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Sur les traces de Calamity Jane

J’ai commencé à lire Il était une fois Calamity Jane, de Natalee Caple, suite à ma lecture de L’imparfaite amitié de Mylène Bouchard et de La femme qui fuit d’Anaïs Bardeau-Lavalette. Il existe un point commun entre ces trois romans : la relation presque qu’inexistante qu’ont les personnages principaux avec leur mère. Dans cette aventure digne d’un western, j’ai pu faire la rencontre d’une célèbre cowgirl, la légendaire Calamity Jane. J’ai pu suivre ses traces grâce à sa fille qu’elle a abandonnée parce qu’elle ne se croyait pas digne de ce rôle. Calamity a donc «donné» sa fille à un homme de Dieu, qui, au jour de sa mort, demande à sa fille adoptive de retrouver sa mère. N’étant pas capable de refuser la dernière volonté de son père, Miette part à la recherche de Calamity Jane. Elle part seule avec son cheval, ayant la même audace que sa mère. Ce voyage ne sera pas de tout repos. Elle fera la rencontre de divers personnages (et hallucinations) qui auront soit rencontré son père adoptif ou sa mère. Parmi ces rencontres, elle …

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Le ciel de Sylvie Drapeau : entre voix de mère et de fille

Je porte un grand amour aux petits livres blancs des éditions Leméac, ces plaquettes d’environ cent pages qui portent des voix fortes et singulières, mais qui demeurent, par leur format, en marge, presque timides des grandes œuvres qui s’affirment. Mais on y trouve toujours des bijoux, et leur petitesse de format vient, au contraire, renforcer le lien d’intimité que nous développons à leur égard. Le ciel, de la comédienne Sylvie Drapeau, deuxième opus d’une séquence de quatre, mais dont chacun est indépendant, est un de ces « petits » livres qui résonnent fort et en grand. Le fleuve, premier roman de l’auteure, racontait le drame familial qu’est la noyade d’un enfant au sein d’un clan tissé serré, de cette meute dont la narratrice, qui a cinq ans, fait partie. Dans Le ciel, cette jeune fille, qui a maintenant 20 ans, construit désormais tranquillement sa vie dans la grande ville, loin de sa Côte-Nord natale à laquelle elle revient pourtant souvent pour se réfugier, se retrouver. Elle se veut forte, mais elle est surtout fragile, à la recherche d’elle-même, …

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Accord bière et livre : polyamour et bière sûre

Kathryn et Chris, les principaux personnages de Next Year for Sure de Zoey Leigh Peterson, s’aiment depuis neuf ans et cohabitent dans un douillet petit nuage routinier et affectueux, jusqu’à ce que Chris confie à sa conjointe son attirance (affectueuse et mentale, et non sexuelle en premier lieu) pour Emily. Ils décident donc mutuellement d’ouvrir leur couple, et c’est ainsi que Chris commencera à donner rendez-vous à Emily, avec l’approbation et l’encouragement de son amoureuse. Bien sûr, les choses sont rarement aussi simples lorsque l’on s’engage dans une relation polyamoureuse…

Ce qu’on a lu comme roman graphique / bande dessinée pendant le mois de mai #Jelisunlivrequébécoisparmois

Quel plaisir en ce mois de mai de lire et de faire de nouvelles découvertes en ce qui à trait aux BD / romans graphiques. Le monde de la BD a tellement changé, du moins dans ma perception d’enfant à adulte. Lorsque j’étais enfant, la BD se résumait seulement à Astérix et Obélix, Pierre Tombal, Boule et Bill, etc. Des classiques que j’aime relire, mais je ne sais pas si c’est parce qu’aujourd’hui nous avons une plus grande variété de choix ou tout simplement parce que j’étais ignorante à l’époque. Reste qu’aujourd’hui, d’la BD, j’en mange ! Ma lecture : Suite à la vidéo de la booktubeuse MH La Lectrice, je me suis laissée tenter par Vil et Misérable de Samuel Cantin. Ce fut un véritable coup de coeur (tellement que je me suis procurée Phobies des moments seuls par la suite) ! L’histoire est déjà intéressante parce que ça se déroule dans une librairie de livres usagés, dans un concessionnaire de voitures dont le patron est persuadé que l’avenir est dans les livres ! Le libraire …

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Appelez la sage-femme : Du rire aux larmes, la vie dans tous ses états

Il y a quelques années, l’infirmière britannique Jennifer Worth a constaté qu’il y avait très peu d’information disponible sur le rôle joué par les sages-femmes en Angleterre, particulièrement au XXe siècle. Afin de remédier à la situation, elle a décidé d’écrire ses mémoires sur l’époque où elle était elle-même sage-femme, dans les années 1950 à Poplar, un quartier pauvre de Londres. Sous sa plume, elle fait revivre tout un quartier, aujourd’hui disparu, dans une trilogie aussi captivante qu’émouvante. « J’ai fait plusieurs autres visites ce matin-là, mais mon esprit revenait continuellement à Mrs. Warren. Elle sortait vraiment de l’ordinaire. La plupart de nos patientes étaient des Londoniennes originaires de ces faubourgs, comme leurs parents et grands-parents avant eux. Les étrangers étaient rares, surtout parmi les femmes. Toutes les habitantes du quartier menaient une vie très collective et se mêlaient sans cesse des affaires les unes des autres. Mais si Mrs. Warren ne parlait pas l’anglais, elle ne pouvait faire partie de la communauté des femmes. » (Worth, 2002:212-213) Chaque livre est divisé en plusieurs chroniques qui présentent …

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Le coup de coeur à retardement

À partir de quel moment considère-t-on un simple objet comme une toile ou une feuille de papier comme un livre ? Où se situe la ligne entre l’objet et l’art ? À mon avis, c’est à partir de l’instant où celui-ci engendre une réflexion, pousse l’observateur à des questionnements. À notre époque, une ère de consommation rapide et abusive, notre perception de l’art se transforme petit à petit et notre approche vis-à-vis celle-ci en fait de même : notre niveau de concentration a baissé, nos occupations se font de plus en plus nombreuses, le temps accordé à l’art se fait plus restreint. Or, les artistes et les amateurs sont encore très présents. #littérature Du côté de la littérature, plus spécialement, on voit partout sur les réseaux sociaux des #bookaddict et des #booklover qui possèdent l’équivalent d’une bibliothèque complète chez eux et qui lisent un roman tous les deux jours. En naviguant sur ces plateformes, je me suis demandée : est-ce que ces personnes prennent vraiment le temps de savourer tous ces livres et de les comprendre afin …

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Un univers canadien à travers la plume d’Alice Munro

Il y a quelques années, je me suis aperçue que mis à part Lucy Maud Mongmery avec Anne la maison aux pignons verts et Émilie de la Nouvelle Lune, je ne connaissais absolument rien à la littérature canadienne. Des auteurs québécois oui, bien sûr j’en avais lu plusieurs, mais je pouvais difficilement nommer un auteur d’une autre province. Alors, lorsque la Canadienne Alice Munro a gagné le prix Nobel de littérature en 2013, je me suis empressée d’acheter un de ses recueils de nouvelles et je l’ai ajouté à ma longue liste de « à lire ». C’est trois ans plus tard que j’ai finalement ouvert le livre, prête à plonger dans l’univers d’Alice Munro. Au moment où j’ai commencé son recueil Amie de ma jeunesse, je venais de lire plusieurs romans américains et je m’attendais à rester dans le même ton avec le même genre de références socioculturelles. Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver dans un univers si proche et pourtant si différent du mien. Ni littérature québécoise, ni littérature américaine, j’avais l’impression de plonger …

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Ton histoire est aussi la mienne – Le Mur mitoyen de Catherine Leroux –

J’avais besoin de lire quelque chose qui me plairait sans détour et qui me rassurerait; un livre qui me prendrait longuement dans ses bras. La dernière fois que j’avais vécu cela, c’était avec le premier ouvrage de Catherine Leroux, La marche en forêt. J’ai donc amorcé avec beaucoup d’espoir la lecture de son deuxième roman, Le mur mitoyen.

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Le maître des livres: la littérature qui soigne

Amadouer la bête Mis à part quelques Dragon Ball lus dans ma jeunesse, je n’avais aucune expérience en matière de manga. Alors quand j’ai nommé le titre de la série que je cherchais, Le maître des livres de Umiharu Shinohara, au libraire et qu’il m’a demandé si c’était un «shhhyenihusfggen» (je vous jure que le mot n’évoquait rien de plus pour moi à cet instant), je me suis abstenue de répondre autre chose que «?!?». Grâce à mon solide sens de la déduction (oui, mais non), j’ai pu comprendre que ce mot mystère évoquait un type du manga. En fait, le terme est défini selon le lectorat ciblé par le magazine dans lequel les premières planches ont été publiées. Le maître des livres a été prépublié dans le Weekly Manga Times, un magazine ciblant principalement les jeunes hommes adultes âgés de 15 à 30 ans. (Ah!) Le seinen manga (parce que c’est un seinen, finalement) présente des histoires un peu plus sérieuses et complexes. La lecture du premier tome fut une expérience plutôt ardue pour …

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Incursion dans la tête de Mr Darcy

Que toutes celles (et ceux) qui ont lu ou regardé un nombre de fois inavouable Orgueil et préjugés lèvent la main! Je serais, sans aucun doute, l’une des premières à lever la main, sans qu’une once de culpabilité ne me traverse. Je suis une fan inconditionnelle de Jane Austen. J’aime son style, j’aime que l’amour soit une foi qui prend du temps, j’aime me faire croire que j’ai un petit quelque chose d’Élizabeth Bennet et, il faut bien l’avouer, j’ai un faible pour Mr Darcy. Lire un Jane Austen c’est une garantie d’avoir une fin heureuse, petits papillons dans le ventre inclus. Et je ne suis pas la seule fan de Jane Austen chez Le fil rouge! Vous pouvez aussi aller lire les articles de Karina Ici et Ici. C’est seulement après avoir fait plusieurs lectures de l’oeuvre originale que j’ai découvert les fanfictions sur l’univers de Jane Austen. Que se passe-t-il après le beau grand mariage? Comment ont fini les personnages de Mary et Kitty Bennet? Et plus encore, que se passe-t-il dans la tête de nos personnages masculins …