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Tant que nous sommes vivants, conte moderne tendre et captivant

J’ai reçu Tant que nous sommes vivants en cadeau de Noël. Malgré que le roman soit classé dans la section jeunesse chez Gallimard, on m’a assuré que l’histoire n’était toutefois pas enfantine. J’ai d’abord été intriguée par la couverture; les dessins représentent quelques intrigues de l’histoire et piquent juste assez notre curiosité pour nous donner envie d’y plonger. Je ne m’étais pas fait beaucoup d’attentes avant d’en commencer la lecture, j’ai préféré me laisser absorber dans l’histoire sans attente ni jugement et je crois que c’est pour cela que j’ai finalement autant apprécié ce livre. Selon la quatrième de couverture, Anne-Laure Bondoux décrit son oeuvre comme un conte moderne rare, puissant et hypnotique. L’histoire d’une grande aventure de deux amoureux qui devront traverser un périple unique pour faire survivre leur amour. L’histoire de Bo et Hama Tout commence dans une petite ville ouvrière quelque part dans un pays en guerre et en pleine crise économique. Les emplois sont rares, et l’usine est l’unique moteur des environs. Bo y travaille de jour; Hama, de nuit. Ils se croisent …

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Marina de Carlos Ruiz Zafón: le mystère du teufel

Ce qui se cache dans les ombres de Barcelone «À la fin des années soixante-dix, Barcelone était une fantasmagorie faite d’avenues et de ruelles où l’on pouvait voyager trente ou quarante ans en arrière rien qu’en franchissant le seuil d’un immeuble ou d’un café. Temps et mémoire, histoire et fiction se mélangeaient dans cette ville ensorcelée, comme des couleurs d’aquarelle sous la pluie.  C’est là que, lointain écho de rues qui aujourd’hui n’existent plus, des cathédrales et des édifices échappés de légendes ont formé le décor de cette histoire.» (Zafón, 1999, p. 13). Ainsi débute l’histoire du roman Marina de Carlos Ruiz Zafón, publié dans sa version originale en espagnol en 1999. On se retrouve plongé dans une Barcelone peuplée de fantômes, d’ombres et de souvenirs, dans une Espagne nouvelle. Jeune étudiant de quinze ans, c’est lors de l’une de ses nombreuses excursions à la rencontre de cette capitale catalane qu’Óscar Drai fait la rencontre de Marina Blau, dans le quartier de Sarriá. Jeune femme du même âge avide d’aventures, elle l’entraîne dans une investigation …

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Manuel de la vie sauvage : Transformer le deuil

Le titre reste vague, son long sous-titre pareillement, mais tout prend son sens une fois dépassé plus de la moitié du nouveau pavé de Jean-Philippe Baril Guérard, chez les Éditions de Ta Mère. Après avoir abordé des mythes locaux aux allures de fables animalières dans Ménageries, fait une satire de la vie huppée de jeunes vedettes dans Sports et divertissements et traité avec froideur du BAC en droit à l’Université de Montréal dans Royal, l’auteur nous plonge cette fois dans les étapes cruciales, voire inévitables, de la création d’une entreprise de technologie. Kévin, le narrateur, raconte son parcours rempli d’embûches en s’adressant au lecteur, comme dans une bonne autobiographie à la Steve Jobs. Faire de son mieux avec l’information disponible C’est l’idée qui traverse le livre, et ça explique aussi pourquoi il peut sembler si difficile d’en parler sans divulguer l’intrigue et les épreuves vécues par les personnages de ce « manuel ». Toutes les pièces, aux dires du narrateur, sont déjà en place depuis longtemps et nous obligent à constater que, même en se …

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Le défi #Lirelesabsentes : pour faire rayonner la littérature écrite par des femmes

Du blogue au livre…  Connaissez-vous Le bal des absentes? Personnellement, j’ai mis la main sur cet ouvrage écrit par Julie Boulanger et Amélie Paquet lors du Salon du livre de Montréal, il y a deux ans. La couverture, qui ne contient pas de titre, mais seulement une femme qui écrit avec tête barbouillée de jaune, m’avait intriguée. Je la trouvais parlante, forte. Elle posait une question que nous ne nous posions pas toujours : où sont les femmes qui écrivent? À l’université depuis plusieurs années déjà, je me sens particulièrement interpellée par cette question de l’absence des femmes dans les corpus étudiés. J’ai encore le souvenir de ce cours dans lequel j’avais dû lire 10 œuvres écrites par des hommes et dans lequel il n’y avait eu aucune place pour ne serait-ce qu’une seule femme. Je m’étais alors questionnée pour la première fois sur la manière dont les professeurs choisissaient les œuvres enseignées et, surtout, celles qui ne l’étaient pas. Le constat de cette absence des femmes dans les corpus enseignés, les autrices l’ont eu au cours …

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Trust – la poésie et le heavy metal

J’ai toujours cru que la musique et la poésie partageaient la même magie créative. Le rythme qu’on retrouve dans un poème ou les vers imagés qui composent les paroles d’une chanson en sont la preuve. Poète et musicien, Pierre Labrie représente bien cette communion entre les deux formes d’art. C’est en réunissant ses passions que son recueil Trust a vu le jour. À l’image des albums concept, Trust est un amalgame de littérature, de musique et d’art. Dans ce recueil de poésie autobiographique, Pierre Labrie nous raconte comment la musique métal l’a accompagné dans les moments marquants de sa vie. On le voit évoluer à travers l’enfance et ses épreuves. On assiste à ses découvertes dans l’univers du métal et à ses premiers pas comme musicien, puis comme écrivain. Chaque page et chaque vers composant Trust sont imprégnés de la culture heavy metal. Elle est citée dans les épigraphes et les textes, et on la retrouve même dans la mise en page, qui rappelle celle des pochettes d’albums vinyles. On la ressent jusque dans les …

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Les bienfaits de lire pour le plaisir pendant ses études

Comme plusieurs d’entre vous, je suis étudiante. Étudiante à l’université, en première année de droit. Et Dieu sait qu’en droit, il y a en masse de quoi lire : les ouvrages de doctrine rédigés par des professeurs, la jurisprudence, les textes de loi, et j’en passe. Je ne peux pas parler pour les autres programmes, mais je pense bien qu’en général, on est pas mal tous et toutes dans le même bateau qui navigue sur des pages et des pages de lecture à n’en plus finir. J’ai souvent entendu des étudiants dire : « Pendant mes études, je ne lis rien d’autre que ce qui a rapport à mes cours », et ce, dans le but de se concentrer au maximum sur leurs études, ce qui est bien, dans un sens. Je comprends le rationnel de la chose, ayant également essayé d’arrêter de lire pendant ma première session de droit parce que je pensais que cela me permettrait de me concentrer davantage sur mes études. MAIS C’ÉTAIT SI DIFFICILE DE RÉSISTER. Je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter ce bouquin …

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Tulipe : la vie entrecoupée de pauses crêpes

Sous un ciel entièrement bleu, au milieu d’une étendue verte, se dresse un arbre. Adossé à son tronc, Tulipe, un ours philosophe habillé d’un débardeur rayé, somnole. Autour de lui, ses amis s’activent dans tous les sens : Crocus le serpent, Violette l’oiseau, Narcisse le tatou, Capucine la chauve-souris, Rose la poule. Tous ont des noms de fleurs, excepté l’arbre, le caillou et l’œuf, ce qui ne les empêche pas de pouvoir penser et parler comme les autres. Car c’est bien là que se situe la magie des petits ouvrages de Sophie Guerrive : dans les dialogues et les pensées de ses personnages. Entre sublime et absurde Chacun d’eux est traversé par des questionnements à la fois philosophiques et existentiels, sur l’amitié, l’amour, la mort, la confiance, la timidité, l’ennui, l’efficacité, la solitude, etc. Tous un brin névrosés, ils s’interrogent sur le sens de la vie. Ce qui donne des dialogues poétiques (parfois des monologues, mais jamais bien longtemps, tout le monde venant y mettre son grain de sel!), emprunts de mélancolie et d’humour. Ainsi, …

D’la féerie québécoise

J’avais ces deux livres entre les mains, et je voyais des points communs entre les œuvres de ces deux auteur-trice-s. Je me suis alors permis de les rassembler. « Ton tour, pige dans le lac. Le lac est profond. Des hommes, tous les jours, se noient et coulent. Tu plonges. Dans les lacs. Tu n’as pas peur. Tu es grand et fort. Tu tires sur tout ce qui bouge. La reine crie. Éclate, en pétales. Tu restes calme, concentré. De tes gestes calculés choisis une carte. Le valet, les cartes, font des châteaux. Face à découvert, tu me tiens. Je te tiens. Le premier qui rit. » Zoologies, Laurence Leduc-Primeau (p. 16-17, La Peuplade) Zoologies est le tout premier livre de Laurence Leduc-Primeau avec la maison d’édition La Peuplade. Son premier roman a un nom tout aussi intrigant : À la fin ils ont dit à tout le monde d’aller se rhabiller, aux Éditions de Ta Mère. Zoologies était ma première découverte de l’autrice et, dès les premiers micro-récits à tendance poétique, j’ai été charmée. L’univers féerique …

Un livre québécois par mois : Février : La Pastèque

En février, on lit un livre de la maison d’édition La Pastèque ! La Pastèque fut fondée par Frédéric Gauthier et Martin Brault en 1998. Elle édite principalement des romans graphiques, mais nous pouvons constater de plus en plus d’albums jeunesse. Elle est surtout connue pour être la maison d’édition qui publie les bandes dessinées de Michel Rabagliati, Paul. La Pastèque a pour objectif de nous faire tomber en amour avec des scénarios bien construits d’illustrateurs-trices québécois-es et parfois d’autres pays. Pourquoi avoir choisi La Pastèque ? Je vous avoue être sous le charme de leurs créations. Il est rare que je sois déçue de mes lectures et leurs bandes dessinées sont souvent mes coups de cœur. Voici quelques suggestions de lecture : Monsieur Vroum, Etienne Gerin L’oiseau de Colette, Isabelle Arsenault Ada la grincheuse en tutu, Élise Gravel Louis parmi les spectres, Fanny Britt et Isabelle Arsenault (que du beau) Le facteur de l’espace, Guillaume Perreault (un coup de cœur) Rose à petits pois, Amélie Callot et Geneviève Godbout (de la douceur) L’arbragan, Jacques Goldstyn (une belle morale) Le bestiaire des …

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Le genre littéraire policier: le mal-aimé?

J’ai toujours affectionné le genre littéraire policier, et ce, depuis le jour où ma mère m’a acheté une boîte pleine de romans d’Agatha Christie à la bouquinerie de la Terrasse Dufferin alors que j’étais âgée de dix ans. En vieillissant, toutefois, je me suis rendu compte que mon genre littéraire «chouchou» était plutôt mal aimé, comme un sous-genre peu appréciable. Souvent, le genre policier est considéré comme de la paralittérature. Est-ce que ce genre littéraire a moins de sens esthétique pour l’exclure des œuvres faisant partie de la littérature?  Cela m’a parfois amené à être complexée d’aimer tant ce genre.

Et vous, avez-vous un genre littéraire dont vous êtes mal à l’aise de dévoiler votre passion pour celui-ci?