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Les buveurs de lumière : une dystopie chaleureuse

Jenni Fagan, auteure écossaise couronnée de nombreux prix littéraires, nous amène en 2020, dans la communauté fictive de Clachan Fells, en Écosse. Le monde entier est plongé dans une ère glaciaire; la température, en mars, atteint -56 degrés. Je ne me sentais donc pas trop déboussolée, après le temps que nous avons eu récemment! 😉 L’histoire se déroule dans un quartier de caravanes, où vivent Constance Fairburn et sa fille Stella, transgenre. C’est là que débarque Dylan MacRae, jeune homme qui a vécu toute sa vie dans un cinéma indépendant de Londres avec sa grand-mère et sa mère. Cette dernière lui a, à son plus grand étonnement, légué une des caravanes dans ce coin de pays. Entourés d’autres personnages excentriques, ces êtres tentent de survivre. Car il s’agit bien de survie : l’école est fermée, on empile les vivres, et on ne se balade pas à n’importe quelle heure du jour, et surtout pas habillé.e.s n’importe comment. À travers tout ça, c’est le récit de ces trois personnages qui habite le roman. D’abord, Stella, la préado …

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Les romans graphiques, un nouvel amour est né

L’hiver, temps qui s’allonge L’hiver est officiellement installé depuis le 21 décembre. Une nouvelle année débute. Dans mon coin du pays, presque chaque matin, au réveil, après le museau de mon chat, je vois tomber la neige sur Percé. Ailleurs, ce sont les grands froids qui perdurent. Depuis quelques années, je m’associe à la saison hivernale. Le paysage blanc, immaculé et pur, qui se renouvelle chaque jour, me touche et me rejoint dans ma personnalité. J’ai besoin d’un silence nouveau pour apprendre à me recomposer. J’ai l’impression que le temps prend son temps et qu’il me laisse le saisir, le regarder et l’habiter. J’aime sortir dehors et marcher entre les arbres ou sous la lune brillante et vive en pleine nuit. Je sens le vent pousser mon corps et le froid pointer mes joues. J’habite le paysage, je suis entourée et traversée par lui. Enfin. Avec l’hiver, de nouvelles lectures Avec l’hiver, de nouveaux projets, de nouvelles lectures et de belles découvertes. Même si je lis des bandes dessinées depuis quelques années, les romans graphiques, …

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Quand les philosophes s’invitent à la table

Commencer 2018 avec une œuvre aussi intéressante et originale que ce que Normand Baillargeon propose dans son tout dernier essai À la table des philosophes est le signe d’une année prometteuse. Enrichissant, instructif et vulgarisé, ce livre est un véritable coup de cœur! Normand Baillargeon, professeur de philosophie à l’Université du Québec à Montréal,  aborde le thème de la nourriture d’un point de vue philosophique et historique et ce, d’une manière divertissante. On ne peut le nier, l’alimentation est parmi l’un des sujets les plus discutés dans notre société. Outre qu’elle est essentielle à la survie de l’être humain, l’alimentation est liée aux divertissements (émissions et livres culinaires), aux traditions culturelles (la cabane à sucre) ou encore elle participe à créer des bons moment entre amis et en famille. Plus sombrement, la croissance démographique, les changements climatiques et la destruction de nombreux écosystèmes forcent l’être humain à réfléchir sur son rôle en tant qu’acteur de changements vis-à-vis ces problématiques majeures. Bien sûr, le sujet de l’alimentation ne peut échapper à toutes ces réflexions. En effet, …

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Homo Sapienne: du territoire intérieur

Le Groenland. Lorsque j’entends son nom, je pense à l’immensité brute de ce territoire, à sa blancheur, à son opacité. Ce n’est pourtant pas ce qu’aborde Niviaq Korneliussen, jeune auteure groenlandaise, dans son premier roman, Homo Sapienne. Depuis sa parution originale en 2014, ce livre a fait couler tellement d’encre, que je me suis longuement demandé « pourquoi diable ai-je choisi d’en parler pour mon premier article au Fil Rouge?». Au cœur de mon doute, toutefois, subsiste quelque chose qui me rattache aux personnages peuplant les (trop courtes) 213 pages du roman: l’importance de la subjectivité, et le discours intérieur comme réalité première. De l’enfermement Homo Sapienne est un de ces livres qu’on entame, la tête pleine d’attentes bâties par toutes les critiques qui nous préviennent: vous ne pouvez qu’être chamboulée par cette lecture. Pourtant, les premières pages se font dures. Sous la plume tranchante et inventive de Niviaq Korneliussen, rien n’est filtré ni embelli. Si, dans l’imaginaire populaire, le Grand Nord se charge de romantisme, il en est autrement dans le quotidien de ceux …

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Favoriser le bien-être… par l’écriture aussi

L’année dernière, j’ai vécu une période pas drôle de ma vie. Rien n’allait comme je le voulais, ni personnellement ni professionnellement. J’avais le sentiment d’être prisonnière d’une toute petite pièce et de me heurter à un mur dès que j’essayais d’aller dans une direction. Alors, comme je n’arrivais pas à prendre de petites décisions, j’ai décidé d’agir de manière plus radicale : changer de job, changer de ville, changer de pays. J’ai donc quitté Montréal pour aller travailler à Mexico, en pensant naïvement que le changement d’air et les tacos allaient régler tous mes problèmes. Étonnamment (not!), ce n’est pas vraiment ce qui s’est passé. Par contre, ça m’a permis d’ouvrir les yeux sur le fait que j’avais besoin de mener une réflexion un peu plus profonde sur les causes de mon insatisfaction permanente, dans le travail et dans la vie. J’ai donc commencé un petit travail d’écriture quotidien pour réussir à mettre des mots sur mes frustrations. Cet exercice m’a fait tellement bien que j’avais envie de le partager, en espérant que ça puisse être utile …

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Matricide de Katherine Raymond : la relation mère-fille au-delà du deuil

Les relations mère-fille représentent un sujet foisonnant dans la littérature, qu’on pense à Borderline de Marie-Sissi Labrèche, à Une femme d’Annie Ernaux, ou à des pièces de théâtre comme Tout comme elle de Louise Dupré.  Avec Matricide, Katherine Raymond s’inscrit dans la lignée de ces autrices qui ont abordé ce sujet avec brio.

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Mes découvertes théâtrales à l’université (partie 3)

Comme je me sentais inspirée et que mon amour pour le théâtre – surtout le théâtre québécois – croît de jour en jour, j’ai décidé de faire une troisième partie à ma suite d’articles portant sur mes découvertes théâtrales. Ces découvertes se sont produites dans le cadre de mes cours universitaires, qui à mon plus grand bonheur m’ont permis de développer une véritable passion. Vous pouvez lire la partie 1 ici et la partie 2 ici. Laissez-moi tout d’abord vous expliquer que le théâtre québécois est en pleine effervescence en ce moment. Les scènes sont remplies d’inspirantes créations. Parmi celles-ci, on retrouve des créations des « Trentenaires », une catégorie regroupant les jeunes dramaturges québécois.e.s dans la trentaine ou qui en sont près. Le travail des auteur.e.s est de plus-en-plus reconnu; il n’est désormais plus seulement question des metteur.e.s en scène. Ces artistes sont très d’actualité et s’inspirent de la société dans laquelle ils grandissent pour créer leurs œuvres dramaturgiques. Marianne Dansereau, Sarah Berthiaume et Olivier Choinière sont des auteur.e.s que je connais depuis peu, mais dont …

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Voyage hivernal dans deux romans jeunesse

Nous sommes ensevelis sous la neige. Je pourrais rêver de soleil et d’exotisme et pourtant j’ai envie de me faire bercer par l’hiver. Je veux me plonger dans des récits où il fait froid. Mais l’imaginaire autour de l’hiver est souvent inquiétant et engendre des personnages effrayants. Pensons à La Reine des Neiges d’Andersen. Loin de la version rose bonbon de Disney, la Reine des Neiges est un personnage terrifiant, dont le baiser glace le cœur et fait sombrer sa victime dans l’oubli. Pensons aussi au premier tome de la série des Chroniques de Narnia, Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire magique, dans lequel la méchante Sorcière Blanche inflige un hiver éternel au royaume de Narnia. L’hiver crée une frontière plus nette entre l’intérieur – chaud, réconfortant, douillet – et l’extérieur – glacial et parfois hostile. Mais l’hiver, loin de n’être que du froid, comporte différentes facettes. Les Royaumes du Nord, premier tome de la série À la croisée des mondes de Philip Pullman, et Le chagrin du roi mort, de Jean-Claude Mourlevat, nous transportent …

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Ce qui nous tue dans Le bleu de la nuit

Petite femme, mais on le lui a déjà trop dit, Joan Didion possède une prose incontournable pour tous les fervents de littérature. Pour ma part, Le bleu de la nuit fut mon initiation à l’auteure. J’ai aimé d’amour son premier chapitre, un genre d’introduction au roman. Il s’agit de définir ce qu’est « le bleu de la nuit ». Un moment particulier : l’approche de la nuit, qui n’est pas tout à fait la fin de la clarté… il s’agit plutôt de son annonce. La Femme Cassée Je dirais que, curieusement et bien que ce soit loin d’être un roman de suspense, j’étais maintenue en haleine tout au long de ma lecture. Le bleu de la nuit et son histoire m’intriguaient inexplicablement. En terminant la dernière page, j’ai réalisé qu’en fait, j’attendais des réponses. Joan Didion pose tellement de questions dans son livre, qu’on a l’espoir qu’elle y réponde jusqu’à la toute fin du roman. Cependant, elle n’en fait rien. Mais en fait, qui peut répondre à ces questions? Qu’est-ce que la perte? Comment y …

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Faire partie du monde… et le transformer pour mieux l’habiter

«Les théories écoféministes sont empreintes d’éléments philosophiques stimulants, offrant des lectures nouvelles de situations actuelles et historiques. L’expérience des premières lectures est à la fois rassurante et déstabilisante. […] Tant de complexité et d’échos forts à la fois. […] Comprendre. Comprendre au point de le sentir dans son corps. Douter, mais douter avec la ferme impression que ce doute même est un processus de solidarisation.» Ces mots de Maude Prud’homme décrivent assez justement mon expérience de lecture de l’ouvrage collectif Faire partie du monde, réflexions écoféministes, paru aux Éditions du remue-ménage. Dans le texte «Notes sur la négociation du réel», la militante réfléchit, à partir d’expériences personnelles, à la manière dont se manifestent les théories écoféministes dans le concret des luttes environnementales et les obstacles rencontrés par les militantes féministes dans les groupes écologistes. À la lecture de ce texte et de ceux qui l’accompagnent, j’ai oscillé entre une sorte d’exaltation face à la découverte d’analyses et de luttes qui m’étaient auparavant inconnues et la sensation d’avoir maintenant dans les bras un poids lourd à …