All posts tagged: littérature

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Puis nous nous sommes perdus de vue, histoires du grand-père que je n’ai pas eu

En mettant la main sur Puis nous nous sommes perdus de vue, j’ai tout de suite été charmée par la forme que prend ce court livre de 160 pages. Publié en 2017 aux Éditions de la Pleine Lune, ce recueil de nouvelles nous plonge dans les souvenirs de l’auteur, Donald Alarie. Cet auteur, né à Montréal, n’en est pas à son premier ouvrage, il a même reçu le prix de la création artistique du CALQ en 2006 pour l’ensemble de son œuvre. Les gens, l’âme de Montréal, le cœur du livre Dès les premières pages, nous sommes plongés dans un Montréal ouvrier, à cheval entre la tradition et le renouveau. Une époque encore exempte de technologie, de réseaux sociaux et de mondialisation. Je ne peux m’empêcher de rattacher cette époque à celle décrite maintes fois par Michel Tremblay. On y retrouve le même type d’atmosphère; nostalgique et d’une grande simplicité. Tout au long des 28 chapitres, Donald Alarie nous raconte sa vie, à travers une série de rencontres. Depuis sa plus tendre enfance, chaque chapitre se …

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Un reste de sourire en coin : L’histoire de mes dents

« Voici l’histoire de mes dents et mon traité sur les objets de collection et la valeur changeante des choses. » C’est la phrase qui coiffe le deuxième paragraphe de L’histoire de mes dents, écrit par Valeria Luiselli. Il s’agit d’un roman épisodique qui s’émiette en petits bouts d’inventé, dans un Mexique de grandes villes mais de quartiers oubliés. Le narrateur, Gustavo « Grandroute » Sanchez, se présente comme le meilleur commissaire-priseur du monde : après une carrière somme toute honorable dans une usine de jus de fruits, il a découvert les joies de la vente aux enchères et n’a plus jamais rien fait d’autre. Plus qu’un métier, c’est pour lui une façon de voir le monde et de donner un sens aux choses qui l’emplissent. Une manière, surtout, de fabriquer des histoires là où il en manque : Mais moi, j’allais réformer l’art de la vente aux enchères. Avec ma nouvelle méthode, j’allais enterrer le mot héraut dans le passé lointain de ma profession. Je n’étais pas qu’un modeste vendeur d’objets mais d’abord et avant tout un amoureux et …

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Les fileuses conseillent des lectures québécoises pour le mois de décembre du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Comme vous l’avez sûrement constaté, les fileuses adorent la littérature québécoise. C’est pour cela que vous pouvez découvrir près de 250 articles sur la littérature québécoise! À la suite, du défi #jelisunlivrequebecoisparmois, je lis de plus en plus de livres québécois. Je peux maintenant dire que j’ai mes maisons d’éditions chouchous. C’est une littérature variée et remplie de richesse. Pour le mois de décembre, les fileuses vous conseillent : Je vous conseille Toutes celles que j’étais d’Abla Farhoud, parce que cette auteure reste encore pour moi un coup de coeur. Anne-Mary Shink vous conseille du Kim Thuy! : Toujours! Marion Gingras conseille Les désordres amoureux de Marie Demers! Marianne C. Cossette conseille Si ce n’est pas déjà lu : Le Poids de la Neige, Christian Guay-Poliquin! Kym Rousseau conseille Calamine de Mélanie Jannard Martine conseille Moi aussi je voulais l’emporter de Julie Delporte. Nathalie Sk conseille Ce qui restera, de Catherine Mavrikakis Karine Ruest-p conseille Manikanetish, Noami Fontaine Audrey Desrosiers conseille Baie déception. Julie Hétu. Alors, quelle sera votre lecture ?

Ode à ces livres qui prennent la poussière

C’est en cherchant un sujet pour mon prochain article – je n’avais pas fini le livre sur lequel je voulais écrire- que je me suis penchée sur tous ces livres non-lus dans ma bibliothèque. Peut-être que, si je leur avais accordé plus de temps, que j’en avais lu quelques uns de plus, je ne serais pas éperdument à la recherche d’un sujet d’article, dernière minute, pour prendre la place de ce livre qui ne m’allume pas. Je me suis mise à réfléchir à tous ces livres qui prennent la poussière dans mes étagères, qui prendront de l’âge avant même que j’aie le temps de les ouvrir, à quoi bon les conserver? Vais-je vraiment les lire un jour? Pourraient-ils trouver une meilleure maison chez d’autres lecteurs.trices?  Est-ce simplement une question d’esthétique? Pour donner l’impression d’en avoir plus? Laissez-moi vous dire que j’avais du temps devant moi pour me mettre à sur-analyser tout ça.  C’est aussi  parce que j’aime bien réfléchir au livre en tant qu’objet et à son importance et sa présence matérielle que je me suis arrêtée à ces questions. Ce …

Ce qu’on a lu comme essai pendant le mois de novembre #Jelisunlivrequébécoisparmois

Je lis rarement des essais. Le défi de novembre était donc parfait pour me donner l’occasion d’en lire. C’est justement ce que j’apprécie le plus du défi #jelisunlivrequebecoisparmois, découvrir et sortir de ma zone de confort. J’espère que vous en avez fait de même cette année ! Ce que les fileuses ont lu : Je devais livre Tenir tête de Gabriel Nadeau-Dubois, lequel dort dans ma bibliothèque depuis bien longtemps, mais l’envie n’y était plus. C’est alors que je suis tombée sur Sorcières, sages-femmes et infirmières : une histoire des femmes et de la médecine des éditions Remue-ménage. Lui aussi ça faisait quelques temps que je l’avais dans ma bibliothèque. L’envie d’en découvrir plus sur l’histoire des femmes (et des sorcières) m’était beaucoup plus intéressante. Je peux vous dire que ce fut une courte lecture sur l’histoire des femmes dans le monde occidental. Ce fut très enrichissant comme lecture, c’est un livre très court et j’en aurais pris encore. Je serais curieuse de voir la perception au niveau de l’orient. À poursuivre … La lecture …

La milléclat dorée : une histoire de persévérance

Je suis une grande amoureuse du travail et des choix  des Éditions de La Pastèque : je crois n’avoir jamais été déçue de mes lectures. J’ai cru remarquer que La Pastèque rejoint de plus en plus un public plus jeune et cela m’enchante énormément puisque je travaille dans les écoles primaires. Je me fais un vrai plaisir à me procurer leur dernière trouvaille. Plongé dans l’univers de La milléclat dorée, voilà que je fais la rencontre de Renard, qui est un grand amoureux de la nature, et tout particulièrement des plantes. Tout comme moi, il en fait la collection et son salon en est rempli. C’est lorsqu’il feuillette un vieux livre de botanique qu’il découvre une page sans image de plante. Le mystère commence : il faut qu’il découvre où se trouve la milléclat dorée, une plante très rare qui ne pousse que dans les montagnes. Renard doit absolument la trouver et l’ajouter à sa collection! Comme tout bon aventurier, il prépare son kit de survie : une carte, un casse-croûte, un imperméable jaune, etc. …

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Mes découvertes théâtrales à l’université (partie 2)

Cet article se veut la suite de mon premier article sur mes découvertes théâtrales à l’université. Heureusement, dans les dernières semaines, j’ai beaucoup lu et j’ai fait des découvertes encore plus fraîches. Étant inscrite dans un cours de dramaturgie québécoise cette session, j’ai pu découvrir un classique des classiques qui est automatiquement devenu un coup de cœur, ainsi que quelques nouveautés. Ce que j’aime particulièrement de l’école, c’est justement les découvertes inattendues que l’ont fait en tant qu’étudiant.e. Les professeur.e.s nous incitent à sortir de notre zone de confort et, ainsi, nous pouvons nous créer une bonne connaissance générale de divers types de littérature. Comme dans mon précédent article, j’ose insister sur la nécessité d’un corpus d’œuvres diversifiées autant au niveau des sexes que des cultures. J’aimerais bien découvrir la dramaturgie d’Afrique ou d’Asie par exemple. Voici donc trois de mes coups de cœur les plus récents. Macbett d’Ionesco Macbett est une satire de la pièce originale de Shakespeare, Macbeth, écrite en 1972. L’histoire relatée par Ionesco reprend celle de Shakespeare, soit l’histoire de Macbeth, …

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La nostalgie de mes années de primaire passées à lire

Quand j’étais jeune, ma mère nous amenait, ma sœur et moi, à la bibliothèque une fois aux deux ou trois semaines. Après le souper, on décrochait les listes du babillard de la cuisine, on vérifiait qu’on n’avait oublié aucun livre caché sous notre oreiller ou perdu dans notre bordel de chambre, on remplissait de grands sacs nos acquisitions rendues à échéance, puis on embarquait toutes dans la voiture. C’était un immense bonheur pour moi de m’y rendre. Il y avait quelque chose d’extraordinaire dans le potentiel offert par la soirée, par tout ce que je savais que j’allais rapporter à la maison de beau et de nouveau. Ma passion pour la lecture n’était pas jeune : je dévorais les livres depuis ma petite enfance. Mais pendant les années de mon primaire, une sortie à la bibliothèque signifiait pour moi le plaisir, l’excitation, le savoir, la liberté. Et arrivée là-bas, j’accrochais mon manteau dans le mini vestiaire à l’entrée et je m’élançais – littéralement– dans la bibliothèque. Le sentiment qui m’habitait, et dont je me souviens …

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Très intime – Jardins secrets exposés

Québécoise vivant à Paris, Ina Mihalache, connue pour sa chaîne YouTube Solange te parle, s’est fait connaître entre autres avec sa vidéo expliquant aux Français certains termes québécois. Sa chaîne compte à présent plus de 200 000 abonnés et traite de plusieurs sujets, allant de la sexualité à des anecdotes sur son chien, en passant par de la poésie. Elle a également créé la série radio Solange pénètre ta vie intime, diffusée sur la chaîne française Mouv’, regroupant divers témoignages de femmes concernant leur sexualité et tout ce qui touche l’intimité. Très intime fut publié aux Éditions Payot en 2017. Cette œuvre de 285 pages aborde principalement la vie intime et sexuelle de diverses femmes. Il s’agit de la plus récente publication de Solange. Très intime Il faut d’abord souligner que le livre est en fait basé sur les témoignages reçus pour Solange pénètre ta vie intime, l’émission de radio. Avec sa couverture d’un vert vibrant et son dessin quelque peu explicite flanqué juste au-dessus du titre, il est difficile de passer à côté. Je n’avais encore …

Artistes minoritaires : Faut-il ajuster ses exigences?

Lorsqu’on analyse des textes, on peut appliquer le concept de « la mort de l’auteur ». Il s’agit d’un courant qui a proposé une lecture des œuvres laissant place à la virtuosité technique sans prendre en compte l’identité, la réputation ou l’intention des artistes. Jusqu’à présent, quand j’ai accès aux écrits d’autres femmes trans, il m’est impossible d’ignorer dans mon expérience de lectrice le fait que je suis en dialogue avec une voix rare, vulnérable au sein du milieu de la publication. D’une certaine façon, cette prise de conscience teinte ma relation avec le texte : plutôt que d’être à l’écoute de mes déceptions lors d’accident de lecture, je cherche la voix singulière qui dort au milieu des pages. Je reconnais la prouesse technique quand elle est présente, mais mon enthousiasme me permet d’être plus réceptive à un exercice expérimental, plus embryonnaire. Mais est-ce que c’est rendre service à ses comparses du milieu artistique que de les considérer comme dans une catégorie à part? Est-ce qu’il y a un risque de les priver des bénéfices d’une réception critique …