All posts tagged: Littérature québécoise

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À la quête du visage originel, avec Guillaume Morissette.

Lorsque j’ai reçu le dernier roman de Guillaume Morissette, Le visage originel, j’avais très hâte de le commencer, ayant adoré son premier roman, Nouvel onglet (dont Alexandra a déjà parlé ici). Je suis contente de vous dire que je n’ai pas été déçue par ce livre qui aborde une nouvelle fois la quête d’un jeune homme dont la vie est intrinsèquement liée à l’Internet, mais d’une manière tout à fait différente que dans son dernier roman. Daniel est un artiste de la génération post-Internet, ce qui veut dire, dans son cas, que le médium qu’il se plaît à exploiter est lié aux bogues et aux gifs animés. Comme beaucoup d’artistes, il peine à joindre les deux bouts et est constamment pris dans un dilemme opposant son art à l’idée d’un boulot alimentaire. Changer d’air, changer le mal de place? Par contre, Daniel manque d’inspiration depuis quelques mois, et passe plutôt ses journées à errer sans but sur le Web. Introverti, il trouve sa vie en ligne plus réconfortante que la socialisation réelle. Cela dit, sa …

Le Berger des loups, Joelle Rivard, autofinancement, littérature québécoise, littérature fantastique

Le berger des loups, un premier roman fascinant et une mini-entrevue avec l’autrice

Le berger des loups est le premier roman de la jeune autrice Joelle Rivard, collaboratrice au Fil rouge. Il a vu le jour grâce à un projet d’autofinancement qui a connu du succès. L’autrice a commencé l’écriture de ce roman en 2003, soit vers la fin de son secondaire. C’était un moyen pour elle de fuir sa réalité alors qu’elle avait peur d’entrer dans le monde adulte. C’est un sentiment que j’ai pu ressentir au cours de ma lecture: fuir, avoir peur de devenir adulte, de découvrir son destin. Un univers «Tolkien» Joelle a su créer un monde à la Tolkien dans lequel j’ai retrouvé un monde d’hommes, d’elfes, de fées, de magiciens, etc. Un univers dans lequel j’adore me plonger! La littérature m’a toujours fait un grand bien, car je trouve que c’est un échappatoire idéal et elle me permet de faire aller mon imagination, de sortir un peu de ma réalité. Sachant que Joelle a écrit ce roman pour « fuir » sa réalité de future adulte, je comprends qu’elle ait choisi ce genre …

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Découvrir le Japon entre mère et fille

Le nouveau roman d’Alice Michaud-Lapointe est sorti en librairie et, comme toujours, je suis sous le charme de ce qu’elle écrit. L’autrice de Titre de transport et Villégiature tombe à nouveau dans mes cordes avec un récit de voyage sur le Japon. Néons et Sakuras est écrit à quatre mains par Alice Michaud-Lapointe et Ginette Michaud, mère et fille. Ce livre est publié aux éditions Héliotrope dans la série K. Celle-ci inclut des textes littéraires écrits à la périphérie du roman, comme le mentionne la maison d’édition sur leur site web. Bien que les deux femmes nous racontent une histoire, le livre donne l’impression du documentaire dans lequel on découvre le Japon sous deux regards très subjectifs. Rêve mère et fille Depuis plusieurs années, la mère et la fille partagent un rêve et décident de se rendre au Japon pour la fête de hanami, où la coutume traditionnelle se veut d’apprécier la beauté des cerisiers en fleurs. Arrivées au Japon, elles sont confrontées à de nouvelles habitudes auxquelles elles doivent rapidement s’habituer. Face à la nouveauté et sans …

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Youpi! Une nouvelle bande dessinée de Zviane!

Invitée pour une exposition de planches de bandes dessinées québécoises, ma bédéiste préférée-de-tous-les-temps, Zviane, se rend au Japon et y reste un peu plus d’un mois en décembre 2017 et janvier 2018. De ce séjour est née, une série de publications Instagram partagées avec sa communauté de fan, autant des vidéos de la vie japonaise que des petites B.D. explicatives humoristiques – j’en ai suivi une grande partie, jusqu’à ce que, je l’avoue, les réalités de ma vie académique et ma tendance à la procrastination m’amènent à fermer tout réseaux sociaux jusqu’au dépôt de mon mémoire de maîtrise. Et puisque j’ai passé l’été à l’extérieur du Canada, je n’ai été mise au courant que récemment de la publication en livre imprimé des tribulations de Zviane au Japon, que je me suis empressée de me procurer. Petit manuel à l’usage du Japon On remarque tout de suite, dès la couverture, le clin d’œil que fait Zviane à la culture japonaise. Un portrait d’elle-même avec des yeux de style manga fait office d’introduction, accompagné du titre écrit à la …

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Un lien familial : une plongée au coeur de l’amour du 21e siècle

Il y a longtemps que les mots de Nadine Bismuth avaient franchi les portes des librairies. Après son dernier roman, Scrapbook, publié en 2014 qui nous faisait découvrir le milieu de l’édition et de la littérature, voilà que l’autrice replonge dans un nouvel univers complètement différent, celui du design intérieur. L’amour des temps modernes, sur fond d’îlot et de dosserets de cuisine. Bienvenue dans Un lien familial. Magalie est une designer de cuisine de 40 ans. Magalie sait que son conjoint la trompe avec une autre, mais elle prétend qu’elle n’en sait rien. Mieux, elle décide de le tromper en retour. Mais voilà que les choses évoluent et se gâtent.  L’homme avec qui elle choisit de tromper son mari est associé de sa firme, et conjoint de sa partenaire d’affaires. Elle risque gros à poursuivre les choses. Il y a également Guillaume, dont Magalie fait la rencontre au fil de l’intrigue. Policier et fils du nouvel amoureux de sa mère, celui-ci développe rapidement un désir ardent pour la designer et décide d’investir dans la rénovation de …

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Les fins heureuses, à découvrir !

Dans le cadre de la première séance du club de lecture de la Rive-Sud, édition automne 2018, notre choix de livre s’est arrêté sur Les fins heureuses, de Simon Brousseau. Cet auteur québécois en est à sa deuxième publication. Après Synapses, il nous revient cette fois-ci avec un recueil de nouvelles. Un univers bien unique Plusieurs thèmes sont abordés dans Les fins heureuses. Il n’y a pas nécessairement de liens à faire entre les différentes nouvelles. Il y en a pour tous les goûts! Que ce soit des jeunes jouant à Donjon et dragons, rappelant l’ambiance de l’émission Stranger Things diffusée sur Netflix, ou encore un couple étrange souhaitant faire l’acquisition d’une maison centenaire hors de prix, les personnages sont variés et ont tous un petit quelque chose d’extraordinaire. Le regard sur la vie y est tranchant et parfois sombre, voire carrément déprimant, mais on y perçoit toujours une petite lueur d’espoir, souvent sous forme d’humour noir. Personnellement, il s’agissait de ma première expérience avec un recueil de nouvelles et je répéterai sans doute l’expérience. Ce format est agréable, car …

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Créatures du hasard: donner la parole aux femmes

Ceux et celles qui me connaissent savent que je suis captivée par l’Amérique latine depuis des lustres. Ce n’est donc pas surprenant que Lula Carballo, autrice québécoise d’origine uruguayenne, ait piqué ma curiosité lorsque j’ai entendu parler de son premier roman, une oeuvre dédiée à sa grand-mère, où l’autrice retrace le quotidien de son enfance en Uruguay. Ce roman écrit en fragments m’a beaucoup plu. Si les origines de l’autrice nous incitent à croire que l’histoire se déroule en Uruguay, le récit est tellement universel par son authenticité que l’intrigue pourrait tout aussi bien se dérouler au Québec. Les morceaux de l’enfance de Lula se succèdent au fil des cent-cinquante pages du roman, et forment un casse-tête volontairement incomplet, où le.la lecteur.trice doit combler les trous par lui.elle-même. Le non-dit est aussi important ici que l’énoncé. L’histoire d’une famille contaminée par la dépendance au jeu Lula grandit au cœur d’une famille et d’un quartier très pauvres. Les habitants de sa rue brûlent leurs déchets à l’avant de leurs maisons et les coups de feu retentissent …

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Une lecture envoutante de La liste de Jennifer Tremblay au FIL

C’est à la petite salle Claude-Léveillée de la Place des Arts que je me suis retrouvée, pendant le Festival international de littérature, pour la lecture de la pièce La liste de Jennifer Tremblay. Le titre m’était familier pour l’avoir entendu ici et là – l’oeuvre, publiée en 2008, a en effet reçu plusieurs prix et s’est distinguée dès sa sortie -, mais sans plus, et c’est donc principalement la curiosité qui m’a poussé à m’y rendre. Je n’avais aussi jamais assisté à des lectures publiques d’œuvres comme je m’apprêtais à le faire. Je m’installe discrètement dans la salle. Les gens qui m’entourent, je le remarque rapidement, sont pour la plupart des proches de l’autrice. Il y a ses amies et amis, des collègues, le traducteur et la traductrice de son oeuvre en anglais et en espagnol, sa famille, ses fils, son éditeur, des critiques, d’autres auteurs et autrices, etc. Je me sens au sein d’une grande famille dans laquelle tout le monde se connaît. L’atmosphère est chaleureuse et la salle, intime, s’y prête parfaitement. L’oeuvre …

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Habiter la nuit

Jusqu’à 24h/24 La nuit se lève, je n’avais jamais lu de documentaire de ma vie. Cependant, j’affectionne la photo surtout lorsqu’on la retrouve contextualisée dans les pages d’un livre, et la thématique de la nuit m’a charmée avant même d’ouvrir l’ouvrage. Aussi, depuis ma lecture du roman de Martine Delvaux sur l’œuvre de Nan Golding la photographe, j’ai développé un intérêt pour les mélanges photos-textes et surtout pour les idées inédites qui en ressortent. Dénicher 24h/24 La nuit se lève, et en être ravie Donc, c’est en fouillant sur le site web d’Héliotrope, la maison d’édition, que je suis tombée sur cette pièce extraordinaire – dans le sens littéral du terme qui sort de l’ordinaire -, dans la section Beaux livres. Et en effet, lorsque je l’ai sorti de son rayon à la bibliothèque, le livre m’a rappelé qu’il n’est pas comme les autres : il est énorme… et c’est bien ainsi. Cela rend hommage au travail photographique de Marie-Reine Mattera et d’Emmanuel Joly. Ces deux photographes qui ont appris en France, mais qui sont bien connus …

Monsieur Vroum : Ode à la lenteur

Monsieur Vroum n’a qu’une idée en tête : «Aujourd’hui, il faut encore être le premier. De toute façon, si je suis le plus rapide, personne ne pourra m’égaler.» Alors que l’anxiété de performance se fait de plus en plus sentir chez nos petits (autant que chez les grands), ce petit album jeunesse nous ramène à l’importance de la lenteur. La Pastèque nous offre les aventures d’un grand coureur automobile, Monsieur Vroum. Ce personnage a beaucoup de talents et réussit toujours ses performances, car il arrive le premier et il est idolâtré par ses spectateurs ! Lors de ses courses, il va tellement vite qu’il n’a même pas le temps de profiter du paysage. C’est lors d’une de ses dernières courses, alors que les autres participants sont déjà bien loin derrière lui, qu’il réalise qu’il est seul. Surpris de constater que personne n’est là pour l’accueillir, il s’arrête et constate toute la beauté de la nature qui l’entoure. Il descend de sa voiture et décide de marcher. Il constate la tranquillité, découvre les animaux, etc. Monsieur …