Mois : septembre 2014

Chroniques d’une anxieuse : rêveries

Je rêve de tranquillité. J’aimerais enfourcher ma bicyclette volante et partir loin de tout, loin des angoisses, des peurs, de l’automne qui commence, des gens trop pressés, des gens qui n’acceptent pas la différence, des enfants qui crient trop fort dans les bibliothèques et des femmes égoïstes qui laissent leur sac à main sur le banc de l’autobus lorsqu’il y a des dizaines de passagers debout. Excusez-moi, est-ce que je pourrais m’asseoir ici? J’ai le droit à un air bête. Elle se tourne vers la fenêtre de l’autobus et regarde à l’extérieur. Et moi, je rage de l’intérieur. Ça ne se finira pas comme ça! Oh que non. Je prends son sac et le lance sur ses jambes. Elle me regarde, ahurie. Je m’assieds et je lui fais, à mon tour, un air bête. En fait, ce n’est pas vrai. J’ai menti. La situation ne s’est pas vraiment déroulée de cette manière. J’ai plutôt continué à rager de l’intérieur et essayé de lui jeter un mauvais sort en répétant dans ma tête les formules magiques …

All about that what ?

L’autre jour , en écoutant ( en boucle ) la nouvelle chanson de Taylor Swift, je suis tombée sur le nouveau hit pop du moment, qui me restera malencontreusement en tête trop longtemps. Le titre : All about that bass de Meghan trainor (nom) , une jolie blonde avec une voix assez décente qui chante ce qui a été qualifié comme la nouvelle  « body image self acceptante anthem » ( terme que je ne saurais justement pas traduire ). Ce hit a attiré l’attention de bien des femmes pour ces paroles plus que pour le rythme accrocheur qui les soutiennent. En effet, les paroles ont été critiquées par plusieurs, car derrière cet anthem, qui cherche à faire une cassure avec les standards de beauté inatteignables que nous renvoient souvent les médias, on retrouve la même recette, mélangée de manière différente. Pour mieux vous expliquer, voici quelques-uns des passages (en traduction française) de ladite chanson: Ouai c’est plutôt clair, je ne fais pas une taille 2
Mais je peux secouer, secouer ça comme je suis supposée …

Austenienne

Écrivaine anglaise née le 16 décembre 1775 et décédée le 18 juillet 1817, Jane Austen n’est pas seulement une auteure de romans d’amour. Car son réalisme, ses critiques sociales mordantes et sa maîtrise du discours indirect libre ainsi que son humour décalé et son ironie lui ont donné sa place parmi les écrivains anglais les plus lus et aimés. Je suis une Austenienne (ou une Janeite). Mon histoire d’amour avec cette écrivaine anglaise commença par mon amour pour l’actrice Keira Knightley. Celle-ci jouait le rôle d’Elizabeth Bennet dans le film Pride & Prejudice, dans l’une des nombreuses adaptations cinématographiques des célèbres romans de Mme Austen. Suite à cette découverte, commença notre longue relation. J’ai commencé mon aventure avec Northanger Abbey. Puis, suite à une recherche, j’ai pu découvrir que c’était une adaptation d’un roman noir, Les Mystères d’Udolphe d’Ann Radcliffe, l’idole de Jane Austen. À la suite de cette lecture, j’ai immédiatement adoré l’histoire et l’héroïne Catherine qui est si maladroite et attachante. J’ai donc lu le classique Orgueil & Préjugés, un roman qui m’a …

Mots capturés -Prise 2

Cette semaine encore, je me suis gâtée et j’ai décidé de t’offrir quelques petites citations qui risquent de te faire du bien ! Ou… du moins, des petits paquets de mots que tu trouveras assurément jolis ! « Elle aimait les livres et les mots. Un jour, elle s’était mise en colère parce qu’une personne avait dit : « Une image vaut mille mots. » Elle avait « emprunté » un magazine et, avec une paire de ciseaux, elle avait découpé les lettres nécessaires pour composer la phrase suivante, qu’elle avait fixée avec du scotch tape sur le tableau de bord du Volkswagen : UN MOT VAUT MILLE IMAGES. » – Jacques Poulin (Volkswagen blues) «  I was by myself for a pretty long time. I needed to do that. I think everyone that I know has wanted to do that or needed to do that at some point. I think when you spend enough time when it’s quiet around you and you don’t open your mouth for three or four days, there’s parts of your brain that can kind of …

Le phénomène du café de troisième vague

J’ai une confession à faire, quand j’ai commencé à boire du café , j’y mettais un demi-lait et un peu de sucre. Ça, ce n’est pas la confession , l’affaire c’est que j’ai toujours vu mes parents boire du café noir (même dans le temps où ils buvaient du café qui ne devait pas être loin de l’instantané) et dans ma tête , boire du café avec du lait  de la crème ou du sucre, c’était un sacrilège, alors je me suis forcée. Ça a pris un peu de temps , mais maintenant, je ne boirais pas mon café autrement que noir ( à moins que ce soit un latté ).Tout ça pour dire que le café et moi , c’est une histoire sérieuse. Depuis ce temps, je m’intéresse toujours un peu plus à ce breuvage et c’est ainsi que j’ai découvert, sans vraiment le savoir, la troisième vague. Saviez-vous que le terme de « troisième vague », souvent associé au féminisme, peut aussi s’appliquer au café ? Le café de troisième vague, c’est l’artisanal, l’indépendant, c’est …

Lettre aux lecteurs : LE moment

Chers amis lecteurs, Vous est-il déjà arrivé de commencer un livre et de ne pas arriver à le terminer ? Je sais, c’est difficile à avouer en tant que littéraire, mais oui, ça arrive. Ce n’est pas une question de courage, de paresse, voire même de manque de curiosité. C’est ce que j’appellerais, en bon français, un mauvais timing. Et bien oui, il existe un moment pour tout (je vous évite ma théorie sur le destin, mais vous voyez le genre) et surtout pour la lecture. Il y a des livres qui arrivent dans nos vies et qui la changent entièrement. D’autres qui, sans raison, nous laissent vides d’émotion. Lorsqu’on lit une oeuvre marquante, on le sait. Notre regard sur la vie, sur soi-même, sur tant de choses change à jamais et c’est en partie pourquoi j’aime tant la littérature. Les livres peuvent vraiment réussir à modifier le courant d’une vie et ça, ça m’impressionnera toujours. Je m’intéresse à la bibliothérapie, justement, parce que les livres ont un effet salvateur sur le lecteur et qu’une …

Vivre la séparation de ses parents à l’âge adulte, comment ça marche ?

 On parle souvent de la répercussion d’une séparation sur les enfants, de la garde partagée, des fêtes, du rôle de la belle–mère et du beau-père chez les petits, mais on parle très peu des adultes qui voient leurs parents se séparer. Techniquement, il est vrai que c’est beaucoup moins compliqué, pas de garde partagée, personne qui essaie de jouer des rôles de substitution, pas de paperasse, mais qu’est-ce qu’on fait de tout le reste ? Comment est-on supposé, en tant qu’adulte, réagir ?  Je ne sais pas pour vous (si ça vous est arrivé), mais moi, je n’ai pas trouvé cela si simple. Voici la petite histoire, dans les grandes lignes. Mes parents ont décidé, d’un commun accord, de mettre fin à leur relation de 23 ans, il y a un peu moins d’un an. Tout s’est fait dans les meilleures circonstances possible, dans un respect mutuel fort admirable et avec une paix intérieure qui m’impressionne encore. Je trouve beau de voir que, malgré l’âge, ils ont pris cette décision et ont eu le courage de se …

Bébé rose ou bébé bleu ?

 Mon frère et sa copine vont avoir un bébé. Un bébé FILLE qui aura une chambre BLEUE. Ma fierté est tellement grande, ce bébé ne naîtra pas dans le plus grand stéréotype de genre qu’est la couleur rose ou bleu à la naissance. High five à ma belle-sœur. Le jour où j’aurai des enfants, ma fille pourra jouer avec des camions et mon garçon pourra porter un chandail arc-en-ciel, si ça lui chante. Selon moi, il faut laisser le choix aux enfants d’aimer ce qui leur plait et non pas ce que la société leur impose d’aimer. C’est certain que si une enfant baigne dans une chambre de princesses depuis sa naissance, elle aura tendance à arrêter son choix sur le mauve, le rose et les princesses en détresse. J’en conviens, c’est difficile puisque les magasins et les pubs nous bombardent de stéréotypes de genre, mais j’ose espérer que des petits gestes, comme oser une couleur plus neutre dans une chambre, peuvent faire la différence. En bonne marraine/tante, je cherchais des cadeaux non-genrés pour ma …

The F word : Quand l’amitié rencontre l’amour

La semaine dernière, je suis allée au cinéma voir The F Word (Et si jamais en français), ce nouveau film, qui met en vedette Daniel Radcliffe et la charmante Zoe Kazan, raconte l’histoire d’un garçon, Wallace, joué par nul autre que notre petit Harry (qui a bien grandi !), qui tombe amoureux d’une fille, Chantry, déjà en couple. Avant de vous en dire plus, voici la bande-annonce : http://static.parastorage.com/services/web/2.1075.3/html/external/video.html?url=%2F%2Fwww.youtube.com%2Fembed%2FBnz3eL0SXPs%3Fwmode%3Dtransparent%26autoplay%3D0%26theme%3Ddark%26controls%3D1%26autohide%3D0%26loop%3D0%26showinfo%3D0%26rel%3D0&width=100&height=100 D’emblée, je dois dire que j’ai un gros girl crush sur Zoe Kazan, que j’ai découvert dans le film Ruby Sparks (disponible sur Netflix). Je la trouve rafraichissante, drôle, jolie et je trouve qu’elle s’habille tellement bien (ok… je veux aussi avoir ses cheveux). Outre ces considérations fortement superficielles, elle est excellente dans ces deux rôles. En plus de ne pas ressembler à toutes les actrices habituelles des comédies romantiques, Zoe apporte à ses personnages une dimension intellectuelle et sensible. Il me semble que sans même la connaitre, j’aurais envie d’être son amie. Voici donc un court résumé du film : Dans The F Word, Wallace, rédacteur …