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Les fileuses conseillent : quoi faire durant le FIL

Il y a quelques semaines, j’ai assisté avec Marjorie, au Lion d’or, au dévoilement de la programmation du Festival International de la Littérature et nous avons passé une super matinée.  La programmation de ce festival, lequel porte presque le même nom que nous, est vraiment intéressante cette année. Il n’y a aucun doute que nous irons à plusieurs de ces événements/activités et on vous invite à le faire vous aussi! Le FIL est un festival nécessaire et important qui nous rejoint totalement pour ses valeurs et sa mission.  Le festival se déroule du 22 septembre au 1er octobre 2017. Voici donc quelques suggestions d’événements : L’une & l’autre Vendredi 22 septembre – 20h/Théâtre Outremont « L’une a publié 7 romans, l’autre a enregistré 7 albums. L’une a rencontré un large succès critique et public, l’autre aussi. L’une est brune, l’autre est blonde. L’une est droitière, l’autre est gauchère. L’une avait envie de partager un moment avec l’autre, que leurs voix et leurs univers se mêlent. L’autre a dit oui. Delphine de Vigan est l’une, la Grande Sophie …

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Entrevue avec une grande aventurière : Catherine Poulain, auteure du roman Le grand marin

Mon premier texte publié sur le blogue Le Fil rouge portait sur le livre Le grand marin de l’auteure française Catherine Poulain. À la fin de mon article, je concluais en souhaitant d’autres romans de la part de cette écrivaine dont c’était la première parution, car il s’agit d’une aventurière dont la vie est remplie d’expériences inusitées. Je me sens très choyée d’avoir eu la chance d’interviewer Catherine Poulain alors qu’elle était de passage au Québec et d’avoir pu la questionner sur sa vie hors du commun. Celle qui a passé plusieurs années de sa vie à pêcher en Alaska est désormais bergère dans les Alpes-de-Haute-Provence. Voici donc les échanges que j’ai eus avec l’écrivaine. Votre roman traite d’une femme qui abandonne tout pour aller pêcher en Alaska, une expérience que vous avez vous-même vécue. Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire sur ce sujet assez singulier? J’ai eu de la chance quand même. J’écrivais depuis très longtemps et j’avais plein d’idées d’histoires et voilà j’ai eu la chance de pouvoir proposer un contrat pour …

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Acheter neuf ou usagé? Le grand dilemme des bibliophiles

Plus on lit, plus on achète de livres. Cette corrélation est plutôt simple à établir, mais elle en dit gros. La lecture s’avère être un passe-temps dispendieux de nos jours. Un format régulier d’une œuvre récente (ou pas) en français coûte dans les environs de 30 $. C’est énorme si l’on considère que ce montant équivaut à trois heures de travail au salaire minimum. Bref, s’armer de culture, ça revient cher. Et si l’achat de livres usagés devenait la solution miracle? L’objet En tant que bibliophiles (moi incluse), on ne se le cachera pas, les livres sont nos bébés. L’objet lui-même comble nos plus infimes désirs tout en permettant l’agrandissement progressif de notre bibliothèque personnelle. L’odeur des pages neuves, l’apparence délicieuse d’une reliure jamais cassée, rien n’existe de plus merveilleux. Pourtant, de leur côté, les livres usagés ont un bagage aussi sinon plus intéressant que nos plus récentes conquêtes en librairie. Ils ont leur histoire, leur odeur et, par-dessus tout, ils ont traversé les époques, les lieux, le temps. Tout ça sans compter les prix …

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Prix littéraire des collégiens 2017 : ce que des étudiants ont pensé Des femmes savantes de Chloé Savoie-Bernard

Enseignante de littérature dans un cégep, j’ai motivé un groupe de douze étudiants à participer au Prix littéraire des collégiens 2017 au cours de la session d’hiver. Toutes les deux semaines, nous nous rencontrons pour discuter des œuvres sélectionnées, pour les décortiquer et les critiquer et ainsi en déclarer une gagnante du Prix littéraire des collégiens 2017. Des femmes savantes de Chloé Savoie-Bernard était la lecture pour la cinquième et dernière rencontre du Prix. Les étudiants n’ayant que très rarement lu des recueils de nouvelles, ils ont découvert ce genre et accroché par la brièveté de celui-ci. Ils ont trouvé que la nouvelle se prêtait bien au message que l’auteure voulait passer, l’essentiel étant dit directement et sans détour. La majorité des participants au prix étant des filles, elles ont vécu différentes émotions en lisant : « Ça nous rentrait dedans. » Une lecture simple et facile, mais percutante et très vulgaire : « Ça ne remonte pas l’estime. » Savoie-Bernard utilise un langage cru, représentatif des actions de ces femmes, toutes aussi crues. Ce sont des femmes en détresse, malades …

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Prix littéraire des collégiens 2017 : Ce que des étudiants ont pensé des Maisons de Fanny Britt

Enseignante de littérature dans un cégep, j’ai motivé un groupe de douze étudiants à participer au Prix littéraire des collégiens 2017 au cours de la session d’hiver. Toutes les deux semaines, nous nous rencontrons pour discuter des œuvres sélectionnées, pour les décortiquer et les critiquer et ainsi en déclarer une gagnante du Prix littéraire des collégiens 2017. Les maisons de Fanny Britt était la lecture pour la quatrième rencontre du Prix. « Tessa est égoïste, m’a lancé une étudiante. Égoïste de penser partir aussi facilement, laisser tout en plan. Ça fait encore plus mal de savoir que son mari Jim l’aime autant. » Roman sur l’envie d’adultère, Les maisons aborde avec féminité et justesse le sujet. L’écriture a plu aux étudiants : l’expérience dramaturgique de l’auteure paraissait dans les dialogues par le franc-parler des personnages, leurs expressions, leur façon de communiquer; Fanny Britt possédant un style plus clair que les autres auteurs, plus doux. L’histoire Tessa, agente immobilière, mère de trois enfants, femme de Jim, rencontre son amour de jeunesse. Elle se remettra en question sur ses choix personnels et familiaux. …

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Prix littéraire des collégiens 2017 : ce que des étudiants ont pensé de Mektoub de Serge Lamothe

Enseignante de littérature dans un cégep, j’ai motivé un groupe de douze étudiants à participer au Prix littéraire des collégiens 2017 au cours de la session d’hiver. Toutes les deux semaines, nous nous rencontrons pour discuter des œuvres sélectionnées, pour les décortiquer et les critiquer et ainsi en déclarer une gagnante du Prix littéraire des collégiens 2017. Mektoub de Serge Lamothe était la lecture pour la troisième rencontre du Prix. Mektoub provient de l’arabe et signifie « C’était écrit! » Serge Lamothe ne pouvait pas choisir meilleur titre que celui-là. Déjà la fatalité était prédestinée à être le sujet principal de l’oeuvre. Les étudiants ont qualifié Mektoub de « bizarre, poussé, mystérieux ». Nullement péjoratifs, ces termes représentent bien l’incompréhension générale soulevée par cette barrière floue entre rêve et réalité, cette oscillation entre passé et présent, cette évolution dans différentes dimensions. Un roman en deux parties, deux personnages, qui porte une réflexion sur le destin, sur les réalités qu’on croit contrôler et sur celles qu’on ne contrôle pas. Maya et Galaczy se croisent de façon imaginaire toute leur vie durant, sans jamais …

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Prix littéraire des collégiens 2017 : Ce que des étudiants ont pensé du Continent de plastique de David Turgeon

Enseignante de littérature dans un cégep, j’ai motivé un groupe de douze étudiants à participer au Prix littéraire des collégiens 2017 au cours de la session d’hiver. Toutes les deux semaines, nous nous rencontrons pour discuter des œuvres sélectionnées, pour les décortiquer et les critiquer et ainsi en déclarer une gagnante du Prix littéraire des collégiens 2017. Le continent de plastique de David Turgeon était la lecture de la seconde rencontre du Prix. Les étudiants ont remarqué le style d’écriture recherché, le vocabulaire soutenu et la finesse de la langue. Un très grand travail sur la forme a été effectué par David Turgeon. La quatrième de couverture vendait une oeuvre très alléchante (vocabulaire employé par les étudiants) et intrigante : un homme de lettres qui aspire à une carrière d’auteur et qui se retrouve l’assistant d’un écrivain. Les personnages Le personnage du maître, grand écrivain de son époque, prolifique et intéressant, et celui de Denise Bruck ont trouvé grâce aux yeux des lecteurs. Le maître puise l’étincelle de départ pour ses romans dans la vie quotidienne, dans les petits …

Prix littéraire des collégiens 2017 : Ce que des étudiants ont pensé du Poids de la neige de Christian Guay-Poliquin

Enseignante de littérature dans un cégep, j’ai motivé un groupe de douze étudiants à participer au Prix littéraire des collégiens 2017 au cours de la session d’hiver. Toutes les deux semaines, nous nous rencontrons pour discuter des œuvres sélectionnées, pour les décortiquer et les critiquer et ainsi en déclarer une gagnante du Prix littéraire des collégiens 2017. Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin était la lecture brise-glace (sans mauvais jeu de mots) pour la première rencontre du Prix. C’est indéniable, le roman a fait l’unanimité. D’abord, les cégépiens ont été séduits par l’écriture de l’auteur, à la fois si masculine, si familière, mais aussi extrêmement balancée avec une stylistique bien maniée. Que ce soit la métaphore de la neige, qui représente cette douleur humaine, cette recherche personnelle d’absolution, l’atmosphère lourde qui habite le village ou encore la pression qui pèse sur les deux personnages. Les titres de chapitre renvoient à la hauteur de cette neige et établissent un parallèle entre l’augmentation de la neige accumulée et la montée de la tension à l’intérieur de cette cabane isolée. C’est …

Kinfolk: la beauté du monde dans toute sa simplicité

Découverts pour la toute première fois il y a quelques années, les magazines trimestriels  Kinfolk  et volumes du même nom (The Kinfolk home et The Kinfolk table: Recipes for Small Gatherings) sont depuis de véritables incontournables dans ma bibliothèque! L’arrivée d’une nouvelle saison rime désormais avec nouveau volume et il me tarde à chaque fois de découvrir et de relire encore et encore les nouvelles thématiques abordées. Véritable plaisir pour les yeux (les photographies sont absolument sublimes!) et l’esprit (le contenu, le ton et « l’atmosphère » générale qui s’y dégagent me rappellent à plusieurs égards le concept du Hygge), ces ouvrages se distinguent par leur originalité, leur esthétisme et leur créativité. Regard sur ce chef de file du slow living, dont la réputation n’est plus à faire: La petite histoire Fondé en 2011 par Nathan Williams (éditeur en chef actuel) et Doug Bischoff, le magazine Kinfolk est un éloge à la lenteur (ou slow living, concept qui met l’accent sur  »le temps pour soi » et la valorisation de ces petits plaisirs que l’on retrouve au sein de notre quotidien) et à un art de vivre …

Lire à l’ère numérique

Après plusieurs semaines à peser le pour et le contre, j’ai acheté une liseuse avec l’argent que j’ai reçu en cadeau pour ma fête en mars dernier. J’avais pris la résolution de recommencer à lire en 2016 — j’avais arrêté de lire pour le plaisir au secondaire — et une liseuse me semblait être un gadget pratique dans la réalisation de mon défi personnel. Avec les livres numériques qui sont maintenant très accessibles et le nombre grandissant de personnes que je vois utiliser une liseuse dans les transports en commun, j’ai pensé qu’il serait intéressant de comparer les avantages des livres en format numérique avec ceux des livres en format papier. Ce ne sont pas des listes exhaustives et il se peut très bien que j’oublie de mentionner certains points. Alors, n’hésitez pas à partager votre opinion sur le sujet dans les commentaires! Les livres numériques Le poids des liseuses est, selon moi, leur plus grand avantage en comparaison avec les livres papier. Grâce à elles, il est maintenant possible de trimbaler l’œuvre complète de Victor …