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Une maison irlandaise à soi

Une maison en Irlande, isolée et tout près d’un étang, voilà ce dont la narratrice avait besoin. Cette jeune femme anonyme part se réfugier là-bas pour ne rien faire, s’accordant du temps pour laisser divaguer ses pensées. Je fais partie de ces gens qui rêvent d’une maison déconnectée et de temps infini. Il n’en fallait pas davantage pour me donner envie de découvrir cette version française de Pond. Dans le dossier de presse reçu avec le livre de la part de Dimédia, on comparait ce premier roman à ceux de Virginia Woolf et Emily Dickinson, deux autrices que j’admire énormément. Ce ne sont pas de légères comparaisons et j’ai été fortement attirée vers l’idée de me plonger dans une œuvre contemporaine comparable à ces deux écrivaines anglaises. Déjà, je me dois de mentionner que selon moi la comparaison n’a pas lieu d’être. Il s’agit d’un très bon roman qui, comme ces deux autrices anglaises, utilise les mêmes types de narration, mais je n’ai pas personnellement été happée par l’écriture comme avec Woolf et Dickinson. Stream …

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Pourquoi revenir à Amélie Nothomb

Lorsque j’étais au secondaire, je trouvais qu’on ne lisait jamais assez de livres en classe. Jamais assez pour satisfaire ma curiosité, mon besoin de savoir. Je voulais faire comme Hermione, être la fille qu’on voyait toujours un livre à la main, et donc j’étais souvent rendue à la bibliothèque. Je dois beaucoup à l’extraordinaire bibliothécaire de mon école secondaire, Pierrette, qui a su me proposer une grande variété de romans, allant dans toutes les directions. Parmi toutes ses propositions, je me suis un jour retrouvée avec un Amélie Nothomb entre les mains, Stupeur et tremblements pour être précise. J’ai dévoré le livre, absolument fascinée par la narration de Nothomb. Je n’avais pas les mots à l’époque pour expliquer le plaisir ressenti en cherchant à départager la réalité de la fantaisie, mais j’ai tout de suite adoré. Je me suis alors attaquée, lentement mais sûrement, à lire l’entièreté de l’œuvre d’Amélie Nothomb. Au début, j’étais particulièrement attirée par les romans d’autofiction, curieuse de découvrir la vie de cette fille de diplomate, mais plus encore de l’interprétation qu’elle allait …

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L’enfant, et l’espoir, perdus

J’avais rarement attendu un livre comme j’ai pu attendre la venue du dernier tome d’Elena Ferrante, mystérieuse auteure, L’amie prodigieuse tome IV, l’enfant perdue. La date de sortie était écrite à mon agenda et j’étais prête à me lancer dans la première librairie trouvée le jour béni du lancement. Chose prévue, chose faite, je me suis retrouvée avec ce livre volumineux et attendu dans les mains sans réellement savoir qu’en faire. M’y plonger tout de suite ou attendre, savourer, faire venir le désir pour mieux apprécier les pages qui allaient suivre? Le dernier tome d’une série possède toujours un goût doux amer et je me demandais si je saurais repousser cette amertume en me faisant patienter. Bien entendu, c’est le contraire qui s’est produit. Livre en mains, il n’était plus possible de m’arrêter. J’ai avalé les pages comme on se jetterait sur un repas après avoir été affamé. J’ai avalé les pages, la gorge bientôt aigre-douce. On retrouve, dans le dernier livre qui scellera leur aventure, les deux protagonistes principaux de la série, Lina et Elena, …

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Euphoria : Désirer posséder

Je suis tombée tout à fait par hasard à la bibliothèque sur ce livre sélectionné comme l’un des 10 meilleurs livres de 2014 par le New York Times. En tant qu’ex-étudiante de passage dans le domaine de l’anthropologie, j’ai été immédiatement attirée par ce qu’en disait la quatrième de couverture. Euphoria s’est révélé être un roman passionnant qui m’a transportée bien loin de mon monde et qui m’a donné à voir à la fois le quotidien ardu des personnages au travail et les remous de leur vie intime. Un jour de 1933, un couple d’anthropologues anglais fait la rencontre d’Andrew Bankson, collègue de métier américain désabusé, malade de solitude et suicidaire, sur le territoire de la Nouvelle-Guinée. Nell Stone, dont les méthodes de travail sont marquées par l’acharnement intellectuel, la rigueur et la sagacité, et son mari Schuyler Fenwick, plus hâtif et frénétique, ont une relation tumultueuse que la rivalité professionnelle ne fait qu’agiter davantage. Pour remédier à son isolement, Bankson convainc Nell et Fen de s’établir dans une tribu des berges du fleuve Sepik, …

Héritières : le parcours de trois femmes

Héritières de Marie Redonnet est en fait un livre contenant trois des histoires de l’auteure : « Splendid Hôtel », « Rose Mélie Rose » et « Forever Valley ». C’est également un livre qui m’est tombé dans les mains par hasard. Le titre me portait à croire que j’allais faire la rencontre de personnages féminins, et j’en étais très curieuse. De plus, je trouvais très jolie la couverture bleue et jaune. Dans un premier temps : « Splendid Hotel » La propriétaire du Splendid Hotel essaie de garder l’héritage de sa grand-mère en vie alors qu’il est en décrépitude. Ce personnage au nom inconnu a également hérité de ses deux grandes sœurs, dont l’une d’elles est toujours malade et l’autre est désillusionnée par son rêve de devenir une grande actrice de théâtre. La propriétaire essaie par tous les moyens possibles de faire survivre l’hôtel, qui se trouve en plein milieu d’un marais. La première lecture de cette histoire était plutôt difficile. Je me demande encore si c’est parce que je l’ai lue au mauvais moment …

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Merveilleux et mysticisme : la plume onirique de Carole Martinez

C’est par hasard que j’ai lu Du domaine des Murmures et que j’ai découvert l’écrivaine Carole Martinez. Je choisis normalement scrupuleusement mes lectures en fonction de suggestions trouvées sur des blogues, à la radio, dans le journal, etc. J’ai emprunté Du domaine des Murmures parce que le Moyen-Âge me fascine. Je ne connaissais rien du récit et j’ai été soufflé par ce roman qui se réapproprie le merveilleux pour créer un conte poétique singulier. Par la suite, j’ai lu le Cœur cousu, premier roman de l’auteure, dans lequel j’ai retrouvé ce style, ce rythme, ce souffle et des thématiques semblables malgré deux univers bien distincts. Des personnages féminins marginalisés Du domaine des Murmures raconte l’histoire d’Esclarmonde qui, pour échapper à un mariage imposé, décide de se faire emmurer. Si le geste d’Esclarmonde nous semble tout à fait inusité, ce phénomène existait bel et bien au Moyen-Âge. Certaines femmes décidaient de se reclure pour toujours dans une cellule de quelques mètres contiguë à une église où seule une petite ouverture leur permettait d’avoir un contact avec …

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A-t-on jamais fini de découvrir les histoires de la Deuxième Guerre mondiale? L’espionne de Tanger

Je ne me souviens plus quand exactement, mais il y a eu un moment, quelque part pendant mon Cégep, où je suis venue à la conclusion que j’avais fait le tour de ce qui pouvait être raconté sur la Deuxième Guerre mondiale. J’avais acquis le sentiment que, bien qu’étant loin d’avoir tout lu sur le sujet, j’avais fait le tour des thèmes possibles et que je ne trouverais rien de vraiment nouveau après ça. J’avais tort. J’avais tort et il semble que depuis ce jour, le dieu des livres prend un malin plaisir à me le rappeler en mettant chaque année, parfois plusieurs fois dans l’année, sur mon chemin un livre qui présente un aspect de la Deuxième Guerre mondiale que je n’avais jamais soupçonné. Et chaque fois, je suis bien obligée d’admettre que je n’ai certainement pas fait le tour du sujet. Me voilà donc à vous parler de ma dernière découverte en liste abordant le thème de la Deuxième Guerre mondiale : L’espionne de Tanger, par Maria Dueñas. Ce roman prend un détour inhabituel, …

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L’amour selon Nicole Krauss

L’histoire de l’amour est un de ces livres qui ne sort pas du lot au premier regard. Une couverture simple, un titre qui semble cliché, rien ne donne envie de le choisir plus qu’un autre. Je ne me rappelle même pas l’avoir acheté, et pourtant, il y a quelques semaines de cela, à la recherche de ma prochaine lecture, je suis tombée sur lui. Ce livre que j’allais refermer quelques jours plus tard, la larme à l’œil et un sentiment de vide m’envahissant. Un vide non seulement parce que jamais plus je ne pourrai le redécouvrir pour la première fois, mais aussi parce que c’est une histoire infiniment triste, mais remplie d’optimisme et d’espoir. C’est un livre coup-de-poing, mais qui le fait tout en douceur. J’ai été chamboulée par la facilité avec laquelle Nicole Krauss nous rend ces deux histoires, celle de ses personnages, mais aussi celle que ses personnages ont créée. Une deuxième histoire qui, elle aussi, est remplie de douceur et qui, grâce à des extraits insérés ici et là, a su apaiser …

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Plonger de Christophe Ono-dit-Biot, l’autopsie d’une histoire d’amour

Avec ce roman, pas de mauvaise surprise. Cette histoire est tragique et on le sait dès le premier paragraphe : Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une exhortation. À écrire ce livre, pour toi, mon fils. À mi-chemin entre le roman d’amour et le roman policier, Plonger de Christophe Ono-dit-Biot nous emmène au cœur d’une relation vouée à l’échec entre deux êtres diamétralement opposés, qui se rejoignent toutefois sur un point : leur égoïsme. Vous l’aurez compris, ces deux personnages n’ont pas vraiment attiré ma sympathie. César, le narrateur, raconte à son fils l’histoire de sa mère, Paz, retrouvée morte alors que ce dernier n’était encore qu’un bébé. Ce récit, César ne le fait pas seulement pour son fils, il le fait aussi (surtout) pour lui : pour essayer de comprendre comment il a pu perdre la femme qu’il a tant aimée. On apprend donc que Paz est une jeune photographe d’origine espagnole, fougueuse, indépendante, insolente et avide …

Ce que Alexandra en a pensé : Pour ma petite personne, l’année 2018 a débuté un peu dans un état général de panique extrême. Est-ce que j’avais fait les bons choix? Est-ce que je me dirigeais au bon endroit? J’angoissais – comme toujours – sur comment j’allais réussir à organiser tous les magnifiques projets que je me donnais et si j’étais prête d’affronter toutes ces peurs qui me réveillaient la nuit. J’avais peur. J’ai encore peur. Et il me fallait un livre pour m’aider. Un bouquin pour me remettre les pieds sur terre. Un bouquin qui me dirait « ça va bien aller, crois-moi ». J’ai eu entre les mains Le chemin du beau de Cheryl Strayed à la librairie où je travaille. Tout juste sorti des boîtes pour l’étiquettage, j’ai feuilleté ce livre entièrement composé de citations et de pensées de cette auteure à qui l’on doit Wild, roman autobiographique qui a assurément changé plus d’une vie. Ayant été transportée par le périple à travers les montagnes vertigineuses du Pacific Crest Trail de Strayed, ma curiosité était piquée, mais surtout j’avais ce grand besoin d’un livre inspirant écrit par une femme qui, comme moi, a eu peur et a foncé avec détermination dans la vie. J’ai su que Le chemin du beau était le livre qu’il me fallait. En fait, Strayed nous livre dans ce tout petit bouquin jaune moutarde, d’à peine une centaine de pages, ce genre de citations qu’on garde près de soi, dans un tiroir de notre tête, pour les moments difficiles lorsqu’on a besoin de se remonter l’estime, de se donner un peu de lumière et de continuer à croire en nous, en les autres et en tout le reste. Exactement ce que je cherchais. « Je ne saurai jamais, et vous non plus, à quoi aurait ressemblé la vie que nous n’avons pas choisie. Mais une chose est sûre, cette vie alternative aurait été tout aussi importante et tout aussi belle. C’est un bâteau fantôme à bord duquel nous n’avons pas embarqué. Tout ce que nous pouvons faire, c’est le saluer depuis la rive. » En guise d’introduction, Strayed mentionne qu’elle a toujours collectionné les citations : « drôles ou profondes, simples ou complexes, tristes ou émerveillées, exaltantes ou sévères : chaque fois que j’ai besoin de réconfort ou d’encouragement, d’un peu de recul ou d’un bon coup de pied au derrière (ce qui m’arrive souvent), c’est vers elles que je me tourne ». C’est pour cette raison qu’elle a décidé d’écrire ce livre, un « mini-guide à l’usage de nos âmes » qui nous tiendra compagnie lorsqu’on en aura besoin. Passant de propos féministes, afin que les femmes soient fières d’elles, à des propos plus généraux sur les relations, le respect de soi, la souffrance, les hésitations, les choix, le lâcher prise, la force d’aller de l’avant et l’importance de confronter notre zone de confort, on y trouve une panoplie de phrases-clés susceptibles de nous faire réfléchir pendant de longs moments. « Salut, la peur. Merci d’être là. Tu es la preuve que je fais le bon choix. » « Voyagez à pied. On rate tellement de choses quand on va trop vite. » « Partez parce que vous en avez envie. Parce que vouloir partir est une raison suffisante. » Tous les lecteurs de Wild se souviendront de ces passages où Cheryl Strayed se répétaient en boucle « je n’ai pas peur, je n’ai pas peur » comme un mantra qui allait l’aider à surmonter les moments où, seule dans la nature sauvage avec comme seul abris sa tente de nylon, l’inquiétude et l’anxiété menaçaient sa tête. C’est là toute la beauté des ces citations et de ces phrases qu’on joue en boucle pour transformer nos pensées négatives, se redresser et se mettre sur « le chemin du beau ». Malgré quelques passages qui m’ont paru un peu flous et maladroits, Strayed réussit à livrer un bouquin remplit d’espoir qui fait du bien aux gens un peu perdus, comme moi, et donne une grande bouffée de chaleur à travers ses mots. Je le recommande à ceux qui aiment les quétaineries et les livres de croissance personnelle et qui n’ont pas peur de l’assumer avec fierté. Et vous, quelles sont la ou les citation.s qui vous font du bien?

Le chemin du beau : des citations qui font du bien

Les citations font partie prenante de ma vie. Elles sont souvent l’élément déclencheur de certaines réflexions, elles remplissent mes tableaux Pinterest, me font jaunir les pages de mes livres à coups de marqueur et m’inspirent, au quotidien. Les mots des autres peuvent parfois résonner en nous de manière imprévisible, agir comme un baume ou une bombe et nous faire réaliser des choses que nous n’arrivons pas nous-mêmes à mettre en mots. C’est pour cette raison que j’ai été intriguée par le petit recueil de citations de Cheryl Strayed, l’auteure derrière le best-seller Wild. Quand j’ai vu qu’Alexandra l’avait aussi acheté, nous avons décidé d’en faire un article commun, partageant nos deux points de vue sur Le chemin du beau et tout le beau que celui-ci nous a insufflé. Ce que j’en ai pensé :  L’introduction que fait Cheryl Strayed de ses propres citations m’a beaucoup plu. Ça m’a accrochée et j’ai aimé qu’elle prenne quelques instants pour expliquer son processus. Comme moi, elle semble toujours être à la recherche de la citation qui conviendra à son état, …