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À vos crayons : oser s’approprier nos lectures

Tout a commencé par quelques pages cornées, ici et là. Doucement, minutieusement, juste pour donner un peu de vécu. Ensuite, rapidement, ce fut les crayons de plomb, les marqueurs jaunes, mais pas dans tous les livres. Seulement les essais, les livres usagés, les livres de psychopop. Les romans restent, pour le moment, intouchables, mais je ne sais pour combien de temps encore. Alors oui, j’ai osé noircir les pages de mes livres, y mettre de l’encre indélébile et même, parfois, y ajouter mes propres mots. Je m’approprie mes lectures et j’en ressors toujours avec une plus grande compréhension, une impression d’immersion plus profonde. Peut-être est-ce l’habitude des textes universitaires que je soulignais et annotais abondamment pour essayer d’en ressortir l’essence. Peut-être est-ce simplement le fait de pouvoir y revenir et y retrouver plus facilement des passages bouleversants, peut-être est-ce simplement le fait d’avoir l’impression de mieux lire ainsi. En fait, c’est sûrement un mélange de tous ces « peut-être ». Ralentir la cadence pour mieux assimiler Je suis quelqu’un qui lit vite. J’embarque dans l’histoire, je …

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Petit exercice d’écriture : entre père et fille

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon père et, pour célébrer, pour lui offrir un petit quelque chose de spécial, je fais cet article. Il m’avait parlé, à quelques reprises, de son intérêt à voir publiés nos deux textes sur le blogue, chose due, chose faite. Bonne fête papa !! Tout a commencé par un extrait de Plus on est de fous, plus on lit! Je ne sais plus lequel mais il s’agissait d’un exercice d’écriture où, à tour de rôle, chacun donnait une phase à l’autre et il avait deux heures pour écrire un texte qui débutait avec la phrase choisie par l’autre personne. Mon père, ayant trouvé l’idée bien originale et intéressante, me lança le défi. On a tous deux pris bien plus de deux heures pour écrire nos textes et nous l’avons fait en alternance. Mon père m’a donné une phrase, j’ai écrit un texte. Je lui ai donné une phrase et il a simplement continué ce qui avait été écrit, avec la phrase donnée. C’est un exercice pas trop contraignant et vraiment plaisant à faire, …

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Écrire un mémoire: un combat contre soi-même

Expliquer aux gens en quoi consiste l’écriture d’un mémoire de maîtrise n’est pas une chose simple. Je ne dis pas qu’ils ne comprennent pas, mais plutôt que j’ai moi-même de la difficulté à cerner les contours d’un tel projet. Il n’y a pas de parcours typique, pas de modèle à suivre, pas plus qu’il n’y a de bonne ou de mauvaise manière de le faire. Pourtant, il semble que ce soit l’affaire de tout le monde, même si au fond, c’est toi qui devra remettre un produit fini, de ton cru, et c’est toi qui sera seul.e devant ton ordinateur. Alors, la plupart des personnes se permettent des remarques comme celles-ci: « Ben là, c’est comme genre trois travaux de fin de session, c’est pas si pire. » « Voyons, tu fais quoi de tes journées pour ne pas avoir écrit depuis 1 mois?! » « T’as juste à te faire un horaire vraiment strict et le respecter. » « Combien de pages tu as écrites? [Insérer un nombre de pages considérable selon vos capacités] C’EST TOUT??? » « Ok, faque dans l’fond, ça sert …

En lisant, en vivant, en écrivant

Je ne lis pas depuis plusieurs jours, j’écris, ou je fais autre chose, je peins, je dors, je marche, je ris, je pleure, mais je ne lis pas depuis plusieurs jours. Puis j’ouvre un livre, il m’accroche ou nous nous donnons rendez-vous un peu plus tard dans la vie. J’ouvre un autre livre et tout un monde fleurit dans ma tête, je me laisse submerger, je ne touche plus terre, le voyage débute et je suis déjà loin. Un nouveau cycle de lecture est lancé. Je n’ai pas encore déposé un livre, que déjà un autre s’installe au creux de mes mains. Je suis enfoncée dans mon lit, je suis une malade sans maladie. Une prisonnière dans la tempête. Je remets ma vie entière en question. Je suis dans un état constant près de l’inconscience, le sommeil n’est jamais loin. Cette douce lourdeur qui prend racine sur mes paupières et qui descend doucement sur mes épaules et dans mon ventre. Le syndrome de Berlin Je lis les mots de Mylène Bouchard au sujet d’une étrange …

Autour des livres : Rencontre avec Alexandra, collaboratrice chez Le fil rouge

Connaissez-vous le questionnaire de Proust? Il s’agit de questions posées par l’auteur Marcel Proust, principalement connu pour sa majestueuse oeuvre À la recherche du temps perdu. Celles-ci permettent de mieux comprendre ou connaitre quelqu’un. Dans ce questionnaire, on y trouve des questions telles que La fleur que j’aime ou Mes héroïnes préférées dans la fiction. L’animateur littéraire Bernard Pivot s’est inspiré de ce questionnaire pour créer le sien, qu’il faisait passer à ses invités à son émission Bouillons de culture. C’est ainsi que m’est venue l’idée de créer un questionnaire Le fil rouge où on pourrait en apprendre davantage sur une personne, et ce, au sujet de ses habitudes de lecture, de création, d’organisations et au niveau de ses préférences littéraires. Pour cette édition, notre collaboratrice Alexandra s’est prêtée au jeu! 1. Quel est ton premier souvenir en lien avec la lecture? Ma mère qui me lit les plus beaux récits, tout juste avant que je ferme les yeux, à l’heure du dodo, elle tourne les pages en changeant sa voix pour animer les personnages qui …

J’avais toujours rêvé de Prague

J’aime mieux la fiction. Guillaume m’a dit : tu as de la difficulté à différencier le réel de la fiction. (…) L’écrire me permet d’ancrer ma présence au monde, me permet de me sentir vivante, me permet de bouger, de travailler. Sans le livre, je suis une coque vide. Il y a des romans que je sens déjà que je vais aimer juste à lire le titre et la quatrième de couverture. J’ai tout de suite l’intuition que je connecterai avec l’histoire et l’auteur sans pourtant en savoir grand-chose. Un peu comme quand je planifie mes voyages; il y a certains endroits que je sais d’avance que je vais adorer. J’ai eu cette impression en décidant de partir à Portland en Oregon dernièrement. Je voulais déjà me marier avec cette ville avant même d’y avoir posé les pieds pour la première fois. Prague de Maude Veilleux m’a tout de suite fait cet effet. Je suis tombée sur un extrait dans la chronique sur la rentrée littéraire québécoise. Il ne disait pas grand-chose, mais j’ai tout …

Se réapproprier son corps, un carré de chocolat à la fois

Dans ce premier livre, Mélodie Vachon Boucher y raconte l’histoire d’une femme qui tente doucement de se réapproprier son corps suite aux trois viols qu’elle a subis au cours de sa vie. Toujours avec sobriété et sensibilité, elle raconte de quelle façon ces viols sont arrivés et comment elle a réagi. Il y a bien évidemment une force dans ce premier livre, et c’est celle de démontrer les facettes méconnues des viols. Mélodie Vachon Boucher a fait le choix de montrer le côté sombre et méconnu des agressions : celles qui sont commises par des copains, par des gens qu’on connait. La notion de consentement parcourt toute l’oeuvre et c’est ce qui en fait, à mon sens, une lecture nécessaire, autant pour les femmes que pour les hommes. Écrit au Je, le livre se lit en moins de 5 minutes top chrono; on ne peut faire autrement que de prendre le temps, de relire et de comprendre toute la force des mots comme des dessins dans ce témoignage. La narratrice se livre avec douceur et …

La vie est brève et le désir sans fin

« Il a besoin d’avoir une histoire. Tous les hommes, à un moment donné, ont sans doute besoin d’avoir une histoire à eux, pour se convaincre qu’il leur arrivé quelque chose de beau et d’inoubliable une fois dans leur vie. » Chaque page du roman de Patrick Lapeyre La vie est brève et le désir sans fin m’a laissée songeuse. J’aimerais écrire un livre si simple, mais vrai. Louis Blériot, un traducteur à son compte, perdu, un peu insignifiant et écrasé par sa femme à la carrière fortunée, a eu une aventure avec une jeune anglaise, Nora. Puis, elle a disparu du jour au lendemain, à Londres vivre avec un autre homme, plus riche et plus rationnel, Murphy. Deux ans plus tard, alors que Louis se réhabilitait à sa vie conjugale monotone, elle réapparait. Le roman raconte alors la nouvelle descente de Louis et Nora dans le gouffre vertigineux, dangereux et captivant du désir adultère, tout en nous montrant la situation désespérée de Murphy qui n’accepte pas l’abandon de Nora. Les deux hommes se retrouvent alors dans …