All posts tagged: Art

arts visuels, littérature, rencontres, amitié, les luttes fécondes, moi aussi, sylvie cotton, nathalie de Blois, carnet, dialogue, catherine dorion, réflexion, création, vie, inspiration, nadia aït-saït, joëlle henry, gaspésie, le fil rouge, le fil rouge lit, découverte, Bibliothérapie, #lefilrougelit, les livres qui font du bien, synchronie, synchronicité, Art, identité

L’un l’autre les uns les autres, s’observer

Comme c’est souvent le cas pour les livres qui deviennent de beaux coups de cœur (ceux dont je ne veux plus me séparer), il s’agit de lectures que je laisse venir à moi par un amoncellement de synchronies. Ici, je vous parle de ma rencontre avec Moi aussi, un carnet écrit en dialogues de Sylvie Cotton et Nathalie de Blois. Je ne pouvais souhaiter plus grande source d’inspiration pour le moment où je me situe dans ma vie intime et créative. Aujourd’hui, je décide de mélanger mes deux passions : la littérature et les arts visuels. Elles se lient en moi pour me permettre de trouver un certain équilibre et pour définir mon langage intérieur et intime, celui que je partage ensuite avec d’autres âmes sensibles. La petite histoire qui suit en est une de rencontres entre plusieurs personnes pour qui le partage est forgé d’empathie, de désir de liberté, de curiosité et de passion. Nadia, Joëlle et Eric, c’est un genre d’hommage que je vous rends avec ce texte, votre passage dans ma vie …

Retirer un terme : Art ArtRetirer un terme : Élisabeth Recurt Élisabeth RecurtRetirer un terme : éditions l'erre de rien éditions l'erre de rienRetirer un terme : Bibliothérapie BibliothérapieRetirer un terme : création créationRetirer un terme : enracinement enracinementRetirer un terme : exil exilRetirer un terme : identité identitéRetirer un terme : immigration immigrationRetirer un terme : Je finirai bien par comprendre Je finirai bien par comprendreRetirer un terme : Le fil rouge Le fil rougeRetirer un terme : le fil rouge lit le fil rouge litRetirer un terme : les livres qui font du bien les livres qui font du bienRetirer un terme : Racines Racines

Je finirai bien par comprendre; quand l’art devient un no man’s land contre l’exil.

Avoir deux pays, être déchiré entre deux endroits, deux mondes, deux soi. Quitter la France à 6 ans, quitter le Québec à 15, y revenir jeune adulte, quelles sont les traces que ces exils laissent chez quelqu’un? Ce sont ces questions que se posent l’auteure Élisabeth Recurt dans son court roman Je finirai bien par comprendre. Divisé en 4 livres – ou bien chapitres – on retrouve Élisabeth, 6 ans, prête à partir en vacances, sans date de retour. Dans cette première partie, on se trouve face à la naïveté d’une enfant qui ne comprend pas l’ampleur de ce qui lui arrive, qui subit les choix d’adultes et qui n’a d’autres options que de suivre, sans trop poser de questions. S’en suit alors les questionnements d’une adolescente qui n’est française que pour les québécois et québécoise que pour les français. Prise entre deux, amoureuse de son pays d’adoption, c’est face à la colère d’une adolescente qui se voit contrainte de retourner sur une terre qui ne semble plus être la sienne qu’on se retrouve dans le second …

Art, autour des livres, le fil rouge, le fil rouge lit, dans l'univers des illustrateurs, Isabelle Arsenault, Tumblr, Etsy, Becca Stadtlander, Yelena Bryksenkova, Taryn Knight

Dans l’univers des illustrateurs : palmarès de mes artistes préférés

Vagabonder quelques instants sur le site web Etsy et society 6 (ou n’importe quelle plateforme destinée à vendre des œuvres réalisées par des illustrateurs) est une aventure risquée, voire carrément dangereuse, en particulier pour ma pauvre carte bancaire! Si ma chambre ne manque certainement pas d’illustrations pour enjoliver ses murs, ma bibliothèque (ou plutôt ce que contient de nombreux ouvrages ou couvertures de papeterie rangés entre ses étagères) n’a en revanche, rien à lui envier! Ainsi, inutile de vous dire que l’univers de l’illustration et du design/graphisme m’a toujours grandement plu! Présente dans le monde du livre (que ce soit au sein de la littérature jeunesse, romans graphiques, bandes dessinées, etc.), l’illustration est une compagne essentielle et indétrônable : ces dernières composent la toile de fond des récits, en semant par-ci par-là de petites parcelles d’imaginaires, d’inspiration, de couleurs et de traits. Bref, chacune des pages constitue un élément de surprise! C’est également une belle ode à la créativité de ceux qui leur ont donné naissance : les illustrateurs transposent magnifiquement leurs visions de l’histoire …

coup de coeur, jane eyre, page turner, littérature, livres, lecture, études, étudiants, cégep, prendre le temps, apprécier, charlotte bronte, livre, réflexion, réflexion littéraire

Le coup de coeur à retardement

À partir de quel moment considère-t-on un simple objet comme une toile ou une feuille de papier comme un livre ? Où se situe la ligne entre l’objet et l’art ? À mon avis, c’est à partir de l’instant où celui-ci engendre une réflexion, pousse l’observateur à des questionnements. À notre époque, une ère de consommation rapide et abusive, notre perception de l’art se transforme petit à petit et notre approche vis-à-vis celle-ci en fait de même : notre niveau de concentration a baissé, nos occupations se font de plus en plus nombreuses, le temps accordé à l’art se fait plus restreint. Or, les artistes et les amateurs sont encore très présents. #littérature Du côté de la littérature, plus spécialement, on voit partout sur les réseaux sociaux des #bookaddict et des #booklover qui possèdent l’équivalent d’une bibliothèque complète chez eux et qui lisent un roman tous les deux jours. En naviguant sur ces plateformes, je me suis demandée : est-ce que ces personnes prennent vraiment le temps de savourer tous ces livres et de les comprendre afin …

féminisme, littérature québécoise, filles missiles, poésie,

Le second magazine papier des Filles Missiles : #pouvoirmagique.

10 février 2017. Lancement du deuxième magazine papier des Filles Missiles au Quai des brumes. Il est possible de voir certaines auteures au bar, devant le stand de vente, éparpillées un peu partout… Les femmes ne sont pas discrètes, elles prennent toute la place. Puis des sifflements, des cris, des gorges qui se déploient : une performance. Le thème de ce second magazine est MAGIE. Après les lectures, la soirée s’étire encore un peu, les gens se donnent des câlins, les esprits un peu plus embrumés que tantôt s’entremêlent et c’est dans le métro, direction Honoré-Beaugrand, que je commence ma lecture. (En pensant encore au one-piece rose vraiment #goal de Marie Darsigny) Malgré sa sombre couverture, l’intérieur du magazine déborde de couleurs. On dirait presque que des paillettes se déposent sur nos doigts en tournant les pages. Les illustrations sont signées par Véronique Lévesque-Pelletier, Camille Monette-Dubeau, Sophie Latouche (qui a aussi fait la couverture), Charline Bataille et Geneviève Lovestruck. Dans ces images, il est question du quotidien, de douceur, d’enjeux féministes (obviously), de rage et de …

Un mot vaut mille images

Je n’ai pas encore de titre, de profession, de corps de métier, bref de carrière officielle, mais une chose est sûre : dans toutes les sphères de ma vie, j’ai besoin d’utiliser ma créativité. Mais parfois, sous la pression, elle tombe en panne. C’est alors que je me tourne vers les mots pour me guider. J’ai réalisé seulement récemment que les mots, les miens ou ceux des autres, étaient ma bouée de sauvetage lorsque les idées se perdent dans le brouillard. Pourtant, ce n’est pas d’hier que j’ai ce réflexe. Au cégep, le thème donné pour notre travail de fin d’études ne m’inspirait pas du tout, alors j’ai simplement sorti des expressions et des phrases en lien et j’ai décidé de les illustrer. Curieuse de cette découverte, je me suis demandé en quoi les mots m’étaient rassurants. Je crée principalement des images : je suis photographe et designer textile. Les images des autres m’inspirent donc beaucoup. Mais je suis aussi amatrice de littérature (sinon je n’écrirais pas sur ce blogue!), de musique, de danse et …

Milk and Honey : juste du beau

C’est Véronique Grenier (auteure d’Hiroshimoi, notamment!) qui m’a fait découvrir le recueil de poésie Milk and Honey, écrit par la Torontoise Rupi Kaur, lors du lancement Le Fil rouge X Arsenal. Elle en parlait comme étant une œuvre sensible, féministe et qui fait du bien. Il ne m’en fallait pas plus pour me le procurer, et en écrire une impression que je vous partage à l’instant! À droite, des mots magnifiques, à gauche, de fortes illustrations qui font écho au texte de l’autre côté. Bien plus qu’un simple recueil de poésie, Rupi Kaur nous offre une profonde réflexion sur le féminisme, la diversité corporelle, l’amour, la sexualité et la rupture. C’est vraiment facile de s’identifier à ses textes, puisqu’ils sont à la fois simples, directs et épurés. Ne pas oublier que simplicité n’égale pas toujours facilité (et ceux qui écrivent savent que c’est tout le contraire!) : il y a des jeux d’images très intéressants qui imprègnent rapidement notre imaginaire. Voici un bon exemple de toute la force des écrits de l’auteure : Vous l’avez remarqué, le …

La garçonnière : amour, ambiguïté et (ben) des shots de vodka glacée

Lors du lancement des coffrets littéraires du Fil rouge, il y avait une petite bibliothèque éphémère où les gens pouvaient y déposer un livre, pour ensuite en prendre un. Ce fantastique petit espace d’échange m’a permis de mettre la main sur le livre La garçonnière, de Mylène Bouchard. Je ne connaissais pas du tout l’auteure, mais la couverture m’avait tapée dans l’œil. Je l’ai pris. Et voici ce que j’en pense. Ce dense récit est celui de Mara et de Hubert; celui de la longue route entre Péribonka et Noranda; celui des correspondances sans réponses et d’un amour voué à l’échec, et ce, dès le début. Il faut être tenace pour continuer le livre après en avoir lu quelques pages : c’est long avant d’embarquer dans l’histoire, avant de s’y attacher. Les descriptions des lieux sont longues et redondantes, beaucoup de name-dropping d’endroits et de traditions qui me sont complètement étrangers, etc. Par contre, cette incertitude de tenir un bon livre entre les mains s’envole dès qu’entrent en scène les personnages de Mara et Hubert. Ils …

À la fin ils ont dit à tout le monde d’aller se rhabiller : l’errance humaine mise à nu

Encore les mouches. Il est seize heures sept. Je me couche, je ferme les yeux, je tourne dans le lit, je pense à des légumes frais, j’emmêle mes pieds dans les draps puis je pense à quelque chose que j’oublie, je tourne de l’autre côté, je déprends mes pieds, je tourne encore, je remonte les couvertures, je m’assois. Il est encore seize heures sept. J’appelle mon superhéros, qui ne répond pas. Au fil de mes lectures, je me suis rapidement aperçu que deux éléments m’interpellaient beaucoup dans la stylistique d’une œuvre littéraire : les récits d’errance et ceux qui sont découpés en plusieurs fragments. J’aime qu’une histoire m’emporte, même si elle ne possède pas d’intrigue particulière. Je cherche surtout une expérience, et c’est ce que j’ai retrouvé dans le tout premier roman de Laurence Leduc-Primeau. Paru chez les éditions de Ta Mère, cette œuvre au très long titre est divisée en des dizaines et des dizaines de fragments : des longs, des courts, des brefs, des poignants, des tristes, des beaux. À la fin ils ont dit …