All posts tagged: Littérature québécoise

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Françoise en dernier : l’adolescence en toute liberté

Trois ans après la parution de L’année la plus longue, Daniel Grenier nous conduit à nouveau sur les routes sans fin de l’Amérique avec son ultime roman Françoise en dernier. Cette nouvelle épopée au coeur du territoire américain met en scène Françoise, une adolescente de 17 ans en quête de liberté. Françoise vit une adolescence québécoise plutôt typique de la fin des années 1990 jusqu’au jour où elle trouve dans un salon de coiffure une édition de 1963 du magazine Life qui lui apprend l’histoire d’Helen Klaben. En février 1963, Helen Klaben a 21 ans et survit à un périple de 49 jours dans les forêts du Yukon suite à un écrasement d’avion piloté par Ralph Flores. En prenant connaissance de cet événement, Françoise devient fascinée par Helen Klaben et décide de partir à sa rencontre. Partir à l’aventure  Si vous êtes comme moi, l’envie de partir sur un nowhere vous est probablement déjà passée par la tête dans votre vie, sans toutefois que vous osiez concrétiser cette pensée. Françoise, elle, réalise ce fantasme. On vit donc un …

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Nos héroïnes : découvrir des femmes d’exception

Ce livre, je l’attendais avec impatience. J’ai déjà exprimé mon amour pour le travail de Mathilde Cinq-Mars et je réitère que j’admire énormément son travail. J’étais donc vendue d’avance au niveau visuel. Puis, je suis tombée sous le charme des mots d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de la lire (shame on me) et je n’ai pas été déçue. L’œuvre Mais commençons par le début. Il est ici question du magnifique livre Nos héroïnes, écrit par Anaïs Barbeau-Lavalette et illustré par Mathilde Cinq-Mars. Le livre met en lumière le portrait de 40 femmes d’ici, des Québécoises d’exception. Parfois, leurs noms nous sont familiers et souvent, on ne les connaît pas (pas encore). Chacun des portraits contient une page qui résume les points importants de la vie de l’héroïne et est accompagné d’une magnifique illustration. Les femmes présentées sont des pionnières de notre histoire, de la fin du 16e siècle jusqu’à aujourd’hui. Les créatrices de Nos héroïnes nous présentent leurs coups de cœur, choisis avec amour. Évidemment, ce ne sont que quelques héroïnes triées …

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Quand les femmes racontent leurs monstres et leurs fantômes

On le sait, les auteurs et les autrices du Québec ne sont pas particulièrement reconnus pour la littérature d’horreur. Je suis persuadée qu’un seul nom vous vient en tête dès que vous entendez « littérature d’horreur au Québec », et vous avez raison de penser cela. Patrick Senécal (c’était lui, n’est-ce pas?) a pratiquement l’entièreté de la tribune accordée à ce genre dans notre belle province. En ce sens, nous pourrions donc en conclure que l’une des seules visions (je fais quand même la part des choses) de ce qu’est la littérature de ce genre au Québec est celle décrite par un homme blanc d’une cinquantaine d’années. Nous sommes d’accord? Bon, le problème, ce n’est pas Senécal. J’ai lu la majorité de son oeuvre et je l’ai appréciée plus souvent que le contraire. En réalité, la problématique réside dans le fait que nous ne connaissons pratiquement que cette avenue. Qu’en est-il du regard des femmes? De celles qui sont un peu plus jeunes? Qu’est-ce que l’horreur, le suspense et l’effroi sous une plume québécoise qui …

Un livre québécois par mois : Janvier : La Peuplade

En janvier, on lit un livre de la maison d’édition La Peuplade! La Peuplade fut fondée en 2006 par Mylène Bouchard et Simon Philippe Turcot. Elle édite des romans, des recueils ainsi que de la poésie. Les thèmes abordés par les auteurs et autrices de la maison d’édition concernent souvent le territoire. Aujourd’hui, la Peuplade publie en France, ce qui permet à nos merveilleux créateurs et créatrices d’histoires de traverser un océan. Pourquoi avoir choisi La Peuplade? Et bien, je vous avoue avoir rarement été déçue par les choix de leurs œuvres. Je me suis souvent plus dirigée vers les romans ou les recueils et j’ai souvent été charmée par mes lectures. Voici quelques suggestions de lectures : Fair-play; Tove Jansson (ma lecture) Le poids de la neige; Christian Guay-Poliquin (le coup de cœur de plusieurs fileuses) Homo Sapienne; Niviaq Korneliussen (une lecture sur le bouleversement identitaire et sur la réalité du Nord) Je ne sais pas penser ma mort; Marisol Drouin Brasser le varech; Noémie Pomerleau-Cloutier (parcours d’une fille estuaire) De bois debout; Jean-François Caron Un long …

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S’exiler sur Tatouine avec Jean-Christophe Réhel

Exposer la subtile beauté du banal, voilà l’exploit que réalise Jean-Christophe Réhel  avec la publication de Ce qu’on respire sur Tatouine. Dans ce roman sans chapitres, on suit le quotidien du narrateur, qui entrelace des épisodes réels de sa vie à des éléments fictifs, dans la plus pure tradition de l’autofiction. Entre un emploi de commis au Super C, une chambre louée dans le sous-sol d’un bungalow à Repentigny et une virée à New York arrosée de crème de menthe, Jean-Christophe Réhel nous dévoile l’unicité de l’anodin, le tout avec la chanson Fell in love with a girl qui résonne en permanence dans nos oreilles. Ode à la solitude sur fond de fantasme starwarsien Il se dégage de ce récit du quotidien une constante impression d’être dans la tête de l’auteur; on accompagne ses pensées, souvent incongrues, parfois incroyablement poétiques. Cette sensation de s’introduire dans l’intimité de l’auteur – qui avoisine le voyeurisme – dévoile aussi l’ampleur de sa profonde solitude. Partout où il va, le narrateur ne semble jamais complètement à sa place, il ne cadre pas …

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Des papillons pis des fins du monde, pis bien du plaisir de lecture, encore!

Je vous le dis, et ce n’est pas un secret: « J’ATTENDAIS CE LIVRE AVEC TELLEMENT D’IMPATIENCE! » J’avais écrit la date de sortie à mon agenda et je comptais les jours, pour vous dire. (Et j’ai mis pas mal de lectures scolaires de côté pendant les deux jours où je l’ai lu d’une traite, mais chuuut!) Des papillons pis des fins du monde est le troisième (et dernier) tome d’une série écrite par Alexandra Larochelle. Des critiques ont préalablement été faites par Marjorie pour les deux premiers tomes (ici et ici), alors je ne m’attarderai qu’au troisième dans le cadre de cet article. Dans ce tome, on retrouve avec plaisir le personnage attachant et haut en couleur de Frédégonde Hautecoeur (Fred, pour les intimes) à l’endroit même où le dernier livre l’avait laissée, c’est-à-dire sur le point d’aller assister à un show de musique avec Christo, son ex auquel elle pense toujours. Ce spectacle, de fait, renoue leur relation amoureuse. L’été passe ensuite comme un rêve pour le couple qui jure de ne plus …

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Autour des livres : Les éditeurs en feu

C’est en septembre dernier que Florence Falgueyret et Simon Harvey ont lancé leur toute nouvelle maison d’édition, Les éditeurs en feu. L’ambiance était chaleureuse et festive au Zaz Bar, où la soirée avait lieu. Plusieurs sont repartis avec les deux premiers livres de la maison d’édition lancés ce soir-là, soit Les Réserves, de Florence Falgueyret et Journal d’un étudiant en lettres, de David Fiore Laroche. Je suis moi-même tombée sous le charme de ces œuvres qui se distinguaient par le fond et la forme de tout ce que j’avais lu jusqu’à présent. Petite entrevue enflammée avec les deux éditeurs passionnés. 1. Quel est votre premier souvenir en lien avec la lecture ? SH : Mon parrain m’avait offert Tintin en Amérique. C’est une lecture fondatrice pour moi qui m’accompagne encore dans ma démarche d’écriture. Je suis obsédé par l’alliance entre image, récit et dialogue. FF : Dans la maison, nous avions un gros livre illustré des Fables de La Fontaine. Je les lisais tellement que j’en avais mémorisé quelques-unes et dès que c’était possible, pour « faire mon show », …

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Les racines d’une famille fragmentée

Je fouinais dans les rayons de la bibliothèque de ma ville à la recherche de ma prochaine lecture. Juste pour le plaisir, mais aussi dans l’intention de découvrir des livres dont je n’aurais jamais entendu parler. J’aime me laisser surprendre par les découvertes que je peux faire, pour élargir mes horizons, pour me pousser à lire des livres que je n’aurais jamais été portée à choisir. Et récemment, j’ai fait une belle découverte. La femme fragment, de Danielle Dumais. Un roman paru en 2009 qui figure parmi la collection Première Impression de Québec Amérique, une collection dédiée à la relève littéraire qui publie les premières œuvres d’auteurs émergents. Alors, j’ai décidé de lui donner une chance. Orpheline de mère, Caroline Dupré a grandi avec un père jardinier poète, un ancien soldat misanthrope qui se plaisait à lui raconter beaucoup d’histoires et qui lui a donné beaucoup d’affection. Quand Caroline devient une jeune femme, elle sent qu’il lui manque une partie d’elle, qu’un comportement dans ses relations amoureuses cloche, qu’elle manque de repères, de réponses à ses …

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Te revoilà

Te revoilà. Je t’attendais, et en t’attendant, je parlais de toi. Je parlais de toi à tous les élèves que je considérais en âge de t’apprécier, leur vantant ta personnalité unique et tes folies. Je parlais de toi en riant encore de ta personnalité rafraîchissante et pleine de surprises, de tes maladresses et de tes gaffes. Je parlais de toi. Et tu es revenue. Dans un dernier opus aussi rafraîchissant que les précédents, mais plus mûri, plus vieilli, tu as grandi. Tu es devenue une jeune adulte, tu as terminé tes études, tu as décidé de te lancer en appartement, tu as trouvé un vrai travail. Il est rare d’avoir la chance de retrouver des personnages que l’on a aimés, de les voir grandir et évoluer. Et te revoilà. India Desjardins avait terminé sa très populaire série Aurélie Laflamme en 2011, clôturant le parcours de cette héroïne unique avec la fin de son secondaire. Quelques années plus tard, de jeunes fans, bien embêtées de devoir renoncer à retrouver Aurélie, ont signé une pétition à son …

Feue d’Ariane Lessard : des personnages brisés dans un village aux multiples secrets

Bien avant la sortie de Feue d’Ariane Lessard, ce qu’on en disait était déjà prometteur. Je me suis alors lancée dans cette lecture, dans cette histoire complexe, mais finement ficelée par l’autrice. Ce roman a quelque chose de particulier dans la mesure où nous avons accès à des voix diverses émettant leurs propres opinions et perceptions, voire des mensonges. C’est en poursuivant la lecture que des précisions, des souvenirs et des témoignages nous permettent de répondre à certaines de nos interrogations ainsi que celles des personnages eux-mêmes. Nous découvrons ainsi des narrations distinctes adaptées en fonction des personnages tels que Virginia, cette jeune adolescente énigmatique, qui aurait hérité de la folie de sa mère Vanessa, personnage tout aussi sibyllin, dont les secrets l’entourant tiennent bon, restent quasi intacts, jusqu’à la fin. La présence et la non-présence de Vanessa, son caractère presque fantomatique, ainsi que les nombreuses ellipses qui parsèment l’histoire confient au roman l’allure du conte et soulignent au passage l’originalité de l’œuvre chorale d’Ariane Lessard. Un village consumé Les personnages sont tous liés d’une …