All posts tagged: les livres qui font du bien

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La séparation des corps : ruptures, incendies et renouveau

La séparation des corps raconte l’histoire d’amour entre Christina et Marie-Ange. Ces deux femmes vivent une passion dévorante et habitée d’un désir inépuisable d’amour, de tendresse, de durabilité, et ce, malgré tout ce qui les sépare.  Marie-Ange, qui a 42 ans, l’âge exact où sa mère est décédée, est la cuisinière de Marina, la mère de Christina, qui a tout nouvellement 20 ans. Ces années qui les séparent, ces passés qui les rattraperont viendront miner cette passion qui ne pouvait pas éternellement durer. 20 ans les séparent, mais c’est leurs milieux qui les différencient le plus. Fascinée par le feu, par les braises que font les fins de relation, Marie-Ange est un personnage complexe que je n’ai pas réussi à tout à fait cerner. Elle est la mère d’un garçon de 20 ans qui a des besoins spécialisés et qui, selon ses dires, restera toujours un enfant à ses yeux. Son fils âgé du même âge que Christina tombera sous le charme de cette dernière… ce qui viendra causer les premiers déchirements de cette relation …

De migrations et d’origines : Outardes de Catherine Côté

L’Abitibi, c’est les mines, la forêt à perte de vue, les camps de chasse perdus dans le bois; c’est Val-D’Or et Rouyn-Noranda; c’est une terre colonisée sur le tard, lors de la crise économique des années 1930; c’est des petits lacs où se saucer l’été pour se sauver des mouches à perte de vue; c’est un hiver interminable avec le lourd silence qui l’accompagne, un « silence [qui] pren[d] toute la place » (p. 38). L’Abitibi, c’est Richard Desjardins et Raoûl Duguay. L’Abitibi, c’est aussi le sujet du premier recueil de Catherine Côté, Outardes, dernier titre parut à la collection poésie des Éditions du passage. Poésie des origines, Outardes raconte l’Abitibi où Côté n’a jamais habité; l’Abitibi qu’elle a explorée à la recherche des traces de ses ancêtres. Montréalaise, Côté a ses racines familiales en Abitibi. Avec son recueil, elle explore l’impossibilité en même temps que la nécessité de prendre racine dans un passé et un territoire inconnu. L’étau se resserre D’emblée, le sujet poétique est situé géographiquement : les vers « je suis fille de fleuve / …

La fin de l’innocence

L’été est une saison unique. Chaque année, elle nous tient en haleine par son imprévisibilité. C’est elle qui anime les conversations et les espoirs de chacun. Elle marque la fin de l’hibernation et le début d’un souvenir ancien. Elle se dissocie des trois autres par sa légèreté, ses chaleurs et ses nuits sans fin. C’est le temps des glaïeuls, de l’amour et de la nouveauté. Je garde un souvenir précis de mes étés de jeune adolescente. Ces 2 mois qui nous semblent éternels et qui nous dissocient de la tempête qui gronde entre les casiers de la jungle du secondaire. C’est le seul moment où rien ne nous oblige à quoi que ce soit. Pas besoin de fuir, de faire semblant, de survivre. C’est la possibilité infinie de slush, de premières bières et de marathon THE O.C. (j’avais une belle vie, eh oui). C’est être soi-même complètement, et c’est se découvrir à travers nos propres yeux. 

C’est aussi la fin de l’innocence, l’éveil des sens et de l’émancipation. C’est s’opposer à toute figure parentale, être …

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Tu me places les yeux : ces souvenirs d’enfance perlés de tendresse

J’approche le 200e article sur ce blogue, mais encore aucune critique de poésie,  excepté dans le cadre du défi #unlivrequébécoisparmois. Ce n’est pas que je n’apprécie pas ce genre littéraire, au contraire, je pense seulement que je vis un petit sentiment d’infériorité quand il vient le temps d’analyser, d’écrire sur ma lecture, comme si j’étais inadéquate à saisir le sens des mots. J’ai toutefois pris la décision de lire et d’écrire sur Tu me places les yeux, recueil de poème d’Aimée Lévesque, publié chez La peuplade. C’est la description du recueil de poésie qui m’a convaincue. En la lisant, j’avais déjà les larmes aux yeux. La simple évocation des souvenirs d’enfance, de la nostalgie d’une grand-mère, m’a touchée. C’est comme si dans ces mots, j’ai ressenti un désir, un besoin de me plonger dans ce recueil coloré pour moi aussi, à mon tour, revisiter les souvenirs d’enfance reliés à ma grand-mère qui me bercent encore chaque fois que j’y repense. « Après le décès de sa grand-mère, la petite-fille de cinq ans devenue grande revisite la …

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Un long soir; microrécits à saveur d’exil

Un long soir, de Paul Kawczak, est une petite tablette qui se lit, du début à la fin, en l’espace d’une heure, peut-être deux. C’est la forme de ce livre qui m’a d’abord attirée, outre la couverture assez tape à l’oeil. J’ai eu envie de sortir de ma zone de confort de lectrice, sans pour autant m’engager longuement dans une nouvelle lecture. Une série de courts récits me semblait donc la réponse à mon envie d’aventure littéraire. Je n’aurais pu mieux tomber en termes d’aventure et de dépaysement. Non seulement la structure de type microrécits, mélangée à une écriture poétique et imagée, est venue me rejoindre, mais les thématiques, celles de l’exil, de la quête, du voyage, du passé et du désir sont aussi parfaitement mis en scène et adaptés à la forme. Dans un premier temps, il faut dire que j’ai été impressionnée par toute la force et l’émotion qui se dégagent de chacun des récits. Séparés par chapitres, les lieux, autant les maisons que les pays, sont au cœur de presque tout les récits, d’une …

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La course au mouton sauvage, entre le réel et la magie

Je pense avoir manqué un bout. Cela doit faire plus de quatre ans que j’ai La course au mouton sauvage d’Haruki Murakami dans ma bibliothèque, sans y toucher. Avec plus de 35 ans d’ouvrages publiés, ça m’aura pris un bon bout avant de découvrir un auteur que plusieurs adorent, dont plusieurs fileuses (Kim D. vous raconte sa passion murakamienne ici et Raphaëlle B. vous a fait la critique de Kafka sur le rivage ici.) Une première lecture surprenante Il y a quelques semaines, j’ai décidé de me plonger dans le troisième roman de l’auteur datant de 1982 et le premier assumé dans son style littéraire, le réalisme magique. Je ne pense pas avoir déjà lu un roman appartenant à ce style, alors je l’avoue, j’étais parfois surprise par la tournure des événements, mais, je le redis, je suis une débutante par rapport à l’œuvre de Murakami. Avec un certain recul, je me rends compte que j’ai bien aimé ce roman et que je vais probablement continuer de découvrir son oeuvre avec bonheur. Le train était formé de …

Autour des livres : Rencontre avec Fanny Britt, écrivaine

Quand l’une des fileuses demande aux autres des recommandations de lecture, rares sont les fois où l’un des livres de Fanny Britt n’apparaît pas dans la liste des titres suggérés. Que ce soit Hélène, Louis ou Tessa, les personnages imaginés par cette auteure québécoise marquent les cœurs à la recherche d’un peu de douceur. En plus d’avoir une dizaine de pièces de théâtre, deux bandes dessinées et un essai à son actif, son premier roman Les maisons est en lice pour le Prix littéraire des collégiens 2017. À notre grand bonheur, elle a très gentiment accepté de répondre à notre questionnaire « Autour des livres ». 1. Quel est ton premier souvenir en lien avec la lecture ? Les livres étaient partout, chez nous. Ma mère était une grande lectrice et les livres avaient une grande valeur. Ma mère n’avait pas beaucoup de sous et je me souviens que toutes les dépenses étaient comptées. Une fois, elle a trouvé un billet de cent dollars sur la rue (littéralement!). Je me souviens avoir été marquée par le luxe extrême qu’elle s’était payée …

Le rêve d’Azadah

Depuis ma lecture de L’abragan de Jacques Goldstyn, je suis rendue «fan» de son art. Ce que j’apprécie le plus de cet auteur-illustrateur est son amour pour la liberté d’expression, des enfants et le fait qu’il soit un homme engagé. J’ai pu retrouver tout cet amour dans son p’tit dernier : Azadah, qui raconte l’histoire d’amitié entre cette enfant et la photographe Anja. Azadah apprend que sa nouvelle amie quitte le pays. C’est la panique! Elle la supplie de l’emmener avec elle, dans son pays où les femmes ont plus de chances de réussite, où les écoles ne sont pas détruites et où son avenir n’est pas tracé. Azadah rêve de devenir elle aussi une Anja, une femme libre qui a la chance de pouvoir faire un métier qu’elle aime et surtout de pouvoir voyager. Elle rêve d’une vie à l’occidentale. Mais, malheureusement ce n’est pas possible, Anja doit quitter le pays. Elle prend un taxi et laisse derrière elle son sac à dos et une Azadah en larmes. Découvrant le trésor que son amie lui …

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Au bonheur de lire… mais comment choisir?

Comment choisit-on sa prochaine lecture? De quelle façon un livre atterrit-il sur votre P.A.L, votre Pile à lire? Où trouver des idées, des recommandations, des coups de cœur?  J’ai questionné les fileuses à ce sujet: comment choisissaient-elles leurs prochaines lectures? La quantité de réponses reçues ne peut que vous choyer, vous saurez maintenant quoi faire pour inspirer vos choix et augmenter vos P.A.L. #lefilrougelit : Si vous êtes sur la plateforme Instagram, vous ne pouvez passer à côté de notre hashtag qui vous montre les lectures de tous les abonnés du blogue. Un choix très diversifié et plus de 2000 publications pour vous éclairer. Goodreads : Ce site web et application vous permet de créer votre propre bibliothèque numérique: ce que vous avez lu, ce que vous voulez lire et ce que vous lisez en ce moment. De nombreuses fileuses l’utilisent et vous pouvez rejoindre le réseau de blogueurs, auteurs, amis, etc. Si vous voulez en savoir plus, Martine découvre Goodreads ici. Les libraires : À chaque mois, le site web des Libraires vous suggère leur sélection de cinq livres, …

Le tout dernier Lori Lansens : un voyage en montagne dont on ne revient jamais

Pour la petite anecdote, le premier roman que j’ai lu en anglais, c’est The girls de Lori Lansens, ce qui explique peut-être mon attachement envers cette auteure canadienne, ou c’est plutôt grâce à l’humanité qui transcende ses œuvres… Probablement plus, en fait! Lorsque j’ai su qu’Alto publiait Les égarés, la version française de The mountain story, je voulais à tout prix le lire. C’est avec bonheur que j’ai retrouvé des personnages touchants et surtout, cette écriture jamais faible, ni tendre, mais toujours tellement précieuse et axée sur les vraies choses ; les rapports humains, les émotions et ce désir plus fort de vivre et dans ce cas-ci, de survivre. Les égarés, c’est l’histoire de Wolf, qui écrit une lettre à son fils Daniel pour lui raconter des choses qu’il n’a jamais osé lui dire. Ces secrets prennent place dans un drame et une expérience hors du commun que Wolf a vécue. Il s’est perdu dans la montagne surplombant Palm Springs accompagné de trois inconnues qui ne le sont pas restées longtemps : Nola, Bridget et …