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L’effet Foenkinos

Cette année, j’ai découvert avec une joie de plus en plus enivrante que je pouvais enfin répondre à la fameuse – et si difficile – question : mais qui est donc mon auteur préféré? Chacun de ses livres me charme un peu plus, me rend encore plus en amour avec son œuvre et avec ses mots. L’écriture de David Foenkinos est d’une douceur et d’une justesse renversantes. Son dernier livre, Vers la beauté, ne fait pas exception. Des destins qui s’entremêlent Comme à leur habitude, les personnages de Foenkinos sont fascinants. Antoine Duris est l’homme prospère typique : un bon emploi, une relation stable qui fait des jaloux et une vie qui n’est pas loin d’être parfaite. Sa vie semble basculer quand Louise, sa copine, le laisse sans crier gare et qu’il décide de tout quitter pour devenir gardien au musée d’Orsay. Sa sœur, qui le connait comme le fond de sa poche, n’y croit pas une seconde et part à sa recherche. Camille est une jeune fille remplie d’ambition et de vie qui, du jour au …

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Quand la vie perd son sens, comment retrouver sa légèreté

N’étant pas la plus grande lectrice de romans graphiques, je ne croyais pas un jour écrire un article portant sur ce genre littéraire. Or, dans le cas de La légèreté, je trouvais inévitable de partager ce coup de cœur. La scénariste et illustratrice de La légèreté est Catherine Meurisse, dessinatrice à Charlie Hebdo. Au moment de l’attentat contre le journal, elle y travaille depuis près de 10 ans. Or, ce 7 janvier 2015, elle arrive en retard à la conférence de la rédaction et survie à l’attentat alors que ses collègues, amis et mentors sont tués et blessés à l’intérieur des lieux. Dans la Légèreté, elle explique son processus pour guérir de l’immense blessure créée par cet événement tragique et retrouver sa légèreté. La légèreté, c’est tout ce que j’ai perdu le 7 janvier 2015 et que j’essaie de retrouver. La légèreté, c’est aussi le dessin. L’art comme remède à la douleur Vivant un profond traumatisme à la suite de ces événements, Catherine Meurisse dépeint, dans la première partie, les dix mois qui suivent l’attentat alors qu’elle est confuse …

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L’univers de la mode et les livres: des suggestions

Au sein de mes articles précédents, j’ai toujours réussi à inclure ce que j’aimais, mes intérêts (la botanique, les pays scandinaves, des ouvrages/bande dessinées portant sur l’introversion, l’Histoire, le design etc.) ou certains traits de ma personnalité pouvant s’inclure facilement dans le monde du livre. Bref, j’aime toujours inclure des petites parcelles de moi-même à travers des livres que j’ai bien aimés! Ce mois-ci, mon choix s’est donc porté sur le domaine de la mode, un univers qui m’intéresse depuis le début de l’adolescence, mais que j’ai toutefois toujours délaissé lorsqu’il est temps de faire mes choix d’articles. Lorsque je tombais sur des livres portant sur le sujet, ces derniers s’avéraient être bien souvent des ouvrages de collection créés par de grandes maisons de couture, qui présentent des images de leurs œuvres/créations présentées sur d’anciens défilés/collections. Bien que magnifiques, j’ai toujours tendance à ne plus les rouvrir et les laisser de côté après ma première lecture. Or, depuis quelques années, de nombreux ouvrages furent rédigés par des personnalités influentes dans le milieu: on peut notamment …

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Le journal champêtre d’Edith Holden: une ode à la beauté de la nature

L’arrivée de l’été me donne toujours l’envie d’aborder des sujets littéraires reliés au monde de la botanique, des fleurs ou bien tout ce qui concerne la nature en général (ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux connaissent bien mon obsession pour les fleurs et mon déversement de photos annuelles de magnolias!). À cet effet, je fus agréablement servie en découvrant un classique de la littérature anglaise, The Country Diary of an Edwardian Lady, par Edith Holden: (source: le compte Instagram Insidewanderer)   Qu’est-ce que c’est?  L’ouvrage est un journal «botanique» réalisé par l’artiste et enseignante anglaise Edith Holden, au début du vingtième siècle. Passionnée de la nature, Holden réalisa plusieurs aquarelles de ses découvertes au cours de ses escapades champêtres dans les campagnes d’Angleterre et d’Écosse (fleurs, herbes, petits animaux, insectes, etc.). Ce «journal de bord», en plus des aquarelles, contient des notes et des informations diverses sur ses découvertes, ainsi que des poèmes relatifs à la nature: le tout est séparé par les douze mois de l’année. Le journal, réalisé en 1906, ne fut édité …

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Nos clubs de lecture mai 2018 : Souffler dans la cassette, Moi aussi je voulais l’emporter et Journal d’un réfugié de campagne

En mai, c’était le début de nos trois clubs de lecture de l’été à Montréal. Nous avons lu trois livres complètement différents pour ce premier mois, les avis ont été mitigés et c’est ce que nous préférons, car cela créé des discussions excessivement riches! C’était aussi un grand plaisir de retrouver d’anciennes participantes et d’en rencontrer des nouvelles. On sent déjà que cette session estivale sera riche en inspirantes discussions autour des livres. Voici donc les comptes rendus de nos rencontres : Groupe #1, Rencontre au café Sfouf, lecture : Journal d’un réfugié de campagne de Jean Bédard Il s’agissait, pour toutes les participantes, de la première immersion dans l’oeuvre de Jean Bédard. De notre côté, deux participantes d’un autre de nos clubs de lecture ont adoré les romans de cet auteur, donc nous avions quelques attentes pour cette lecture. Or, ce livre-ci est bien loin d’être un roman. Comme le titre l’indique, il s’agit vraiment du journal de l’auteur qui vit à la campagne et qui partage son temps à entretenir sa terre et …

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«Vous ne m’êtes pas d’un amour tranquille»

«Il faut absolument que tu lises ça». J’étais au salon du livre avec ma cousine, il y a deux ou trois ans, et c’est ce qu’elle m’a dit en me tendant un exemplaire de La renarde et le mal peigné. Habituellement, quand quelqu’un m’aborde avec cette phrase pour me suggérer une lecture, ça pique ma curiosité. J’ai envie de découvrir ce qui justifie l’emploi de l’impératif dans la phrase : s’il faut que je lise ce livre, c’est parce que mon interlocuteur y a découvert quelque chose d’extraordinaire… Et même si ce n’est pas une garantie que j’aimerai la recommandation, ça me touche que quelqu’un que j’aime me partage une lecture avec autant de ferveur ! Toujours est-il que lors de cette fameuse visite au salon du livre, j’achetai le livre que me tendit ma cousine. Quelques années plus tard, je la remercie encore de me l’avoir fait découvrir. Ce récit de correspondances est encore à ce jour une des lectures qui m’ont le plus bouleversées et auxquelles je reviens souvent. La renarde et le mal …

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Un livre qui permet de « créer le meilleur de soi »

Lorsqu’il est arrivé en librairie, je l’ai tout de suite aperçu : un grand livre avec une couverture invitante et créative à souhait. Je me suis dit que cet ouvrage était pour moi. Je ne saisissais pas encore vraiment le sens du titre « Créer le meilleur de soi », mais je savais que ça allait me rejoindre à 100 %. Parce que mon côté créatif, pourtant bien présent, tombait trop souvent à mon goût en dormance. Parce que j’avais l’impression que ce bouquin allait me faire du bien en dedans. Parce que c’était un bel objet que j’avais envie de consulter à outrance. Et bien d’autres raisons s’ajouteraient plus tard à la liste. Un puissant déclencheur Commençons par le commencement : Créer le meilleur de soi est un guide créatif écrit par Manon Lavoie. Cette ancienne conseillère en communications devenue coach en créativité s’est donnée corps et âme dans ce livre afin de permettre à n’importe qui de découvrir et de développer sa créativité. Parce que, selon Manon, tout le monde possède cette capacité d’être créatif. Avant de l’acheter, …

Les récits de correspondances : entre indiscrétion et fascination

Quand j’étais adolescente, ma meilleure amie avait un chalet à la campagne, où nous passions nos étés. La maison avait appartenu à son arrière-grand-père. Je me souviens clairement d’une photo de son aïeul, accrochée au mur du salon : il posait devant le chalet, assis sur sa vieille chaise berçante, avec sa moustache et son chapeau, le regard au loin. Son regard était énigmatique : on n’aurait su dire s’il était triste, confiant ou serein, mais sa photo avait toujours fait partie du décor alors on ne se posait pas trop de questions… Jusqu’au jour où, par une journée pluvieuse, la mère de mon amie sortit une vieille valise du grenier. En l’ouvrant, nous découvrîmes un trésor : de vieilles lettres, des journaux intimes, des morceaux de correspondance… Le tout soigneusement conservé, nous révéla-t-on, par la deuxième femme de son grand-père. Nous venions de percer une partie du mystère qui se cachait derrière le regard de l’homme sur la photo. Une phrase parmi toutes celles que nous avons lues ce jour-là me revient en mémoire  : Je suis …

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La série Portrait : Austen, Chanel, Kahlo et Woolf en miniatures!

Il y a quelque temps, j’ai découvert la série « Portrait », de Zena Alkayat et de l’illustratrice Nina Cosford. Devenus de véritables coups de cœur, voici donc quelques points en rafale sur ces très jolis petits livres! C’est quoi? La série « Portrait » contient de petites biographies de femmes célèbres (de toutes époques confondues) ayant marqué l’histoire à travers l’art. Pour le moment, les portraits disponibles sont ceux des auteures britanniques Jane Austen et Virginia Woolf, de l’artiste Frida Kahlo et de la créatrice de mode Gabrielle Chanel. La particularité de ces biographies? Ces dernières sont contenues dans de tout petits livres illustrés! Pourquoi on aime :  Les biographies sont claires et concises : bien que courtes (contrairement à des biographies de plus grande ampleur), celles-ci offrent justement une belle prémisse à ceux et celles qui aimeraient en savoir davantage sur ces héroïnes. Après tout, c’est une manière intéressante de contourner les fameuses pages Wikipédia! Bref, ces ouvrages rejoignent autant les petits que les grands! Le juste équilibre entre les descriptions de la vie personnelle de ces artistes et de …

Nos vies parallèles

L’amour. Ou plutôt cet ardent désir de posséder, de donner et de désobéir à notre conscience pour laisser nos maux nous guider. Cet état qui nous enivre ou nous envenime, qui désamorce tous nos processus de défense et nos convictions les plus creuses. Cette emprise qui réchauffe chaque parcelle de nos corps, qui fait de nous des êtres à la fois puissants et vulnérables. Ce drôle de sentiment qu’est l’amour… Lorsqu’on l’accepte, on sait déjà qu’il n’y aura plus aucune chimère semblable. Car l’amour n’est pas une continuité, c’est une histoire unique. Le passé, le présent et le futur ne s’appliquent plus. L’amour est intemporel. Et puis il y a aussi le premier. Celui qui nous définit, qui nous semble impossible à affronter. C’est celui qui nous hante encore aujourd’hui, à moitié éveillé de ce mélange d’émotions. On ne s’en remet jamais complètement. Bien que conscients du pouvoir de cet éloge, nous refoulons souvent notre élan sentimental. De peur d’avouer mes faiblesses, j’ai très longtemps boudé les romans pouvant susciter ce genre d’éveil en moi. …