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La nuit du 4 au 5, pas qu’une pièce de théâtre

Depuis mon cours de dramaturgie l’année passée, je garde un œil sur les programmations théâtrales des théâtres les plus populaires de Montréal. Je m’intéresse au gagnant du prix Gratien-Gélinas du CEAD (Centre des auteurs dramatiques) chaque année, et je me dis chaque fois, un peu comme je me le dis avec les livres, « si ça gagne un prix, c’est que ça doit être bon », alors je m’oblige, à mon plus grand plaisir, à aller voir cette pièce. Je n’ai pas pu voir la pièce La nuit du 4 au 5, de Rachel Graton, par manque de temps, et depuis j’ai tenté de traquer cette pièce pour au moins la lire, sans réussir. Jusqu’au Salon du livre de Montréal de cette année où je l’ai aperçue au loin, quasiment entourée d’un halo, chez Dramaturges Éditeurs. En plus, à mon plus grand bonheur, c’est une illustration de Mathilde Corbeil qui habillait la première de couverture. Que du bonbon pour les yeux. Une construction particulière Lors de mes premiers moments de lecture, j’ai trouvé la pièce décousue, …

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Écrire l’imaginaire

La lecture et l’écriture sont des activités intimement liées. Lire beaucoup finit souvent par nous donner le goût d’écrire nous aussi. Toute cette matière qui entre dans notre tête doit bien ressortir par un moyen ou un autre. Je pense que la plupart d’entre vous savent de quoi je parle. C’est d’ailleurs pourquoi il y a autant de fileuses qui collaborent à ce blogue. On trouve plusieurs ouvrages qui portent sur l’écriture. Dans cet article, Élizabeth nous proposait ses livres préférés sur le sujet. J’ai décidé de poursuivre dans cette optique en vous offrant mes suggestions made in Québec! Et puisque j’affectionne surtout les littératures de l’imaginaire (science-fiction, fantastique, horreur, policier, etc.), c’est donc dans cette direction que j’ai orienté mes lectures! Comment écrire plus, Dominic Bellavance Après des années à partager des conseils d’auteur via son blogue, Dominic Bellavance se lance dans la conception de ce guide dans lequel il défend qu’une heure puisse contenir 90 minutes d’écriture. Ce livre aborde le sujet du point de vue de la productivité. Personnellement, cette approche est …

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Françoise en dernier : l’adolescence en toute liberté

Trois ans après la parution de L’année la plus longue, Daniel Grenier nous conduit à nouveau sur les routes sans fin de l’Amérique avec son ultime roman Françoise en dernier. Cette nouvelle épopée au coeur du territoire américain met en scène Françoise, une adolescente de 17 ans en quête de liberté. Françoise vit une adolescence québécoise plutôt typique de la fin des années 1990 jusqu’au jour où elle trouve dans un salon de coiffure une édition de 1963 du magazine Life qui lui apprend l’histoire d’Helen Klaben. En février 1963, Helen Klaben a 21 ans et survit à un périple de 49 jours dans les forêts du Yukon suite à un écrasement d’avion piloté par Ralph Flores. En prenant connaissance de cet événement, Françoise devient fascinée par Helen Klaben et décide de partir à sa rencontre. Partir à l’aventure  Si vous êtes comme moi, l’envie de partir sur un nowhere vous est probablement déjà passée par la tête dans votre vie, sans toutefois que vous osiez concrétiser cette pensée. Françoise, elle, réalise ce fantasme. On vit donc un …

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Nos héroïnes : découvrir des femmes d’exception

Ce livre, je l’attendais avec impatience. J’ai déjà exprimé mon amour pour le travail de Mathilde Cinq-Mars et je réitère que j’admire énormément son travail. J’étais donc vendue d’avance au niveau visuel. Puis, je suis tombée sous le charme des mots d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de la lire (shame on me) et je n’ai pas été déçue. L’œuvre Mais commençons par le début. Il est ici question du magnifique livre Nos héroïnes, écrit par Anaïs Barbeau-Lavalette et illustré par Mathilde Cinq-Mars. Le livre met en lumière le portrait de 40 femmes d’ici, des Québécoises d’exception. Parfois, leurs noms nous sont familiers et souvent, on ne les connaît pas (pas encore). Chacun des portraits contient une page qui résume les points importants de la vie de l’héroïne et est accompagné d’une magnifique illustration. Les femmes présentées sont des pionnières de notre histoire, de la fin du 16e siècle jusqu’à aujourd’hui. Les créatrices de Nos héroïnes nous présentent leurs coups de cœur, choisis avec amour. Évidemment, ce ne sont que quelques héroïnes triées …

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Les obsessions dans Notre château

L’horreur est une manière parmi d’autres de réagir aux pressions et aux exigences du quotidien. L’horreur permet de s’évader de nos vies ordinaires vers des mondes inattendus où on se laisse surprendre par la peur. Voilà pourquoi j’ai voulu consacrer un article à un roman d’épouvante. Également, pour conjuguer l’utile à l’agréable, je suis allée piger dans la maison d’édition Le Tripode, dans laquelle je n’avais jamais puisé et dont les couvertures et les titres sont tous plus charmants les uns que les autres. Un quotidien imperturbable Emmanuel Régniez nous donne à lire un roman d’un peu plus de cent pages, tout en paradoxe : une forme très allégée, plusieurs petits chapitres séparés en trois parties, mais un fond lourd, une histoire très sombre. En effet, Octave, le personnage principal, narre sa propre vie imperturbable et non perturbée depuis que sa sœur et lui vivent dans une somptueuse demeure qu’ils appellent « Notre château ». Ce château occupe presque la moitié de l’histoire à lui seul, et les descriptions que le personnage principal nous en fait sont …

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L’univers magique de Fairy Oak

On a tous une part de magie en nous. Enfant, j’aimais m’imaginer que nous étions entourés de petites fées, d’elfes protecteurs et d’autres farfadets invisibles à l’oeil nu, mais pourtant bien présents. Aujourd’hui, je replonge dans ces croyances lointaines avec mes enfants, à travers la lecture de récits fantastiques comme celui de Fairy Oak, d’Elisabetta Gnone. Retrouver la magie Ce livre, il est arrivé justement «comme par magie» un jour où l’on farfouillait à travers les rayonnages de la bibliothèque à la recherche de quelque chose de différent. Une lecture de jeunesse qui ne serait pas à l’image de tous ces maudits dessins animés que l’on voit sur les écrans, hyper-énervés, hyper-colorés, hyper-stimulants, hyper-chargés… Oh! comme ces livres sont trop chargés en informations! Ils laissent si peu de place au silence, ce silence nécessaire à l’imagination. Je cherchais de l’authenticité, un beau récit de qualité, propice au rêve et qui me ramène à ma propre enfance. En fait, ce livre, je le cherchais davantage pour moi que pour ma fille, il faut l’avouer. J’avais besoin …

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L’odeur du gruau : le réconfort de l’amitié

Mon automne a été parsemé de courtes lectures, pour la plupart, des recueils de poésie, alors que j’étais pratiquement submergée par les lectures et les travaux universitaires. Avec la fin de la session est venue l’envie de me plonger dans un roman, d’accorder du temps à une histoire, à des personnages pour les apprivoiser, les connaître et m’y attacher. Cette envie s’est accompagnée de la découverte de la maison d’édition franco-ontarienne L’Interligne et d’un nouvel auteur, Alexis Rodrigue-Lafleur. C’est le nom de son premier roman, L’odeur du gruau, mais surtout la proposition qui m’a attirée vers ce livre : une bande d’amis dont l’amitié, croquée à trois époques de leur vie, nous est racontée. L’amitié : témoin fidèle du quotidien Des liens qui semblent solidement tissés se resserrent et se dénouent dans ce court livre d’à peine 250 pages. On y rencontre Judith, barista dans un petit café; Béatrice et Frédéric, ses collègues; Carl et Léa, ses colocs, ainsi que Paul, un charmant client, aussi coloc de Frédéric. Les chapitres du livre nous proposent de brèves incursions …

Un livre québécois par mois : Janvier : La Peuplade

En janvier, on lit un livre de la maison d’édition La Peuplade! La Peuplade fut fondée en 2006 par Mylène Bouchard et Simon Philippe Turcot. Elle édite des romans, des recueils ainsi que de la poésie. Les thèmes abordés par les auteurs et autrices de la maison d’édition concernent souvent le territoire. Aujourd’hui, la Peuplade publie en France, ce qui permet à nos merveilleux créateurs et créatrices d’histoires de traverser un océan. Pourquoi avoir choisi La Peuplade? Et bien, je vous avoue avoir rarement été déçue par les choix de leurs œuvres. Je me suis souvent plus dirigée vers les romans ou les recueils et j’ai souvent été charmée par mes lectures. Voici quelques suggestions de lectures : Fair-play; Tove Jansson (ma lecture) Le poids de la neige; Christian Guay-Poliquin (le coup de cœur de plusieurs fileuses) Homo Sapienne; Niviaq Korneliussen (une lecture sur le bouleversement identitaire et sur la réalité du Nord) Je ne sais pas penser ma mort; Marisol Drouin Brasser le varech; Noémie Pomerleau-Cloutier (parcours d’une fille estuaire) De bois debout; Jean-François Caron Un long …

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Watchmen : le super-héros du roman graphique

Nous sommes en 1985. Dans un monde parallèle au nôtre, les super-héros font partie du quotidien. Dans ce monde dystopique, la guerre règne en maître. La corruption n’a plus aucune limite tandis que Richard Nixon en est à son cinquième mandat. L’angoisse est à son comble, et même les idoles d’autrefois ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. La mort d’un comédien Cette histoire commence par la mort d’un ancien super-héros. C’est sur le pavé, après une chute de plusieurs étages, que la vie d’Edward Blake prend fin. Fidèle à lui-même, son ancien collègue fait de la découverte du coupable sa mission. Sa paranoïa l’entraîne à croire qu’une conspiration est derrière cet assassinat et que ses semblables et lui-même en sont les prochaines cibles. C’est dans une ambiance de polar illustré que les personnages se présentent à nous.  Reconnu comme étant un mercenaire sarcastique et violent qui est tout sauf attachant, Edward Blake porte comme un gant le surnom de Comédien. Pour lui, la vie est une blague. De nature indépendante, Rorschach n’a besoin de rien …

Les coups de coeur littéraires des fileuses en 2018

Ariane  Castagnettes, de Marie-Élaine Guay, un recueil de poèmes qui m’a tour à tour fait rire et pleurer… et le tout, en public. Les prénoms épicènes, d’Amélie Nothomb, qui m’a fait renouer avec cette autrice que j’ai pratiquement adulée toute mon adolescence pour ensuite la bouder. Konbini, de Sayaka Murata, un roman empreint d’humanité, qui parle du fait que certaines personnes sont plus heureuses dans une vie toute simple qui sort des cadres de la «normalité». Les furies, de Lauren Groff, un roman aux personnages complexes, où il est jouissif de pouvoir lire les deux versions différentes de la même histoire. Frédérique  L’étang, de Claire-Louise Bennett, roman qui rend hommage aux détails quotidiens avec un mystère et un cynisme décapants. Hôtel Lonely Hearts, d’Heather O’Neill, dont l’ambiance est demeurée en moi, même plusieurs mois après avoir terminé le livre. Grosse, de Lynda Dion, qui m’a ouvert tout un pan de réflexions sur la manière de voir son propre corps. Virginie  Le chant de la terre blanche, de Jean Bédard, un roman qui m’a happée, et …