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Calamine : un baume poétique pour l’âme

Tout le monde connaît la calamine, cette petite crème rosée qu’on applique pour soulager des piqûres. Le recueil de poésie de la Youtubeuse Mélanie Jannard porte bien son nom, Calamine, puisqu’il apporte un peu d’apaisement dans nos vies, du réconfort. L’autrice, que j’ai découverte sur le web par ses vidéos portant sur les livres, a tout de suite attiré mon attention. Elle est assez directe, parfois un peu trash et elle n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Si on la suit aussi sur les réseaux sociaux, on réalise que ce qu’elle écrit est très proche d’elle. Une découverte Je n’ai jamais eu un réel intérêt pour la poésie, j’en lis très peu et je ne suis pas attirée naturellement vers ce genre de lecture. Pourtant, j’ai eu un coup de cœur juste à la vue de la couverture et je me suis dit : ceci est pour moi! En lisant ce recueil, je me suis sentie hautement interpellée. Écrite en prose, la poésie de Mélanie Jannard nous donne l’impression d’avoir accès à ses réflexions, …

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Comprendre l’absence

J’ai découvert Erika Soucy avec son premier roman, Les murailles. J’ai adoré ce roman. Il m’a permis de prolonger mon voyage sur la Côte-Nord, mais également de faire une incursion dans l’univers de mon chum qui, à l’époque, travaillait dans un barrage, là-bas, de l’autre bord du fleuve. Ça m’a donné envie de lire les poèmes de l’auteure. C’est pourquoi j’étais heureuse de tomber par hasard sur L’épiphanie dans le front à la bibliothèque.  Le côté humain, très présent dans Les murailles, est plus subtil dans L’épiphanie… Il passe uniquement par les sentiments : l’ennui, la déception, l’incompréhension. Mais surtout, une espèce d’amertume qui teinte chaque page du recueil. L’épiphanie… est divisée en deux parties : « En bas » et « En haut ». « En bas » parle de ce père absent qui part travailler sur les grands chantiers de l’Hydro. Du trou qu’il creuse entre sa famille et lui. Et même de la hâte qu’ils ont de le voir repartir quand il descend les voir. « En haut » nous donne accès aux observations d’Erika lorsqu’elle est allée le …

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Hommage à ce livre que je n’ai pas compris

Dernièrement au club de lecture, nous avons lu La dévoration des fées de Catherine Lalonde. Depuis, les vers de l’auteure ne m’ont pas quittée. Même si je n’ai pas encore pris le temps de le relire, j’y ai beaucoup réfléchi pour essayer de comprendre ce que j’ai lu. Les difficultés que j’ai rencontrées face à ce livre m’ont forcée à remettre mes habitudes en question et à trouver de nouvelles façons d’aborder mes lectures. Ralentir la lecture Le fait est que, très rapidement, je me suis rendu compte que je ne comprenais pas grand-chose dans ce livre – pas même son titre à vrai dire. Mais puisque l’objectif était de pouvoir en discuter avec les filles, il fallait bien que j’arrive à en sortir quelque chose! Alors, grande première pour moi, j’ai décidé de m’asseoir tranquillement à ma table, armée de patience et d’un stylo, et de prendre des notes directement dans le livre. Je n’ai pas du tout l’habitude d’analyser un texte autant dans le détail, alors cela a été long… parfois je ne …

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Corps flottants : poésie et art abstrait plein notre champ de vision

Avec sa verve et ses monologues colorés, Amélie Prévost me fait, à tous les coups, sourire, réfléchir et beaucoup rire. Elle possède une excellente maîtrise du rythme et du punch. Ce n’est pas pour rien qu’elle a remporté la Coupe du monde de slam en 2016. Sa vision de ce qui l’entoure et sa façon de la partager me charment complètement et chaque fois que je l’entends, je sais que je vais me régaler. J’étais donc très emballée par la sortie, à l’automne dernier, de son recueil de poésie Corps flottants paru chez Neige-Galerie et illustré par l’artiste Steve Poutré. Avec la lecture de cette œuvre, c’est un véritable recueil d’art que j’ai découvert. Un livre où les mots et les images sont d’une force, d’une beauté et d’une nécessité égales. Les mots d’Amélie Prévost Corps flottants renferme 60 courts poèmes, de quelques mots à une page tout au plus, nous parlant de solitude, de cassure, de tristesse, d’abîmes, mais aussi de force, d’acceptation et d’au revoir. J’ai été un peu déstabilisée par le choix …

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Découverte : La fin du monde est en osti (pis moi avec)

      La colère est un sentiment que je trouve légitime. Les milieux militants que je fréquente m’ont appris rapidement à ne pas tomber dans le « tone policing » – soit la police du ton. Les gens ont le droit d’être en beau fusil, et de ne pas se taire. Publié récemment aux éditions stopstopstop, La fin du monde est en osti de Saint-Claude est un hymne à cette colère, à ce désir de la revendiquer et de l’utiliser à bon escient. La colère serait, en ce sens, politique. Ici, elle se veut également poétique. « Le soleil est tombé Ramassez-lé tabarnak! »       On m’a offert ce recueil en cadeau – allô Ronan! – et je n’étais pas toute de suite prête à le lire. Je savais que ça allait me rentrer dedans. Je savais que ça allait rouvrir des plaies qui étaient encore sanguinolentes. Je l’ai gardé au fond de ma sacoche pendant près d’un mois sans l’ouvrir. Je le feuilletais parfois, mais sans jamais trop vouloir m’y plonger. …

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Deuil et quête de soi, ici et à l’autre bout du monde; Delete de Daphné B.

Curieuse de nature, je glane mes idées de lectures à gauche et à droite, retenant parfois des titres précis, mais plus souvent, le nom de certains auteurs, des sujets et des thèmes. Il y avait un moment déjà que je gardais le nom de Daphné B. en mémoire, après l’avoir entendue à quelques reprises à la radio, mais c’est lorsqu’elle a lu un passage de son nouveau livre de poésie Delete que je me suis dit que je devais la lire. J’ai donc profité de ma dernière visite dans une librairie pour me procurer son recueil. J’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre de ce court livre avec sa couverture toute simple,  affichant le profil d’une cowgirl sans doute dessiné aux Prismacolor. Il est plutôt rare que je me tourne vers la poésie, préférant spontanément les grosses briques et les longues sagas, et pourtant, je l’ai dévoré! Il faut dire que l’extrait de la quatrième de couverture m’a mise en appétit, alors que j’étais encore à la librairie. « Les mots utilisés …

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Queues, nom féminin pluriel, définition populaire : membre viril –

Je ne suis pas très poésie. J’essaie vraiment fort, mais j’ai toujours un peu de difficulté à accrocher. Pourtant, dès que j’ai vu Queues, le recueil de Nicholas Giguère publié chez Hamac (maison d’édition que j’adore!), j’ai tout de suite eu envie de le lire. Il y a de ces titres qui vous accrochent, qui vous promettent satisfaction. La poésie contemporaine a cet avantage de me raconter l’humain dans sa bestialité, dans sa sexualité et sa violence refoulée, sans romantisme ni métaphores indécidables. Il s’agit d’une accumulation de textes publiés ça et là par l’auteur, rassemblés en une petite planchette et recousus bout à bout. Il n’y a pas de chapitres, ni de titres, ni même de temps d’arrêt, pour tout dire. Le rythme de lecture varie de rapide à excessivement précipité, il ne tombe jamais dans le lent. Queues se lit d’un bout à l’autre en une seule fois, en un seul souffle qui reste coincé dans la gorge jusqu’à la fin. entre le souper et la vaisselle j’imagine que je devrais me poser …

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3 livres pour s’initier à la poésie… différemment!

Ces derniers temps, plusieurs de mes ami.e.s m’ont demandé conseil pour commencer à approfondir leurs connaissances en matière de poésie. Souvent, mes proches n’avaient que tâtonné ce style de littérature bien particulier lors de lectures imposées au secondaire ou au cégep, et trouvaient que ce qu’ils avaient déjà lu était… comment dire? Poussiéreux?

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Ciels Transitoires, une poésie salvatrice

Ciels Transitoires est un recueil de poésie écrit par Clara Brunet-Turcotte, paru chez la maison d’édition Poètes de Brousses. Il m’a tout de suite intéressée par sa première de couverture (oui je sais, on ne doit pas uniquement se fier à celle-ci, mais quand elle est aussi belle, c’est difficile de ne pas se laisser influencer), d’ailleurs, cette œuvre est signée Sam Ectoplasm. C’est le deuxième ouvrage que je découvre de cette maison d’édition qui se consacre à la poésie québécoise contemporaine, le premier étant Amélia de Laurence Veilleux, et je suis à nouveau conquise. Ciels Transitoires est un petit bijou de poésie libre et est superbement écrit. Le titre Transitoire est ce qui ne dure pas, les bonheurs, mais surtout les malheurs. Chacun développe sa propre interprétation en poésie. Pour moi, la poésie est subjective, on peut soit essayer d’imaginer ce que l’auteur.e pouvait penser ou bien créer notre propre interprétation selon nos besoins ou envies. Pour moi, Ciels Transitoires signifie ce qui ne dure pas. C’est un livre qui m’est tombé dans les …