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Autour de l’écriture, les autrices racontent

Depuis février, chacun de mes dimanches matins se passe au café La Finca dans leur magnifique salle pleine de luminosité. On s’assoit, on boit du café ou du thé et on écrit. Depuis que je suis toute petite que l’écriture est près de moi. J’écris chaque jour et c’est devenu une toute nouvelle façon de fonctionner, de vivre, de concevoir ce qui m’arrive. Ces clubs d’écriture nous permettent de discuter ensemble de tout ce qui touche à l’écriture. Ça me ramène à de très heureux moments de ma vie : mes deux années de cégep en création littéraire. C’est inspirant de parler de l’importance de l’écriture, d’entendre chez les autres cet amour et de voir combien, chaque personne a un rapport très intime, propre au geste d’écrire. Amélie Panneton, autrice et fileuse est venue nous parler, dans chacun de nos deux groupes, de son rapport à l’écriture, de sa façon de travailler et de son processus créatif. Et ce fut unanimement une rencontre marquante par les tabous qu’elle a brisés, je pense, sans le savoir. …

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Bon chien : Quand performer devient étourdissant

Bon chien, comme dans « faire ce qu’on nous demande », se soumettre en cherchant l’approbation de l’autre. Un titre judicieux qui rend à merveille la réalité derrière ce tout premier roman publié fin janvier, chez Hamac, par l’autrice Sarah Desrosiers. Je reconnais avoir été touchée, entraînée dans ce roman comme dans un ballet. Je me sentais embarquée dans le récit de la narratrice et je ne pouvais m’arrêter de lire. Sarah Desrosiers, qui a étudié en danse ainsi qu’en littérature, est une magnifique découverte. Une narration captivante Dès les premières pages, j’ai été saisie par la narration au « tu ». La narratrice s’adresse à celle qu’elle a été, le bon chien, cette jeune fille qui cherche plus que tout à satisfaire les autres, qui entre en mode survie pour réussir du mieux qu’elle peut. La jeune fille passe des auditions pour être acceptée dans une grande école de ballet, et dès le début elle est consciente qu’elle n’a pas le talent des autres danseuses. Elle est toutefois habitée d’une grande discipline et d’un …

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Poupée volée ; entre obsession et maternité

Je me fais un point d’honneur de lire tout ce qui est traduit en français de l’auteure italienne Elena Ferrante, auteure de la série à énorme succès L’amie prodigieuse, série soit dit en passant EXCELLENTE que je vous recommande sans plus tarder, j’en ai d’ailleurs parlé ici et ici. L’an dernier, j’ai aussi lu Les jours de mon abandon de cette auteure. Comme ce dernier, Poupée volée est un roman individuel, qui ne concerne pas la saga, même si en le lisant, je ne pouvais m’empêcher de penser aux personnages de la série. J’ai d’ailleurs trouvé beaucoup de points communs entre le personnage principal et Leda; elles ont un peu un destin semblable. Alors si vous aviez besoin d’un livre pour l’attente du dernier roman, je vous recommande Poupée volée. Obsession  Poupée volée est un roman psychologique qui raconte l’histoire de Leda, une universitaire de 48 ans qui décide d’aller passer l’été près de la mer, proche de Naples, histoire de préparer ses cours tout en profitant du beau temps et en s’offrant des instants de calme. Mère de deux …

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NaNoWriMo 2017 : retour sur un défi d’écriture exigeant

Lorsque j’ai entendu parler pour la première fois du défi d’écriture NaNoWriMo, j’ai tout de suite voulu y participer. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un défi d’écriture qui consiste à écrire un roman en 1 mois, soit en novembre. Le défi est d’écrire 50 000 mots pendant ce mois. Des tonnes de gens y participent autour du monde et c’est ce sentiment de communauté qui m’a attirée. Or, c’était en plein mois de novembre 2016, alors j’ai décidé de me lancer le défi pour 2017. En septembre 2017, j’ai planifié que j’allais participer à l’édition de cette année-là. J’en ai parlé un peu autour de moi — mais pas trop —, la vérité c’est que je n’arrivais pas à décider sur quoi j’allais écrire. J’ai en tête plusieurs idées de roman que j’ai accumulées au fil des années et je devais mettre la main sur une d’entre elles, m’y investir et la planifier. Les choses ne se sont pas passées comme je le pensais et c’est finalement le samedi avant le 1er …

Les coups de coeur littéraires 2017 des fileuses

Carolyne  Les possibles du féminisme: agir sans « nous », de Diane Lamoureux Les luttes fécondes, de Catherine Dorion Éva Circé-Côté, libre-penseuse, 1871-1949, d’Andrée Lévesque Borderline, de Marie-Sissi Labrèche Matricide, de Katherine Raymond Marjorie L’imparfaite amitié que j’ai lu presque d’une traite et qui a résonné profondément en moi, sans que je sache vraiment pourquoi. J’ai adoré la plume et les réflexions de Mylène Bouchard. Les luttes fécondes, essai d’atelier 10 qui est arrivé dans ma vie au bon moment. Le monde est à toi de Martine Delvaux. Je ne sais quoi dire d’autre que c’était une magnifique lecture, douce et forte à la fois. Et, en rafale, je dirais aussi, Futur sex de Emilie Witt, The mother of all questions de Rebecca Solnit et tous les livres que nous avons mis dans les 12 derniers coffrets, bien sûr! 🙂 Ariane – Comme une chaleur de feu de camp, d’Amélie Panneton – Tortues à l’infini, de John Green – The Sun & her flowers, de Rupi Kaur – Daniil et Vanya, de Marie-Hélène Larochelle – Romance …

Janvier : Premier roman Février : Roman adapté au cinéma Mars : Roman écrit par une femme Avril : Essai Mai : Roman abordant la santé mentale Juin : Littérature autochtone Juillet : Lecture jeunesse Août : #12août Septembre : Nouveauté de la rentrée littéraire Octobre : Roman finaliste au prix des libraires Novembre : BD ou roman graphique Décembre : La suggestion d’une fileuse en 2018, DÉFI LITTÉRAIRE, un livre québécois par mois, littérature québécoise, littqc, unlivrequébécoisparmois, je lis un livre québécois par mois, défi littéraire, résolution 2018

En 2018, je lis un livre québécois par mois

Toujours à la recherche d’une résolution pour 2018 ? On vous propose celle-ci : lire un livre québécois par mois. Ou plus! Depuis 2015, on organise ce défi littéraire sur un groupe Facebook. On vous invite donc à vous joindre à nous si vous avez envie d’y participer. Le fonctionnement est simple: nous avons déterminé les thématiques pour chacun des mois et nous ferons des sondages sur le groupe Facebook pour déterminer la lecture commune. Si vous préférez choisir vous-même ce que vous lirez, aucun problème, l’important, après tout, c’est de lire (minimum) un livre québécois par mois! On vous le promet… vous ferez des découvertes merveilleuses et votre vie ne sera qu’améliorée par l’ajout de lecture d’œuvres québécoises ! Janvier :  Premier roman Février : Roman adapté au cinéma Mars : Roman écrit par une femme Avril : Essai Mai : Roman abordant la santé mentale Juin : Littérature autochtone Juillet : Lecture jeunesse Août : #12août Septembre : Nouveauté de la rentrée littéraire Octobre : Roman finaliste au prix des libraires Novembre : BD …

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Quand l’hiver n’a plus de fin…

C’est dans un flou continuel que le deuxième roman de la jeune auteure Maude Deschênes Pradet nous entraine. L’hiver ne s’est pas terminé et depuis, il y a pris toute la place. C’est un véritable roman par fragments que cet Hivernages, on suit quelques personnages de chapitre en chapitre, s’entremêlant les uns sur les autres. Ils cherchent à survivre, à combattre cette solitude qui les isole de tout. La mort par le froid reste présente et une possibilité pour les personnages qui feront tous face à la force ultime de ce puissant hiver.  Leur instinct de survie prend le dessus et c’est ce qui fait de ce roman un roman plein d’espoir et ce, même si les possibilités semblent limitées pour les personnages. Le froid est roi J’ai particulièrement aimé l’ambiance dans lequel ce roman nous guide, et ce, dès les premières pages. J’avais froid. Je me sentais, tout comme les personnages, coincée dans un hiver qui ne veut pas se terminer. Dans une saison ultime qui reprend tous ses droits. Un peu comme le …

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Un journal de création pour mieux saisir les départs

Un tout petit livre qui raconte pourtant de bien grandes histoires. Tout doit partir de Johanne Fournier se lit avec lenteur, délectation et douceur. Il laisse place aux changements des saisons, au charme lourd et puissant d’un fleuve qui devient le phare d’un deuil. Il s’agit d’une oeuvre collage, collage entre le journal, la création, la poésie et le cinéma. Johanne Fournier est une cinéaste, c’est la première fois qu’elle prend le crayon et elle le fait nettement bien. Elle dira en entrevue que ce livre est le film qu’elle n’a pas fait concernant le décès de son père. Le temps qui file et les saisons qui bercent… Il y a quelque chose de très franc dans ce récit, on sent dès les premières pages l’authenticité de la voix qui nous raconte, de nombreuses façons et moments, la vie de son père. Essayant de faire du sens de cette perte, de ce deuil qu’elle se doit d’apprivoiser comme nouveau quotidien, Johanne Fournier fait preuve d’une grande vulnérabilité et parallèlement, elle nous dévoile ses racines. Les saisons …

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« Des images aussi minces que du papier » et tirées par les cheveux

Publié en 2004 aux Éditions de l’Effet pourpre, Ataraxie, de l’artiste Karoline Georges, ne ressemble à rien que vous connaissez déjà. Elle nous entraîne dans une histoire totalement fascinante où la quête du sublime et de la perfection est au centre du récit. Les Éditions Alto le rééditent dans une couverture des plus justes ce printemps (en librairie depuis le 13 juin). La couverture ne peut sembler être qu’un simple fer à lisser sous un fond rose, mais il s’agit de la source même du roman qui se déroule dans un salon de coiffure bas de gamme. Le roman raconte l’histoire d’une fille qui rêve d’atteindre le sublime, une pureté idéalisée. Elle met toute son énergie, physique comme intellectuelle, à atteindre cet objectif. Avec son amant parfait, rêvé et idéalisé, elle se retrouve dans un salon de coiffure où celui-ci travaille et c’est là-bas que l’histoire nous entraîne aux antipodes de ce qu’on aurait pu croire au départ. « Jamais il n’était question de nos passés, de notre devenir, du quotidien. Nous avions choisi la …

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L’autre Marie et la même Jeanne

En décembre dernier, j’ai découvert Jeanne chez les autres et Marie Larocque grâce à la réédition du roman chez No de série. C’était aussi le choix de notre groupe du samedi de notre club de lecture et ce fût vraiment une lecture appréciée par les membres, et par moi aussi! J’ai rapidement été charmée par la petite Jeanne, par sa famille toute croche, mais surtout, j’ai été éblouie par l’écriture de Marie Larocque. Sa plume est extrêmement orale, tellement qu’on entend les dialogues en les lisant, ce qui est un talent des plus chers et importants comme auteur-e, à mon sens. Ce printemps, Marie Larocque nous offrait L’autre Jeanne et ce, plusieurs années après la parution de Jeanne chez les autres, qui était en 2013. Sans le vendre comme une suite, on y découvre les mêmes personnages que dans Jeanne chez les autres qui quant à lui, devient le premier roman écrit par Jeanne. Du nom de Marie chez les autres dans le roman, on y décèle clairement un jeu de mise en abîme entre l’auteure et …