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ray bradbury - fahreneith 451

Découvrir des classiques : Fahrenheit 451

Fahrenheit 451 fut ma première lecture de 2017. Non, je ne l’avais jamais lu au cégep. Je me rappelle plutôt de The Catcher in the Rye et de Brave New World dans mes cours d’anglais, mais il ne fut jamais question du classique américain de Ray Bradbury. J’en avais entendu parler maintes fois, sans jamais vraiment m’y attarder, ayant toujours un livre plus tentant dans ma p.a.l. J’ai finalement décidé de m’y plonger il y a quelques semaines et j’ai bien apprécié ma lecture. Je comprends que c’est le type de livre qu’on peut faire lire à un groupe de cégépiens et, pourtant, je ne me suis pas sentie prise dans l’un de ces romans que je me forçais parfois à lire lors de cours obligatoire. Je n’ai pas eu la flagrante impression de me retrouver dans un roman de science-fiction comme l’aurait eu quelqu’un l’ayant lu à sa parution en 1953. Sans que notre société ressemble entièrement à celle dépeinte dans le livre, elle lui ressemble certainement plus qu’il y a 70 ans de cela. Je crois …

Et si la beauté rendait heureux ?

J’ai reçu ce magnifique livre aux coins ronds le jour de Noël. Je l’avais demandé quelques semaines avant, donc impossible de me l’offrir et de m’y plonger, et j’avoue que l’attente en valait la peine. Je l’ai lu pratiquement d’un trait cet essai, entre Montréal et Québec, et je me disais que c’était franchement parfait d’être sur la route à contempler le paysage hivernal québécois en lisant ce livre. Et si la beauté rendait heureux, de François Cardinal, éditorialiste en chef à la presse, et Pierre Thibault, architecte reconnu, est un véritable hymne à la beauté qui nous entoure. Le genre de livre qui nous fait tellement bien ressentir les lieux dont on parle qu’on a l’impression d’y être. C’est pas mêlant, je crois que Pierre Thibault risque d’avoir des milliers de gens qui lui écriront suite à la lecture de ce livre et ne manquera pas de projets fascinants, ce qui devait déjà être le cas à mon avis. Mais je crois surtout que ce sont les moines de l’abbaye Val Notre-Dame qui ne …

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L’amour, cette imparfaite amitié

D’emblée il faut que j’avoue; je n’ai pas su faire comme Amanda, personnage principal du tout dernier roman de Mylène Bouchard. Je n’ai pas su résister, je n’ai pas eu le temps de désirer, je l’ai consommé, je l’ai consumé même, rapidement. Je n’ai su le déposer que lorsque mes yeux ne voulaient plus que dormir, pour mieux le reprendre le matin suivant. L’imparfaite amitié, c’est une incursion dans la vie d’Amanda, mère, femme volage, femme de culture, amoureuse; à travers une série de lettres, de documents, de bouts de papier mis dans une boite destinée à sa fille. On y découvre sa vie et surtout, ses réflexions et ses questionnements sur le désir et sur l’amour, dans toutes ses pluralités et, par dessus tout, sur la consommation de celui-ci. Amanda s’attache, elle aime souvent, plein de gens. C’est après que sa fille l’ait découverte, au milieu de la nuit, revenant d’une balade avec un amant, qu’elle prendra une décision, celle de résister. Pour s’y tenir, elle fait un pacte: celui de quitter son mari. …

Géolocaliser l’amour : chroniques de l’étendue des possibles amoureux

Au début de l’automne, Simon Boulerice, véritable Xavier Dolan du monde littéraire, lançait Géolocaliser l’amour aux Éditions de ta Mère, un «roman en poèmes» ayant pour thème la quête de l’amour, version moderne.  Car si trouver l’âme soeur a toujours été un casse-tête, ce n’est pas plus facile à l’ère des réseaux sociaux et des applications de rencontres, peu importe ce que nos parents en pensent. 

Un peu de plomberie, de salon du livre et beaucoup d’amour..

La tendresse attendra de Matthieu Simard, c’est le genre de roman qu’on oublie difficilement. Le genre de roman touchant, mais en même temps juste assez brutal, qui donne des frissons. C’est aussi le genre de roman qui nous garde un petit sourire au visage tout le long de notre lecture et qui nous surprend en nous faisant verser quelques larmes au passage. J’ai d’ailleurs écrit récemment sur celui-ci, au moment de ma lecture, que du Matthieu Simard c’était doux, triste mais  »mauditement » beau et c’est exactement ce que je pense de ce roman. J’ai toujours adoré ce livre qui, à la minute où je l’ai fini la première fois il y a près de 5 ans, a fait automatiquement partie de mon top 10 de livres à lire dans une vie. D’ailleurs, je l’avais même écrit au moment de poser ma candidature pour devenir une collaboratrice du Fil Rouge pour les convaincre de me choisir. La tendresse attendra fait définitivement partie des romans que j’ai le plus conseillés autour de moi dans les dernières années …

J’avais toujours rêvé de Prague

J’aime mieux la fiction. Guillaume m’a dit : tu as de la difficulté à différencier le réel de la fiction. (…) L’écrire me permet d’ancrer ma présence au monde, me permet de me sentir vivante, me permet de bouger, de travailler. Sans le livre, je suis une coque vide. Il y a des romans que je sens déjà que je vais aimer juste à lire le titre et la quatrième de couverture. J’ai tout de suite l’intuition que je connecterai avec l’histoire et l’auteur sans pourtant en savoir grand-chose. Un peu comme quand je planifie mes voyages; il y a certains endroits que je sais d’avance que je vais adorer. J’ai eu cette impression en décidant de partir à Portland en Oregon dernièrement. Je voulais déjà me marier avec cette ville avant même d’y avoir posé les pieds pour la première fois. Prague de Maude Veilleux m’a tout de suite fait cet effet. Je suis tombée sur un extrait dans la chronique sur la rentrée littéraire québécoise. Il ne disait pas grand-chose, mais j’ai tout …

Entrevue avec Mélissa Verreault

C’est bien fébrile que je me rendais dans un café de la Petite Italie, en milieu de semaine, pour y rencontrer l’auteure Mélissa Verreault. Lieu qui n’a pas été choisi par hasard, d’ailleurs : le dernier roman de Mélissa, Les voies de la disparition, se déroule en partie dans l’Italie des années 1980, alors que survient ce que l’on nommera l’attentat de Bologne. En partie, dis-je bien, car ce n’est qu’une des voies de la disparition que l’auteure a choisi d’exploiter. On a donc parlé de tout ça, et de bien d’autres choses, et ma nervosité s’est rapidement éclipsée tant j’étais fascinée par cette femme éloquente, drôle et intéressante. Téteuse, oui, oui, mais c’est ce que j’ai avoué d’emblée à Mélissa : son roman est une grande réussite. On y plonge sans s’arrêter, à l’image de cette entrevue que j’aurais voulu faire durer toute la journée. En m’asseyant, je lui ai aussi avoué que je n’avais pas lu son roman précédent, L’Angoisse du poisson rouge. « Pas besoin! », me dit-elle. Mais pourquoi avoir repris les mêmes personnages, alors? …

Avez-vous déjà souhaité être quelqu’un d’autre ?

Qui n’a pas un jour souhaité être quelqu’un d’autre? Je ne parle pas ici d’une grande star Hollywoodienne, un athlète olympique ou le PDG d’une grande boîte… uniquement le souhait d’être soi-même, mais version améliorée? Intriguant, non? Encore une fois, je ne parle d’un soi-même version améliorée avec des supers pouvoirs, mais bien uniquement de celui ou celle que vous avez toujours désiré être mais que vous avez toujours repoussé du revers de la main ou mis au fin fond de votre esprit. C’est exactement ce que propose ma dernière lecture, avec le roman Quelqu’un d’autre de Tonino Benacquista. J’ai toujours adoré cet auteur dont j’avais parlé ici, et encore une fois j’ai dévoré ce roman dans le temps de le dire. On retrouve dans ce roman 2 antihéros à l’aube de leur quarantaine, en pleine crise identitaire, Nicolas et Thierry, qui l’espace d’un match de Tennis suivi d’une bonne cuite d’après-match décideront de changer leur vie à jamais. C’est sous l’effet de l’alcool bien avancé, qu’ils se feront des aveux sur leur vie respective qui …

Apprendre à se retrouver grâce aux bouquins

Sur Le fil rouge, le mot d’ordre et la raison d’être du blogue c’est que nous voulons vous partager des livres qui nous font du bien. Ça tombe bien car c’est de 2 livres qui m’ont fait du bien à leur manière que je vais vous parler aujourd’hui. Avant de commencer, je vais être bien honnête avec vous, dernièrement et encore aujourd’hui ma tête part un peu dans tous les sens et ce depuis quelques semaines. Je suis comme dirait l’autre… en grosse remise en question ! Ça fait peur ça, non ? J’imagine que c’est normal et que l’ensemble des jeunes adultes de ma génération de 25-30 ans comprendront bien cet état d’esprit. Je ne sais plus trop où j’en suis par rapport à mes objectifs personnels, mes aspirations, mes rêves, et j’ajouterais même mes émotions, bref tout y passe et je suis toujours en constante ébullition. C’est pas mêlant, je me sens comme un petit volcan. J’imagine que c’est ce que les psychologues nomme le bilan du quart du siècle, le blues du …

L’art d’écouter son coeur…

Il peut arriver dans la vie quelque chose comme un tournant catastrophique, lorsque le monde tel qu’on le connait cesse d’exister. Un moment qui fait de nous quelqu’un d’autre, en l’espace d’un battement de cœur. Ma dernière lecture parle d’amour, du vrai, celui qui transcende le temps et même tous les sens et vous fera fort certainement verser quelques larmes (je sais, je pleure tout le temps!). Il y a des livres que nous savons que nous allons aimer dès l’instant où l’on y pose les yeux dans une librairie. L’art d’écouter les battements de coeur de Jan-Phillipp Sendker est exactement ce genre de livre et il ne déçoit pas. Une des raisons principales pourquoi ce livre est tombé entre mes mains, pour être bien honnête, c’était surtout, car son histoire se déroule dans un pays dont je rêve depuis de nombreuses années, la Birmanie. Un pays tellement peu connu et mal aimé, mais qui me semble tellement fabuleux quand je regarde les rares images sur celui-ci. Ensuite, car après quelques lignes, j’ai compris que …