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Sur les traces de Calamity Jane

J’ai commencé à lire Il était une fois Calamity Jane, de Natalee Caple, suite à ma lecture de L’imparfaite amitié de Mylène Bouchard et de La femme qui fuit d’Anaïs Bardeau-Lavalette. Il existe un point commun entre ces trois romans : la relation presque qu’inexistante qu’ont les personnages principaux avec leur mère. Dans cette aventure digne d’un western, j’ai pu faire la rencontre d’une célèbre cowgirl, la légendaire Calamity Jane. J’ai pu suivre ses traces grâce à sa fille qu’elle a abandonnée parce qu’elle ne se croyait pas digne de ce rôle. Calamity a donc «donné» sa fille à un homme de Dieu, qui, au jour de sa mort, demande à sa fille adoptive de retrouver sa mère. N’étant pas capable de refuser la dernière volonté de son père, Miette part à la recherche de Calamity Jane. Elle part seule avec son cheval, ayant la même audace que sa mère. Ce voyage ne sera pas de tout repos. Elle fera la rencontre de divers personnages (et hallucinations) qui auront soit rencontré son père adoptif ou sa mère. Parmi ces rencontres, elle …

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Nous sommes bien seules : des nouvelles douces-amères sur la solitude, sous toutes ses formes.

Nous sommes bien seules est une petite plaquette de tout juste 100 pages, résultat du travail de Julie Bosman. Après avoir rencontré et interviewé des femmes, d’âges et de milieux différents, ayant comme point commun le fait d’être seule depuis un bon moment, Bosman fut inspirée à écrire les 15 nouvelles qui forment Nous sommes bien seules. Le résultat est touchant, poignant, empreint à part égale de tristesse et d’espoir. La solitude, bien au-delà du célibat  Les différentes solitudes dépeintes dans les nouvelles de Bosman vont bien au-delà du célibat. Elles abordent aussi la mort, les émotions refoulées, le fait de se sentir seule à deux, les séparations douloureuses, les difficultés à trouver quelqu’un avec qui partager un moment. On se trouve face à une série d’histoires différentes qui font résonner quelque chose en nous. Toutes tournent autour de la solitude, le manque de l’autre, sans tomber dans aucun cliché simple. Bien outre le fait que chacune des nouvelles soit tirée d’un véritable témoignage, on ressent la véracité et l’authenticité de chacune d’elles. Non pas parce qu’elles sont vraies, …

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Le cœur de Berlin : Le tragique secret d’une famille 

Le cœur de Berlin, premier roman de l’auteur Élie Maure (nom fictif), est le premier ouvrage que je lisais qui était publié par la maison d’édition Les Allusifs. Je peux d’emblée affirmer que j’ai particulièrement apprécié cette lecture, malgré le sujet dur que ce roman aborde, soit les secrets de famille et l’inceste. Le cœur de Berlin raconte l’histoire de Simon, un homme solitaire approchant la cinquantaine qui consacre la majorité de son temps à l’écriture et au vélo. À la suite de la mort de son chien Berlin, Simon ressent le besoin de retrouver sa sœur dont il n’a pas de nouvelles depuis plusieurs années. Dans cette quête pour retrouver sa sœur, Simon se remémore son passé aux côtés des membres de sa famille : son père aujourd’hui décédé, sa mère ainsi que ses deux frères et sa sœur. Avec lui, le lecteur revisite les moments charnières de sa vie familiale et comprend petit à petit d’où provient ce mal-être qui l’habite. Simon revient sur les années de son enfance passées en Algérie ainsi que les moments de son adolescence à l’écart …

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Combattre la solitude par l’humour ; autopsie d’une femme pas si plate que ça

Prémisse simple ici : une femme se fait quitter par son mari parce qu’il en aime une autre. Classique, prévisible (elle est plus jeune), et, disons-le, un peu facile comme élément déclencheur. Une chance, cela est raconté par Marie-Renée Lavoie, ce qui en fait un roman divertissant et loin d’être si banal, au fond. Diane, le personnage principal, se considère plate, beige et se tape sur la tête un peu suite au départ de son mari. Elle doit apprendre à vivre seule. Ses enfants ont quitté la maison familiale, son mari aussi, elle s’y retrouve donc éprise de souvenirs douloureux d’enfance et de vies heureuses. Diane tentera d’aller mieux en rêvassant à son collègue ou en s’offrant des bottes en cuir très dispendieuses. Tous les moyens sont bons pour survivre à cette épreuve et aux effets collatéraux de cette rupture. Et l’alcool aide toujours un peu. Autopsie d’une femme plate, m’a longuement intéressée. Depuis que j’ai appris qu’il y aura un nouveau titre de Marie-Renée Lavoie, j’avais bien hâte de m’y plonger, car j’avais adoré …

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Le ciel de Sylvie Drapeau : entre voix de mère et de fille

Je porte un grand amour aux petits livres blancs des éditions Leméac, ces plaquettes d’environ cent pages qui portent des voix fortes et singulières, mais qui demeurent, par leur format, en marge, presque timides des grandes œuvres qui s’affirment. Mais on y trouve toujours des bijoux, et leur petitesse de format vient, au contraire, renforcer le lien d’intimité que nous développons à leur égard. Le ciel, de la comédienne Sylvie Drapeau, deuxième opus d’une séquence de quatre, mais dont chacun est indépendant, est un de ces « petits » livres qui résonnent fort et en grand. Le fleuve, premier roman de l’auteure, racontait le drame familial qu’est la noyade d’un enfant au sein d’un clan tissé serré, de cette meute dont la narratrice, qui a cinq ans, fait partie. Dans Le ciel, cette jeune fille, qui a maintenant 20 ans, construit désormais tranquillement sa vie dans la grande ville, loin de sa Côte-Nord natale à laquelle elle revient pourtant souvent pour se réfugier, se retrouver. Elle se veut forte, mais elle est surtout fragile, à la recherche d’elle-même, …

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Moi aussi j’aime les hommes : un échange touchant et nécessaire

Alain Labonté et Simon Boulerice ont correspondu pendant plusieurs mois et cela a donné naissance à ce livre publié chez les Éditions Stanké, Moi aussi j’aime les hommes. Ce qui a motivé cette discussion épistolaire c’est lorsqu’Alain Labonté a vu aux informations qu’un jeune homme a été tué à cause de son orientation sexuelle. Il décide alors d’écrire à son ami Simon Boulerice pour lui faire part de sa douleur et de son incompréhension. S’ensuit une magnifique correspondance à laquelle on se sent privilégié d’avoir accès. C’est au fil de leurs voyages et de leurs réflexions propres à chacun que les deux hommes prennent le temps et le crayon pour s’écrire un peu. Leurs échanges sont généreux, intimes et ils nous touchent directement au cœur, car on y parle de thèmes des plus sincères et universels : l’affirmation de soi, la création, la vie familiale et amoureuse. Dès la première seconde où je me suis plongée dans ce bouquin, je me suis laissée prendre par cette discussion, je me faisais spectatrice d’un moment important ; celui …

Ce qu’on a lu comme roman graphique / bande dessinée pendant le mois de mai #Jelisunlivrequébécoisparmois

Quel plaisir en ce mois de mai de lire et de faire de nouvelles découvertes en ce qui à trait aux BD / romans graphiques. Le monde de la BD a tellement changé, du moins dans ma perception d’enfant à adulte. Lorsque j’étais enfant, la BD se résumait seulement à Astérix et Obélix, Pierre Tombal, Boule et Bill, etc. Des classiques que j’aime relire, mais je ne sais pas si c’est parce qu’aujourd’hui nous avons une plus grande variété de choix ou tout simplement parce que j’étais ignorante à l’époque. Reste qu’aujourd’hui, d’la BD, j’en mange ! Ma lecture : Suite à la vidéo de la booktubeuse MH La Lectrice, je me suis laissée tenter par Vil et Misérable de Samuel Cantin. Ce fut un véritable coup de coeur (tellement que je me suis procurée Phobies des moments seuls par la suite) ! L’histoire est déjà intéressante parce que ça se déroule dans une librairie de livres usagés, dans un concessionnaire de voitures dont le patron est persuadé que l’avenir est dans les livres ! Le libraire …

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Tu aimeras ce que tu as tué ; prophétie de la destruction

Lorsque j’ai découvert ce nouveau roman, je pensais savoir à peu près à quoi m’en tenir. Comme j’étudie dans le même département de littérature que son auteur, Kevin Lambert, à l’Université de Montréal, et que je connais le style de sa directrice de maîtrise, l’auteure Catherine Mavrikakis, j’avais une petite idée de ce qui m’attendait sous la couverture. Cependant, ma lecture s’est avérée pleine de surprises, de plus en plus grandes à mesure que j’avançais dans le récit. Tu aimeras ce que tu as tué, paru en mars dernier chez Héliotrope, est le premier livre de Kevin Lambert. À vingt-quatre ans seulement, l’auteur, né à Chicoutimi, nous livre ici un texte puissant et ingénieux qui annonce la destruction de sa ville natale. Le jeune narrateur, Faldistoire, mène au pas de charge sa vengeance contre Chicoutimi, entouré de ses amis. Ces derniers ont tous connu une fin atroce alors qu’ils n’étaient que des enfants: l’une déchiquetée par une souffleuse, l’autre dévoré par des guépards au Zoo de St-Félicien, et un autre encore assassiné avec sa sœur …

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Les petits livres de Simon

Parue aux éditions Fonfon, la série Simon et moi nous offre 4 mini-livres contenant chacun une histoire d’une douzaine de pages, mettant en vedette un petit Simon doté d’une belle candeur. La plume drôle et sensible de Simon Boulerice forme un magnifique duo avec les jolies et tout aussi loufoques illustrations de Guillaume Perreault, entre autres connu pour Le facteur de l’espace. Les petits livres Dans Simon est capable, nous faisons la rencontre d’un petit Simon avec une belle estime de lui, fier de ce qu’il accomplit et en paix avec ses limites. Dans Les règles de Simon, par des tranches de vie rigolotes, Simon réussit à nous parler des règles de façon amusante. Il nous témoigne que les règles de vie sont importantes, mais que certains petits pépins nous donnent parfois l’envie de les contourner… Et que c’est bien correct ainsi! Dans Les rimes de Simon, notre attachant personnage nous initie à la poésie par des rimes drôles et étonnantes. Puis dans Simon la carte de mode, le charmant garçon, à travers sa façon …

Récit de jeunes rescapés

Les glissades d’eau sont souvent synonyme d’euphorie. Elles sont singulières par leur éphémérité et leur authenticité. Il faut l’admettre ; nager dans l’eau pendant des heures entières n’aura jamais procuré autant de satisfaction à un enfant. C’est le summum du divertissement, le Saint-Graal de nos jeunes étés. 
Mais si, comme moi, vous avez été cloîtré à une vision équivalente à celle de vos grands-parents, les glissades d’eau ont souvent été associées à la terreur. Car contrairement aux autres enfants de votre âge, le divertissement avait ses limites et ses conséquences. Je garde un souvenir très précis de cette peur constante. Celle de perdre ses lunettes, de devoir s’abstenir d’aller rejoindre mes amis dans la piscine à vague ou celle des nuits précédentes, où mon sommeil cédait à l’angoisse et aux mauvais scénarios déjà envisagés. Malgré tout, de loin ou de près, les glissades d’eau restent gravées dans notre mémoire comme l’équation d’une jeunesse absolue. Car pendant un bref moment, vous vous sentez à la fois en danger et immortel. C’est d’ailleurs cette idée qui a influencé un …