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Le pamplemousse de Maude Bergeron

Certains ou certaines d’entre vous auront probablement déjà eu l’occasion de tomber sur les illustrations féministes et inclusives de Les folies passagères, projet tout droit sorti de la tête de Maude Bergeron. Pour ma part, c’est en suivant cette dessinatrice engagée que j’ai eu vent de Pamplemousse, son premier roman, qu’on pourrait aussi qualifier de livre illustré. Des sujets sensibles La curiosité et l’envie de soutenir dans son travail la talentueuse illustratrice m’ont poussée à acheter, avec ma sœur, ce petit bouquet de feuilles auto-publié et en vente sur Etsy. Je l’ai reçu quelques jours après ma commande avec une dédicace, ainsi qu’un signet représentant la diversité des corps féminins. Quoi demander de mieux comme préambule? Il n’est pas étonnant de constater que Maude Bergeron sait écrire sur les tabous sociétaux qui sont souvent aussi des enjeux féministes (les menstruations, les problèmes mentaux, la pilosité du corps, les relations amoureuses malsaines, etc.), puisque des textes sont souvent joints à ses illustrations publiées sur les réseaux sociaux. Cette fois-ci cependant, le propos devient très intime, très personnel …

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N’essuie jamais de larmes sans gants : quand l’amour transcende la mort

Rares sont les livres qui font l’unanimité. J’ai pourtant l’impression que celui-ci fait partie de cette catégorie, la catégorie des livres qui marquent chaque et unique lectrice et lecteur qui a le bonheur et le privilège de se faire raconter cette histoire. Par l’universalité qui transcende l’oeuvre et qui la fait briller, un peu plus fort, dans les bibliothèques et les cœurs, je crois que ce roman, N’essuie jamais de larmes sans gant, sera dans le top 5 de mes lectures marquantes de 2018. Gagnant du prix des libraires du Québec (et d’une tonne d’autres prix aussi!), c’est chez Alto qu’il a été publié au Québec. Cette lecture m’aura fascinée du début à la fin et m’aura donné envie de ralentir le temps, de rester encore un peu plus longtemps dans ce récit qui pourtant n’est pas court. C’est plus de 800 pages que nous offre l’auteur avec ce roman et sincèrement, j’en aurai pris plus. Je me suis tellement attachée aux personnages que j’ai refermé cette brique le coeur pilé et les yeux humides. « …

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Curieuses histoires d’apothicaires, pour le plaisir de découvrir toutes ces anecdotes

Pendant plusieurs de mes années à l’université, j’ai mis la lecture de côté. L’étude prenait tellement de mon temps en dehors de mes cours que la dernière chose que j’avais envie quand je m’accordais une pause, c’était d’ouvrir un livre. En plus, j’étais obsédée par le fait que si je lisais autre chose que mes notes de cours, je devais en retirer des connaissances utiles. On peut donc dire que de lire des bons romans, simplement pour le plaisir de décrocher et de me détendre, ça ne faisait pas partie des options. Heureusement, j’ai fini par me reconnecter avec le plaisir de lire et ainsi recommencer à varier mes lectures. Malgré tout, j’ai toujours gardé un faible pour les livres qui me permettent d’approfondir des connaissances sur des sujets variés et d’élargir ma culture générale. Pour ma part, je considère les livres de vulgarisation comme des ouvrages clés pour quiconque désire s’initier à des sujets plus complexes. Un bon ouvrage de vulgarisation est rigoureux puisqu’il doit être appuyé par la littérature scientifique mais il doit …

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Gump & cie, Forrest court toujours

Lorsque j’ai vu l’exemplaire du roman de Winston Groom à la bibliothèque de mon quartier, je pensais qu’il s’agissait d’une nouveauté. Intriguée et déjà charmée par l’univers de Forrest Gump, j’ai décidé de replonger dans les aventures d’un des plus charmants personnages de l’histoire du cinéma et de la littérature, à mon avis. Comme je ne lis pas en anglais et, je l’avoue, m’informe très peu de ce qui est publié dans cette langue, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une nouveauté. Toutefois, j’ai découvert que la suite des aventures de Forrest Gump a été publiée en anglais pour la première fois en 1995, et qu’il a fallu attendre 2017 pour avoir une version traduite dans la langue de Molière, publiée aux éditions Le Cherche Midi. Le premier tome s’intitulait simplement Forrest Gump et fut publié pour la première fois en 1986. Après la réalisation du long métrage du même nom, mettant en vedette Tom Hanks, 1,4 million d’exemplaires du roman furent vendus à travers le monde. Les années 1980 à l’honneur Nous retrouvons donc Forrest Gump dans les …

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Libres! un anti-guide nécessaire

Lors de mon dernier passage à Paris, j’ai bien sûr pris le temps de visiter une librairie! J’ai fait un tour à la sublime librairie Jousseaume, dans le passage Vivienne du 2ème arrondissement, fondée en 1826! Mais c’est à la FNAC que j’ai trouvé Libres! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels, écrit par Ovidie et illustré par Diglee. Se voulant comme un anti-guide, cet ouvrage franc, cru et nécessaire aborde plusieurs sujets essentiels et intimes tout en conservant une simplicité rafraîchissante. On y parle de sperme, de rapports homosexuels, de poils, de statistiques, du couple, des relations ouvertes et de sadomasochisme. J’ai particulièrement apprécié le ton direct et déculpabilisant de l’autrice, en plus de la page de bande dessinée terminant chaque chapitre. Ovidie et Diglee, un duo d’enfer Ovidie, féministe engagée et française, milite depuis l’âge de 15 ans. Elle s’est d’abord intéressée à l’homophobie et le sexisme, puis se concentre maintenant sur le féminisme et la libération sexuelle. Elle est également l’une des seules femmes à avoir réalisé des films pornographiques, principalement destinés à un …

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Ma première animation de club de lecture

Lorsqu’on m’a proposé d’animer le club de lecture du Fil Rouge pour le printemps et l’été 2018, j’étais très enthousiasmée par ce nouveau défi qui me permettrait d’unir mes habiletés en animation et mon amour de la lecture. C’est donc le samedi 26 mai que j’ai animé mon tout premier club de lecture au Chichi Café de Longueuil! Nous étions cinq amatrices de livres et de bon café rassemblées autour de l’oeuvre de Marie-Renée Lavoie, La petite et le vieux. La petite et le vieux La petite, c’est Hélène, une gamine de huit ans qui a le coeur sur la main et une tête débordante d’imagination. Elle porte une admiration sans borne à Lady Oscar, un personnage de dessin animé qu’elle suit religieusement. Le roman est écrit selon sa perspective, avec une grande tendresse et une certaine naïveté d’enfant qui nous touche droit au coeur. Elle est définitivement courageuse, débrouillarde et très mature pour son âge. Le vieux, c’est Roger, le nouveau voisin d’Hélène et sa famille. Il est vulgaire, parfois impoli, mais au fond de lui, il veut …

Ciel, le tout premier roman de Sophie Labelle

Depuis plusieurs années, je suis le travail de l’artiste et bédéiste Sophie Labelle via sa page facebook et son blogue Tumblr. Lorsque j’ai appris la sortie de son tout premier roman jeunesse, j’ai voulu me le procurer immédiatement. L’idée de retrouver son univers engagé et sensible sous forme de roman me semblait pertinente et nécessaire. Peut être connaissez-vous déjà l’artiste qu’est Sophie Labelle? Elle est populaire pour son militantisme avec le mouvement LGBTQ2. C’est justement ce qu’elle fait dans sa BD Assignée garçon: elle raconte les péripéties et la réalité d’une jeune trans, Stéphie. Qui est Ciel ? Alors qu’on pouvait s’attendre à retrouver une BD, Ciel est un roman jeunesse. Le seul dessin que nous avons la chance de retrouver de Sophie Labelle est sur la couverture. On aurait pu croire qu’elle veuille mettre encore une fois en vedette son personnage Stéphie; au contraire, Sophie a voulu mettre en avant son personnage Ciel qui se retrouve à être la meilleur-e ami-e de Stéphie. Ciel peut nous sembler un peu compliqué-e à cerner parce qu’ille nous …

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Et si Bloody Mary était féministe?

Je me confesse, je suis une mordue de poésie. Sous toutes ses coutures, de tous les genres. Il n’y a pas grand-chose que j’aime plus que de lire un poème et de me sentir connectée à celui-ci, comme s’il avait été écrit pour moi, pour ce que je ressens. J’aime découvrir de nouveaux artistes, de nouveaux vers, mais aussi relire ceux de mes auteurs préférés. C’est pourquoi le recueil de France Théoret, Bloody Mary, n’est jamais bien loin. Celui-ci, publié en 2011, est un amalgame de plusieurs œuvres de l’auteure, parues entre 1977 et 1992. Féminité crue L’image de la femme parfaite, de la femme toujours posée, jolie, épilée et prête à se donner est détruite dans ce recueil, parce qu’elle n’a en fait jamais existé. Cette femme, qu’on nous montre comme étant le modèle idéal dès un jeune âge, n’est qu’une illusion. Un mirage qui veut créer des femmes en séries, toutes pareilles et sans débordements. Sans désir autre que de satisfaire l’homme et de se faire envier par les autres femmes. « Image …

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Coups de cœur en Nouvelle-Angleterre

Ah! la Nouvelle-Angleterre! Cette région du nord-est des États-Unis est vieille comme l’Amérique et renferme une longue histoire riche en mystères. Pas étonnant qu’elle ait inspiré plusieurs artistes et auteurs. Il parait même que l’école de sorcellerie Ilvermorny se trouve sur le mont Greylock au Massachusetts. Au moment d’écrire ces mots, j’arrive tout juste d’un voyage dans ce coin de pays. Je vous partage mes coups de cœur, pour ceux qui cherchent des idées de voyage littéraire cet été. Mystery on Main Street, Brattleboro (VT) Les librairies sont légion dans cette charmante ville du sud du Vermont. Juste au moment de descendre de la voiture, je pouvais voir les enseignes de trois d’entre elles. Un peu plus loin sur la Main, je suis entrée chez Mystery. Cette librairie se spécialise en littérature noire, policière et horrifique. J’étais donc dans mon élément! Ils ont aussi des jeux de table et une belle section de livres écrits par l’auteur et illustrateur Edward Gorey. Lovecraft Arts and Sciences, Providence (RI) Il s’agit à la fois d’une librairie spécialisée …

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Juicy: un bonbon sûrette qui chatouille le palais

Quand ça pétille comme ça dans le soleil californien, pas le choix de se sucrer les lèvres dans le mousseux et de se laisser prendre par la légèreté satinée des mots de Mélodie Nelson. Dans un cocktail d’expressions franchouillardes et de trash rose nanane, elle raconte le parcours d’Alexis, une Miss Teen America qui tombe amoureuse d’un has been à la coiffure douteuse, qui se fait prendre à la frontière mexicaine avec du crystal meth, qui investit le monde de la porno et qui n’oublie jamais, jamais de s’occuper de la garde-robe de son chihuahua.  Cherrylicious, c’est le nom du chien, accompagne Alexis dans les succès et les revers de fortune, les péripéties amoureuses et la lente prise de conscience que sa mère ne l’aime peut-être pas. La narratrice se glisse dans un roman d’apprentissage qui court-circuite le classique pour s’enrouler dans l’excès, celui des amours qui font mal et des belles choses qui consolent. Alexis est un personnage volontairement caricatural, mais la prose de Nelson est si vivifiante qu’elle lui donne des nuances presque …