Année : 2017

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Comme une chaleur de feu de camp : ta parfaite lecture d’automne

Ce printemps, nous avons décidé de mettre le roman Petite laine d’Amélie Panneton dans nos coffrets mensuels. Ce roman publié chez les éditions de Ta Mère m’avait énormément plu. J’avais adoré l’écriture d’Amélie et sa façon bien à elle de s’attarder sur les détails, les souvenirs, les perceptions et de faire avec des petits riens des liens, de l’anodin qui devient du grand. J’aime beaucoup la plume d’Amélie, je la trouve sensible, à l’image de ce qu’elle dégage. Comme une chaleur de feu de camp est un roman pour adolescent.es publié aux éditions Hurtubise qui m’a tenue en haleine une journée entière. Par un beau samedi automnal, je me suis mise à lire ce premier roman jeunesse de l’auteure et je n’ai pu le refermer qu’une fois terminé. C’est exactement le genre de livre que j’aurais aimé lire adolescente. Heureusement, j’ai aimé tout autant une fois adulte. On y raconte l’histoire d’Emmanuelle, une jeune fille discrète et très sportive qui pratique la natation depuis de nombreuses années. Emmanuelle fait la rencontre de Thomas, un gars …

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Richard Desjardins, du gros plaisir à entendre et aussi à lire!

Ça allait de soi puisqu’une bonne plume c’est une bonne plume. N’empêche que malgré l’évidence grosse comme la Terre, je ne savais pas que Desjardins le grand, dit Richard Cœur de Lion par sa maman, s’était aussi fait éditer la plume littéraire. C’est par un heureux hasard que je suis tombée sur Aliénor, paru chez Lux Éditeur, un trop gros huit ans après sa sortie en librairie. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit! Il est petit (118 pages), mais en a dedans. Gauthier sans Avoir aussi, le narrateur du livre. C’est un paysan qui, comme son nom l’indique, n’a pas grand avoir en effet. Il en a bavé comme tout le monde à cette époque, des années plus qu’hostiles, d’où l’expression être roi et maître a sûrement émergé. L’histoire se déroule il y a une pas pire mèche, soit le 31 mars 1204, alors que Gauthier sans Avoir se retrouve par une chance inespérée au chevet d’Aliénor, qui elle est sur son lit de mort. Il se paye enfin la traite de toute …

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Québec en toutes lettres : De la poésie à la visite touristique déjantée

Du 21 au 29 octobre dernier avait lieu Québec en toutes lettres, un festival littéraire ayant cours chaque année depuis 2010 dans la ville de Québec. Le thème de cette dernière édition était «Écrire Québec». Pour cette occasion, la programmation offrait une foule d’activités visant à nous faire découvrir Québec sous un autre jour. Pour ma part, j’ai eu la chance de participer à deux activités, soit la Nuit de la poésie et la visite touristique intitulée «Et si…». Voici un petit compte-rendu de mon expérience. La Nuit de la poésie Pour ceux et celles qui doutent de la capacité de la poésie à attirer les foules, à mon avis, vous vous trompez. À mon arrivée à la Maison de la littérature pour assister à la Nuit de la poésie, la salle était déjà pratiquement pleine et plusieurs personnes attendaient à l’extérieur de la salle pour pouvoir y entrer. La Nuit de la poésie est un événement fondé en 2009 par la poète Nora Atalia. Au cours de cette soirée, plus d’une vingtaine de poètes se …

Quelle est l’œuvre qui a été utile dans votre vie ?

C’est la question qu’Émilie Perreault nous pose à la fin de son introduction dans l’excellent livre Faire œuvre utile, quand l’art répare des vies, que j’ai dévoré en moins de 3 h récemment. Émilie Perreault, chroniqueuse culturelle à l’émission de Paul Arcand le matin à 98,5 FM, répète souvent qu’elle ne sauve pas des vies. Personnellement, je la connaissais peu, excepté par le son de sa voix dans ma radio jusqu’à ce que je tombe sous son charme dans ma télévision à Tout le monde en parle un dimanche soir de septembre dernier. Et bien, ma chère Émilie, c’est donc avec joie et grand sérieux que je me suis posé cette question : quelle est l’œuvre qui a été utile dans ma vie? Certes, les livres d’Éric-Emmanuel Schmitt, comme le premier chapitre de Faire œuvre utile, me parlent toujours directement; je peux passer des heures au Musée d’art contemporain à regarder les sculptures de David Altmejd; j’ai l’impression que la musique de Sigur Ros connecte à mon âme; et les poèmes de Rupi Kaur me touchent au point où je n’arrive plus …

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Les fileuses conseillent : Quoi faire aujourd’hui au Salon du livre de Montréal (lundi 20 novembre 2017)

Le lundi est la dernière journée du salon, le moment parfait pour aller faire un dernier tour et vous procurer tous les livres que vous avez zieutés durant le weekend. Vous y trouverez plusieurs activités jeunesse en plus de pouvoir y visiter les expositions et kiosques auxquels vous vous êtes peut-être moins attardés. Bref, c’est la journée idéale pour visiter le salon en mode #slowtoute et ce, jusqu’à 15h.   Ce qu’on vous propose aujourd’hui:  L’Association des libraires du Québec présente : Combat de dessins (7 à 17 ans) « Dans le cadre du Prix Jeunesse des libraires du Québec 2018. Deux illustrateurs issus de la liste préliminaire s’affrontent à coups de crayon autour de jeux impliquant le public. Aujourd’hui, Lou Victor Karnas, Quatre contre les loups (Homme) et Jacques Goldstyn, Azadah (La Pastèque). et Dans le cadre du Prix Jeunesse des libraires du Québec 2018. Un illustrateur et une illustratrice invitée d’honneur du Salon s’affrontent à coups de crayon autour de jeux impliquant le public. Aujourd’hui, Jacques Goldstyn, Azadah (La Pastèque) et Josée Bisaillon, Ma …

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Les fileuses conseillent : Quoi faire aujourd’hui au Salon du livre de Montréal (dimanche 19 novembre 2017)

Le dimanche est définitivement une des plus grosses journées du salon. On y propose une magnifique programmation remplie de tables rondes et de rencontres d’auteur.e.s. Nous y serons, en matinée, pour s’imprégner de l’ambiance, assister à quelques événements et faire le tour des kiosques. On vous invite chaudement à assister aux différentes conférences qui semblent toutes plus intéressantes les unes que les autres. C’est l’occasion parfaite pour découvrir vos auteur.e.s favoris, autrement. Ce qu’on vous propose  Les libraires présentent : Classe de maître avec Robert Lévesque «Sa réputation et la pertinence de sa parole ne sont plus à défendre. Grand homme de notre littérature québécoise, Robert Lévesque est chroniqueur littéraire et écrivain. On trouve ses essais dans la collection «Papiers collés» aux éditions du Boréal, où il a fondé et dirige la collection «Liberté grande». Il est également chroniqueur à la revue Les libraires.» À 11:30 au Carrefour. _____________________________________________________________ Les libraires présentent : Classe de maître avec Dominic Tardif « Collaborateur à la revue Les libraires, au Devoir et à la radio, Dominic Tardif est …

Carcasses au crépuscule : une poésie franche, sans fioritures

      Impossible pour moi de rentrer dans une librairie sans acheter de livres. L’achat est inévitable, c’est l’une des seules folies financières que je me permets sans trop me sentir mal. Je me dis que ça rentre dans mes « dépenses d’études » puisque je suis à la maîtrise en littérature et que je dois ouvrir mes horizons littéraires afin de mieux construire ma propre voix, tsé. J’pense que c’est une bonne justification, en tous cas c’est celle que je me répète à chaque fois que je sors ma VISA. Sauf que parfois, on n’a pas ben le choix de couper dans nos dépenses. Heureusement pour moi, la poésie, ça coûte pas cher! (ou malheureusement pour la jeune wanna be poète que je suis… C’est selon). Ce mois-ci, ma débit était vide et ma VISA réticente à sortir de son cocon de (faux) cuir, mais j’ai craqué pour le recueil de poésie de Patrick Brisebois, publié aux Éditions de l’Écrou, Carcasse au crépuscule. Environ le prix d’un sandwich poulet sauce aigre-douce au Subway …

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La figure du double : entre le bien et le mal

La thématique du double habite la littérature depuis des lustres. Elle obsède autant qu’elle fascine tous ceux qui y sont confrontés. D’une part, elle hante l’auteur qui chavire constamment entre deux positions : celle de son lui propre en tant qu’écrivain et celle de celui à qui il donne vie à travers ses écrits, à savoir le sujet de l’énonciation. D’autre part, cette thématique amène le lecteur à se questionner, vacillant dans une oscillation constante entre l’un et l’autre. Force est d’admettre que cette incertitude, cette ambiguïté qui s’apparente à de la curiosité malsaine, nous titille tous tôt ou tard, et ce, souvent sans qu’on s’y attende. Elle nous guette dans un coin sombre et puis, hop! elle se met à nous tirailler jusqu’à épuisement. Il en est ainsi lorsque l’on commence à l’analyser dans toute sa splendeur. Outre la littérature, le cinéma a aussi largement exploré ce thème. Nous n’avons qu’à penser à des films tels que Fight Club, Black Swan ou Enemy qui mettent en scène les drames de personnages se retrouvant aux …

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Les fileuses conseillent : Quoi faire aujourd’hui au Salon du livre de Montréal (samedi 18 novembre 2017)

Le samedi, c’est une magnifique journée au Salon du livre. On y croise des adultes, des enfants, des familles; les longues files pour les dédicaces donnent la larme à l’œil et l’ambiance est survoltée par toute cette frénésie littéraire qui envahit la Place Bonaventure. On vous encourage à aller y faire un tour. Voici ce que les fileuses vous recommandent de découvrir aujourd’hui :  Espace Diversité présente : Le territoire dans les veines « Une autre Amérique est-elle possible? Naomi Fontaine, Jean-François Létourneau et Simon Harel font résonner ces voix, regards, paysages qui incarnent la lutte et l’espoir des peuples autochtones. Animation : Jonathan Lamy. » Rendez-vous à 17 h au Carrefour Le Salon présente : Confidence d’écrivain « Gilles Archambault reçoit Aude Seigne, Une toile large comme le monde (Zoé). » À 16 h à la Place Confort TD Québec Amérique présente : Entretien avec Danielle Laurin et Catherine Mavrikakis « Pour l’écriture de son nouveau roman, Catherine Mavrikakis s’est soumise à l’exercice d’écriture que lui a imposé son éditrice Danielle Laurin : saupoudrer d’éléments fictifs trois moments marquants de sa propre vie. Animation : Annabelle Moreau. » Rendez-vous …

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Une toile large comme le monde : entre virtualité et réalité

Et s’il était possible de couper l’internet ? Pas seulement en désactivant son Wi-Fi, non. En déconnectant la terre entière de la toile. Le feriez-vous ? C’est ce que propose Aude Seigne dans son troisième roman, Une toile large comme le monde. Lentement, chapitre après chapitre, elle met en place une multitude de personnages modernes, tous dépendants, d’une façon ou d’une autre, de la technologie. Les personnages sont variés, intéressants et indubitablement dans l’ère du temps. (C’est bien l’une des premières fois que je lisais une auteure qui parlait de Pinterest et de la série Mr. Robot dans un roman.) C’est à travers le trio amoureux formé par Oliver, Evan et June; la programmeuse Pénélope;  l’adepte de jeu vidéo et de Youtube Lu Pan; et la militante pour un internet vert, Brigit, que se construit ce récit. Alors qu’on navigue, durant la première moitié du roman, à travers les différents personnages, on sent bien que les questions s’immiscent en eux, qu’ils se mettent tous, indépendamment l’un de l’autre, à se questionner sur l’influence de la grande toile sur …