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Une ficelle qui relie tous les livres

L’autre jour, je lisais Captive de Margaret Atwood et j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de citations d’auteurs en début de chapitres. Celles qui ont davantage attiré mon attention étaient d’Emily Dickinson. Pourquoi? Parce qu’une de mes récentes lectures portait sur sa vie, Les villes de papier de Dominique Fortier (vous pouvez d’ailleurs lire ici mon article au sujet de cette œuvre remarquable). Je me disais : quelle coïncidence! Captive était dans ma bibliothèque depuis plus de six mois mais j’ai choisi par hasard de le lire tout juste après avoir lu un livre sur la poète. La révélation Je me suis rappelé une phrase frappante que m’a déjà dite une amie : tous les livres sont liés entre eux. À cette époque, je lisais très peu et je ne savais jamais quoi choisir comme lecture. Cette amie m’avait répondu qu’elle en avait trop à lire et que chaque livre la menait vers un autre… J’étais restée figée sur place, me demandant si c’était vrai. Puis, j’ai commencé à lire un roman qu’elle m’avait recommandé qui, par …

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Les réseaux sociaux et l’anxiété de performance en littérature

Il n’y a plus rien d’étonnant lorsque vient le temps d’aborder la question de l’anxiété de performance liée à l’avènement des réseaux sociaux . Depuis Facebook, Instagram et tutti quanti, l’expression «l’herbe est toujours plus verte chez le voisin» prend des proportions ridicules directement liées au nombre de gens auxquels nous sommes en mesure de nous comparer. Malheureusement, ces gens, pour la plupart des inconnus, sont maintenant des millions, et ce, à quelques clics seulement. L’uniformité stylistique qui s’étend à nos gardes-robes, à nos maisons ou à notre manière de cuisiner s’étend également à nos lectures. Combien de photos soigneusement mises en scène de livres peut-on trouver sur Instagram? Il n’y a pas de limites. C’est parfois inspirant, ça nous permet peut-être de trouver des idées pour nos prochaines lectures ou d’avoir plus facilement accès à des auteurs auto-publiés. Par contre, bien souvent, les mêmes titres à la mode reviennent sans cesse dans nos newsfeeds, créant une impression de répétition lassante. Depuis quelques années, j’ai l’impression que les gens s’efforcent d’avoir tous les mêmes goûts …

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La lecture de bandes dessinées est-elle moins valorisante que la lecture de romans?

Depuis quelque temps, j’entends un commentaire récurrent qui me titille les oreilles. Il prend la forme suivante : « Je ne lis que des bandes dessinées ces temps-ci, mais ça ne compte pas pour de la lecture. » Ce à quoi je rétorque : « Ah oui? Pourtant, la lecture c’est de la lecture, non? » Je ne comprends pas cette tendance à considérer la lecture de bandes dessinées comme moins valorisante, moins pertinente. Ce genre de propos me donne l’impression que les seules lectures qui valent la peine d’être mentionnées comme telles sont celles issues des grands classiques. Bref, j’entends : « Tu ne lis pas si tu ne lis pas du Proust, du Flaubert ou du Zola. » Évidemment, vous l’avez peut-être déjà compris, je suis totalement en désaccord avec cette façon de penser et je tiens à vous prouver en quoi la lecture de bandes dessinées compte à mes yeux comme de la lecture à part entière. Valoriser la diversité Je ne le dirai jamais assez, s’ouvrir à la diversité est le moyen le plus sûr pour devenir …

Nos mères et marraines, les fileuses d’un jour

Pour célébrer la fête des Mères, nous avons demandé aux mères (et marraines) des collaboratrices du Fil rouge de jouer aux fileuses en nous écrivant quelques lignes au sujet d’une de leurs lectures préférées. Lise, maman de Martine Quand on m’a proposé de faire une petite critique sur un livre, j’ai immédiatement pensé à Le Cri des oies de Joanne Gauthier. Ce livre m’a grandement touchée, il m’a aussi séduite par la beauté de ses phrases. J’ai tellement aimé la façon dont l’auteure aborde son deuil, sa peine, sa colère, ses incertitudes, l’amour qu’elle ressent pour son fils, son fils qui devient grand avant le temps, maintenant qu’il n’a plus son papa. La façon dont elle décrit les événements est d’une grande beauté, d’une grande sincérité, elle réussit à nous faire ressentir ses émotions, et ce, même si nous n’avons jamais vécu ce genre de deuil. On peut facilement se mettre dans sa peau et surtout la comprendre, comprendre sa peine et toutes les émotions qui l’habitent. Événement tragique qui déchire tout sur son passage, qui anéantit sa …

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La fin de mon parcours à la maîtrise

C’est la fin. Il y a maintenant deux ans, presque jour pour jour, je vous faisais part de ma décision de commencer mes études aux cycles supérieurs en études littéraires. Rappelez-vous, je venais de trouver mon directeur de maîtrise, je lisais toute l’oeuvre de Nothomb et je voguais tranquillement sur les eaux tumultueuses de l’esthétique de la laideur. Cela ne vous dit rien? Je vous réfère au texte Un long voyage de solitude : mon parcours à la maîtrise pour vous mettre à jour. En fait, ce que vous êtes en train de lire est la suite. Qu’est-ce qu’il y a en eu du chemin de fait depuis le 7 mars 2016! C’est la fin. Vraiment. Ma date de dépôt est le 4 mai. La vie est bien faite. Le 4 mai, c’est le May the 4th be with you, la journée mondiale de Star Wars. En ce jour de mai, je serai adoubée grande Jedi de la galaxie. Mon entraînement de Padawan sera enfin complété. Un crayon pour sabre laser et la force mentale …

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Whitehorse et ses bibliothèques de rue

Lorsque je suis arrivée à Whitehorse en septembre, j’ai tout de suite remarqué la petite maison de livres à côté de notre gîte. Parce qu’ici aussi, comme à Montréal, les mini-bibliothèques ont envahi les rues. Passer d’une métropole de plus d’un million d’habitants à une petite ville nordique de 25 000 habitants a demandé une certaine adaptation. Le plus difficile a peut-être été la diminution de l’offre culturelle, notamment en ce qui concerne les livres. Je suis partie d’une ville où on compte un réseau de 45 bibliothèques, une bibliothèque nationale et de nombreuses bibliothèques universitaires pour vivre dans une ville où il n’y a qu’une seule bibliothèque municipale dans laquelle la collection de livres en français se résume à un rayon. Cette offre restreinte de livres rend le phénomène des bibliothèques de rue d’autant plus important. Forme de démocratisation de la lecture, les mini-bibliothèques sont des lieux d’échange de livres anonymes entre les résidents de la ville. On ne sait pas d’où vient le livre qu’on « emprunte »; on ne sait pas où va le livre …

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Pourquoi je ne possède pas de livres

Pour les gens qui me connaissent, la chose la plus étonnante en arrivant chez moi est l’absence de bibliothèque. En effet, alors qu’ils sont ma grande passion, j’ai décidé de ne plus posséder de livres. Cette façon de vivre la lecture a été le fruit d’une longue réflexion, combinée à des événements qui ont jalonné ma vie, qui est, à vrai dire, assez difficile à résumer. Des valeurs familiales Si un livre entre dans la maison, tout le monde le lira, il n’appartiendra à personne en propre. Chez nous, le livre a toujours été considéré comme un simple support permettant de partager des idées. L’histoire qu’il contient nous est prêtée par l’auteur, qui l’a mise sur papier pour la diffuser auprès du plus grand nombre. Donc un livre, ça circule, ça se partage, et comme ce n’est pas un boomerang, ça revient rarement. Le livre, c’est un autre univers, un autre temps, d’autres personnes; je ne me sens pas le droit de les posséder et de les empêcher d’aller toucher d’autres gens. Des raisons pratiques …

Quand lire nous échappe

Quand lire nous échappe : billet d’humeur

S’il y a une chose dont je suis certaine dans la vie (à part de la mort et des impôts), c’est que je suis une lectrice. Je cherche le sens et les motifs. Je plisse les yeux pour découvrir les fils entre les histoires, les vécus et les savoirs. Dans les livres, je me promène le cœur à l’air, et je suis prête à tout. Dans les livres, je suis toute-puissante, toute-vivante. Je suis une lectrice. Cette prise de conscience, je l’ai eue à l’âge de treize ans. Dans le sous-sol de la maison familiale, j’ai serré contre mon cœur la version abrégée du Roman de Sophie Trébuchet de Geneviève Dormann – la version du Reader’s Digest, avec sa reliure en cuirette et son écriture dorée – avec une ferveur quasiment religieuse. « Moi, dans la vie, je vais lire. » Treize ans, c’est l’âge des absolus et des espoirs de vocation. Du désir plus ou moins secret d’être choisie, d’avoir une mission dans la vie. L’acte de lire, je l’ai reconnu comme mien. Les livres m’appellent, tassez-vous. …

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8 suggestions de lecture sur le véganisme

Les livres font du bien, certes, c’est le slogan du Fil rouge et je suis totalement en accord avec celui-ci. Ils font du bien parce qu’ils nous permettent d’apprendre, de nous renseigner, de découvrir, de nous enrichir et nous heurtent. C’est exactement ce qui m’est arrivé avec les huit livres que j’ai envie de vous présenter aujourd’hui. Ma quête bien personnelle avec le véganisme remonte à plusieurs mois, voire à des années, et j’ai trouvé beaucoup de réponses à mes questions dans les livres. J’ai choisi huit livres qui, je crois, font une bonne introduction à quiconque souhaite s’y initier et mieux comprendre le véganisme. Ma pile à lire est encore beaucoup plus grande et je me ferai un plaisir de vous partager mes avis sur mes prochaines lectures sur le blogue, car je sais que lorsque je me questionnais dans ma transition, je cherchais des repères et les livres peuvent sincèrement être des phares dans ces moments-là. Pour comprendre ce qu’est le véganisme 1. Pour une lecture complète et pédagogique sur le véganisme, je …

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Rétrospective 2017 : analyser la représentativité de ses lectures personnelles

C’est connu, les débuts d’années sont propices aux remises en question et à l’évaluation de l’année qui vient de s’écouler. Que ce soit par la participation à un défi littéraire ou par l’adoption de résolutions axées sur les livres, les adeptes de la littérature en profitent pour planifier et rêver leurs lectures de la prochaine année.

Pour ma part, avant de mon plonger dans ma PAL de 2018, j’ai voulu me questionner sur mes soixante lectures de 2017, plus particulièrement sous l’angle de la représentativité des auteurs.trices lu.e.s et des genres littéraires explorés.