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Rencontres littéraires au 5 à 7 des auteurs de la Montérégie

La Rive-Sud de Montréal accueillait ce mercredi 11 avril quelques-uns des plus grands auteurs du Québec et j’étais parmi les invités. L’événement était une soirée bénéfice pour soutenir les activités de l’Association des auteurs de la Montérégie. Cette dernière vise,  entre autres, à faire connaître les auteurs de la région et à stimuler la vie littéraire de la Montérégie. J’en ai donc profité pour discuter de littérature avec ceux qui contribuent à sa vivacité au Québec – à mon grand plaisir. Mots et bouchées Le format du cocktail dînatoire demeure une valeur sûre pour favoriser les échanges et les nouvelles rencontres. Ainsi, c’est dans la Maison de la culture de Longueuil, verre de vin à la main, que chacun et chacune allaient vers les différents écrivains présents ce soir-là. Durant la soirée, il y avait simultanément des speed-dating littéraires avec les auteurs, des prises de photos Polaroid et un encan des livres favoris des écrivains et écrivaines présents, directement sélectionnés dans leur bibliothèque personnelle. Dès le départ, tous se heurtent à la malheureuse nouvelle : Kim Thúy …

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7 raisons pour lesquelles je suis heureuse de m’être (enfin) acheté une liseuse

Je suis une personne un peu « archaïque ». Je n’ai jamais été très technologique ni souhaité être à la fine pointe. Au contraire. Les gens qui me connaissent le savent : cela me prend toujours beaucoup de temps avant de me décider enfin à accéder à un niveau supérieur de technologie et, disons-le, de facilité. J’ai si souvent entendu les commentaires de mes proches à propos de mon légendaire néophisme technologique : « Marion, franchement, tu perds ton temps en faisant [telle chose] à la main! Avec [tel] ou [tel] logiciel/objet/façon de faire, ce serait tellement plus facile! » Disons que, pour ce qui est des objets que je possède, je suis un peu récalcitrante aux changements. Je n’aime pas remplacer pour rien ce qui fonctionne déjà, et surtout, je n’aime pas m’encombrer d’objets trop intelligents, préférant de loin la simplicité des trucs mille fois éprouvés. Quant aux livres, j’aime les tenir dans mes mains, j’aime voir la progression de ma lecture. J’aime y mettre des signets. J’aime ouvrir un livre. J’aime aller dans les bibliothèques. Cependant, avec mes études …

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Euphoria : Désirer posséder

Je suis tombée tout à fait par hasard à la bibliothèque sur ce livre sélectionné comme l’un des 10 meilleurs livres de 2014 par le New York Times. En tant qu’ex-étudiante de passage dans le domaine de l’anthropologie, j’ai été immédiatement attirée par ce qu’en disait la quatrième de couverture. Euphoria s’est révélé être un roman passionnant qui m’a transportée bien loin de mon monde et qui m’a donné à voir à la fois le quotidien ardu des personnages au travail et les remous de leur vie intime. Un jour de 1933, un couple d’anthropologues anglais fait la rencontre d’Andrew Bankson, collègue de métier américain désabusé, malade de solitude et suicidaire, sur le territoire de la Nouvelle-Guinée. Nell Stone, dont les méthodes de travail sont marquées par l’acharnement intellectuel, la rigueur et la sagacité, et son mari Schuyler Fenwick, plus hâtif et frénétique, ont une relation tumultueuse que la rivalité professionnelle ne fait qu’agiter davantage. Pour remédier à son isolement, Bankson convainc Nell et Fen de s’établir dans une tribu des berges du fleuve Sepik, …

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Le goût d’aimer

Dans ce roman, au détour de chaque page on s’enfarge, on relit, on ferme les yeux pour méditer sur une phrase, l’usage d’un mot, sa signification. Christian Bobin a réussi à faire de La plus que vive un recueil de citations sur la vie, la mort, l’amour. Et pourtant, ce n’est pas du tout, avouons-le, une mince affaire. Même aujourd’hui je ne peux t’imaginer autrement que réfractaire, échappée, ton cœur fuyant dans la lumière. Je t’ai toujours sue inaccessible même dans la plus claire proximité. Je t’ai aimée dans ce savoir. L’éloge de l’authenticité Genre de biographie non linéaire sur une femme connue de l’auteur, on n’entre finalement jamais dans le détail. En fait, il s’agit de l’étalement de ce que cette Ghislaine signifiait pour l’auteur. Signifi-ait parce qu’en fait, Ghislaine décède à quarante-quatre ans. Et ce drame, élément déclencheur de l’écriture du roman, devient dans La plus que vive une raison d’évoquer les plus belles choses de la vie. Avec ce livre, on prend conscience de l’importance des moments ordinaires, anodins, puisque ce sont …

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Hommage à ce livre que je n’ai pas compris

Dernièrement au club de lecture, nous avons lu La dévoration des fées de Catherine Lalonde. Depuis, les vers de l’auteure ne m’ont pas quittée. Même si je n’ai pas encore pris le temps de le relire, j’y ai beaucoup réfléchi pour essayer de comprendre ce que j’ai lu. Les difficultés que j’ai rencontrées face à ce livre m’ont forcée à remettre mes habitudes en question et à trouver de nouvelles façons d’aborder mes lectures. Ralentir la lecture Le fait est que, très rapidement, je me suis rendu compte que je ne comprenais pas grand-chose dans ce livre – pas même son titre à vrai dire. Mais puisque l’objectif était de pouvoir en discuter avec les filles, il fallait bien que j’arrive à en sortir quelque chose! Alors, grande première pour moi, j’ai décidé de m’asseoir tranquillement à ma table, armée de patience et d’un stylo, et de prendre des notes directement dans le livre. Je n’ai pas du tout l’habitude d’analyser un texte autant dans le détail, alors cela a été long… parfois je ne …

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Lire des femmes de diverses origines en mars… et toute l’année

En 2018, je me suis résolue à lire davantage d’œuvres littéraires non occidentales, car il me semblait que mes lectures étaient très enracinées en Amérique du Nord et en Europe occidentale, et surtout réalisées par des personnes blanches. Diversifier mes lectures me permettrait de mieux connaître les expériences de vie et les terrains de luttes de celles et de ceux dont la réalité quotidienne est tout autre que la mienne, en raison de leur appartenance ethnoculturelle et de leur parcours migratoire. J’ai voulu partir à la rencontre de ces personnes qui disposent d’assez peu d’espace dans la société pour diffuser des représentations justes et positives d’elles-mêmes et de leur communauté. Avec l’arrivée du mois de mars et à l’approche de la Journée internationale des femmes, visant à souligner les contributions des femmes à travers le monde et à mettre en évidence les obstacles et les violences qui demeurent encore à enrayer pour parvenir à une réelle égalité entre les genres, j’ai jugé qu’il était plus que temps d’accorder une plus grande place aux femmes de …

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Six mois d’ermitage… dans les forêts de Sibérie

Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson faisait partie de ma pile à lire depuis un bon moment. Les journées de froid glacial que nous avons connues me semblaient un moment propice pour entamer cette lecture et m’ont décidée à me plonger dans ce récit de voyage dans lequel l’auteur relate les six mois qu’il a passés dans une cabane (isba) isolée en Sibérie sur les rives du lac Baïkal. Quelle aventure! Le livre est écrit sous la forme d’un journal dans lequel l’auteur détaille pour chaque journée de quelle manière il a occupé son quotidien. Dans la mesure où aucune route ne mène à la cabane où il a élu domicile, que le village le plus proche se situe à cent vingt kilomètres de distance et que les plus proches voisins se trouvent à cinq heures de marche, Sylvain Tesson mène une vie assez sobre durant ces six mois. Malgré la sobriété de son rythme de vie, le récit s’avère captivant, car il dépeint une réalité aux antipodes de nos vies contemporaines. À l’heure …

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À l’époque du choléra, Florentino était malade d’amour

J’ai découvert cet auteur alors que je cherchais désespérément un personnage notable ayant beaucoup apporté à la culture hispanophone, afin de faire une présentation orale pour mon cours d’espagnol. Le nom de Gabriel García Márquez revenait très souvent, mais je ne me souvenais pas avoir déjà entendu parler de lui. J’ai eu assez honte  de moi lorsque j’ai découvert qu’il était le récipiendaire d’un prix Nobel de littérature et que son livre Cent ans de solitude avait été placé parmi les cent meilleurs livres de tous les temps alors que son auteur était encore vivant. Impressionnant, vous dites? Un roman poétique J’ai préféré le roman L’amour aux temps du choléra à celui qui a fait la renommée de l’auteur à cause de la quatrième de couverture. Étant donné que je venais tout juste de terminer ma session au cégep, je voulais un livre qui se lirait facilement, un livre pour relaxer un peu. Bien que j’aie apprécié ma lecture, je ne peux pas dire que ce fut une lecture reposante. Ce n’est pas tellement l’histoire qui est …

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Célébrer les traditions littéraires : commencer l’année avec Gabrielle Roy

Je trouve que les traditions sont des belles façons de célébrer les petites choses. Mes plus beaux souvenirs d’enfance sont souvent reliés avec des traditions et des rituels que je me faisais avec ma famille ou mes amies. Je ne vois rien de routinier ou de redondant à refaire des choses de façon cyclique. Au contraire, j’essaie de voir cela comme des piliers dans mon existence. Peu importe ce qui se passe, j’aurai toujours ces petites choses pour définir ma vie, et, souvent, le passage du temps. Effectivement, plusieurs de mes traditions et de mes rituels sont en lien avec le temps et son passage. J’ai envie de vous parler d’une de mes nouvelles traditions (est-ce que si je l’ai instaurée et vécue seulement deux fois, je peux appeler ça une tradition? Bonne question, mais je crois que oui, car j’ai l’intention de la faire durer dans le temps, au fil du passage des années) qui est en lien avec la littérature et la nouvelle année. Commencer l’année en lisant Gabrielle Roy 2017 a été …

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Poupée volée ; entre obsession et maternité

Je me fais un point d’honneur de lire tout ce qui est traduit en français de l’auteure italienne Elena Ferrante, auteure de la série à énorme succès L’amie prodigieuse, série soit dit en passant EXCELLENTE que je vous recommande sans plus tarder, j’en ai d’ailleurs parlé ici et ici. L’an dernier, j’ai aussi lu Les jours de mon abandon de cette auteure. Comme ce dernier, Poupée volée est un roman individuel, qui ne concerne pas la saga, même si en le lisant, je ne pouvais m’empêcher de penser aux personnages de la série. J’ai d’ailleurs trouvé beaucoup de points communs entre le personnage principal et Leda; elles ont un peu un destin semblable. Alors si vous aviez besoin d’un livre pour l’attente du dernier roman, je vous recommande Poupée volée. Obsession  Poupée volée est un roman psychologique qui raconte l’histoire de Leda, une universitaire de 48 ans qui décide d’aller passer l’été près de la mer, proche de Naples, histoire de préparer ses cours tout en profitant du beau temps et en s’offrant des instants de calme. Mère de deux …