All posts tagged: Littérature jeunesse

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Souffler dans la cassette : Ode à la jeunesse

Premier roman de Jonathan Bécotte, Souffler dans la cassette est un roman poétique imprégné de magie. Cette ode à l’amitié et à la jeunesse nous transporte au temps de l’enfance où le simple fait de passer du temps avec son meilleur ami est l’unique plaisir de la vie. C’est l’histoire d’une amitié fusionnelle entre deux jeunes garçons qui insuffle en nous une nostalgie, celle de l’apprentissage de la vie, de l’apprentissage de ces sentiments qui sont si près de l’amour que le monde s’arrête. On les découvre lors des dernières semaines de classe : J’ai retrouvé un vieux coin-coin                                                                    Qu’on avait fait en catéchèse.                                                                          J’avais mémorisé quelle combinaison …

Ada, l’attachante petite râleuse

«Je déteste le ballet.» «Je déteste les samedis.» «J’ai mal au cœur en voiture.» «Les arabesques, c’est grotesque.» Ada est une petite fille grincheuse, surtout le samedi, parce que c’est le jour de son cours de ballet… et elle DÉTESTE LE BALLET ! Alors qu’elle tente de reproduire une pirouette demandée par sa professeure de danse, elle dévale malencontreusement, tchah, tchah, BOOM, clang, PFOUF (!) jusqu’à l’extérieur de la salle pour finalement heurter un homme qui lui semble porter un drôle de pyjama. L’homme en question, épaté par ses pirouettes spectaculaires, lui demande de venir en faire la démonstration dans son cours. Les enfants présents sont impressionnés par ses prouesses car il faut bien l’avouer, c’est du grand karaté! Et voilà qu’un sourire se dessine enfin sur le visage de l’attachante petite râleuse… Publié aux Éditions La Pastèque, cet album d’Élise Gravel fait tomber les barrières des stéréotypes de genre. Loin de l’image de la petite fille douce et calme, Ada est boudeuse, râleuse et explosive! L’histoire démontre aux enfants l’importance de faire ce que l’on …

Relire la série « Le Roman de Sara » d’Anique Poitras à 28 ans #jelisunlivrequébécoisparmois

Je ne sais pas pour vous, mais lorsqu’un auteur me marque particulièrement, c’est comme s’il faisait partie intégrante de ma famille. Le tout est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un auteur qui m’a marquée pendant ma jeunesse, car on dirait que les récits que nous lisons lors de notre âge formateur nous marquent au fer rouge. C’était le cas d’Anique Poitras et de sa sublime série « Le Roman de Sara ». C’est probablement pourquoi j’étais si troublée d’apprendre sa mort en décembre dernier. J’étais secouée, et, pour faire mon deuil, j’ai décidé de relire sa trilogie qui avait marqué ma préadolescence : La Lumière blanche, La Deuxième Vie et La Chambre D’éden. 

Les Moomins : un coup de foudre finlandais

Une des émissions pour enfants à avoir le plus marqué mon imaginaire fut les Moomins. Quand j’étais petite, je n’étais pas tellement une enfant qui aimait être vissée devant la télévision : je préférais de loin regarder des livres ou jouer à des jeux de rôles avec mes amis et ma famille. J’avais une imagination plutôt débordante (pour le meilleur et pour le pire) et un sérieux presque adulte dans mes mises en scène. Cette famille d’hippopotames blancs finlandais et leurs amis m’ont séduite par leur singularité, et par le fait que les morales qui résonnaient dans leurs histoires n’infantilisaient jamais le public. Là où la majorité des séries pour enfants misaient sur le grotesque, les Moomins, eux, misaient sur la philosophie.

La nostalgie des séries

Lorsque j’avais le plaisir d’être une enfant, j’avais développé un intérêt grandissant pour la lecture de séries. J’adorais le sentiment de pouvoir débuter et terminer un livre sans que l’histoire, elle, ne soit arrivée à terme. Je ne voulais pas voir la fin. Ou du moins, je tenais à prendre mon temps. Vous savez, cette chose que vous avez en quantité phénoménale lorsque vous êtes jeunes. La jeune lectrice que j’étais suivait une règle bien rigoureuse, celle de ne jamais fermer un livre avant de l’avoir terminé. Même si je le détestais, je me devais de le finir. J’aurais dû rencontrer Pennac plus tôt dans mon existence, mais la vie en a voulu autrement. Je respectais la littérature à ce point que je ne voulais pas la froisser. Pas question que je laisse des orphelins derrière, des abandonnés, des délaissés, des oubliés. Bref, j’avais le cœur d’une enfant fragile et amoureuse d’un monde, le plus beau, celui des livres. À l’époque, j’avais passé à travers les divers tomes de Harry Potter, ceux d’Amos d’Aragon et …

Harry Potter et l’enfant maudit : De petites attentes et de grandes déceptions

La sortie d’un livre de la série Harry Potter fait partie de mes plus beaux souvenirs d’enfance. Je passais absolument toutes mes vacances de Noël emmitouflée sous les couvertures en compagnie de mon trio d’humains fictifs favori. Je sais pertinemment que plusieurs personnes de ma génération ont été exactement dans la même position, c’est-à-dire dans l’attente interminable de la suite des aventures à Poudlard. Or, apparemment toute bonne chose à une fin et un jour le septième livre est apparu. Pour être franche, j’étais tout à fait satisfaite de la série de A à Z. Dans ce cas, pourquoi vouloir aller remettre du glaçage sur un gâteau où se trouve déjà la cerise? Les Potterheads comme moi auront déjà compris que je fais allusion à la pièce de théâtre Harry Potter et l’enfant maudit qui a été publiée en français il y a quelques semaines. D’abord présentée sur scène à Londres, le texte de la pièce a été publié le 31 juillet 2016 (certains auront compris l’importance de cette date) dans sa version originale en …

Des héroïnes inspirantes (suite)

Pour faire suite à un article écrit par Gloria en janvier dernier et pour relancer la discussion et le ressassement de souvenirs de jeunesse, j’ai décidé de vous présenter ici d’autres héroïnes littéraires qui nous inspirent. Fanie propose Harriet l’espionne. Paru en 1964, ce roman, écrit et illustré par Louise Fitzhugh, présente une jeune fille de onze ans qui vit dans l’Upper-East-End de New York et veut devenir écrivaine. Une fille de routine qui refuse de manger autre chose que des sandwichs aux tomates, Harriet espionne ses amis et camarades de classe, prenant soigneusement des notes dans son carnet chéri. Têtue, imaginative et honnête, Harriet est un modèle de persévérance quand tout semble aller mal. Martine propose Matilda et Fifi Brindacier, sur lesquelles elle a d’ailleurs déjà consacré un article chacune. Héroïne du roman éponyme paru en 1988, Matilda est une petite fille douée d’une intelligence hors pair qui adore jouer des tours et lire des livres. Parents peu présents et directrice d’école tyrannique n’arrêtent pas l’enthousiasme et les pouvoirs de télékinésie de cette petite fille, qui …

L’école du style : une image plus saine du milieu de la mode

Les changements corporels associés à la puberté, additionnés à des images véhiculées dans les médias, mènent redoutablement plusieurs adolescentes à ressentir une insatisfaction à l’égard de leurs corps et à avoir une piètre estime d’elles-mêmes. C’est pourquoi j’ai eu envie de vous présenter le nouveau roman de Dïana Bélice, L’école du style 1. Glamour, projecteurs et histoires de cœur, qui ouvre une porte vers la diversité corporelle en proposant une histoire qui présente une image plus saine du milieu de la mode. Résumé La vie d’Olivia prend un virage inattendu lorsque la propriétaire d’une agence de mannequinat misant sur la beauté naturelle la recrute alors qu’elle fait des courses avec sa mère. Si à 14 ans, elle n’avait jamais pensé à faire carrière sous les projecteurs, le fait qu’un travail la mène à voyager l’interpelle beaucoup, elle qui rêve de découvrir le monde. En moins de temps qu’il lui en faut pour réaliser ce qui lui arrive, elle atterrit à Londres pour son premier défilé. Cette nouvelle aventure lui permet de nouer de belles amitiés… …

Découvrir Élise Gravel, un rire à la fois

Je me suis replongée dans les ouvrages d’Élise Gravel ce matin. J’ai commencé par les aventures du professeur Zouf, que l’auteure jeunesse a créé en collaboration avec l’illustratrice Iris. Je me suis rapidement étouffée de rire en parcourant les pages courtes et dynamiques de ces petits livres-conseils qui expliquent tout ce qu’il y a à savoir sur une multitude de sujets. Que ce soit pour savoir comment devenir un expert de la politesse, comment garder la forme ou comment trouver l’amour, le professeur Zouf est là! Rapidement, ma famille entière est venue observer ce qui me faisait rire autant. Nous étions là, quatre adultes, quatre grands enfants à nous tordre de rire devant les façons de faire peu orthodoxes du professeur Zouf. Puis, je me suis lancée dans l’album du Docteur Proutnik, un praticien aux connaissances infinies. Il le faut bien lorsque l’on doit guérir les gens de toute la galaxie! Encore une fois, les éclats de rire se sont enchainés au rythme des pages qui se tournaient, au fur et à mesure que les …