All posts tagged: Littérature québécoise

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De la lecture pour le temps des Fêtes

Cet automne, lors de l’anniversaire d’une de mes amies, qui est aussi une grande lectrice, je lui ai offert un livre en cadeau. Pas très original ni surprenant, si c’est une grande lectrice, me direz-vous. Eh bien oui! Mon amie était vraiment surprise car, comme elle lit beaucoup, son entourage évite habituellement de lui offrir un livre en cadeau, au cas où elle l’aurait déjà acheté ou lu. Elle était franchement ravie! Alors, je me suis dit qu’à l’approche du temps des Fêtes, je ferais un tour d’horizon auprès des autres fileuses pour avoir leur avis sur le sujet, et aussi pour vous proposer quelques idées ou quelques recommandations de livres à offrir autour de vous. Est-ce que même les grandes lectrices aiment recevoir des livres en cadeau? Chez les fileuses, c’est unanime, la réponse est « OUI!!! ». Vicky nous dit :  « Pour ma part, j’ai toujours aimé recevoir de la lecture en cadeau sous quelque forme que ce soit. Enfant, on m’offrait souvent un abonnement (ou plusieurs haha) à une revue. Je …

Partir sans destination

Partir sans destination, ou voyager dans le confort de son salon

Il y a parfois de ces livres qu’on a l’impression de ne pas choisir, un peu comme si c’était eux qui nous choisissaient. J’accompagnais une amie dans une librairie, quand le livre de Guillaume Duranceau-Thibert m’a comme… interpellée! Partir sans destination. Depuis que je suis toute petite et que j’ai vu le film Yes Man, et par la suite, depuis que j’ai commencé à voyager seule ou avec des amis, j’ai le rêve un peu fou de faire mes valises à l’improviste, de débarquer à l’aéroport et de prendre le billet d’avion le moins cher, comme ça, sans destination précise. J’ai donc acheté le livre sans me poser plus de question, sans savoir de quoi il s’agissait. Juste parce qu’il y avait comme une force divine qui m’encourageait à le faire. Voyager dans le confort de son salon Le livre de Guillaume est composé de courtes tranches de voyage, récoltées au fil de ses périples et entrecoupées de petits moments plus philosophiques sur la vie, le voyage en tant que tel et… les toilettes (je …

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Le crépuscule des arcanes : la vraie histoire magique derrière les légendes québécoises

Si j’aime bien ouvrir mes horizons et lire un peu de tout, mon cœur a toujours une grande préférence pour la fantasy. Mais depuis quelques années, je développe également un intérêt marqué pour les romans du terroir québécois. Fille du Bas-du-Fleuve, j’aime parcourir le Québec et ses lieux enchanteurs grâce aux livres. C’est pourquoi j’ai été conquise par la trilogie Le Crépuscule des arcanes, de Sébastien Chartrand. J’ai commencé la lecture du premier tome, L’Ensorceleuse de Pointe-Lévy, sans trop savoir à quoi m’attendre. D’ailleurs, ma collègue Raphaëlle nous en parlait il y a quelques années dans cet article. Ce livre m’intriguait, car il redonnait vie au mythe de la Corriveau, et j’étais curieuse de voir comment ce personnage historique était intégré dans un roman de fantasy. J’ai été captivée dès les premières pages. Au début, les références à nos contes et légendes me faisaient sourire. Mais j’étais encore loin de me douter de l’envergure que pouvait prendre cet univers folklorique. De la fantasy canadienne L’histoire se déroule au Bas-Canada, vers la fin des années 1840. …

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À bâbord! Revue des possibles

J’adore éplucher les articles de revues indépendantes qui abordent de front des enjeux sociaux d’actualité et qui osent l’éditorial. Cela permet sans aucun doute de se faire une tête politisée et aide à prendre position sur des sujets parfois lourds. Avec hâte et ravissement, j’ai donc lu la revue sociale et politique À bâbord! dont le plus récent numéro porte le thème « Abitibi : territoire des possibles ». Revue des possibles À bâbord! est une revue indépendante sans but lucratif qui vise entre autres à informer, à développer la pensée critique et à valoriser les rebelles et les rébellions partout au Québec et à travers le monde, sur des enjeux qui concernent l’organisation de la société. Les valeurs défendues par le collectif d’écrivains et écrivaines sont l’égalité, la liberté, le respect de l’environnement et la justice. Cela donne un bref portrait, et si dans le langage maritime, « à bâbord » signifie « à gauche » lorsqu’on regarde vers l’avant du bateau, ce n’est sûrement pas un hasard. Abitibi, tu donnes le goût Le thème …

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Stalkeuses : Ode au voyeurisme et à l’indiscrétion

Guerrière emblématique de l’ère de l’Internet, la « stalkeuse » est cette créature qui traque, espionne et fouine de manière obsessionnelle. Sa forme la plus connue est sans aucun doute la stalkeuse des réseaux sociaux, celle qui passe à la loupe ton compte Facebook avant une date, qui part à la chasse de tes anciennes conquêtes parmi tes vieilles photos ou qui surveille un peu trop en direct ce que font tes amis et ta famille. Mais la stalkeuse est loin d’être une invention de la modernité numérique, ni d’être uniquement féminine : n’avons-nous pas toutes et tous déjà eu un père fouineur, une patronne indiscrète, un professeur envahissant, une voisine voyeuse, un chien curieux? Que ce soit par le trou d’une serrure, à travers la fenêtre de la cuisine ou avec une caméra de surveillance, la stalkeuse s’accapare le champ du regard et fait régner l’indiscrétion – amenant parfois à la révélation de quelque obsession originale. Fanie Demeule et Joyce Baker, directrices du recueil de nouvelles Stalkeuses, publié chez Québec Amérique, ont invité quatorze …

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Des frissons « sang pour sang québécois »

Si tu es né dans les années ’80 et que tu étais adepte d’histoires d’horreur étant jeune, il y a de fortes chances pour qu’un ou plusieurs livres de la collection Frissons te soient déjà tombés entre les mains. Et que, comme moi, tu en aies fait la lecture en cachette sous tes draps jusque tard dans la nuit. Avec plus d’un million d’exemplaires vendus seulement au Québec, c’est toute une génération qui a été marquée par cette collection aux histoires captivantes. Il y a deux ans, les éditions Héritage ont décidé de faire revivre les romans Frissons en rééditant certains de leurs classiques comme La gardienne de R. L. Stine. Les nouveaux Frissons sont publiés en grand format et les couvertures sont sublimes; les couleurs sombres et froides, celles de la nuit, sont à l’honneur et donnent un beau visuel. De nouvelles histoires… à saveur locale! J’étais fébrile de redécouvrir ces livres qui m’ont valu maintes nuits blanches. Mais ce qui m’a le plus allumée dans le retour de la collection, c’est la participation …

Cette maison : Un roman de maison hantée subversif

Je l’avoue : on dit toujours de ne pas choisir un livre pour sa couverture, mais c’est totalement ce que j’ai fait avec ce roman de David Mitchell. Au départ, j’ai été un tout petit peu déçue : je n’avais pas réalisé que je m’embarquais dans un roman traduit. Habituellement, j’aime bien lire les romans dans leur langue originale… Et puis, la déception est partie comme un coup de vent dans Slade Halley. Je suis tombée dans le piège, et je dois dire que le roman ne m’a pas fait long feu! La quatrième de couverture de Cette maison décrit le livre comme une « histoire de maison hantée nouveau genre où pastiche, humour et terreur se mélangent », et je crois qu’on peut difficilement mieux décrire ce genre parfaitement unique. « Je me représente les fœtus que Jonah et moi avons été, nous partageant l’utérus de Nellie Grayer, il y a cent seize ans; et à nos corps natals, qui se partagent la lacune depuis huit décennies. « Lui » est le nom d’un étranger; un …

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La maison des secrets

D’abord, mettons-nous tout de suite d’accord : si vous passez une nuit blanche à lire ce livre, je n’en serai aucunement responsable! Car, oui, Rang de la croix, de Katia Gagnon, fait partie de ces romans qu’il est impossible de lâcher une fois qu’on les a commencés, et qu’il est aussi difficile de décrire sans trop en dire… Au centre, une maison Au bout du rang de la Croix se dresse une sombre demeure érigée en 1934, une des plus anciennes du Témiscouata. Imposante, elle domine le paysage. Entre ses murs, de nombreux occupants se sont succédé au fil du temps, leur passage dans la maison bouleversant à jamais leur existence. La figure de la maison est une source infinie d’inspiration dans la littérature, et l’autrice joue ici avec force sur le mystère du lieu. À rebours, Katia Gagnon nous entraîne d’une main de maître dans les recoins de cette demeure, à la rencontre de ceux, et surtout de celles, qui l’ont habitée de générations en générations, poursuivis par leurs secrets et leurs cauchemars. 1994. Pierre, …

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Se venger par les mots : Chienne, de Marie-Pier Lafontaine

Le premier livre de Marie-Pier Lafontaine, publié chez Héliotrope, m’a tapé dans l’œil dès que j’en ai vu la première de couverture. La reliure est dure et l’image annonce la présence d’une certaine violence dans le livre. Le titre même, unique, renforce cette impression : Chienne. Tout de suite, j’ai pensé à l’insulte, à l’animosité qu’évoque le mot. « Parmi toutes les lois du père, il y en avait une d’ordre capital : ne pas raconter. » (p. 9) Chienne, c’est l’histoire de Marie-Pier Lafontaine, une histoire où deux petites filles sont faites prisonnières de la demeure familiale, prisonnières de leurs parents, principalement du père et de sa violence, tant physique que mentale. Un « inceste psychologique », comme le mentionne l’autrice dans un article de La Presse, qui domine l’enfance, où le mensonge sert de protection aux bourreaux. C’est une histoire de cauchemars, de violence et d’atrocités. Une histoire dont on ne penserait pas qu’elle puisse se passer à côté de chez soi. La littérature pour se libérer Chienne est construit en fragments, ce qui …

Le drap blanc de Céline Huyghebaert : Retracer les souvenirs

Retrouver le père absent Après le décès de son père, Céline constate qu’elle ne l’a pas vraiment connu, qu’il lui est quasi étranger. Il s’agit en quelque sorte d’un reproche qu’elle lui fait, mais surtout qu’elle se fait à elle-même. Ce projet de recherches se veut personnel, mais aussi documentaire et journalistique, car l’autrice y présente, entre autres, l’analyse de la signature de son père par une graphologue, parsème les pages du livre de photos d’archives et tente de récolter toutes les bribes d’informations à son sujet à l’aide d’entrevues enregistrées auprès de sa famille et de ses ami-e-s. La mémoire comme seule matière Elle interroge des proches avec des questions précises qu’elle reposera quelques années plus tard afin d’y déceler des éléments nouveaux, singuliers, qui lui permettront de définir Mario, son père. Céline désire confronter les paroles dites par les interviewés parce que la mémoire est une source instable et que les mots choisis ou modifiés par chaque individu peuvent être porteurs de sens inédits. Le temps fait la différence, bien que remuer les …