissait comme une continuité de ma réflexion. Dès les premières pages, on ressent l’indignation de l’auteur, Steve Gagnon. L’homme du 21e siècle est emprisonné dans les carcans imposés par la définition des genres, et sans les …

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Pourquoi je ne possède pas de livres

Pour les gens qui me connaissent, la chose la plus étonnante en arrivant chez moi est l’absence de bibliothèque. En effet, alors qu’ils sont ma grande passion, j’ai décidé de ne plus posséder de livres. Cette façon de vivre la lecture a été le fruit d’une longue réflexion, combinée à des événements qui ont jalonné ma vie, qui est, à vrai dire, assez difficile à résumer. Des valeurs familiales Si un livre entre dans la maison, tout le monde le lira, il n’appartiendra à personne en propre. Chez nous, le livre a toujours été considéré comme un simple support permettant de partager des idées. L’histoire qu’il contient nous est prêtée par l’auteur, qui l’a mise sur papier pour la diffuser auprès du plus grand nombre. Donc un livre, ça circule, ça se partage, et comme ce n’est pas un boomerang, ça revient rarement. Le livre, c’est un autre univers, un autre temps, d’autres personnes; je ne me sens pas le droit de les posséder et de les empêcher d’aller toucher d’autres gens. Des raisons pratiques …

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Paper Girls : les filles d’hier pour les enjeux de demain

Depuis peu, je me suis découvert une nouvelle passion pour le genre de la bande dessinée. J’ai toujours été une lectrice de manga, mais depuis l’automne, je me laisse surprendre par des bandes dessinées aux styles différents et aux provenances diverses. À ce propos, je vous ai déjà parlé de Rat Queens, véritable révélation littéraire pour moi. Je me suis aussi plongée dans Bitch Planet un peu avant Noël. En ce moment, j’hésite à me procurer le deuxième tome puisque la lourdeur de la trame narrative me demande une certaine volonté. Disons que je cherche présentement des lectures de détente, des lectures qui font du bien. Comme la vie est bien faite, je suis tombée sur la bande des Paper Girls et laissez-moi vous dire que ces filles ont comblé le sentiment de béatitude que j’espérais obtenir à travers la lecture d’un tout nouveau récit. Paper Girls, ça raconte quoi? Paper Girls est une bande dessinée américaine de Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson. Elle est traduite par la maison d’édition Urban Comics qui …