Année : 2018

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Play it as it lays: les serpents comme métaphore de la vie

« Just so. I am what I am. To look for ‘reasons’ is beside the point. » Lors d’un récent voyage aux États-Unis, principalement à San Francisco, je me suis acheté le livre de Joan Didion Play it as it lays. Dans chaque nouvelle ville que je visite, je me dois de découvrir une et souvent plusieurs librairies. À San Francisco, je me suis arrêtée à la populaire City Lights Booksellers & Publishers, célèbre pour avoir publié la littérature beatnick. Cette librairie est probablement l’une des plus belles librairies que j’ai visitée jusqu’à maintenant. Sur ces trois étages de bonheur, il y a place pour un peu de tout. Construite en hauteur, mais très étroite, ces planchers qui craquent, le grand escalier qui mène vers un ouvrage magnifique des lettres de Sylvia Plath, la librairie City Lights cache un véritable paradis. Pendant ma visite, je voulais ramener avec moi quelque chose de typique de San Francisco. Outre mes livres sur le mouvement beat, j’ai décidé de prendre un roman de Joan Didion pour découvrir sa …

Envie de collaborer au blogue?

Comme chaque année, depuis quatre ans, novembre rime avec recherche de nouvelles fileuses pour collaborer au blogue ! Nous avons une magnifique équipe de collaboratrices derrière nous, mais avec les aléas de la vie, les projets de chacune qui se multiplient, on doit parfois dire au revoir à certaines et accueillir de nouvelles fileuses (peut-être toi, qui sait ?). Tu aimes le blogue, les livres qui font du bien, tu as envie de partager tes découvertes et lectures coups de coeur avec une belle communauté littéraire ? Alors, écris-nous ! Nous sommes à la recherche de personnes motivées qui ont la même vision que nous des livres, de la littérature et qui croient en la bibliothérapie. Nous exigeons un article par mois, mais ça peut être plus. Pour le sujet, on vous laisse beaucoup de latitude, même si les sujets doivent être approuvés par nous ! On cherche des gens qui ont envie de s’impliquer dans l’équipe du fil rouge à long terme et qui ont du temps à y consacrer. Ce n’est pas rémunéré, mais il y a possibilité …

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Lignes de faille ou avoir 6 ans

Une fiction à quatre voix Je suis retournée plusieurs fois vers la plume de Nancy Huston. Tout comme les fileuses Mari-Anne et Marjorie, je suis complètement envoûtée par cette auteure canadienne qui vit désormais à Paris. Lignes de faille, une incroyable fiction qu’elle a écrit en 2006 et qui lui a valu le prix Femina est un pur bonheur et brille par son originalité. Ce roman que j’avais adoré est tombé entre les mains de ma soeur qui voulait lire quelque chose et qui se fiait à mes conseils… Aussitôt sa lecture achevée, je me suis mise en mode relecture pour découvrir à nouveau cette oeuvre qui m’avait fait chavirer quelques années plus tôt. Ce qui m’a d’abord plu c’est la manière si pertinente qu’elle a de construire un récit. On se trouve plongé dans une sorte de journal intime, où chaque narrateur s’exprime au «je». Ses quatre protagonistes ont une voix, une personnalité et une existence si complète qu’il est difficile de ne pas les imaginer en chair et en os. On les retrouve tous …

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Une bouteille dans la mer de Gaza: les courriels de l’espoir

Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti est un récit d’une sensibilité à fleur de peau, dépeignant deux personnages mus par un désir de réconciliation malgré l’adversité.  L’auteure y brosse, à travers les yeux de deux jeunes adultes, un portrait du conflit israélo-palestinien, décrivant, par leur correspondance électronique, leur tentative de nouer une relation, de bâtir la paix entre eux deux. C’est en constatant l’ampleur du conflit séparant les personnages que le récit apparaît dans toute sa force, alors que Tal et Naïm nouent une amitié, envers et contre tous. Une histoire qui défie les frontières Une bouteille dans la mer de Gaza, c’est l’histoire de Tal Lévine vivant à Jérusalem qui, à la suite d’un attentat au café au coin de sa rue, décide d’écrire une lettre à un destinataire inconnu dans l’espoir d’établir un dialogue avec quelqu’un hors de son pays. Elle demande alors à son frère Eytan, qui effectue à ce moment-là son service militaire dans la bande de Gaza, de jeter à la mer la bouteille dans laquelle …

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La (véritable) richesse de Martin Eden

J’ai vraiment l’impression de tomber sur des petits trésors cachés quand je rencontre quelqu’un qui a mille et une anecdotes de vie à raconter, un parcours de vie un peu funky. Je trouve les personnes qui ne suivent pas les sentiers battus plus bad ass. Versus quelqu’un de trop sage, de trop rationnel, je trouve ça plate. Dans le roman Martin Eden, on voit comment ces deux personnalités interagissent ensemble, comment ils se confrontent dans leur idées et surtout, où leur parcours de vie les mèneront. Et ça m’a étrangement beaucoup interpellé. Publié en 1909, le classique de la littérature américaine écrit par Jack London, romancier et aventurier, persiste encore à travers les époques puisqu’il est rempli de grandes beautés poétiques et d’inspirantes philosophies de vie toujours si actuelles. *** Début du XXe siècle, États-Unis. Martin Eden, jeune matelot de vingt ans, ne connait rien d’autre que la mer. Au quotidien, cet ouvrier endure les conditions misérables de son dur labeur. Un jour, alors qu’il est invité à partager un souper chez une famille bourgeoise, il tombe …

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Une lecture envoutante de La liste de Jennifer Tremblay au FIL

C’est à la petite salle Claude-Léveillée de la Place des Arts que je me suis retrouvée, pendant le Festival international de littérature, pour la lecture de la pièce La liste de Jennifer Tremblay. Le titre m’était familier pour l’avoir entendu ici et là – l’oeuvre, publiée en 2008, a en effet reçu plusieurs prix et s’est distinguée dès sa sortie -, mais sans plus, et c’est donc principalement la curiosité qui m’a poussé à m’y rendre. Je n’avais aussi jamais assisté à des lectures publiques d’œuvres comme je m’apprêtais à le faire. Je m’installe discrètement dans la salle. Les gens qui m’entourent, je le remarque rapidement, sont pour la plupart des proches de l’autrice. Il y a ses amies et amis, des collègues, le traducteur et la traductrice de son oeuvre en anglais et en espagnol, sa famille, ses fils, son éditeur, des critiques, d’autres auteurs et autrices, etc. Je me sens au sein d’une grande famille dans laquelle tout le monde se connaît. L’atmosphère est chaleureuse et la salle, intime, s’y prête parfaitement. L’oeuvre …

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Soirée littéraire en compagnie du collectif Les Intimistes

Pour la rentrée et le début de l’automne, le collectif Les Intimistes – composé uniquement de comédiennes – a convié Le fil rouge à leur onzième prestation de lecture publique au café littéraire Chez l’Éditeur, à Montréal. Ce onzième chapitre explorait les histoires d’été en long et en large, en passant du premier amour de vacances aux voyages mémorables en Europe. Chacune des sept intimistes ont partagé sur scène un récit d’autofiction, touchant de près ou de loin à la saison estivale, dans une ambiance chaleureuse et détendue. Je suis allée à cette soirée littéraire sans trop savoir à quoi m’attendre, n’étant jamais allée à une soirée de ce genre, mais j’ai été agréablement surprise. Le sujet des histoires d’été a été abordé de toutes sortes de manières différentes et je n’y ai ressenti aucune redondance. Une a raconté son besoin de «devenir femme» à 18 ans, une autre a parlé de son expérience de psychotrope avec de l’ayahuasca – une boisson hallucinogène d’Amérique du Sud -, une autre, de sa recherche de reconnaissance perpétuelle en ne se donnant pas une seconde …

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Mystères et souvenirs de jeunesse

L’automne est de retour et pour être franche, l’été torride que nous venons de traverser ne me manque pas du tout! Par contre, je me surprends à m’ennuyer de mes étés de jeunesse, quand j’attendais avec impatience le moment où mes parents me déposeraient pour une semaine au camp Baseley. C’est probablement parce que je viens de terminer ma lecture du deuxième tome de L’Esprit du Camp. Les artistes Axelle Lenoir et Caroline Breault nous ont offert dernièrement la conclusion de ce diptyque. L’histoire se déroule en 1994 dans une colonie de vacances près du petit village de Dégelis. L’héroïne, Élodie, se voit forcée par sa mère de passer son été comme monitrice au camp du Lac à l’Ours. Elle se retrouve ainsi à devoir gérer une troupe de campeuses rousses diaboliques et prouver à ses collègues qu’elle peut survivre à cet été d’enfer. Elle se noue d’amitié avec une monitrice, Catherine a.k.a. Miss Perfection, et découvre qu’une terrible créature semble menacer leur sécurité. Un récit intrigant agrémenté par les magnifiques illustrations d’Axelle et la touche colorée …

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Une ficelle qui relie tous les livres

L’autre jour, je lisais Captive de Margaret Atwood et j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de citations d’auteurs en début de chapitres. Celles qui ont davantage attiré mon attention étaient d’Emily Dickinson. Pourquoi? Parce qu’une de mes récentes lectures portait sur sa vie, Les villes de papier de Dominique Fortier (vous pouvez d’ailleurs lire ici mon article au sujet de cette œuvre remarquable). Je me disais : quelle coïncidence! Captive était dans ma bibliothèque depuis plus de six mois mais j’ai choisi par hasard de le lire tout juste après avoir lu un livre sur la poète. La révélation Je me suis rappelé une phrase frappante que m’a déjà dite une amie : tous les livres sont liés entre eux. À cette époque, je lisais très peu et je ne savais jamais quoi choisir comme lecture. Cette amie m’avait répondu qu’elle en avait trop à lire et que chaque livre la menait vers un autre… J’étais restée figée sur place, me demandant si c’était vrai. Puis, j’ai commencé à lire un roman qu’elle m’avait recommandé qui, par …

Le phénomène Marie « Kon-Marie » Kondo, et pourquoi ranger inspirerait la joie ?

Pour commencer, je vais vous faire un aveu, je suis une fille bordélique. Voilà, c’est dit. J’ai même songé à partir un club pour les bordéliques anonymes comme moi:  les «BA», haha ! Sans blague, je dois avouer que je trouvais que j’étais une cause perdue jusqu’à tout récemment. Dans mon ancien appartement, un minuscule 3 1/2, le rangement s’imposait de lui-même vu l’espace habitable, mais dans mon nouvel appart, un immense 3 1/2, je trouve déjà que c’est un travail colossal de maintenir tout en place, et juste d’y penser, je fais de l’anxiété ! J’exagère à peine. J’ai la terrible «maladie» de tout garder au cas où, et j’ai celle aussi de me dire «voyons on ne peut pas jeter ça». Je vous le jure, je suis, limite, une cause perdue. J’ai eu le deuxième livre de Marie Kondo, Ranger inspire la joie en service de presse  et j’attendais le bon moment pour le lire depuis disons quelques mois.  Pour une bordélique anonyme, vous vous doutez que le bon moment de lire un livre qui vous obligera à ranger, et ce, apparemment dans la joie, …