All posts tagged: lecture

Le fil rouge, Le fil rouge lit, #Lefilrouge, #Lefilrougelit, bibliothérapie, lecture, littérature, roman, Fanie Demeule, Hamac, Septentrion, 2019, Roux clair naturel, rousseur, cheveux, mensonge, obsession, corps, apparence, autofiction

Roux clair naturel de Fanie Demeule : performer la rousseur envers et contre tous

Mentir. Raconter un évènement en occultant certains détails. Trafiquer le déroulement d’un souvenir. Qui ne l’a pas déjà fait? Je suis la première coupable. Que ce soit pour ne pas avoir à entrer dans des longues explications concernant des choses personnelles, pour faire plaisir, pour masquer l’inconfort, j’ai menti. Mais j’ai aussi menti pour être mieux vue, pour ne pas être jugée. Dire « oui », alors que non, je n’étais alors pas en couple. Ou répliquer « j’étais malade » à quelqu’un qui me reproche de ne pas être allée à une soirée où j’ai « choqué » à la dernière minute. Est-ce à dire qu’on finit par croire à nos mensonges, à ces petites menteries qui viennent camoufler la réalité, la rendre meilleure ou plus alléchante? Et si ces petits mensonges paraissent inoffensifs, que faire lorsqu’ils prennent des proportions considérables? J’avais hâte de lire le second roman de Fanie Demeule, qui est aussi une collègue et amie. Son livre Roux clair naturel, dont le thème principal est le mensonge, ne m’a pas déçue …

Le fil rouge, Le fil rouge lit, lecture, les livres qui font du bien, littérature, littérature étrangère, littérature américaine, Franny & Zooey, Franny and Zooey, Franny et Zooey, Franny Glass, Zooey Glass, Buddy Glass, Seymour Glass, JD Salinger, Jerome David Salinger, christianisme, bouddhisme, religion, spiritualité, prière, Glass family, famille Glass

Franny et Zooey – L’antichambre des Glass

Si le ton est donné dans la première partie, le vrai plaisir commence avec la seconde nouvelle où on nous décrit plus distinctement les membres de la famille Glass, leurs rôles, leur histoire, mais surtout les relations parfois tendues, tordues, voire malsaines que les uns entretiennent avec les autres.

Les érables rouges : L’enchantement de la forêt

Martine Latulippe est une autrice qui n’a plus besoin de présentation. Elle a fait sa marque non seulement en littérature jeunesse, mais également en littérature grand public. Plusieurs savent que Martine Latulippe a déjà adapté un grand nombre de légendes québécoises afin qu’elles soient accessibles à un plus jeune lectorat. Je pense entre autres à Rose Latulipe, à La Chasse-galerie, à Alexis le Trotteur, à Julie et le serment de la Corriveau… Cette fois, Mme Latulippe nous transporte dans un univers tout aussi fantastique, mais trop souvent mis de côté: je parle de l’univers des légendes huronnes-wendates. Des légendes pourtant bien de chez nous. Vous vous êtes trompés depuis le début Depuis que l’on est jeune, on nous apprend à l’école que si les feuilles des arbres rougissent et tombent à l’automne, c’est tout bêtement à cause du froid. Erreur! Lors de ma lecture, j’ai finalement percé le secret derrière cette transformation. On apprend, en lisant Les érables rouges, que si les feuilles des arbres rougissent à l’automne, c’est à cause de Rat. Et oui! Rat, il y …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, Le réseau Corneille, Ken Follet, Robert Laffont, Deuxième Guerre mondiale, résistance, place des femmes, littérature étrangère

Dix jours avant le Jour J

Ken Follett est un auteur que j’ai découvert durant la dernière année, avec beaucoup de plaisir. Auteur très prolifique, il se spécialise surtout dans les romans historiques et ceux d’espionnage. Je me suis plongée dans sa série du Siècle cet été, puis j’ai eu envie d’essayer un roman d’espionnage, un genre que je n’avais jamais vraiment expérimenté auparavant. Je me suis donc tournée vers Le Réseau Corneille.  Femme de tête L’histoire prend place dans la France occupée de 1944, à quelques jours du grand débarquement, qui se prépare. Ce roman de près de 500 pages raconte des événements se déroulant sur une période de dix jours. Le rythme est très soutenu, les actions s’enchaînent et on s’essouffle pour les personnages, qui n’ont que peu ou pas de répit. Ces personnages, pas si nombreux, sont séparés en deux groupes très distincts que tout sépare, sauf la préparation au débarquement. D’un côté, le groupe de Résistants britanniques et français; de l’autre, des hauts gradés allemands en poste en France. Le premier groupe a Betty Clairet à sa tête, major de l’armée britannique, 29 …

Le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, Powers of a girl, Lorraine Cink, Alice X. Zhang, Marvel comics, héroïnes, super pouvoirs, modèles féminins

Les filles font la loi!

Depuis les années 60, les marvels ont captivé plusieurs générations de lecteurs avides d’aventures fantastiques. Qu’elles frappent fort, voyagent à travers les dimensions ou soient dotées d’une super intelligence, les super-héroïnes de Marvel savent toujours tirer leur épingle du jeu. Powers of a girl leur rend non seulement hommage, mais nous transmet aussi un message inspirant. Parce qu’on n’a pas besoin de posséder des super-pouvoirs pour être une super-fille ou une super-personne. Ce petit bijou est écrit par Lorraine Cink qui en connaît long sur l’univers de Marvel. Par le passé, elle a coécrit deux ouvrages sur le sujet. On peut dire que c’est une geek professionnelle. Powers of a girl est le premier livre qu’elle écrit seule. Le style d’écriture est très dynamique et va surtout rejoindre un lectorat jeune. Honnêtement, je l’ai acheté en premier lieu pour regarder les illustrations. Je ne m’attendais pas à le lire d’une traite. Mais dès que j’ai lu l’introduction de Lorraine, je me suis sentie envahie par une fierté exaltante, assez pour me lancer tête première dans l’aventure! Et que …

Le fil rouge livres lecture littérature étrangère Japon otaku manga bande dessinée L'atelier des sorciers Kamome Shirahama Fruits Shoichi Aoki photos photographies mode fashion Tokyo Harajuku L'étrange bibliothèque Haruki Murakami Kat Menschik illustrations nouvelle fantastique

Confessions d’une japanophile

Longtemps, j’ai essayé de nier les faits, de cacher la vérité. Mais aujourd’hui, le temps est venu pour moi de faire face à la réalité et de l’admettre : je suis une incorrigible otaku! Il faut dire que je suis tombée dedans quand j’étais petite, en écoutant des tonnes de séries japanime comme Le Petit Castor, Les trois mousquetaires ou Les mystérieuses cités d’or. Aujourd’hui, j’en porte encore les séquelles, arborant en public des t-shirts à imprimés kawaii et visionnant en boucle les vidéos perturbantes de Kyary Pamyu Pamyu — déconseillées aux personnes souffrant d’épilepsie! J’aime le dépaysement et la surprise perpétuelle engendrés par les explosions multicolores et les débordements absurdes de ces artéfacts excessifs et surchargés. J’ai malencontreusement transmis mon addiction à mes enfants, qui ont grandi entourés de Pokémon, d’Hello Kitty et de Mario Bros. Gamer invétéré, leur père a également contribué à leur perdition en les initiant à des jeux comme Kirby’s Adventure, Megaman et La légende de Zelda. Résultat : il n’est pas rare de les trouver en train de faire de l’origami au son frénétique …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, livres qui font du bien, le petit roberge un petit peu illustré, Jonathan Roberge, Mathieu Genest, éditions cardinal, essai, humour, ouvrage humoristique, définitions humoristiques

Le petit Roberge un petit peu illustré : la vision (hilarante) de Jonathan Roberge

On connaît Jonathan Roberge pour son humour mordant et grivois. Que ce soit sur le web ou à la radio, l’humoriste québécois n’y va jamais de main morte quand vient le temps d’aborder différents sujets. Je l’ai découvert avec sa série web Fiston, dans laquelle il s’est filmé en train de donner des « conseils » à son fils sur divers sujets de la vie. Son humour vient beaucoup me chercher. J’apprécie particulièrement ses références, étant de la même génération que lui. Je n’ai jamais écouté ses chroniques radiophoniques sur les ondes d’Énergie 94.3, d’où proviennent les textes du Petit Roberge un petit peu illustré, mais j’ai été emballée lors de la sortie du premier tome en 2017, et encore plus pour le deuxième tome en 2018. «Ami(e) n. m. ou f. […]La vérité, c’est que lorsque tu es un enfant, un ami désigne quelqu’un avec une piscine. Alors que quand tu es un ado, un ami représente quelqu’un qui a un char. Et une fois adulte, un ami correspond à quelqu’un qui possède un chalet.» (Tome 2, p. …

A la verticale de soi, alpinisme, écriture, Bibliothérapie, connaissance de soi, Editions Paulsen, escalade, féminisme, femmes, Guérin, identité, Le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, lefilrouge, les livres qui font du bien, littérature, livre, livres, livres qui font du bien, réflexion, stephanie bodet, Sylvain Tesson

À la verticale de soi, de Stéphanie Bodet

Déjà le titre, rien que ça. Comme un appel à se hisser sur des hauteurs qui nous dépassent. Et puis la couverture, vertigineuse ascension sur une paroi exempte de toute aspérité hormis cette faille, mince et étroite. Enfin la préface — bien sûr! — de Sylvain Tesson. TOUT dans ce livre m’appelait, sans compter ces incroyables similitudes avec l’autrice: la littérature, la région grenobloise, la montagne, l’escalade, la quarantaine: l’âge où l’on prend rendez-vous avec soi-même… Plus qu’un récit d’aventure Je suis comme ça, j’aime les récits qui me font voyager, m’emmènent hors de ma douce zone de confort. Lors de mon dernier voyage en France, qui fut un retour aux sources pour moi, je suis allée avec bonheur errer dans une de mes librairies préférées à Grenoble. Je ne saurais décrire le sentiment qui m’habite quand je rentre dans la section dédiée aux « Grands » de la région : alpinistes, grimpeurs, explorateurs, skieurs hors pair… C’est comme un second voyage! Je retrouve alors tout ce qui me fait vibrer, et principalement la montagne. Le récit …

Un livre québécois par mois : Avril : Leméac

En avril, on lit un livre de la maison d’édition Leméac! Leméac a été fondé en 1957 par Gérard Leméac-Vigneau qui était le fils du libraire René-Jules Leméac. Alors qu’au départ, on y retrouvait des livres scientifiques, d’arts et des ouvrages d’intérêt général, aujourd’hui, nous connaissons surtout la maison d’édition pour ses romans, ses œuvres de théâtre ainsi que sa magnifique section jeunesse! On peut dire que la maison Leméac offre une littérature très variée. On peut aussi constater, depuis les années 2000, une tendance à traduire les œuvres d’auteurs et d’autrices canadien.ne.s anglais.e.s. On pourrait en conclure qu’elle est l’une des maisons d’édition les plus présentes et importantes au Québec. Pourquoi avoir choisi Leméac? Je crois que cette maison d’édition offre tellement de choix en ce qui a trait à la littérature qu’il est certain que je pourrais, ou que vous pourrez, tomber sur une oeuvre que vous allez aimer. De plus, elle sont rares les fois où j’ai été déçue de mes lectures. J’ai  un coup de cœur particulièrement pour leur sélection de livres jeunesse. …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, Mile End, Michel Hellman, Pow Pow, ville, Montréal, écrivain, saisons, bande dessinée

Le Mile End selon Michel Hellman

Quand j’ai vu Mile End de Michel Hellman dans le corpus de livres à lire dans le cadre de mon cours de paralittérature, j’ai ressenti un bonheur qui ne m’arrive que très peu souvent : avoir hâte de lire un livre obligatoire. Depuis un moment déjà, je le reluquais dans toutes les librairies que je croisais, le feuilletant et essayant de trouver une bonne raison de l’acheter, considérant que ma pile à lire contient déjà plus d’une centaine de livres. J’avais maintenant une raison parfaite : être une élève modèle. La bande dessinée déconstruite Cette lecture, je l’ai savourée une tasse de thé à la main et un sourire aux lèvres. C’est avec une grosse dose d’humour et une touche de douceur que Michel Hellman nous amène dans son univers d’écrivain vivant dans le Mile End. Son personnage, qui est autobiographique, est représenté sous la forme d’un ours, ce qui le rend attachant à souhait. C’est le genre de livre qui nous donne envie de nous lover dans une couverture et de passer des heures à lire …