All posts tagged: lefilrouge

personnages, protagonistes, affection fictive, personnages fictifs, Harry Potter, Le Fil Rouge lit, Le Fil Rouge, Le Fil Rouge réfléchit,

Ces personnages qu’on refuse de laisser partir

J’ai toujours été très imaginative. Les jeux de rôle ont occupé une grande partie de mon enfance. J’avais besoin de peu pour stimuler mon pouvoir créatif. Dès que j’ai su manier l’écriture, je me suis mise à inventer des mondes où les pirates s’affrontaient afin d’acquérir l’île de la Tortue et à monter des pièces de théâtre dans lesquelles j’incluais mes camarades de classe. Vous pouvez donc vous imaginer que mon attachement pour les personnages des romans que je lisais se faisait tout naturellement, parfois même un peu trop. Malgré les années qui ont passé, rien de cela n’a vraiment changé. J’ai pour mon dire que ce sont les protagonistes qui font les récits. Leur contribution à l’intrigue est majeure. Que serait l’univers des sorciers sans Sirius Black, Hermione Granger, Voldemort et Luna Lovegood? Oui oui, je traiterai encore d’Harry Potter – vous commencez à me connaître, je crois. Nous n’avons qu’à penser aux œuvres qui portent pour titre le nom ou le pseudonyme de leurs protagonistes: Madame Bovary, Roméo et Juliette, Macbeth, L’étrange histoire …

Avant garde, microbrasserie, pit caribou, Art et créativité, le fil rouge, le fil rouge lit, livres, lecture, littérature, bibliothérapie, les livres qui font du bien, art brassicole, poésie, bières

Bière et poésie : deux ingrédients pour une symbiose étonnante!

La bière, était devenue pour moi le paradis des correspondances baudelairiennes. En effet, les bières de microbrasserie (et même certaines bières «commerciales») rivalisent entre elle pour atteindre des niveaux de complexité au niveau des arômes et des effluves, rappelant parfois les saisons (sèche ou onctueuse en bouche), la nature (foin, fleurs, herbes) ou encore les sentiments (lait, chocolat, ou quoi que ce soit qui soit personnellement associé à un doux souvenir pour vous!). 

L'empire des anges, Bernard Werber, le fil rouge, le fil rouge lit, livres, lecture, littérature, bibliothérapie, philosophie, réflexions littéraires, univers, paradis, les livres qui font du bien,

Relire ou pas LE livre marquant de votre jeunesse?

Récemment, j’ai été titillée par l’idée de revisiter cette œuvre qui m’avait donné la piqûre pour la littérature. Elle a changé à jamais ma vie en me mettant sur le chemin des lettres, des réflexions philosophiques sur le monde qui nous entoure; ses lois, mécanismes, secrets et mensonges. Revisiter ce pilier de ma vie duquel découle que de bons souvenirs, c’est risqué.

Maternité, Bébé, enfant, enceinte, accouchement, Le tendon et l'os, Anne-Marie Desmeules, Dans le ventre : Histoires d'accouchement, Collectif, Expériences personnelles, Littérature, Poésie, L'Hexagone, Quai #5, Le Fil Rouge lit, Littérature québécoise

La littérature au service de la maternité

Je suis enceinte. J’ai franchi la moitié du parcours entre le «avant» et le jour de cette rencontre, le «après» d’à jamais. Depuis, je vis dans un état latent. Je fais tout lentement. En mode «il y a si peu de temps…». Évidemment, l’acte de lire s’incruste parfaitement à cette nouvelle routine. Contrairement à beaucoup de futures mamans, je ne me suis pas jetée dans les livres instructifs et éducatifs décortiquant chaque changement physique et psychologique que la femme enceinte est susceptible de vivre. J’ai plutôt choisi de me tourner vers les récits de femmes, de chez nous et d’ailleurs, qui ont vécu la traversée de neuf mois, parfois moins, souvent tumultueuse, pour les chanceuses seulement à l’aide d’une voile. Pour ce faire, j’ai accordé une bribe de la lenteur des premiers jours d’été au collectif Dans le ventre: Histoires d’accouchement ainsi qu’au recueil de poésie d’Anne-Marie Desmeules, Le tendon et l’os. Bien qu’abordant la même thématique, à savoir la maternité, les deux œuvres se veulent bien différentes l’une de l’autre, d’abord dans la forme. Le collectif, réunissant …

lefilrougelit, autobiographique, étincelle, Chine, dragonville, empois, encre, porcelaine, fantasy, suspens, hkpq, hong kong, le fil rouge, le jardin sablier, littérature québécoise, marchand de feuilles, mh la lectrice, Michèle Plomer, originalité

Michèle Plomer, une autrice épatante

Il y a eu un temps où j’ai laissé ma passion pour la lecture de côté. Lorsque je l’ai redécouverte, vers 2017, je me suis mise à acheter des livres de façon quasi aléatoire, assoiffée de nouveauté! Au fil de mes lectures, j’ai découvert plusieurs auteurs et autrices de talent. Mais j’avais envie de consacrer un article à une autrice qui m’a particulièrement épatée, soit Michèle Plomer. C’est grâce à une critique littéraire de la booktubeuse MH La lectrice que j’ai pu connaitre l’autrice (merci, en passant!). Depuis, j’ai pratiquement lu tous ses livres (soit HKPQ, Dragonville et Étincelles). J’ai vraiment accroché solide! Ce fut un réel régal littéraire! Voici pourquoi… Un style indescriptible Le style littéraire de Michèle Plomer est tellement original et unique qu’il en est indescriptible. Mais c’est loin d’être un défaut! Métaphoriquement parlant, c’est comme une recette différente pour chaque roman, regroupant plusieurs genres (un peu de suspense par-ci, un peu de fantasy par-là, une bonne tasse d’éléments biographiques et un peu de drame), tous bien dosés. Toutefois, il y a …

Le fil rouge, le fil rouge lit, #Lefilrouge, #Lefilrougelit, Livres, lecture, bibliothérapie, les livres qui font du bien, littérature, Les choses brisées, Québec Amérique, La Shop, Catherine Côté, recueil de nouvelles, deuils, ruptures

Les choses brisées de Catherine Côté: écrire sur le banal et l’inconfort

Je me suis rendu compte que, depuis quelques années, à travers ma vie d’étudiante-adulte-active, je suis devenue très inconstante en ce qui concerne le temps que j’accorde à mes lectures personnelles. À certains moments, les livres s’enchaînent les uns après les autres à une vitesse folle, mais à d’autres, ils s’étirent en longueur pendant plusieurs semaines. Je passe aussi parfois des jours entiers sans lire, par manque de temps, ou d’autres fois, c’est l’envie qui n’y est pas (et alors, le même livre traîne sur ma table de chevet encore et encore, au point où parfois je ne me rappelle plus de ce dont il traite!). D’autres fois, l’étirement de la lecture s’impose par le livre lui-même. C’est ce qui est arrivé avec Les choses brisées, un recueil de dix-huit très courtes nouvelles écrites par Catherine Côté. Le livre avait beau ne contenir que 134 pages, je l’ai traîné sur moi plusieurs semaines, lisant des bribes par-ci par-là à travers la fin de session, dans les transports en commun et pendant les moments de fin …

Le fil rouge, Le fil rouge lit, #Lefilrouge, #Lefilrougelit, Bibliothérapie, #Bibliothérapie, Lecture, Littérature jeunesse, Réécritures de contes, Contes culottés, Marie Demers, Peau de vache (ou La princesse qui voulait épouser son papa), Le Petit Capuchon bleu (et le loup qui voulait s'appeler Jennifer), Dominique et compagnie, petits romans, Le Petit Chaperon rouge, Peau d'âne, Perrault,

Des contes culottés pour vraiment en finir avec les princesses parfaites, par Marie Demers

Dans le cadre de ma maîtrise en littérature, j’ai lu des réécritures de contes à la pelle. Il y en avait de toutes sortes et vraiment pour tous les goûts. Plusieurs étaient humoristiques, certaines plus dramatiques, quelques-unes avaient un objectif féministe et certaines, pour adultes, étaient même très glauques. J’ai lu beaucoup de très bonnes versions, mais je dois avouer que jamais, jusqu’à maintenant, je n’ai trouvé de réécritures contemporaines de contes pour enfants aussi réussies que celles que vient de publier Marie Demers dans la collection des Contes culottés. Ces contes, tout le monde les connaît, bien sûr. Mais ne vous attendez pas à lire des versions pareilles à celles popularisées par Perrault, Grimm ou Disney. Dans Le Petit Capuchon bleu (et le loup qui voulait s’appeler Jennifer), aucun chaperon rouge ni aucune grand-mère n’est mangé, et aucun chasseur ne vient sauver personne. C’est plutôt l’histoire d’une grand-mère qui jouit de la liberté qu’elle a de vivre comme elle l’entend (et qui fait du motocross!), d’un loup qui a l’impression d’être né dans le …

Le fil rouge, Le fil rouge lit, #Lefilrouge, #Lefilrougelit, bibliothérapie, lecture, littérature, roman, Fanie Demeule, Hamac, Septentrion, 2019, Roux clair naturel, rousseur, cheveux, mensonge, obsession, corps, apparence, autofiction

Roux clair naturel de Fanie Demeule : performer la rousseur envers et contre tous

Mentir. Raconter un évènement en occultant certains détails. Trafiquer le déroulement d’un souvenir. Qui ne l’a pas déjà fait? Je suis la première coupable. Que ce soit pour ne pas avoir à entrer dans des longues explications concernant des choses personnelles, pour faire plaisir, pour masquer l’inconfort, j’ai menti. Mais j’ai aussi menti pour être mieux vue, pour ne pas être jugée. Dire « oui », alors que non, je n’étais alors pas en couple. Ou répliquer « j’étais malade » à quelqu’un qui me reproche de ne pas être allée à une soirée où j’ai « choqué » à la dernière minute. Est-ce à dire qu’on finit par croire à nos mensonges, à ces petites menteries qui viennent camoufler la réalité, la rendre meilleure ou plus alléchante? Et si ces petits mensonges paraissent inoffensifs, que faire lorsqu’ils prennent des proportions considérables? J’avais hâte de lire le second roman de Fanie Demeule, qui est aussi une collègue et amie. Son livre Roux clair naturel, dont le thème principal est le mensonge, ne m’a pas déçue …

A la verticale de soi, alpinisme, écriture, Bibliothérapie, connaissance de soi, Editions Paulsen, escalade, féminisme, femmes, Guérin, identité, Le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, lefilrouge, les livres qui font du bien, littérature, livre, livres, livres qui font du bien, réflexion, stephanie bodet, Sylvain Tesson

À la verticale de soi, de Stéphanie Bodet

Déjà le titre, rien que ça. Comme un appel à se hisser sur des hauteurs qui nous dépassent. Et puis la couverture, vertigineuse ascension sur une paroi exempte de toute aspérité hormis cette faille, mince et étroite. Enfin la préface — bien sûr! — de Sylvain Tesson. TOUT dans ce livre m’appelait, sans compter ces incroyables similitudes avec l’autrice: la littérature, la région grenobloise, la montagne, l’escalade, la quarantaine: l’âge où l’on prend rendez-vous avec soi-même… Plus qu’un récit d’aventure Je suis comme ça, j’aime les récits qui me font voyager, m’emmènent hors de ma douce zone de confort. Lors de mon dernier voyage en France, qui fut un retour aux sources pour moi, je suis allée avec bonheur errer dans une de mes librairies préférées à Grenoble. Je ne saurais décrire le sentiment qui m’habite quand je rentre dans la section dédiée aux « Grands » de la région : alpinistes, grimpeurs, explorateurs, skieurs hors pair… C’est comme un second voyage! Je retrouve alors tout ce qui me fait vibrer, et principalement la montagne. Le récit …

Jane Eyre, Charlotte Brontë, Portrait d'une être fictif, Personnage, Personnalité, Protagoniste, Héroïne, Détermination, Force de caractère, Conscience morale, le Fil rouge lit, le Fil rouge, lecture, littérature classique, littérature étrangère, littérature

Portrait d’un être fictif : le cas de Jane Eyre

Malgré tout ce que j’ai lu par le passé, je ne croyais pas, encore aujourd’hui, qu’il était possible qu’un personnage créé en 1847 puisse me paraître à ce point contemporain. Jane Eyre, autant le roman que la protagoniste portant son nom, m’aura amenée à faire ce constat. Sa lecture a suscité chez moi plusieurs questionnements rattachés à l’actualité, notamment en ce qui a trait à l’éducation, au féminisme et à la maladie mentale. Force est de constater que ce roman de Charlotte Brontë est intemporel et qu’il aborde des sujets universels qui traversent les âges. Cette oeuvre pourrait être analysée sous plusieurs angles vu la richesse dont elle regorge, mais j’ai décidé de me pencher plus spécifiquement sur la véritable perle de ces quelque 500 pages, à savoir, le personnage de Jane Eyre elle-même. Détermination et caractère Dès son enfance, Jane se présente comme une jeune fille déterminée, et ce, malgré les nombreuses années qu’elle passe à se faire humilier et maltraiter par son cousin, ses cousines et sa tante. En effet, elle a été …