All posts tagged: livre

Littérature américaine; Autobiographie; Relation avec sa mère; Maya Angelou; Lady B; Le fil rouge; L fil rouge lit; Bibliothérapie; Littérature; Lecture; Livres; Les livres qui font du bien

Lady B, Par Maya Angelou ou l’empreinte d’une mère

«Et c’est au cours de cette visite que je compris clairement, et pour la première fois, pourquoi une mère est si importante. Pas seulement parce qu’elle nourrit, aime, dorlote et même chouchoute un enfant, mais parce que d’une façon mystérieuse et presque surnaturelle, elle se tient au-dessus du vide. Elle fait le lien entre l’inconnu et le connu.» Maya Angelou c’est un de mes plus grands coups de foudre littéraires. Pendant toute ma lecture de Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage je me demandais pourquoi personne ne m’avait fait lire cette autrice avant. C’est comme si elle et moi nous étions faites pour se rencontrer sur le papier. J’étais tout simplement renversée face à sa prose, presque muette devant la résonance que son écriture avait en moi, bien que ma vie soit si différente de la sienne. Ses autobiographies sont, pour moi, un coup de poing au ventre, mais aussi un baume pour le cœur. L’autrice Afro-Américaine a connu une vie difficile. Née en 1928, elle grandira en Arkansas, un état ségrégationniste, puis en Californie, …

Le fil rouge; L fil rouge lit; Bibliothérapie; Littérature; Lecture; Livres; Les livres qui font du bien; Les auteurs du 4-Mai; Mouvement du 4-Mai, Lu Xun, Lao She, Xiao Hong, Mao Dun, Chine, Révolution par les livres

Les Auteurs du 4-Mai : comment faire la révolution avec des romans

Lorsque je faisais mon bac en sociologie, j’ai suivi un cours de littérature chinoise contemporaine. Je l’ai choisi juste comme ça, parce que la Chine m’avait toujours fascinée et que j’avais envie de découvrir un autre monde littéraire. Tout le monde a ri de moi, quel cours inutile! Pourtant, c’était un cours captivant, rempli d’histoire, de culture et d’écrivains rebelles. J’avais toujours hâte d’y assister. Et c’est avec un grand plaisir que j’ai fait mentir tout le monde en y trouvant mon sujet de mémoire, quel cours utile finalement! Alors, pendant 2 ans, j’ai travaillé sur le Mouvement du 4-Mai en Chine, qui regroupait plusieurs centaines d’auteurs. Qu’est-ce que le Mouvement du 4-Mai? C’est au début du XXe siècle qu’émerge le Mouvement du 4-Mai. C’est un mouvement à la fois littéraire et politique qui a pour principal objectif de moderniser la Chine, afin de la rendre plus compétitive face aux grandes puissances impériales de l’Europe. Comment comptent-ils y arriver? Grâce à la littérature, évidemment! Les romans deviennent alors le principal vecteur de diffusion des idées …

l était une fois Calamity Jane, Natalee Caple, Éditions du Boréal, Western, Cowgirl, Littérature québécoise Cactus, Farwest

Sur les traces de Calamity Jane

J’ai commencé à lire Il était une fois Calamity Jane, de Natalee Caple, suite à ma lecture de L’imparfaite amitié de Mylène Bouchard et de La femme qui fuit d’Anaïs Bardeau-Lavalette. Il existe un point commun entre ces trois romans : la relation presque qu’inexistante qu’ont les personnages principaux avec leur mère. Dans cette aventure digne d’un western, j’ai pu faire la rencontre d’une célèbre cowgirl, la légendaire Calamity Jane. J’ai pu suivre ses traces grâce à sa fille qu’elle a abandonnée parce qu’elle ne se croyait pas digne de ce rôle. Calamity a donc «donné» sa fille à un homme de Dieu, qui, au jour de sa mort, demande à sa fille adoptive de retrouver sa mère. N’étant pas capable de refuser la dernière volonté de son père, Miette part à la recherche de Calamity Jane. Elle part seule avec son cheval, ayant la même audace que sa mère. Ce voyage ne sera pas de tout repos. Elle fera la rencontre de divers personnages (et hallucinations) qui auront soit rencontré son père adoptif ou sa mère. Parmi ces rencontres, elle …

Bibliothérapie, Leméac, Littérature québécoise, Les livres qui font du bien, Roman, Le ciel, Sylvie Drapeau, littérature, livre, le fil rouge, le fil rouge lit, littérature, mère, amour, deuil, fille, livres

Le ciel de Sylvie Drapeau : entre voix de mère et de fille

Je porte un grand amour aux petits livres blancs des éditions Leméac, ces plaquettes d’environ cent pages qui portent des voix fortes et singulières, mais qui demeurent, par leur format, en marge, presque timides des grandes œuvres qui s’affirment. Mais on y trouve toujours des bijoux, et leur petitesse de format vient, au contraire, renforcer le lien d’intimité que nous développons à leur égard. Le ciel, de la comédienne Sylvie Drapeau, deuxième opus d’une séquence de quatre, mais dont chacun est indépendant, est un de ces « petits » livres qui résonnent fort et en grand. Le fleuve, premier roman de l’auteure, racontait le drame familial qu’est la noyade d’un enfant au sein d’un clan tissé serré, de cette meute dont la narratrice, qui a cinq ans, fait partie. Dans Le ciel, cette jeune fille, qui a maintenant 20 ans, construit désormais tranquillement sa vie dans la grande ville, loin de sa Côte-Nord natale à laquelle elle revient pourtant souvent pour se réfugier, se retrouver. Elle se veut forte, mais elle est surtout fragile, à la recherche d’elle-même, …

accord bière et livre, Amour, Bibliothérapie, couple ouvert, espace public, Le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, les livres qui font du bien, littérature, Littérature canadienne, livre, next year for sure, polyamour, polygamie, Roman, Scribner, sexe, zoey leigh peterson

Accord bière et livre : polyamour et bière sûre

Kathryn et Chris, les principaux personnages de Next Year for Sure de Zoey Leigh Peterson, s’aiment depuis neuf ans et cohabitent dans un douillet petit nuage routinier et affectueux, jusqu’à ce que Chris confie à sa conjointe son attirance (affectueuse et mentale, et non sexuelle en premier lieu) pour Emily. Ils décident donc mutuellement d’ouvrir leur couple, et c’est ainsi que Chris commencera à donner rendez-vous à Emily, avec l’approbation et l’encouragement de son amoureuse. Bien sûr, les choses sont rarement aussi simples lorsque l’on s’engage dans une relation polyamoureuse…

Ce qu’on a lu comme roman graphique / bande dessinée pendant le mois de mai #Jelisunlivrequébécoisparmois

Quel plaisir en ce mois de mai de lire et de faire de nouvelles découvertes en ce qui à trait aux BD / romans graphiques. Le monde de la BD a tellement changé, du moins dans ma perception d’enfant à adulte. Lorsque j’étais enfant, la BD se résumait seulement à Astérix et Obélix, Pierre Tombal, Boule et Bill, etc. Des classiques que j’aime relire, mais je ne sais pas si c’est parce qu’aujourd’hui nous avons une plus grande variété de choix ou tout simplement parce que j’étais ignorante à l’époque. Reste qu’aujourd’hui, d’la BD, j’en mange ! Ma lecture : Suite à la vidéo de la booktubeuse MH La Lectrice, je me suis laissée tenter par Vil et Misérable de Samuel Cantin. Ce fut un véritable coup de coeur (tellement que je me suis procurée Phobies des moments seuls par la suite) ! L’histoire est déjà intéressante parce que ça se déroule dans une librairie de livres usagés, dans un concessionnaire de voitures dont le patron est persuadé que l’avenir est dans les livres ! Le libraire …

Jennifer Worth; Call the midwife; Appelez la sage-femme; Londres; 1950; Angleterre; Le fil rouge; le fil rouge lit; bibliothérapie; littérature; lecture; livres; les livres qui font du bien; littérature étrangère

Appelez la sage-femme : Du rire aux larmes, la vie dans tous ses états

Il y a quelques années, l’infirmière britannique Jennifer Worth a constaté qu’il y avait très peu d’information disponible sur le rôle joué par les sages-femmes en Angleterre, particulièrement au XXe siècle. Afin de remédier à la situation, elle a décidé d’écrire ses mémoires sur l’époque où elle était elle-même sage-femme, dans les années 1950 à Poplar, un quartier pauvre de Londres. Sous sa plume, elle fait revivre tout un quartier, aujourd’hui disparu, dans une trilogie aussi captivante qu’émouvante. « J’ai fait plusieurs autres visites ce matin-là, mais mon esprit revenait continuellement à Mrs. Warren. Elle sortait vraiment de l’ordinaire. La plupart de nos patientes étaient des Londoniennes originaires de ces faubourgs, comme leurs parents et grands-parents avant eux. Les étrangers étaient rares, surtout parmi les femmes. Toutes les habitantes du quartier menaient une vie très collective et se mêlaient sans cesse des affaires les unes des autres. Mais si Mrs. Warren ne parlait pas l’anglais, elle ne pouvait faire partie de la communauté des femmes. » (Worth, 2002:212-213) Chaque livre est divisé en plusieurs chroniques qui présentent …

coup de coeur, jane eyre, page turner, littérature, livres, lecture, études, étudiants, cégep, prendre le temps, apprécier, charlotte bronte, livre, réflexion, réflexion littéraire

Le coup de coeur à retardement

À partir de quel moment considère-t-on un simple objet comme une toile ou une feuille de papier comme un livre ? Où se situe la ligne entre l’objet et l’art ? À mon avis, c’est à partir de l’instant où celui-ci engendre une réflexion, pousse l’observateur à des questionnements. À notre époque, une ère de consommation rapide et abusive, notre perception de l’art se transforme petit à petit et notre approche vis-à-vis celle-ci en fait de même : notre niveau de concentration a baissé, nos occupations se font de plus en plus nombreuses, le temps accordé à l’art se fait plus restreint. Or, les artistes et les amateurs sont encore très présents. #littérature Du côté de la littérature, plus spécialement, on voit partout sur les réseaux sociaux des #bookaddict et des #booklover qui possèdent l’équivalent d’une bibliothèque complète chez eux et qui lisent un roman tous les deux jours. En naviguant sur ces plateformes, je me suis demandée : est-ce que ces personnes prennent vraiment le temps de savourer tous ces livres et de les comprendre afin …

Le fil rouge; Le fil rouge lit; Bibliothérapie; Littérature; Lecture; Livres; Les livres qui font du bien; Amie de ma jeunesse; Alice Munro; Canada; Femmes; Nouvelles

Un univers canadien à travers la plume d’Alice Munro

Il y a quelques années, je me suis aperçue que mis à part Lucy Maud Mongmery avec Anne la maison aux pignons verts et Émilie de la Nouvelle Lune, je ne connaissais absolument rien à la littérature canadienne. Des auteurs québécois oui, bien sûr j’en avais lu plusieurs, mais je pouvais difficilement nommer un auteur d’une autre province. Alors, lorsque la Canadienne Alice Munro a gagné le prix Nobel de littérature en 2013, je me suis empressée d’acheter un de ses recueils de nouvelles et je l’ai ajouté à ma longue liste de « à lire ». C’est trois ans plus tard que j’ai finalement ouvert le livre, prête à plonger dans l’univers d’Alice Munro. Au moment où j’ai commencé son recueil Amie de ma jeunesse, je venais de lire plusieurs romans américains et je m’attendais à rester dans le même ton avec le même genre de références socioculturelles. Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver dans un univers si proche et pourtant si différent du mien. Ni littérature québécoise, ni littérature américaine, j’avais l’impression de plonger …

Le fil rouge Le fil rouge lit Littérature Québecoise Catherine Leroux Alto Mur Mitoyen

Ton histoire est aussi la mienne – Le Mur mitoyen de Catherine Leroux –

J’avais besoin de lire quelque chose qui me plairait sans détour et qui me rassurerait; un livre qui me prendrait longuement dans ses bras. La dernière fois que j’avais vécu cela, c’était avec le premier ouvrage de Catherine Leroux, La marche en forêt. J’ai donc amorcé avec beaucoup d’espoir la lecture de son deuxième roman, Le mur mitoyen.