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Une toile large comme le monde : entre virtualité et réalité

Et s’il était possible de couper l’internet ? Pas seulement en désactivant son Wi-Fi, non. En déconnectant la terre entière de la toile. Le feriez-vous ? C’est ce que propose Aude Seigne dans son troisième roman, Une toile large comme le monde. Lentement, chapitre après chapitre, elle met en place une multitude de personnages modernes, tous dépendants, d’une façon ou d’une autre, de la technologie. Les personnages sont variés, intéressants et indubitablement dans l’ère du temps. (C’est bien l’une des premières fois que je lisais une auteure qui parlait de Pinterest et de la série Mr. Robot dans un roman.) C’est à travers le trio amoureux formé par Oliver, Evan et June; la programmeuse Pénélope;  l’adepte de jeu vidéo et de Youtube Lu Pan; et la militante pour un internet vert, Brigit, que se construit ce récit. Alors qu’on navigue, durant la première moitié du roman, à travers les différents personnages, on sent bien que les questions s’immiscent en eux, qu’ils se mettent tous, indépendamment l’un de l’autre, à se questionner sur l’influence de la grande toile sur …

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Beau brin de poésie épique : Le Grand feu

Nous sommes en 1820, à la Baie Sainte-Marie, ce coin d’Acadie qui gigote dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Cécile est orpheline, mais pas mal prise: elle a un oncle descendu du Vieux Continent, bien décidé à l’y ramener, et un amoureux, loggeux de son métier, qui voudrait qu’elle reste bien près de lui. Quand Le Grand feu commence (ou braque, comme dirait Georgette LeBlanc), Cécile a entendu dire qu’un bateau (un bote), la Mary Celeste, a été retrouvé vide dans le milieu de la mer. Ses occupants, une famille, l’auraient déserté en y laissant toutes leurs affaires. C’est une histoire, plusse qu’une rumeur/tcheque mode de vision, que Cécile ressasse. Elle n’arrive pas à s’en défaire : le bote avait été laissé à flotte, vide la coquille, un fantôme rinque une histoire, peut-être peut-être, mais Cécile était pris l’histoire y collait partout dans le tchoeur (p. 22-23) J’ai grandi en Acadie, dans l’Acadie du Nord-Ouest qui se cale le cou contre la Baie des Chaleurs et la Gaspésie; celle qui est, géographiquement, à l’opposé de celle …

L’autisme expliqué aux non-autistes : un livre nécessaire

Je suis éducatrice spécialisée et cela fait plusieurs années que je travaille auprès de jeunes ayant le trouble du spectre de l’autisme (TSA). Ces enfants font partie des êtres humains que j’aime le plus. Je vous l’avoue, quand cela concerne des enfants, je tombe facilement en amour, mais j’ai un petit « crush » pour ceux et celles qui ont le TSA. Je crois que cela vient de leurs manières de voir les choses. Je me fais toujours un malin plaisir à essayer de les comprendre et à les interpréter. Beaucoup de gens de mon entourage me trouvent courageuse de travailler avec ces enfants. Je dirais que c’est moi qui suis chanceuse de les côtoyer et de la preuve de confiance qu’ils me donnent. Je vous dirais qu’il faut beaucoup de patience, d’imagination, mais surtout beaucoup d’amour pour pouvoir travailler avec eux. Parce qu’en fait, dès que tu entres dans leurs univers, il est rare que tu aies envie d’en sortir! Est-ce que ça fait de moi une experte des autistes? Non, parce qu’on ne parle pas …

Le jeu de la musique : Entrevue avec Stéfanie Clermont

En septembre, notre choix s’est arrêté sur un livre bien attendu de la rentrée littéraire : Le jeu de la musique. Premier roman de l’auteure Stéfanie Clermont, il fût rapidement encensé par la critique et par les lecteur.e.s, avec raison. C’est une magnifique fresque moderne, un juste portrait de notre génération, que nous offre l’auteure. Ce fût, pour nous deux, un coup de cœur que nous avions grandement envie de partager, malgré la rapide popularité de celui-ci – c’est toujours un risque à prendre lorsqu’on choisi des nouveautés pour les coffrets. Voici l’entrevue que nous avons réalisée avec Stéfanie Clermont. Composé d’une trentaine de nouvelles, Le jeu de la musique est qualifié de roman par nouvelles. Comment expliquez-vous cette appellation? Il s’agit plutôt d’un livre de nouvelles interreliées, ou de ce qu’on appelle en anglais un short story cycle. J’ai écrit le livre comme ça d’abord parce que le genre littéraire de la nouvelle me parle beaucoup et que je compte plusieurs auteurs de nouvelles parmi mes auteurs préférés : Lorrie Moore, Alice Munro, Raymond Carver. …

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Manikanetish : le retour aux sources d’une enseignante dans une école d’Uashat

La rentrée littéraire est pour moi synonyme de multiples tergiversations en librairie afin de décider quels livres parmi les nouveautés je choisirai comme compagnons de lecture pour les prochaines semaines. Il y a par contre des livres comme Manikanetish qui s’imposent d’emblée dès que je les aperçois. Plusieurs raisons expliquent pourquoi le nouveau roman de Naomi Fontaine a attiré mon attention :  Le premier roman de Naomi Fontaine, Kuessipan, m’avait beaucoup plu; J’ai à cœur d’encourager Mémoire d’encrier, une maison d’édition qui ose publier des auteurs aux profils diverses; Une libraire avec laquelle je partage plusieurs affinités côté lectures me l’a recommandé; Le livre dépeint une réalité qui mérite grandement d’être connue selon moi; Bref, si les raisons qui m’ont amenée à me procurer ce livre sont nombreuses, de nombreuses raisons m’incitent également à encourager les lecteurs du blogue à en faire la lecture. Manikanetish, La Petite Marguerite Manikanetish, c’est le nom d’une école située sur la réserve indienne d’Uashat sur la Côte-Nord. Le roman porte ce titre, car il raconte l’année scolaire de Yammie, une …

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Mes découvertes théâtrales à l’université (Partie 1)

J’étudie à l’université en écriture de scénario et création littéraire, ce programme bi-disciplinaire est constitué à 50% de cours orientés vers la littérature, puis l’autre moitié vers le cinéma. Lors de mes cours de littérature, je me suis principalement dirigée vers les cours de dramaturgie pour les cours à choix. À mon plus grand plaisir, je suis tombée en amour avec le genre, je trouve que l’évolution de cette forme d’écriture est passionnante. Dans cet article je vous présente mes coups de cœur à travers mes découvertes théâtrales au cours de mon bac. La mouette de Tchekhov De tout ce que j’ai lu de littérature russe, j’en ai toujours apprécié la lecture. Il n’est donc pas étonnant que La Mouette d’Anton Tchekhov soit l’œuvre dramaturgique que j’ai le plus appréciée au cours de mon parcours scolaire jusqu’à maintenant. C’est une histoire de famille, une histoire de triangle amoureux, une histoire de passion. L’art devient le nœud de l’histoire, chacun aspire à se découvrir et réussir de leur passion. Nina veut devenir actrice, Treplev cherche la …

Club de lecture : Les faux mouvements

Mardi soir, le 17 octobre. 17h30, au café La graine brûlée, il fait déjà presque noir à l’extérieur. Peut-être dit-on ça de chaque endroit – signe qu’on choisi bien nos cafés – mais La graine brûlée est vraiment l’un des cafés les plus plaisants pour y tenir un club de lecture. Entourées de livres usagés tous un peu plus drôle les uns que les autres – si vous voulez tous les livres de Twilight, c’est LA place – c’est dans cette ambiance un peu loufoque qu’on se retrouve donc pour parler de notre second livre de la session, Les faux mouvements de Emmanuel Bouchard. Les qualificatifs qui ressortent pour parler du recueil de nouvelles de Bouchard sont : doux, sensible, atmosphère, émotions. Bref, on aurait pu aussi résumer en disant que c’est un roman qui se lit bien en automne. Du moins, c’est l’effet qu’il nous a fait. De la couverture aux diverses nouvelles, c’est vraiment cette attention aux détails et cette douce sensibilité dont fait preuve l’auteur qui a capté l’attention des participantes. Alors, est-ce que …

Nos suggestions d’essais québécois pour le mois de novembre du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un essai? «L’essai est un texte qui propose une réflexion, il expose, analyse. Il se distingue aussi du traité scientifique ou de vulgarisation : le savant y reste dans le cadre de ce qu’il a étudié. L’essayiste, lui, s’interroge même sur des sujets qui se situent hors de sa spécialité.» – Jaimelefrançais.org Je vous l’avoue, je ne suis pas portée à me procurer ou à lire des essais. Cependant, avec le temps, j’essaie de varier mes lectures, c’est pourquoi j’essaie de lire de plus en plus d’essais féministes. Les suggestions / lectures des fileuses :  Je compte lire Tenir tête de Gabriel Nadeau-Dubois, tout simplement parce que ça fait des années qu’il est dans ma bibliothèque. Andréanne Lauzon conseille Les libéraux n’aiment pas les femmes, Aurélie Lanctôt/ Maternité, la face cachée du sexisme, Marilyse Hamelin/ Dans l’oeil du pigeon, Luc-Alain Giraldeau Stephanie Pronovost conseille le recueil d’essais Fuck le monde, de Simon-Pierre Beaudet Louba-Christina Michel conseille la série des documents de Nouveau projet. Roxanne Kègle Demers propose, pour une introduction aux notions de consommation responsable : Acheter …

Ce qu’on a lu comme première parution pendant le mois d’octobre #Jelisunlivrequébécoisparmois

J’espère que vous avez profité de la rentrée littéraire et de notre défi de lire «une première parution» pour vous faire le cadeau d’un nouveau livre. Il y a tellement de nouveaux livres qui sont sortis cet automne que c’était difficile de ne pas tout acheter. Je dois vous avouer qu’au moment où j’écris ces lignes j’en suis à la moitié de ma lecture du Coeur de Berlin de Élie Maure. Je suis assez satisfaite de ce choix. Je sens que j’en suis à un point où l’intrigue va devenir encore plus intéressante. On me l’a vendu comme un roman avec une histoire de secret de famille et ça me plaît ! C’est un de ces livres qui se lit rapidement et avec plaisir, malgré qu’on sait qu’il y a une couverture remplie de tristesse dans cette histoire. J’ai hâte d’en découvrir davantage ! La lecture de Martine De mon côté, ce mois-ci, j’ai lu le premier roman de Joanne Gauthier, Le Cri des oies. Il s’agissait d’ailleurs de notre livre du mois pour le coffret …

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L’importance de diversifier ses références culturelles

Ai-je lu trop de romans d’amour? Dès mon plus jeune âge, ma mère m’a traînée dans les bibliothèques et je suis rapidement devenue une avide lectrice. Je lisais de tout, j’étais curieuse de tout, avec une préférence pour les romans à saveur historique. Plus tard, lorsque j’étais adolescente, j’ai lu une grande quantité de romans d’amour. Mes préférés étaient ceux où le gars mourait à la fin, me laissant seule à pleurer toutes les larmes de mon corps. Je ne me lassais pas de ces romans, j’étais absolument fascinée par l’idée que deux personnes puissent se rencontrer et qu’elles soient vraiment faites l’une pour l’autre. Statistiquement parlant, quelles sont les chances?!? Pourtant, immanquablement, l’héroïne rencontrait l’amour de sa vie. C’était comme si la maxime de ma grand-mère, chaque chaudron trouve son couvercle, se réalisait à chaque fois. Plus tard, je me suis souvent demandé si tous ces romans d’amour ne m’avaient pas tourné la tête, me donnant une idée irréaliste de l’amour et des relations de couple. Comment les livres influencent-ils vraiment leurs lecteurs? C’est …