Mois : janvier 2019

le fil rouge; le fil rouge lit; bibliothérapie; lecture; livres; les livres qui font du bien; Françoise en dernier; Daniel Grenier; Le quartanier; littérature québécoise; aventure; Amérique; adolescence; femmes

Françoise en dernier : l’adolescence en toute liberté

Trois ans après la parution de L’année la plus longue, Daniel Grenier nous conduit à nouveau sur les routes sans fin de l’Amérique avec son ultime roman Françoise en dernier. Cette nouvelle épopée au coeur du territoire américain met en scène Françoise, une adolescente de 17 ans en quête de liberté. Françoise vit une adolescence québécoise plutôt typique de la fin des années 1990 jusqu’au jour où elle trouve dans un salon de coiffure une édition de 1963 du magazine Life qui lui apprend l’histoire d’Helen Klaben. En février 1963, Helen Klaben a 21 ans et survit à un périple de 49 jours dans les forêts du Yukon suite à un écrasement d’avion piloté par Ralph Flores. En prenant connaissance de cet événement, Françoise devient fascinée par Helen Klaben et décide de partir à sa rencontre. Partir à l’aventure  Si vous êtes comme moi, l’envie de partir sur un nowhere vous est probablement déjà passée par la tête dans votre vie, sans toutefois que vous osiez concrétiser cette pensée. Françoise, elle, réalise ce fantasme. On vit donc un …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, livres qui font du bien, littérature québécoise, Nos héroïnes, Anaïs Barbeau-Lavalette, Mathilde Cinq-Mars, éditions Marchand de feuilles, femmes québécoises, histoire québécoise, femmes d'exception,

Nos héroïnes : découvrir des femmes d’exception

Ce livre, je l’attendais avec impatience. J’ai déjà exprimé mon amour pour le travail de Mathilde Cinq-Mars et je réitère que j’admire énormément son travail. J’étais donc vendue d’avance au niveau visuel. Puis, je suis tombée sous le charme des mots d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de la lire (shame on me) et je n’ai pas été déçue. L’œuvre Mais commençons par le début. Il est ici question du magnifique livre Nos héroïnes, écrit par Anaïs Barbeau-Lavalette et illustré par Mathilde Cinq-Mars. Le livre met en lumière le portrait de 40 femmes d’ici, des Québécoises d’exception. Parfois, leurs noms nous sont familiers et souvent, on ne les connaît pas (pas encore). Chacun des portraits contient une page qui résume les points importants de la vie de l’héroïne et est accompagné d’une magnifique illustration. Les femmes présentées sont des pionnières de notre histoire, de la fin du 16e siècle jusqu’à aujourd’hui. Les créatrices de Nos héroïnes nous présentent leurs coups de cœur, choisis avec amour. Évidemment, ce ne sont que quelques héroïnes triées …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, Notre château, Emmanuel Régniez, Le tripode, littérature étrangère, roman d'épouvante, histoire d'horreur, maison hantée, histoire de fantômes

Les obsessions dans Notre château

L’horreur est une manière parmi d’autres de réagir aux pressions et aux exigences du quotidien. L’horreur permet de s’évader de nos vies ordinaires vers des mondes inattendus où on se laisse surprendre par la peur. Voilà pourquoi j’ai voulu consacrer un article à un roman d’épouvante. Également, pour conjuguer l’utile à l’agréable, je suis allée piger dans la maison d’édition Le Tripode, dans laquelle je n’avais jamais puisé et dont les couvertures et les titres sont tous plus charmants les uns que les autres. Un quotidien imperturbable Emmanuel Régniez nous donne à lire un roman d’un peu plus de cent pages, tout en paradoxe : une forme très allégée, plusieurs petits chapitres séparés en trois parties, mais un fond lourd, une histoire très sombre. En effet, Octave, le personnage principal, narre sa propre vie imperturbable et non perturbée depuis que sa sœur et lui vivent dans une somptueuse demeure qu’ils appellent « Notre château ». Ce château occupe presque la moitié de l’histoire à lui seul, et les descriptions que le personnage principal nous en fait sont …

Bibliothérapie, chez le fil rouge, editions les malins, Elisabetta Gnone, Fairy Oak, Fantastique, Le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, les livres qui font du bien, littérature, Littérature étrangère, Littérature jeunesse, livres, W.I.T.C.H.

L’univers magique de Fairy Oak

On a tous une part de magie en nous. Enfant, j’aimais m’imaginer que nous étions entourés de petites fées, d’elfes protecteurs et d’autres farfadets invisibles à l’oeil nu, mais pourtant bien présents. Aujourd’hui, je replonge dans ces croyances lointaines avec mes enfants, à travers la lecture de récits fantastiques comme celui de Fairy Oak, d’Elisabetta Gnone. Retrouver la magie Ce livre, il est arrivé justement «comme par magie» un jour où l’on farfouillait à travers les rayonnages de la bibliothèque à la recherche de quelque chose de différent. Une lecture de jeunesse qui ne serait pas à l’image de tous ces maudits dessins animés que l’on voit sur les écrans, hyper-énervés, hyper-colorés, hyper-stimulants, hyper-chargés… Oh! comme ces livres sont trop chargés en informations! Ils laissent si peu de place au silence, ce silence nécessaire à l’imagination. Je cherchais de l’authenticité, un beau récit de qualité, propice au rêve et qui me ramène à ma propre enfance. En fait, ce livre, je le cherchais davantage pour moi que pour ma fille, il faut l’avouer. J’avais besoin …

Monstres et fantômes, Collectif, Québec Amérique, La Shop, Recueil de nouvelles, nouvelles, Le fil rouge, Le fil rouge lit, lecture, littérature québécoise,

Quand les femmes racontent leurs monstres et leurs fantômes

On le sait, les auteurs et les autrices du Québec ne sont pas particulièrement reconnus pour la littérature d’horreur. Je suis persuadée qu’un seul nom vous vient en tête dès que vous entendez « littérature d’horreur au Québec », et vous avez raison de penser cela. Patrick Senécal (c’était lui, n’est-ce pas?) a pratiquement l’entièreté de la tribune accordée à ce genre dans notre belle province. En ce sens, nous pourrions donc en conclure que l’une des seules visions (je fais quand même la part des choses) de ce qu’est la littérature de ce genre au Québec est celle décrite par un homme blanc d’une cinquantaine d’années. Nous sommes d’accord? Bon, le problème, ce n’est pas Senécal. J’ai lu la majorité de son oeuvre et je l’ai appréciée plus souvent que le contraire. En réalité, la problématique réside dans le fait que nous ne connaissons pratiquement que cette avenue. Qu’en est-il du regard des femmes? De celles qui sont un peu plus jeunes? Qu’est-ce que l’horreur, le suspense et l’effroi sous une plume québécoise qui …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, lecture, livres, livres qui font du bien, Éditions L'Interligne, L'odeur du gruau, Alexis Rodrigue-Lafleur, amitié, deuil, amour, littérature canadienne, littérature franco-ontarienne

L’odeur du gruau : le réconfort de l’amitié

Mon automne a été parsemé de courtes lectures, pour la plupart, des recueils de poésie, alors que j’étais pratiquement submergée par les lectures et les travaux universitaires. Avec la fin de la session est venue l’envie de me plonger dans un roman, d’accorder du temps à une histoire, à des personnages pour les apprivoiser, les connaître et m’y attacher. Cette envie s’est accompagnée de la découverte de la maison d’édition franco-ontarienne L’Interligne et d’un nouvel auteur, Alexis Rodrigue-Lafleur. C’est le nom de son premier roman, L’odeur du gruau, mais surtout la proposition qui m’a attirée vers ce livre : une bande d’amis dont l’amitié, croquée à trois époques de leur vie, nous est racontée. L’amitié : témoin fidèle du quotidien Des liens qui semblent solidement tissés se resserrent et se dénouent dans ce court livre d’à peine 250 pages. On y rencontre Judith, barista dans un petit café; Béatrice et Frédéric, ses collègues; Carl et Léa, ses colocs, ainsi que Paul, un charmant client, aussi coloc de Frédéric. Les chapitres du livre nous proposent de brèves incursions …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, héros d'humanité, jean-marie pelt, flammarion, biographies, droits de l'homme, droits humains, écologie, littérature étrangère

Combattre pour les droits de l’homme et l’écologie

Cela faisait un bout de temps que j’avais lu une bonne biographie, donc j’errais dans cette section à la bibliothèque lorsque je suis tombée sur ce livre. Mon oeil a d’abord été attiré par les couleurs, puis par le titre. Héros d’humanité, c’est accrocheur. C’est accrocheur, car c’est différent. Les héros que nous connaissons habituellement sont des héros à l’intérieur de combats ou de quêtes contre des vilains, mais dans ce livre de Jean-Marie Pelt, les héros sont tout autre. Ils avaient tous des idéaux bien au-delà des conquêtes territoriales, car ils se sont tous battus pour défendre leurs valeurs. De ce fait, ils ont changé, à leur façon, le sort de l’humanité. Droits de l’homme et écologie Ce livre est d’abord séparé en deux parties. La première est réservée aux personnes ayant travaillé pour améliorer les droits des humains et la deuxième traite d’hommes et de femmes ayant fait de l’écologie leur priorité. Chacune des parties est ensuite séparée en courts chapitres, et chaque chapitre présente une personnalité importante. Cette oeuvre est entièrement dédiée …

Un livre québécois par mois : Janvier : La Peuplade

En janvier, on lit un livre de la maison d’édition La Peuplade! La Peuplade fut fondée en 2006 par Mylène Bouchard et Simon Philippe Turcot. Elle édite des romans, des recueils ainsi que de la poésie. Les thèmes abordés par les auteurs et autrices de la maison d’édition concernent souvent le territoire. Aujourd’hui, la Peuplade publie en France, ce qui permet à nos merveilleux créateurs et créatrices d’histoires de traverser un océan. Pourquoi avoir choisi La Peuplade? Et bien, je vous avoue avoir rarement été déçue par les choix de leurs œuvres. Je me suis souvent plus dirigée vers les romans ou les recueils et j’ai souvent été charmée par mes lectures. Voici quelques suggestions de lectures : Fair-play; Tove Jansson (ma lecture) Le poids de la neige; Christian Guay-Poliquin (le coup de cœur de plusieurs fileuses) Homo Sapienne; Niviaq Korneliussen (une lecture sur le bouleversement identitaire et sur la réalité du Nord) Je ne sais pas penser ma mort; Marisol Drouin Brasser le varech; Noémie Pomerleau-Cloutier (parcours d’une fille estuaire) De bois debout; Jean-François Caron Un long …

En 2019, je lis un livre québécois par mois

Le début de l’année est toujours une période de résolutions et de bonnes volontés! Voici justement les résolutions littéraires des fileuses du Fil rouge! L’une de mes résolutions est de lire PLUS de livres québécois. Ça tombe bien, le Fil rouge a justement le défi de lire UN  livre québécois (ou plus) par mois. Je vous partage également mes autres défis littéraires de l’année dernière que j’avais notés dans un cahier. Je les continue cette année encore, j’essaie même de m’en créer de nouveaux. Le défi Je lis un livre québécois par mois existe depuis 2015. Il y a près de 1 200 membres sur le groupe Facebook du défi. Les membres peuvent partager leurs lectures, leurs opinions et même nous aider à trouver des livres suite à la thématique. Nous avons la tradition de donner une thématique ou un genre par mois. Cette année, nous voulons faire un peu différent : une maison d’édition par mois. Ce que j’aime de ce changement, c’est qu’une même maison d’édition peut vous permettre de lire soit de la poésie ou un …

Anatole qui ne séchait jamais : l’album jeunesse qui séchera des larmes

Régine regarde son petit frère Anatole pleurer, pleurer et pleurer, sans jamais s’arrêter. Elle n’en peut plus de le voir souffrir ainsi. Elle décide donc d’essayer de comprendre la raison derrière cette pluie de larmes. Avec beaucoup de bienveillance, cette petite fille ouvrira son cœur à Anatole et avec l’aide de leur père, Anatole retrouvera le sourire.  Premier roman jeunesse de Stéphanie Boulay, que nous avions connu en littérature grâce à ce très beau À l’abri des hommes et des choses, Anatole qui ne séchait jamais est illustré par la talentueuse Agathe Bray-Bourret. C’est une œuvre exceptionnellement importante en littérature jeunesse au Québec et je me réjouis énormément de cette publication. Elle brise des stéréotypes qui persistent et ouvre la porte à de belles et nécessaires discussions avec les enfants. C’est avec son langage coloré, ses images évocatrices et sa grande douceur que Stéphanie Boulay prend la plume pour nous raconter cette histoire familiale qui porte sur les questionnements identitaires. On craque pour sa façon bien singulière de raconter des émotions d’enfants et de se …