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Les choses brisées de Catherine Côté: écrire sur le banal et l’inconfort

Je me suis rendu compte que, depuis quelques années, à travers ma vie d’étudiante-adulte-active, je suis devenue très inconstante en ce qui concerne le temps que j’accorde à mes lectures personnelles. À certains moments, les livres s’enchaînent les uns après les autres à une vitesse folle, mais à d’autres, ils s’étirent en longueur pendant plusieurs semaines. Je passe aussi parfois des jours entiers sans lire, par manque de temps, ou d’autres fois, c’est l’envie qui n’y est pas (et alors, le même livre traîne sur ma table de chevet encore et encore, au point où parfois je ne me rappelle plus de ce dont il traite!). D’autres fois, l’étirement de la lecture s’impose par le livre lui-même. C’est ce qui est arrivé avec Les choses brisées, un recueil de dix-huit très courtes nouvelles écrites par Catherine Côté. Le livre avait beau ne contenir que 134 pages, je l’ai traîné sur moi plusieurs semaines, lisant des bribes par-ci par-là à travers la fin de session, dans les transports en commun et pendant les moments de fin …

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L’absente ou l’omniprésente

Emily Dickinson, l’énigme Pour que s’installe une relation, parfois, il faut laisser passer plusieurs saisons et voir éclore plus d’un bourgeon avant de sentir dans l’air le parfum des fleurs. C’est peut-être ce qui explique mon silence ici, des derniers mois, où je me suis penchée vers ma poétesse intérieure – lui offrant espace, écoute et voix. C’est de cette manière que l’univers de l’énigmatique Emily Dickinson s’est tranquillement introduite dans mon esprit. En femme curieuse, en femme qui se questionne, qui cherche à comprendre le beau, l’insaisissable et l’imperceptible, je me rallie aux autres pour tenter une approche vers la « mother Dickinson » et tenter, moi aussi, d’élucider une petite part du mystère. Sans vouloir nommer ou expliquer, je veux sentir et ressentir en moi ses mots, ses préoccupations, l’essence de ce qui la propulsait vers la nature d’un côté et vers l’isolement d’un autre, et à travers tout cela, la nécessaire poésie. Les villes de papier Le nom d’Emily Dickinson n’avait fait qu’effleurer mon esprit jusqu’à tout récemment. C’est avec le sublime roman …

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Des contes culottés pour vraiment en finir avec les princesses parfaites, par Marie Demers

Dans le cadre de ma maîtrise en littérature, j’ai lu des réécritures de contes à la pelle. Il y en avait de toutes sortes et vraiment pour tous les goûts. Plusieurs étaient humoristiques, certaines plus dramatiques, quelques-unes avaient un objectif féministe et certaines, pour adultes, étaient même très glauques. J’ai lu beaucoup de très bonnes versions, mais je dois avouer que jamais, jusqu’à maintenant, je n’ai trouvé de réécritures contemporaines de contes pour enfants aussi réussies que celles que vient de publier Marie Demers dans la collection des Contes culottés. Ces contes, tout le monde les connaît, bien sûr. Mais ne vous attendez pas à lire des versions pareilles à celles popularisées par Perrault, Grimm ou Disney. Dans Le Petit Capuchon bleu (et le loup qui voulait s’appeler Jennifer), aucun chaperon rouge ni aucune grand-mère n’est mangé, et aucun chasseur ne vient sauver personne. C’est plutôt l’histoire d’une grand-mère qui jouit de la liberté qu’elle a de vivre comme elle l’entend (et qui fait du motocross!), d’un loup qui a l’impression d’être né dans le …

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Roux clair naturel de Fanie Demeule : performer la rousseur envers et contre tous

Mentir. Raconter un évènement en occultant certains détails. Trafiquer le déroulement d’un souvenir. Qui ne l’a pas déjà fait? Je suis la première coupable. Que ce soit pour ne pas avoir à entrer dans des longues explications concernant des choses personnelles, pour faire plaisir, pour masquer l’inconfort, j’ai menti. Mais j’ai aussi menti pour être mieux vue, pour ne pas être jugée. Dire « oui », alors que non, je n’étais alors pas en couple. Ou répliquer « j’étais malade » à quelqu’un qui me reproche de ne pas être allée à une soirée où j’ai « choqué » à la dernière minute. Est-ce à dire qu’on finit par croire à nos mensonges, à ces petites menteries qui viennent camoufler la réalité, la rendre meilleure ou plus alléchante? Et si ces petits mensonges paraissent inoffensifs, que faire lorsqu’ils prennent des proportions considérables? J’avais hâte de lire le second roman de Fanie Demeule, qui est aussi une collègue et amie. Son livre Roux clair naturel, dont le thème principal est le mensonge, ne m’a pas déçue …

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Portrait d’un être fictif : le cas de Jane Eyre

Malgré tout ce que j’ai lu par le passé, je ne croyais pas, encore aujourd’hui, qu’il était possible qu’un personnage créé en 1847 puisse me paraître à ce point contemporain. Jane Eyre, autant le roman que la protagoniste portant son nom, m’aura amenée à faire ce constat. Sa lecture a suscité chez moi plusieurs questionnements rattachés à l’actualité, notamment en ce qui a trait à l’éducation, au féminisme et à la maladie mentale. Force est de constater que ce roman de Charlotte Brontë est intemporel et qu’il aborde des sujets universels qui traversent les âges. Cette oeuvre pourrait être analysée sous plusieurs angles vu la richesse dont elle regorge, mais j’ai décidé de me pencher plus spécifiquement sur la véritable perle de ces quelque 500 pages, à savoir, le personnage de Jane Eyre elle-même. Détermination et caractère Dès son enfance, Jane se présente comme une jeune fille déterminée, et ce, malgré les nombreuses années qu’elle passe à se faire humilier et maltraiter par son cousin, ses cousines et sa tante. En effet, elle a été …

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Hochelagurls : une poésie coup de poing

J’avais besoin d’un peu de poésie. C’est un manque constant qui me rappelle à la raison le moment venu. Mon choix a été rapide. Sans regret, d’ailleurs. J’ai vu le petit recueil sur le présentoir au Salon du livre. Le titre m’a tout de suite interpellée. Hochelagurls. Je suis de celles-là, habitant le quartier depuis bientôt six ans. Je me suis identifiée, je l’ai pris, j’ai payé et j’ai lu. Avec frénésie, malgré que ce ne soit pas recommandé quand il s’agit de poésie. Je n’ai pas pu arrêter. Audrey Hébert m’excusera. Hochelagurls, c’est une ode au quartier Hochelaga, vous l’aurez compris, mais surtout à ses habitants, souvent venus d’une autre planète. Plus particulièrement, c’est un témoignage poignant sur la sororité entre filles, celles qui ne l’ont pas toujours facile, celles qui partagent leur rien avec toutes, celles qu’on ne peut pas ignorer en raison de la présence bruyante et manifeste. Entendues, peut-être pas comprises. Du moins, Hébert aura su élever leur voix avec sincérité, sans aucun détour, droit au but. Elle le dit elle-même : …

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18 000 km sur deux roues et dans 27 pays : Le récit du voyage de Jonathan B. Roy dans ses Histoires à dormir dehors

«Quel besoin est assez puissant pour pousser un jeune homme à quitter son emploi, sa famille et ses amis, à mettre ses possessions en boîte et à partir pédaler de par le monde?» Ces premières lignes du livre Histoires à dormir dehors sont suffisantes pour me mettre l’eau à la bouche. Je dois dire que j’adore lire des récits de voyage et encore plus ceux dont les séjours racontés s’étalent en longueur et en distance, ou qui incluent une dimension sportive, qui est ici celle du vélo. Et je suis servie : le livre raconte l’incroyable périple de Jonathan B. Roy qui, pendant les années 2016 et 2017, parcourt 18 000 km en vélo et traverse 27 pays. Qui est Jonathan B. Roy? Qu’est-ce qui l’a effectivement poussé à partir? Quels sont les obstacles qu’il a rencontrés, les gens qu’il a croisés, les pays qu’il a visités? Le livre Histoires à dormir dehors est le récit de ses aventures, par lui-même et sur un ton personnel investi d’un très beau regard sur le monde. Personnellement, cette lecture m’a charmée, et il y …

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Le défi #Lirelesabsentes : pour faire rayonner la littérature écrite par des femmes

Du blogue au livre…  Connaissez-vous Le bal des absentes? Personnellement, j’ai mis la main sur cet ouvrage écrit par Julie Boulanger et Amélie Paquet lors du Salon du livre de Montréal, il y a deux ans. La couverture, qui ne contient pas de titre, mais seulement une femme qui écrit avec tête barbouillée de jaune, m’avait intriguée. Je la trouvais parlante, forte. Elle posait une question que nous ne nous posions pas toujours : où sont les femmes qui écrivent? À l’université depuis plusieurs années déjà, je me sens particulièrement interpellée par cette question de l’absence des femmes dans les corpus étudiés. J’ai encore le souvenir de ce cours dans lequel j’avais dû lire 10 œuvres écrites par des hommes et dans lequel il n’y avait eu aucune place pour ne serait-ce qu’une seule femme. Je m’étais alors questionnée pour la première fois sur la manière dont les professeurs choisissaient les œuvres enseignées et, surtout, celles qui ne l’étaient pas. Le constat de cette absence des femmes dans les corpus enseignés, les autrices l’ont eu au cours …

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S’initier à la magie du rangement avec « The Life-Changing Manga of Tidying Up » de Marie Kondo et Yuko Uramoto

À moins d’être totalement absent.e de Facebook, de YouTube ou d’Instagram, vous avez sûrement déjà dû entendre parler de la femme d’affaires et autrice japonaise Marie Kondo – surnommée KonMarie – et la frénésie incroyable qui a suivi la publication de ses ouvrages sur le rangement Le pouvoir étonnant du rangement et Ranger inspire la joie. En fait, je crois que jamais le fait de ranger n’a provoqué autant d’enthousiasme! Personnellement, suite à la lecture des deux livres de l’autrice, je peux dire que plusieurs aspects de sa méthode m’inspirent tandis que d’autres me laissent un peu plus sceptique – à ce sujet, mon opinion ressemble beaucoup à celle de Martine dans son article juste ici. Au niveau du style d’écriture, cependant, j’ai eu beaucoup de difficulté avec ses ouvrages, que j’ai, en fait, trouvés plutôt insupportables à lire. De par leur ton moralisateur, ça ne passait pas du tout, et pourtant, certaines parties du livre m’avaient l’air vraiment intéressantes. C’est pour ça que j’ai été très heureuse de trouver The Life-Changing Manga of Tidying …

Les coups de coeur littéraires des fileuses en 2018

Ariane  Castagnettes, de Marie-Élaine Guay, un recueil de poèmes qui m’a tour à tour fait rire et pleurer… et le tout, en public. Les prénoms épicènes, d’Amélie Nothomb, qui m’a fait renouer avec cette autrice que j’ai pratiquement adulée toute mon adolescence pour ensuite la bouder. Konbini, de Sayaka Murata, un roman empreint d’humanité, qui parle du fait que certaines personnes sont plus heureuses dans une vie toute simple qui sort des cadres de la «normalité». Les furies, de Lauren Groff, un roman aux personnages complexes, où il est jouissif de pouvoir lire les deux versions différentes de la même histoire. Frédérique  L’étang, de Claire-Louise Bennett, roman qui rend hommage aux détails quotidiens avec un mystère et un cynisme décapants. Hôtel Lonely Hearts, d’Heather O’Neill, dont l’ambiance est demeurée en moi, même plusieurs mois après avoir terminé le livre. Grosse, de Lynda Dion, qui m’a ouvert tout un pan de réflexions sur la manière de voir son propre corps. Virginie  Le chant de la terre blanche, de Jean Bédard, un roman qui m’a happée, et …