All posts filed under: Réflexions littéraires

L'empire des anges, Bernard Werber, le fil rouge, le fil rouge lit, livres, lecture, littérature, bibliothérapie, philosophie, réflexions littéraires, univers, paradis, les livres qui font du bien,

Relire ou pas LE livre marquant de votre jeunesse?

Récemment, j’ai été titillée par l’idée de revisiter cette œuvre qui m’avait donné la piqûre pour la littérature. Elle a changé à jamais ma vie en me mettant sur le chemin des lettres, des réflexions philosophiques sur le monde qui nous entoure; ses lois, mécanismes, secrets et mensonges. Revisiter ce pilier de ma vie duquel découle que de bons souvenirs, c’est risqué.

Publicités
Maternité, Bébé, enfant, enceinte, accouchement, Le tendon et l'os, Anne-Marie Desmeules, Dans le ventre : Histoires d'accouchement, Collectif, Expériences personnelles, Littérature, Poésie, L'Hexagone, Quai #5, Le Fil Rouge lit, Littérature québécoise

La littérature au service de la maternité

Je suis enceinte. J’ai franchi la moitié du parcours entre le «avant» et le jour de cette rencontre, le «après» d’à jamais. Depuis, je vis dans un état latent. Je fais tout lentement. En mode «il y a si peu de temps…». Évidemment, l’acte de lire s’incruste parfaitement à cette nouvelle routine. Contrairement à beaucoup de futures mamans, je ne me suis pas jetée dans les livres instructifs et éducatifs décortiquant chaque changement physique et psychologique que la femme enceinte est susceptible de vivre. J’ai plutôt choisi de me tourner vers les récits de femmes, de chez nous et d’ailleurs, qui ont vécu la traversée de neuf mois, parfois moins, souvent tumultueuse, pour les chanceuses seulement à l’aide d’une voile. Pour ce faire, j’ai accordé une bribe de la lenteur des premiers jours d’été au collectif Dans le ventre: Histoires d’accouchement ainsi qu’au recueil de poésie d’Anne-Marie Desmeules, Le tendon et l’os. Bien qu’abordant la même thématique, à savoir la maternité, les deux œuvres se veulent bien différentes l’une de l’autre, d’abord dans la forme. Le collectif, réunissant …

Voyages d'une vie, Le voyage pour les filles qui ont peur de tout, Isabelle Marjorie Tremblay, Marie-Julie Gagnon, Ariane Arpin Delorme, littérature, littérature québécoise, récit de voyage, le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, les livres qui font du bien

Mes livres coup de cœur pour vous aider à planifier votre prochain voyage

Quand vient le temps de m’informer pour planifier ma prochaine aventure, j’aime me référer aux livres. Et je ne me fie pas seulement qu’aux guides touristiques. J’aime me plonger dans de bons récits de voyage de grands aventuriers qui ont fait le tour du monde et qui veulent partager leurs expériences avec leurs lecteurs. Ces récits me font toujours rêver. À ce sujet, je pense à deux livres en particulier que je voulais partager avec celles qui sont aussi habitées avec ce désir de s’évader. Et puis aussi avec celles qui ont besoin d’un petit coup de main pour planifier, organiser, faire leurs choix de destinations, etc. Voici mes deux plus récents coups de cœur. Voyages d’une vie, 15 récits inspirants et plein de conseils pour planifier, d’Isabelle Marjorie Tremblay aux Éditions Trécarré Moi qui adore discuter de mes expériences de voyage, mais surtout entendre celles des autres, j’ai été comblée avec ce livre qui a tout de suite attiré mon attention à la librairie. Il ne s’agit pas d’un roman, ni d’un guide de …

Bibliothérapie, Camilla Lackbërg, Lisa Gardner, Jusqu'à ce que la mort nous sépare, le fil rouge, le fil rouge lit, genre littéraire policier, les livres qui font du bien, livres, paralittérature, genre littéraire, policier, lecture, réflexion littéraire

Le genre littéraire policier: le mal-aimé?

J’ai toujours affectionné le genre littéraire policier, et ce, depuis le jour où ma mère m’a acheté une boîte pleine de romans d’Agatha Christie à la bouquinerie de la Terrasse Dufferin alors que j’étais âgée de dix ans. En vieillissant, toutefois, je me suis rendu compte que mon genre littéraire «chouchou» était plutôt mal aimé, comme un sous-genre peu appréciable. Souvent, le genre policier est considéré comme de la paralittérature. Est-ce que ce genre littéraire a moins de sens esthétique pour l’exclure des œuvres faisant partie de la littérature?  Cela m’a parfois amené à être complexée d’aimer tant ce genre.

Et vous, avez-vous un genre littéraire dont vous êtes mal à l’aise de dévoiler votre passion pour celui-ci?

Les coups de coeur littéraires des fileuses en 2018

Ariane  Castagnettes, de Marie-Élaine Guay, un recueil de poèmes qui m’a tour à tour fait rire et pleurer… et le tout, en public. Les prénoms épicènes, d’Amélie Nothomb, qui m’a fait renouer avec cette autrice que j’ai pratiquement adulée toute mon adolescence pour ensuite la bouder. Konbini, de Sayaka Murata, un roman empreint d’humanité, qui parle du fait que certaines personnes sont plus heureuses dans une vie toute simple qui sort des cadres de la «normalité». Les furies, de Lauren Groff, un roman aux personnages complexes, où il est jouissif de pouvoir lire les deux versions différentes de la même histoire. Frédérique  L’étang, de Claire-Louise Bennett, roman qui rend hommage aux détails quotidiens avec un mystère et un cynisme décapants. Hôtel Lonely Hearts, d’Heather O’Neill, dont l’ambiance est demeurée en moi, même plusieurs mois après avoir terminé le livre. Grosse, de Lynda Dion, qui m’a ouvert tout un pan de réflexions sur la manière de voir son propre corps. Virginie  Le chant de la terre blanche, de Jean Bédard, un roman qui m’a happée, et …

Les résolutions littéraires des fileuses pour 2019

Ariane : En 2019, j’aimerais privilégier la lenteur. Prendre le temps de savourer les œuvres littéraires, de décortiquer des essais complexes, d’errer longtemps dans chaque case de bd. Donc, pas de nombre de livres précis comme but à atteindre pour moi cette année! Frédérique L. : Ma résolution personnelle pour l’année à venir est de terminer la suite d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, que j’ai déjà entamée. Aussi, j’aimerais partir à la découverte d’Elena Ferrante pour approfondir, avec ses romans, le thème de l’amitié. Virginie : Juste garder l’équilibre et ne tomber ni dans le trop ni dans le trop peu. Continuer à lire de tout sans préjugés. Enfin finir Dune. Marie Anne : Mes résolutions ont toujours porté sur la quantité de livres que je pouvais gober en une année, et je crois qu’il est temps que j’arrête de me créer un univers de compétition autour du nombre de lectures que je fais. Cette année, je prends le temps de me poser quand je lis. Camille B : en 2019, j’aimerais …

La Servante écarlate, Margaret Atwood, le Fil Rouge, le Fil Rouge lit, le Fil Rouge réfléchit, réflexion littéraire, lecture, littérature,

L’intemporalité de La Servante écarlate

Il y a de ces livres qui traversent les années et qui laissent dans leur sillage une trace indélébile. Et malgré le passage du temps, les lecteurs et les lectrices se souviennent précieusement de ces histoires qui les ont fait réfléchir et qui les ont marqués d’une façon souvent très personnelle et subjective. Ces personnes, elles sont de tous âges et de tout temps. Elles ont lu les œuvres en question à une époque différente de leur vie, époque qui, sans le savoir, avait parfois elle-même un impact sur la réception. Je fais partie de ces privilégiés. D’une catégorie bien précise, en fait ; celle qui a lu sur le tard une œuvre dont l’essence est toujours encore autant d’actualité, voire davantage aujourd’hui qu’au moment de l’écriture. Une lecture toute fraîche La Servante écarlate de Margaret Atwood est l’exemple par excellence de ce que je tentais d’expliquer dans les lignes qui précèdent. Je vous passe le résumé du roman que vous pouvez d’ailleurs retrouver dans un autre article sur Le fil rouge, intitulé Un petit …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, margaret atwood, captive, dominique fortier, les villes de papier, le meilleur dernier roman, claude la charité, michel tremblay, anne hébert, réjean ducharme, réflexions littéraires, liens entre les livres, connexion entre les livres

Une ficelle qui relie tous les livres

L’autre jour, je lisais Captive de Margaret Atwood et j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de citations d’auteurs en début de chapitres. Celles qui ont davantage attiré mon attention étaient d’Emily Dickinson. Pourquoi? Parce qu’une de mes récentes lectures portait sur sa vie, Les villes de papier de Dominique Fortier (vous pouvez d’ailleurs lire ici mon article au sujet de cette œuvre remarquable). Je me disais : quelle coïncidence! Captive était dans ma bibliothèque depuis plus de six mois mais j’ai choisi par hasard de le lire tout juste après avoir lu un livre sur la poète. La révélation Je me suis rappelé une phrase frappante que m’a déjà dite une amie : tous les livres sont liés entre eux. À cette époque, je lisais très peu et je ne savais jamais quoi choisir comme lecture. Cette amie m’avait répondu qu’elle en avait trop à lire et que chaque livre la menait vers un autre… J’étais restée figée sur place, me demandant si c’était vrai. Puis, j’ai commencé à lire un roman qu’elle m’avait recommandé qui, par …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, livres, les livres qui font du bien, lecture, réflexion littéraire, réseaux sociaux, anxiété de performance, internet

Les réseaux sociaux et l’anxiété de performance en littérature

Il n’y a plus rien d’étonnant lorsque vient le temps d’aborder la question de l’anxiété de performance liée à l’avènement des réseaux sociaux . Depuis Facebook, Instagram et tutti quanti, l’expression «l’herbe est toujours plus verte chez le voisin» prend des proportions ridicules directement liées au nombre de gens auxquels nous sommes en mesure de nous comparer. Malheureusement, ces gens, pour la plupart des inconnus, sont maintenant des millions, et ce, à quelques clics seulement. L’uniformité stylistique qui s’étend à nos gardes-robes, à nos maisons ou à notre manière de cuisiner s’étend également à nos lectures. Combien de photos soigneusement mises en scène de livres peut-on trouver sur Instagram? Il n’y a pas de limites. C’est parfois inspirant, ça nous permet peut-être de trouver des idées pour nos prochaines lectures ou d’avoir plus facilement accès à des auteurs auto-publiés. Par contre, bien souvent, les mêmes titres à la mode reviennent sans cesse dans nos newsfeeds, créant une impression de répétition lassante. Depuis quelques années, j’ai l’impression que les gens s’efforcent d’avoir tous les mêmes goûts …

Bandes dessinées, BD, romans, lecture, réflexion littéraire, le fil rouge réfléchit, le fil rouge lit, paralittérature, la vraie lecture?, le fil rouge,

La lecture de bandes dessinées est-elle moins valorisante que la lecture de romans?

Depuis quelque temps, j’entends un commentaire récurrent qui me titille les oreilles. Il prend la forme suivante : « Je ne lis que des bandes dessinées ces temps-ci, mais ça ne compte pas pour de la lecture. » Ce à quoi je rétorque : « Ah oui? Pourtant, la lecture c’est de la lecture, non? » Je ne comprends pas cette tendance à considérer la lecture de bandes dessinées comme moins valorisante, moins pertinente. Ce genre de propos me donne l’impression que les seules lectures qui valent la peine d’être mentionnées comme telles sont celles issues des grands classiques. Bref, j’entends : « Tu ne lis pas si tu ne lis pas du Proust, du Flaubert ou du Zola. » Évidemment, vous l’avez peut-être déjà compris, je suis totalement en désaccord avec cette façon de penser et je tiens à vous prouver en quoi la lecture de bandes dessinées compte à mes yeux comme de la lecture à part entière. Valoriser la diversité Je ne le dirai jamais assez, s’ouvrir à la diversité est le moyen le plus sûr pour devenir …