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L’étreinte des vents: un récit de liens et d’amour

L’étreinte des vents d’Hélène Dorion est un récit introspectif qui nous emporte dans un retranchement ultime, aux confins d’une île terre-neuvienne.
L’autrice, suite à une rupture amoureuse, sonde, descend au sein des bouleversements intérieurs pour nous proposer un récit profondément humain, universel qui résonne par sa vérité. Elle explore les failles des humains, êtres liés, lieurs et liables, et les possibilités créatrices.

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Curieuses histoires d’apothicaires, pour le plaisir de découvrir toutes ces anecdotes

Pendant plusieurs de mes années à l’université, j’ai mis la lecture de côté. L’étude prenait tellement de mon temps en dehors de mes cours que la dernière chose que j’avais envie quand je m’accordais une pause, c’était d’ouvrir un livre. En plus, j’étais obsédée par le fait que si je lisais autre chose que mes notes de cours, je devais en retirer des connaissances utiles. On peut donc dire que de lire des bons romans, simplement pour le plaisir de décrocher et de me détendre, ça ne faisait pas partie des options. Heureusement, j’ai fini par me reconnecter avec le plaisir de lire et ainsi recommencer à varier mes lectures. Malgré tout, j’ai toujours gardé un faible pour les livres qui me permettent d’approfondir des connaissances sur des sujets variés et d’élargir ma culture générale. Pour ma part, je considère les livres de vulgarisation comme des ouvrages clés pour quiconque désire s’initier à des sujets plus complexes. Un bon ouvrage de vulgarisation est rigoureux puisqu’il doit être appuyé par la littérature scientifique mais il doit …

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Ma première animation de club de lecture

Lorsqu’on m’a proposé d’animer le club de lecture du Fil Rouge pour le printemps et l’été 2018, j’étais très enthousiasmée par ce nouveau défi qui me permettrait d’unir mes habiletés en animation et mon amour de la lecture. C’est donc le samedi 26 mai que j’ai animé mon tout premier club de lecture au Chichi Café de Longueuil! Nous étions cinq amatrices de livres et de bon café rassemblées autour de l’oeuvre de Marie-Renée Lavoie, La petite et le vieux. La petite et le vieux La petite, c’est Hélène, une gamine de huit ans qui a le coeur sur la main et une tête débordante d’imagination. Elle porte une admiration sans borne à Lady Oscar, un personnage de dessin animé qu’elle suit religieusement. Le roman est écrit selon sa perspective, avec une grande tendresse et une certaine naïveté d’enfant qui nous touche droit au coeur. Elle est définitivement courageuse, débrouillarde et très mature pour son âge. Le vieux, c’est Roger, le nouveau voisin d’Hélène et sa famille. Il est vulgaire, parfois impoli, mais au fond de lui, il veut …

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Mardi comme mardi : Toujours de trop

Mardi comme mardi est une autofiction et le premier roman de Michèle Nicole Provencher. Dans une trame narrative dramatique, l’autrice désarticule sa jeunesse avec une touche d’humour. Par  dramatique, je ne veux pas laisser entendre que c’est un livre qui fait brailler, non; c’est plutôt l’histoire d’une jeune fille plus-ou-moins rejetée par sa famille à la suite de la mort de sa mère. Elle doit apprendre à vivre sa vie à sa façon au détriment de sa «nouvelle» famille adoptive. Privée d’un amour maternel, Michèle ne trouvera celui-ci nulle part, à défaut d’avoir bien cherché. C’est une histoire d’auto-suffisance au niveau de l’amour, de bien s’entourer et de choisir sa famille, contrairement au dicton qui dit: « on ne choisit pas sa famille». Ce que raconte Michèle Nicole n’est pas atroce, mais c’est pourtant teinté de tristesse et parfois de désespoir. L’autrice réussi à traiter cette tristesse avec humour, ne rendant pas la lecture du roman lourde, au contraire; c’est un livre fort agréable à découvrir. « Je me suis toujours vue comme le genre …

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Juicy: un bonbon sûrette qui chatouille le palais

Quand ça pétille comme ça dans le soleil californien, pas le choix de se sucrer les lèvres dans le mousseux et de se laisser prendre par la légèreté satinée des mots de Mélodie Nelson. Dans un cocktail d’expressions franchouillardes et de trash rose nanane, elle raconte le parcours d’Alexis, une Miss Teen America qui tombe amoureuse d’un has been à la coiffure douteuse, qui se fait prendre à la frontière mexicaine avec du crystal meth, qui investit le monde de la porno et qui n’oublie jamais, jamais de s’occuper de la garde-robe de son chihuahua.  Cherrylicious, c’est le nom du chien, accompagne Alexis dans les succès et les revers de fortune, les péripéties amoureuses et la lente prise de conscience que sa mère ne l’aime peut-être pas. La narratrice se glisse dans un roman d’apprentissage qui court-circuite le classique pour s’enrouler dans l’excès, celui des amours qui font mal et des belles choses qui consolent. Alexis est un personnage volontairement caricatural, mais la prose de Nelson est si vivifiante qu’elle lui donne des nuances presque …

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La littérature naît de la main aussi

Que dire du nouveau livre de Dany Laferrière, son trentième en carrière, mais surtout son premier depuis sa nomination à l’Académie française? Autoportrait de Paris avec chat, «une oeuvre imposante» que j’ai pensé quand je l’ai eu dans les mains et pas juste par sa forme surdimensionnée. Une oeuvre nouveau genre, un livre oeuvre d’art, un objet littéraire non identifié. C’est un objet littéraire oui : un roman dessiné, un fouillis de mots, de dessins, un ramassis de petites pensées, de récits éparpillés. Un carnet où il s’est permis d’explorer une forme d’écriture différente où il mêle la calligraphie au dessin. Une oeuvre artisanale Un livre 100% écrit à la main, et avec les dessins de l’auteur en plus. Think outside the box, j’ai envie de dire. Qu’est-ce que la littérature? Sous quelle forme naît-elle? Pourquoi ne pas se permettre de la vivre, de la ressentir, de la dessiner, de la faire naître d’un trait de crayon plutôt que des touches d’un clavier? C’est un travail intellectuel écrire, mais ici, on parle surtout d’un travail physique, un …

Griffintown – Un western moderne !

C’est en direct de mon appartement en plein cœur du quartier Griffintown que j’ai choisi de vous parler de ma récente lecture: Griffintown de Marie Hélène Poitras. Un roman qui était dans ma PAL depuis un moment déjà mais par lequel je me suis récemment laissée tenter. Peut-être puisque je quitterai ce quartier que j’habite depuis 1 an en juillet prochain et que je me sens déjà un peu nostalgique, j’ai eu envie de vous partager mon amour pour ce petit coin et ma critique sur ce roman de type western moderne que nous propose Marie Hélène. Un peu d’histoire… Si vous n’êtes pas familier avec ce coin, sachez qu’il s’agit en fait simplement d’un des quartiers les plus populaires en ce moment de la ville de Montréal et qu’il se situe entre le Vieux-Montréal, la Petite-Bourgogne et Pointe St-Charles. Véritable boom immobilier, et champs de condos aujourd’hui, Griffintown n’a pas toujours eu cette allure qu’on lui connait maintenant. Ancien quartier ouvrier, aujourd’hui déserté par les industries et ses occupants, on raconte bon nombre d’histoires de fantômes et de quartier hanté quand on …

Prendre corps ou comment le déconstruire pour mieux l’habiter

J’attendais Prendre Corps de Catherine Voyer-Léger comme certains attendent la prochaine saison de Games of Thrones, c’est-à-dire avec beaucoup  d’impatience. C’est que j’ai été marqué par ma lecture de ces deux premiers recueils de textes: Détails et Dédales ainsi que Désordre et Désirs. Pour reprendre les mots de Fanie, qui a su si bien décrire ce que j’ai aussi ressenti durant ma lecture; L’écriture de Voyer-Léger, nourrie d’humour et d’autodérision, dégage une énergie survoltée; on embarque volontiers dans son rythme soutenu et on la suit avec une grande fluidité et un enthousiasme renouvelé. […] Sans nous prendre par la main, la maîtrise de ses moyens littéraires permet à l’écrivaine de capter notre attention et de l’entraîner dans un dédale de réflexions s’entrecroisant, se répondant autour d’une sorte d’armada de désirs. Désirs d’observer, d’interroger, de sentir, de comprendre; désir d’investir le corps, de nommer les choses, de les voir se déployer autrement, de vivre; mais peut-être surtout, désir d’être lue, et donc d’interagir, de voir son avion de papier se faire cueillir par des mains, inconnues peut-être, pour …

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La chute d’une société : Maître Glockenspiel de Philippe Meilleur

Lauréat du prix Robert-Cliche en 2017, Philippe Meilleur présente un premier roman digne du journaliste satirique en lui. Fondateur du site Le navet, il possède une facilité déconcertante à parodier le monde qui l’entoure. Son œil aguerri de journaliste lui permet de critiquer socialement, dans son roman qui tend vers l’allégorie, l’univers dans lequel nous vivons. Créé en 1979 pour honorer la mémoire du grand avocat, juge et homme politique disparu l’année précédente, le prix Robert-Cliche, le plus prestigieux de la relève du roman québécois, a aidé à lancer de brillante façon la carrière de plusieurs auteurs importants de notre littérature. Maître Glockenspiel est plus qu’un miroir sociétal, c’est une dystopie totalitaire qui a la capacité de nous faire réfléchir sur notre monde. Dès les premières lignes, on se demande dans quel univers on vient d’atterrir. « Si Maître Glockenspiel rêvait depuis longtemps d’être assassiné, l’envie n’avait jamais été aussi forte qu’aujourd’hui. Perché au balcon du dernier étage de son palais, l’empereur astiquait sa bombe nucléaire préférée, Klaria. » Maître Glockenspiel… Personnage plus grand que nature, …

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L’aphélie des amours

J’ai une confession à faire : je n’ai pas lu Les filles bleues de l’été, malgré l’immense succès que ce roman a eu à sa sortie en 2014. Pourtant, je n’ai pas hésité une seconde lorsque j’ai vu le nom de Mikella Nicol à la librairie. Je savais qu’Aphélie allait me plaire. Pour un corps céleste, l’aphélie représente le point de sa trajectoire le plus éloigné du Soleil. (Épigraphe) Ce roman intime sur fond de canicule nous présente la complexité des relations humaines.  Le personnage principal, narratrice sans nom, nous fait entrer dans son univers de solitude. Au travers de ses interactions avec les gens qui gravitent autour d’elle, on découvre son mal-être constant, sa volonté de plaire tout en s’éloignant des autres. Il ne s’agit pas d’un roman d’action, plutôt d’un récit de compréhension de soi. Réécrire le déjà-vu L’amour, au centre de toutes les réflexions et pourtant le point tournant de toutes les déceptions, ce sujet inépuisable et pourtant raconté mille et une fois, est ici présenté comme l’inaccessible constellation. On suit les …