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Et si on avait un autre chien? Quand douceur et réflexion s’entremêlent…

Dans le coffret d’avril du Fil rouge, nous avons reçu le petit mot habituel de Marjorie et Martine: S’offrir un moment de tranquillité. Elles nous suggéraient de prendre le temps de contempler la beauté d’une oeuvre et de se laisser bercer par des phrases qui nous touchent. Je pense que le recueil entier de Jean-Paul Beaumier est construit de ces petits moments de tranquillité, de réflexion et de douceur. Et si on avait un autre chien? est un recueil comprenant dix-neuf nouvelles, parcourant l’éventail des relations et émotions humaines. Jean-Paul Beaumier maîtrise l’art de la nouvelle efficace, l’art de la nouvelle douce; il l’a perfectionné par ses cinq recueils précédents.  Le Créateur Beaumier nous livre une parcelle de son quotidien créatif, par l’entremise d’un narrateur également écrivain. Tout est matière à création dans cet univers, et surtout, les relations interpersonnelles. On surprend le narrateur durant l’acte d’écrire, on découvre qu’il ne faut pas « craindre de retrancher tout ce qui est superflu, d’écrire au plus près de l’os ». Il explique ce qui fait une bonne nouvelle et effleure son …

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La poésie de Kate Tempest: recevoir le chaos en plein cœur

Entre slam et poésie, politique et poétique, Kate Tempest nous ébranle, nous émeut, nous secoue, nous bouleverse. Elle crée une tempête d’émotions, en bref (pardonnez-moi le mauvais jeu de mots). C’est ce que j’ai découvert lorsque j’ai assisté à son spectacle en avril dernier. Un moment grandiose, alors que la foule se délectait de ses paroles, en symbiose avec elle. Pourtant, je ne savais alors rien de cette artiste, une amie m’ayant simplement fortement recommandé d’assister au concert. Pourtant, alors que je n’avais aucune attente, j’ai été hautement stupéfaite de l’expérience musicale et poétique que j’ai vécue: la sincérité et l’intensité du spectacle Let Them Eat Chaos m’est parvenue directement dans les tripes; un coup de foudre, un vrai! Le spectacle, d’une très grande qualité, soit dit en passant, s’inscrivait dans la tournée de Tempest pour son dernier album Let Them Eat Chaos, qu’elle interprète d’un bout à l’autre, en reprenant à peine son souffle. Pas de rappel, pas de diversions : l’album complet, du début à la fin, comme une seule et même chanson. …

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Quand lire n’a pas d’âge

La littérature pour adolescents (Young adult litterature) a le vent dans les voiles. Avec plusieurs ouvrages du genre adaptés au grand écran, tel que Hunger Games, Divergence, le Labyrinthe, la Cinquième Vague, et Les 100, il n’y a pas que les adolescents qui s’intéressent à ces histoires. Voici trois auteurs destinés aux adolescents que j’ai lus récemment et qui, peu importe notre âge, méritent d’être découverts. Promise, Conquise et Insoumise d’Ally Condie Tout d’abord, j’ai lu la trilogie d’Ally Condie : Promise, Conquise et Insoumise. Dans un monde post-apocalyptique, les plus grands éléments de la vie sont contrôlés par l’État : avec qui chacun se mariera, quel métier ils pratiqueront et quand ils mourront. Une révolution fait rage dans les provinces lointaines, Cassia, Ky, Xander et leurs amis verront leur monde s’effondrer et devront bâtir leur nouvelle réalité. Le premier volume (Promise) est plutôt prometteur et amène de nouveaux concepts encore peu explorés pour le genre. Toutefois, le deuxième et troisième tome deviennent de plus en plus confus et j’ai fini par perdre intérêt. Le dénouement est …

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La première femme nue, ou la floraison de la beauté

Avec sa délicate illustration de couverture, son titre énigmatique et ses 1187 pages, La première femme nue de Christophe Bouquerel a de quoi fasciner. Au premier coup d’œil, on ne sait pas forcément à quoi s’attendre, mais l’ensemble paraît exhaler un parfum d’exotisme, d’érotisme et de mystère… trois qualificatifs qui, je crois, résument bien le récit colossal qui attend le lecteur. L’histoire nous transporte en Grèce antique (IVe siècle av. J.-C.), où nous suivons les traces de Phrynê, une adolescente née à Thespies. Suite à l’invasion de sa cité, elle est réduite en esclavage dans un sordide bordel d’Athènes. C’est là, à tout juste seize ans, qu’elle fait la connaissance de Praxitélês, un jeune sculpteur ambitieux qui voit en elle quelque chose qui l’intrigue. Effrontée et audacieuse, Phrynê deviendra l’hétaïre – la courtisane – la plus scandaleuse d’Athènes, tandis que Praxitélês, lui, évoluera jusqu’à devenir le plus grand artiste de son époque. Inspirée de la légende de ces deux personnages historiques ayant marqué leur univers, cette fresque romanesque et grandiose nous entraîne dans les banquets …

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Sur les traces de Calamity Jane

J’ai commencé à lire Il était une fois Calamity Jane, de Natalee Caple, suite à ma lecture de L’imparfaite amitié de Mylène Bouchard et de La femme qui fuit d’Anaïs Bardeau-Lavalette. Il existe un point commun entre ces trois romans : la relation presque qu’inexistante qu’ont les personnages principaux avec leur mère. Dans cette aventure digne d’un western, j’ai pu faire la rencontre d’une célèbre cowgirl, la légendaire Calamity Jane. J’ai pu suivre ses traces grâce à sa fille qu’elle a abandonnée parce qu’elle ne se croyait pas digne de ce rôle. Calamity a donc «donné» sa fille à un homme de Dieu, qui, au jour de sa mort, demande à sa fille adoptive de retrouver sa mère. N’étant pas capable de refuser la dernière volonté de son père, Miette part à la recherche de Calamity Jane. Elle part seule avec son cheval, ayant la même audace que sa mère. Ce voyage ne sera pas de tout repos. Elle fera la rencontre de divers personnages (et hallucinations) qui auront soit rencontré son père adoptif ou sa mère. Parmi ces rencontres, elle …

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Nous sommes bien seules : des nouvelles douces-amères sur la solitude, sous toutes ses formes.

Nous sommes bien seules est une petite plaquette de tout juste 100 pages, résultat du travail de Julie Bosman. Après avoir rencontré et interviewé des femmes, d’âges et de milieux différents, ayant comme point commun le fait d’être seule depuis un bon moment, Bosman fut inspirée à écrire les 15 nouvelles qui forment Nous sommes bien seules. Le résultat est touchant, poignant, empreint à part égale de tristesse et d’espoir. La solitude, bien au-delà du célibat  Les différentes solitudes dépeintes dans les nouvelles de Bosman vont bien au-delà du célibat. Elles abordent aussi la mort, les émotions refoulées, le fait de se sentir seule à deux, les séparations douloureuses, les difficultés à trouver quelqu’un avec qui partager un moment. On se trouve face à une série d’histoires différentes qui font résonner quelque chose en nous. Toutes tournent autour de la solitude, le manque de l’autre, sans tomber dans aucun cliché simple. Bien outre le fait que chacune des nouvelles soit tirée d’un véritable témoignage, on ressent la véracité et l’authenticité de chacune d’elles. Non pas parce qu’elles sont vraies, …

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Le cœur de Berlin : Le tragique secret d’une famille 

Le cœur de Berlin, premier roman de l’auteur Élie Maure (nom fictif), est le premier ouvrage que je lisais qui était publié par la maison d’édition Les Allusifs. Je peux d’emblée affirmer que j’ai particulièrement apprécié cette lecture, malgré le sujet dur que ce roman aborde, soit les secrets de famille et l’inceste. Le cœur de Berlin raconte l’histoire de Simon, un homme solitaire approchant la cinquantaine qui consacre la majorité de son temps à l’écriture et au vélo. À la suite de la mort de son chien Berlin, Simon ressent le besoin de retrouver sa sœur dont il n’a pas de nouvelles depuis plusieurs années. Dans cette quête pour retrouver sa sœur, Simon se remémore son passé aux côtés des membres de sa famille : son père aujourd’hui décédé, sa mère ainsi que ses deux frères et sa sœur. Avec lui, le lecteur revisite les moments charnières de sa vie familiale et comprend petit à petit d’où provient ce mal-être qui l’habite. Simon revient sur les années de son enfance passées en Algérie ainsi que les moments de son adolescence à l’écart …

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Meilleur avant… la télévision

6 J’ai toujours eu un sentiment d’ambivalence lorsqu’un roman ou une bande dessinée était adapté au cinéma ou à la télévision. Un livre, c’est un tout. Un monument de papier. Une architecture complexe de mots. Je remets véritablement en doute l’expression Une image vaut mille mots. Rien ne vaut mille mots. L’image, c’est l’arrêt de mon imagination. C’est avoir tout cru dans le bec sans faire le moindre effort d’esprit. Mon pouvoir créateur se meurt devant les scènes qui défilent sous mes yeux. En effet, elles défilent. J’ai à peine le temps de les savourer qu’elles ont filé sous mes doigts. Les gens qui me connaissent bien le savent; j’aime dicter mon propre rythme. La lecture me le rend bien. Ma première expérience d’une adaptation cinématographique Je me rappelle de la première adaptation cinématographique que j’ai eu la chance de voir sur grand écran. Vous vous en doutez peut-être. Nous nous côtoyons depuis déjà quelques temps chers lecteurs et chères lectrices. Hé oui! Il s’agit du long-métrage Harry Potter à l’école des sorciers. À l’époque, …

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Être une « bad feminist »

Aimer le rap dont plusieurs chansons dans lesquelles le mot Bitch est utilisé, parfois à outrance. Se surprendre à vouloir écouter des émissions de télé-réalité, des soirées entières. Voilà toutes des activités auxquelles je m’adonne et qui me procurent du plaisir, bien qu’elles viennent souvent de pair avec un vague sentiment de culpabilité. Tout en m’y consacrant, je me répète qu’elles ne concordent pas avec l’image que je me fais de moi, qu’elles sont à l’opposé de mes valeurs. Et pourtant, une part de moi aimerait assumer ces goûts, sans aucune gêne. Jusqu’à tout récemment, parler de ce sujet dans un article aurait été pour moi de l’ordre de l’impensable. Et puis il y a eut ma lecture de l’essai Bad feminist de Roxane Gay, que j’aime sans complexe. Dans un style très personnel, proche de la conversation, l’auteure traite de cette impression d’exacerber ses contradictions en aimant certains films, livres ou artistes. En se détachant d’une définition essentialiste du féminisme, Gay décortique la culture populaire tout en revendiquant son titre de Bad Feminist. Ainsi, elle affirme que ses goûts ne …

Redécouvrir les classiques de la littérature jeunesse : mes trois livres préférés

Je commence mon article par une petite confession! Malgré la mi-vingtaine, je suis friande d’albums et de bandes dessinées/romans graphiques jeunesse (eh oui, c’est mon petit dada!). Lorsque je m’aventure dans une librairie, je prends toujours plaisir à feuilleter et à regarder quelques instants les nouveautés (en ce moment, j’ai un véritable coup de cœur pour l’auteure Élise Gravel et ses charmants albums illustrés!). Véritables portes ouvertes à l’imaginaire et à l’émerveillement, la littérature jeunesse recèle des qualités en or : je suis donc d’avis que la découverte et la redécouverte de ces œuvres en valent grandement le détour, et ce, peu importe notre âge (et on en apprend bien plus qu’on le croit quand on prend la peine de se plonger l’espace d’un instant au sein de ces petits livres!). Voici donc un petit « top trois » de mes œuvres jeunesse préférées! Peter Rabbit  Il se fait vieux, Pierrot! Publié en 1902 par Beatrix Potter, The Tale of Peter Rabbit raconte l’histoire d’un jeune lapin, qui désobéissant à sa mère, s’aventure dans le jardin d’un …