All posts tagged: Amour

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Nos coeurs déconfits

Garder les yeux fermés, les mains posées sur les oreilles. Avoir le souffle court. Ne pas savoir où se diriger ni comment ouvrir la bouche pour crier. Et pourtant, avoir l’ultime certitude que la personne à nos côtés saura nous guider et aura la capacité de faire taire le bruit assourdissant des confettis. Certains nommeront ce sentiment amour, d’autres l’attribueront au destin. Mais il s’agit avant tout d’un récit d’appartenance et d’abandon, car dans le partage réside la plus grande des forces : faire face à nos peurs. Intriguée par le flot de commentaires admiratifs, je me suis lancée dans la lecture du plus récent livre de la jeune autrice irlandaise Sally Rooney, intitulé Normal People. Bien que le roman ne soit pas encore traduit en français, le travail de Sally Rooney, quant à lui, commence à faire certaines vagues au Québec. Normal People est une œuvre qui illustre bien les maux d’une génération en quête d’amour-propre et qui tente de donner du sens à une vie marquée par l’excès et la violence. Retour sur …

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L’amour est un cirque!

« Le cirque arrive sans crier gare. » – Le cirque des rêves, Erin Morgenstern Approchez, mesdames et messieurs! Le spectacle va commencer! L’univers du cirque m’a toujours attirée. Les décors, les costumes : tout y est plus grand que nature! Le cirque nous fait pénétrer dans un monde merveilleux… et laisse un peu de merveilleux entrer dans notre monde! Le spectacle crée l’illusion de la magie et du rêve, mais qu’est-ce qui se cache derrière le rideau? Il semblerait, en tout cas, qu’on y trouve de l’amour! Les histoires où se marient romance et monde de la scène sont surprenamment nombreuses. C’est comme si le spandex et les paillettes avaient la propriété magique de stimuler la fibre romantique! Hum! C’est peut-être le cas, finalement… Mais je crois plutôt que, tout comme les arts circassiens, les sentiments amoureux font appel à notre envie de croire en quelque chose de mystérieux, de fabuleux et de complètement fou! En général, je ne suis pas une grande lectrice de romance, mais la magie de ces trois romans a très …

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Une fileuse au FIL (partie 3) – À la hauteur de Grand Central Station je me suis assise et j’ai pleuré

cf«FIL» est l’acronyme du Festival international de littérature, événement d’envergure qui s’est déroulé cette année à Montréal du 20 au 29 septembre. Avec la mission de partager et de faire vivre la littérature, le FIL présente une série de soirées multidisciplinaires où elle est mise en scène, en musique et en images.  Lundi le 23 septembre, à la Cinquième Salle de la Place des arts, Magalie Lépine-Blondeau se glisse dans la peau de l’autrice ontarienne Elizabeth Smart pour nous faire découvrir À la hauteur de Grand Central Station je me suis assise et j’ai pleuré, une œuvre publiée en 1945 et traduite dans les années 1990, au Québec, par Hélène Filion. La mise en lecture du texte, dans le cadre du FIL, est de Justin Laramée. Sur scène, la comédienne est accompagnée du pianiste Laurier Rajotte, et les deux interprètes prennent place dans un décor sobre uniquement composé d’un piano à queue et d’une dizaine de lutrins éparpillés dans l’espace. Dès son entrée sur scène, Magalie Lépine-Blondeau s’élance sans attendre dans le récit passionné que fait …

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Au hasard des lectures : La pomme de Justine, et L’albatros et la mésange

Mon premier m’a fait de l’œil dans une librairie d’occasion. Il s’agissait d’un titre de la collection Titan + que je n’avais toujours pas lu, publié en 2013 : La pomme de Justine de Valérie Harvey. Je l’ai amené pour le lire en vacances. Mon deuxième est le petit dernier d’une autrice que je lis depuis mon enfance, qui m’attendait dans ma boîte aux lettres à Montréal : L’albatros et la mésange de Dominique Demers. Mon tout est la coïncidence de deux lectures subséquentes qui se ressemblent, se parlent et se répondent, dans la forme comme dans les thèmes abordés. Elles seront le sujet de mon article et je les aborderai d’une même voix. La rencontre des opposés Au début de La pomme de Justine, on rencontre cette jeune fille de 18 ans qui travaille pour l’été comme guide touristique dans un parc naturel. Pleine de vie et passionnée de plein air, elle sort toutefois d’une relation amoureuse difficile et tente de prendre la vie comme elle vient. Il y a aussi Alexandre, un jeune professeur de …

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Les vieilles chansons ne meurent jamais

Cette mélodie ambiante qui ne s’éteint jamais, qui ne vieillit pas. Celle qui, au fil des années, ne fait que forger son aura de mystère et son empreinte sur notre propre développement. Celle qui nous est transmise par nos parents, celle qui nous réconforte dans les moments chavirant, mais surtout celle qui nous rend nostalgique. Cette mélodie qu’on peut nommer intemporelle, éternelle. Elle est le fruit de l’éclat d’une génération et le mystère le mieux gardé de celle-ci. Encore à ce jour, c’est celle qui nous pousse à monter le volume plus fort, à nous rappeler notre première écoute, et à espérer, l’instant d’un refrain, d’avoir la chance de retourner dans le passé pour comprendre toute la portée d’un tel pourparler. Si le monde littéraire américain résonne aussi fort que cette nostalgie, c’est surtout grâce au succès immédiat du sixième roman de Taylor Jenkins Reid, Daisy Jones and the six. Best-seller dès sa parution, l’œuvre sera adaptée sous peu en série. Retour sur une œuvre particulière, qui s’attaque directement à ces mots qu’on n’ose jamais avouer …

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Dumas et le Comte de Monte-Cristo

J’ai toujours eu un peu peur des classiques littéraires. Comme si, en m’embarquant dans ces briques souvent vieilles de centaines d’années, je m’enlevais de précieuses minutes pour lire tout ce qui se fait de bon aujourd’hui. C’est cela, la triste réalité des amoureux des livres : il n’y aura jamais assez d’une seule vie pour tout lire. Pourtant, il y a quelques mois, incapable de résister à l’attrait d’une bonne histoire, je me suis embarquée dans la lecture d’un de ces classiques : Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas. Edmond Dantès est un jeune homme brillant à l’avenir prometteur qui doit sous peu se marier avec Mercédes, l’amour de sa vie. Le jour de ce mariage tant attendu, il se fait arrêter sous prétexte d’être un traître bonapartiste. Il se révolte, clame haut et fort son innocence, mais rien n’y fait : il est enfermé au château d’If, dans une petite cellule sombre et froide. Après plus d’une décennie de captivité, il réussit à s’échapper. Commence alors sa douce vengeance contre tous ceux qui ont, de près ou …

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Lorsque la passion littéraire devient entremetteuse en amour!

Les livres font partie de nos vies dès la plus tendre enfance. Que ce soit de doux moments passés avec nos parents avant le dodo ou des moments de lecture à l’école primaire. Au secondaire viennent les lectures obligatoires dans les cours de français. Pour certains, la passion des livres continuera de les suivre au-delà du scolaire. Ce fut mon cas! Les livres ont toujours été primordiaux pour moi : pour apprendre, pour me changer les idées, pour m’aider à progresser face à moi-même, pour connecter avec d’autres cultures, etc. Je n’aurais jamais cru, cependant, que les livres m’aideraient à trouver l’amour et à forger une belle complicité avec mon copain. Voici comment notre passion commune des livres fut entremetteuse en amour! Les premiers moments En raison de notre différence d’âge, rien ne nous prédestinait à être ensemble. Malgré cela, un premier rendez-vous fut convenu. Rapidement, lors de cette soirée, notre passion mutuelle pour les livres est ressortie et a meublé nos discussions. Il lisait depuis tout jeune, comme moi, et avait lu un large …

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Des souris et des hommes : l’œuvre intemporelle de John Steinbeck

Il y a de ces livres qui peuvent être lus et relus sans jamais perdre de leur intérêt. Des souris et des hommes de John Steinbeck en fait partie. Je l’ai récemment relu pour une troisième fois et je suis sortie de cette lecture tout autant émue que la première fois que je l’ai lu, il y a déjà dix ans de cela. En à peine plus de cent pages, l’auteur nous fait entrer dans un univers complètement différent du nôtre, qui nous rappelle cruellement que rien n’est noir ou blanc dans la vie. Dans les années 1930, deux amis d’enfance essaient tant bien que mal d’atteindre leur objectif ultime : s’acheter une petite terre et y vivre en paix entourés d’animaux. George, un homme dévoué et intelligent, et Lennie, un grand colosse atteint d’une légère déficience mentale, survivent du mieux qu’ils peuvent aux épreuves qui semblent s’accumuler sur leur chemin. C’est que Lennie, malgré toutes ses bonnes intentions et son insouciance, n’est pas conscient de sa force et finit souvent par se mettre les pieds …

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Le brasier poétique de Jean-Marc La Frenière

Le Salon du livre de Montréal a pour moi toujours été une expérience surréelle. Voir tant de gens réunis pour une industrie qui peine à subsister me remplit toujours de fierté. Cette année, fidèle à mon habitude, je me suis pitchée dans le tas et je me suis laissée guider par ce que j’appelle mon instinct littéraire – instinct qui, disons-le, m’a rarement déçue. Au tournant d’un kiosque, j’ai reconnu au loin l’esthétique de Lino, l’un de mes illustrateurs préférés. En quatrième de couverte, cette phrase : « J’apprends aux pierres le mot aimer. »  J’étais conquise. La haute gastronomie littéraire Un feu me hante de Jean-Marc La Frenière et illustré par nul autre que Lino fait partie de ces recueils qui changent une vie. Il se doit d’être lu lentement et chaque mot doit être dégusté comme on dégusterait chaque bouchée d’un mets gastronomique. Je vous laisse ici un extrait qui saura, je l’espère, vous mettre l’eau à la bouche. « Il y a trop d’hommes avec la tête en majuscule et puis le cœur …

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L’odeur du gruau : le réconfort de l’amitié

Mon automne a été parsemé de courtes lectures, pour la plupart, des recueils de poésie, alors que j’étais pratiquement submergée par les lectures et les travaux universitaires. Avec la fin de la session est venue l’envie de me plonger dans un roman, d’accorder du temps à une histoire, à des personnages pour les apprivoiser, les connaître et m’y attacher. Cette envie s’est accompagnée de la découverte de la maison d’édition franco-ontarienne L’Interligne et d’un nouvel auteur, Alexis Rodrigue-Lafleur. C’est le nom de son premier roman, L’odeur du gruau, mais surtout la proposition qui m’a attirée vers ce livre : une bande d’amis dont l’amitié, croquée à trois époques de leur vie, nous est racontée. L’amitié : témoin fidèle du quotidien Des liens qui semblent solidement tissés se resserrent et se dénouent dans ce court livre d’à peine 250 pages. On y rencontre Judith, barista dans un petit café; Béatrice et Frédéric, ses collègues; Carl et Léa, ses colocs, ainsi que Paul, un charmant client, aussi coloc de Frédéric. Les chapitres du livre nous proposent de brèves incursions …