All posts tagged: Amour

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Ces liens qui nous séparent: le dernier roman jeunesse de l’auteure de la série à succès Quatre filles et un jean

Il y a déjà plusieurs années, j’ai passionnément lu la série Quatre filles et un jean (incluant l’émouvant Quatre filles et un jean pour toujours), mais je n’ai pas suivi la carrière d’Ann Brashares par la suite. En voyant une annonce de la parution de Ces liens qui nous séparent, j’ai eu envie de retrouver l’univers de cette auteure qui m’avait autrefois captivée par le biais des attachantes Lena, Carmen, Bridget et Tibby. Mise en contexte Ray et Sasha ont 17 ans, ils ont trois sœurs et partagent la même chambre; pourtant, ils ne se connaissent pas. Autrefois, Robert et Lila furent mariés, donnant naissance à Emma, Quinn et Mattie. Après leur divorce Robert a eu une fille avec Evie (Sasha) et Lila a eu un garçon avec Adam (Ray). Les deux familles se partagent la vieille maison familiale de Long Island, à tour de rôle, faisant bien attention de ne jamais se croiser. (Ne vous inquiétez pas si vous ne savez déjà plus qui est le père ou la mère de qui, il y …

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Une auteure et son œuvre : Sophie Bienvenu

Sophie Bienvenu est une écrivaine franco-québécoise, d’origine belge et française. Elle s’installe au Québec en 2001, après avoir fait ses études à Paris. Aujourd’hui, elle s’identifie presque davantage à son pays d’adoption qu’à la France, car les Québécois lui semblent plus proches de sa culture belge. Elle œuvre dans les milieux du web, du journalisme et de la communication, mais écrire des romans demeure sa passion la plus puissante. Une passion qui se sent à travers ses mots, et qui est particulièrement contagieuse. Lucie le chien (2006)  Cette première publication de Sophie Bienvenu rassemble les meilleurs billets de son blogue du même nom. Plutôt court, écrit dans un style léger et facile à lire, ce petit livre est parfait pour les lectures à temps perdu; en attendant l’autobus, par exemple. Il annonce également un thème que l’on retrouvera souvent au cœur des œuvres de l’auteure : les chiens. Étant elle-même une grande amoureuse des animaux, Sophie Bienvenu trouve important de parler de ces bêtes souvent mal-aimées, particulièrement dans notre province. Et il ne faut pas se …

Bibliothérapie pour coeur en miettes : les choix des fileuses

On a tous déjà eu le coeur brisé (et si non, tant mieux !) C’est jamais facile, même si on en ressort toujours plus fort. Pour mettre un petit baume sur un coeur brisé, il y a toujours la littérature, les livres et leurs mots qui savent ce qu’on ressent sans qu’on le sache parfois nous-même. Ils deviennent un refuge où tout est possible et dans lequel une phrase peut nous happer et nous faire comprendre, nous aider à faire face ou bien simplement nous faire du bien. Nous avons donc demandé aux fileuses quels étaient, selon elles, les livres à lire lors d’une rupture. Marie-Charlotte conseille : Tous les livres de Steve Gagnon (Montagne rouge (sang)), Maxime Olivier Moutier (Marie-Hélène au mois de mars) et Matthieu Simard (La tendresse attendra)   Amélie conseille :  Journal de Julie Delporte, je pense que c’est d’une belle douceur pour les cœurs amochés. Marie-Lou conseille : je pense à Lori Lansens (Un si joli visage). À mon souvenir, le conjoint du personnage principal disparait sans laisser de trace. Dépendante, elle commence …

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Bonjour Tristesse, un roman résolument moderne

Si vous ne connaissez pas Françoise Sagan, quelques recherches à son sujet vous feront probablement tomber amoureux.ses de cette femme écrivaine qui connut le succès très tôt. C’est qu’elle vivait à 100 à l’heure, Françoise… métaphoriquement et littéralement (c’était une grande fan d’automobiles et de vitesse). C’est avec son premier livre, Bonjour Tristesse, qu’elle connut en 1954 le succès à l’âge de dix-huit ans. Ce roman, dont le titre est inspiré d’un poème de Paul Éluard, eût un succès fulgurant en librairie, et Sagan gagna le surnom de « charmant petit monstre » de la littérature. Synopsis Cécile, son père Raymond et Elsa, l’amante de celui-ci, comptent bien profiter de leurs quelques semaines dans une villa en bord de mer pour faire la fête, paresser et courir les événements mondains. L’arrivée d’Anne, une femme pleine d’esprit et stricte qui apprécie les choses de bon goût et la culture, vient rompre la dynamique du joyeux trio. D’abord, c’est la fin de l’oisiveté pour Cécile, qui doit faire face à son échec scolaire et doit se mettre …

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Ils dansaient sur Nina Simone

Petit cadeau, grande surprise Nous étions en train de bouquiner, j’étais à quelques jours seulement de mon retour au pays. Un de ces fameux moments où je sais très bien que je retrouverai sous peu ma pal (pile à lire) et qu’on n’alourdit pas ses valises davantage surtout quand il faut les remplir de bières et de chocolats belges! C’est mon meilleur ami qui me l’a tendu : « C’est pour toi, il faut absolument que tu lises ça et je ne sais pas si tu vas le trouver au Québec. » C’est ainsi que s’est glissé dans mon sac ce tout petit livre, si léger qu’il me rappelle les formats des romans Courte Échelle… Une folie fraîche et renversante nous emporte dans cette famille où l’extravagante mère vouvoie tout le monde y compris son fils, mais tutoie les étoiles, un père qui l’affuble d’un nouveau prénom quotidiennement et qui écrit des romans sans queue ni tête, un fils qui raconte des mensonges à l’envers parce que personne ne croirait la vie qu’il mène et …

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Narration, angoisse et pensées envahissantes

20Hélène Marin, la jeune fille du livre Philippe H. dans l’angle mort de Mylène Fortin, est anxieuse, dépressive et a peur de tout. Même prendre les médicaments pour soigner son trouble anxieux lui fait peur: « Pour comble, l’idée de prendre les médicaments qu’on venait de me prescrire pour lutter contre mon trouble anxieux m’effrayait à peu près autant que celle de ne pas les prendre » (p. 11). Personnalité confuse et paradoxale, Hélène a du mal à gérer son amour pour Philippe H, l’homme de ses rêves, qu’elle qualifie de parfait, mais qu’elle fuit pourtant, en Gaspésie. Entre l’ex-copine qui ressurgit et la difficulté suprême d’écrire son plan de cours d’enseignement, Hélène lutte férocement… contre elle-même. La narration du roman, entrecoupée de pensées, réflexions et discussions d’Hélène avec elle-même, à l’aide de différentes voix, avance au rythme de ce qui se passe dans sa tête. Et ça va vite! Et comme des bulles qui éclatent, comme des fermetures éclair qui bloquent, les pensées d’Hélène, qui dansent et virevoltent à une vitesse effarante, s’arrêtent parfois en rejouant …

L’amour contre tous

Eva et Ruda sont deux jeunes amoureux. Ils s’aiment passionnément et leurs parents acceptent leur amour malgré leur différence d’âge. Le seul problème est qu’ils sont amoureux à une période de l’histoire où on ne peut célébrer leur amour à sa juste valeur. Cet amour sera cependant leur plus grande force dans les épreuves qu’ils devront vivre. Eva et Ruda n’est pas un roman, mais plutôt un journal à quatre mains. Alors qu’originalement le livre est écrit en deux parties, pour sa première traduction française les éditeurs ont trouvé pertinent de changer de personnes entre chaque chapitre, ce qui me permettait de suivre leur parcours au même rythme. La première traduction française a été faite par une maison d’édition québécoise, car après la guerre Eva et Ruda sont venus habiter et terminer leurs jours à Montréal! Plus qu’une histoire d’amour Eva et Ruda se sont aimés lors de la Seconde Guerre mondiale, en fait juste avant qu’elle éclate. Je ne peux toujours pas l’expliquer, mais je reste captivée par les histoires qui se déroulent lors …

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Le deuil tardif des camélias: jeunesse désabusée

C’est le joli visuel du roman Le deuil tardif des camélias qui a attiré mon attention au premier abord. Il ne manquait plus que je prenne connaissance que l’auteur était Daniel Leblanc-Poirier, dont j’avais apprécié la plume dans son recueil de poésie Le naufrage des colibris, pour me convaincre de le lire. L’histoire Le roman nous présente la vie d’Étienne et Laurent, deux amis et colocataires partis de Gatineau Beach pour venir étudier (en théorie plus qu’en pratique) à Montréal. Par la voix d’Étienne, nous les suivons dans le désordre tumultueux de ce moment de leur vie, comme suspendu, entre l’adolescence et l’âge adulte. L’histoire tournant autour de la relation toxique que Laurent entretient avec Florence nous trace le portrait d’une génération désillusionnée, d’une bande d’amis, d’amoureux, d’ex-amoureux et d’amants. Amitié, amour, ruptures, infidélité, deuils, drogues, trahison, manipulation : à première vue, rien de jamais vu. Vous vous demandez ce qui m’a plu à lire les (més)aventures de presqu’adultes agissant comme s’il n’y avait pas de lendemain? J’y ai reconnu, en partie, ma génération, fin vingtaine-début …

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Futur Sex : les expériences et impressions d’une journaliste en quête de réponses

Alors qu’elle se retrouve célibataire à 30 ans, Emily Witt, journaliste pour la prestigieuse revue N+1 à New York, se pose des questions sur l’amour, la sexualité, le couple. La révolution sexuelle est loin, les relations amoureuses ont bien évolué, et elle décide d’enquêter, tant pour comprendre ce qu’est devenu le couple que pour mieux connaître sa propre sexualité. Elle pose ses bagages à San Francisco et dresse le portrait de nouvelles pratiques sexuelles : sites de rencontre virtuels, gigantesques festivals libertaires, castings pornographiques extrêmes, méditation orgasmique, polyamour. Emily Witt les explore tous et va jusqu’à tester elle-même certaines de ces méthodes. Elle met en scène ses doutes, ses fous rires, ses angoisses et ses coups de spleen, et questionne ce qu’est devenu le sexe dans une société ultramoderne. Divisé en 9 textes mettant en scènes différentes expériences et questionnements, Émily Witt aborde la sexualité, les rapports humains, l’esprit de communauté et certains tabous avec l’esprit ouvert, sans pour autant mettre de côté son sens critique. Alors que certaines des expériences qu’elle expérimente m’ont surprise et …

Sauf que j’ai rien dit… Le premier roman de Lily Pinsonneault = une laine réconfortante

Je venais de finir ma dernière session au bac en littérature de l’UQAM, cela devait faire des mois et des mois que je n’avais pas lu un livre par simple plaisir… Bref, mes antidépresseurs (et l’anxiété!!!) m’installaient dans un flou perpétuel et peu agréable qui me paralysait dans mes désirs de lectrice. Si je n’étudiais pas, je dormais. Bref, quand Marjorie – l’une des fondatrices du blogue – m’a offert le premier roman de Lily Pinsonneault pour en faire la critique, j’étais bien heureuse de pouvoir recommencer à lire pour le plaisir, mais aussi nerveuse à l’idée de recommencer à écrire… quelque chose (même si je commence ma maîtrise en création littéraire en septembre!). En un après-midi je refermais le livre : je venais de le terminer. En l’espace de quelques heures, j’avais lu le roman d’une seule traite. Disons que pour un premier roman, Lily Pinsonneault coupe le souffle. Voici ma (petite) critique de son roman Sauf que j’ai rien dit… Deux êtres humains qui s’effleurent à travers le temps. L’histoire (un peu classique, un peu …