All posts tagged: Littérature étrangère

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Suivre les 12 travaux d’Émeraude Kelly pour changer ta vie

Qui n’a jamais rêvé d’opérer un changement majeur dans sa vie pour la rendre merveilleuse et fidèle à ses idéaux? Mais tous ces livres de développement personnel semblent bien loin de notre réalité ou difficiles à mettre en pratique. Alors on laisse tomber et on continue d’imaginer avec envie ce que pourrait être notre vie si on se donnait la peine de lire ces satanés bouquins de psychologie. Et si le livre idéal pour changer de vie existait déjà mais sous une forme inattendue? Une vie ordinaire Les 12 travaux d’Émeraude Kelly qui voulait changer de vie, écrit par Carole-Anne Eschenazi, raconte l’histoire d’une trentenaire qui travaille comme assistante marketing dans une compagnie d’arrosoirs à Paris. Sa vie n’a rien d’extraordinaire, mais elle n’a pas à se plaindre non plus. Émeraude Kelly, Emmy pour les intimes, a un emploi stable, un chat affectueux, un petit appart sympa et de bons amis (qu’elle surnomme ses Fantastiques). Mais elle n’est pas vraiment heureuse, elle n’a pas d’amoureux, son emploi l’ennuie, elle trouve qu’elle a quelques kilos en …

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Six années de captivité racontées

Lorsqu’Ingrid Betancourt a été capturée en 2002, j’étais beaucoup trop jeune pour même me rendre compte que quelque chose de grave venait de se dérouler. Même quand elle a été libérée, en 2008, je ne comprenais pas vraiment les événements. Par contre, du haut de mes neuf ans, je réalisais tout de même que cette femme avait vécu beaucoup de choses et qu’elle avait toute une histoire. Ce n’est que dix ans plus tard que je me suis décidée à comprendre les événements, donc j’ai lu Même le silence a une fin. Le monde des FARC D’abord, cette autobiographie relatant les six ans de captivité de la politicienne franco-colombienne dans la forêt amazonienne explique le climat politique du début des années 2000. À l’époque, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) sont en conflit avec les autorités en place et kidnappent plusieurs personnalités politiques pour faire pression sur le gouvernement colombien, afin d’obtenir la libération de soldats de leur organisation. La narratrice – donc Ingrid Betancourt – raconte les jours et même les heures qui …

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Le journal champêtre d’Edith Holden: une ode à la beauté de la nature

L’arrivée de l’été me donne toujours l’envie d’aborder des sujets littéraires reliés au monde de la botanique, des fleurs ou bien tout ce qui concerne la nature en général (ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux connaissent bien mon obsession pour les fleurs et mon déversement de photos annuelles de magnolias!). À cet effet, je fus agréablement servie en découvrant un classique de la littérature anglaise, The Country Diary of an Edwardian Lady, par Edith Holden: (source: le compte Instagram Insidewanderer)   Qu’est-ce que c’est?  L’ouvrage est un journal «botanique» réalisé par l’artiste et enseignante anglaise Edith Holden, au début du vingtième siècle. Passionnée de la nature, Holden réalisa plusieurs aquarelles de ses découvertes au cours de ses escapades champêtres dans les campagnes d’Angleterre et d’Écosse (fleurs, herbes, petits animaux, insectes, etc.). Ce «journal de bord», en plus des aquarelles, contient des notes et des informations diverses sur ses découvertes, ainsi que des poèmes relatifs à la nature: le tout est séparé par les douze mois de l’année. Le journal, réalisé en 1906, ne fut édité …

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Tout ce qui se dissimule dans Nos silences

Les femmes, en raison de leur genre, subissent la guerre de manière toute particulière. C’est ce que l’auteure Wahiba Khiari raconte, en libérant son propre vécu, dans Nos silences. Ce court roman, paru en 2018 aux Éditions XYZ après avoir été publié en Tunisie il y a quelques années, entrelace fiction et autofiction pour faire le récit de la guerre civile algérienne du point de vue des femmes. En composant un roman à deux voix, l’auteure brise le silence des femmes happées par le conflit armé. S’y alternent donc le récit d’une enseignante d’anglais ayant fui le conflit et les violences à leurs débuts et celui de son étudiante plongée dans l’épouvante de ce qui sera baptisé la «décennie noire». La première, tenaillée par les remords et l’impuissance, n’arrive pas à se défaire de l’idée que son élève traverse le pire là-bas.  «Je suis loin, mais pas elle. Ils l’ont eue, j’en suis douloureusement convaincue. Des années qu’elle m’habite comme une deuxième possibilité de moi-même.» Par l’écriture, elle la fait exister et elle fait exister …

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Des liens invisibles, mais invincibles

Comme beaucoup de filles de mon âge, les premiers «vrais romans d’adultes» sont ceux de la série Quatre filles et un jean, d’Ann Brashares. Donc, à la bibliothèque, quand j’ai lu la quatrième de couverture du roman Un été invincible, d’Alice Adams, je n’ai pas hésité très longtemps, car j’y ai retrouvé des thèmes similaires. Amis d’université Ce premier roman de l’autrice raconte l’histoire de quatre personnes, soit Benedict, Eva, Lucien et Sylvie. Les deux derniers sont frère et soeur, mais font également partie d’un groupe d’amis très proches, avec les deux autres. Ceux-ci se sont rencontrés à l’Université de Bristol, ou plutôt à la fac de Bristol, pour reprendre l’expression utilisée dans le livre. Or, le roman débute à la fin de leur dernière année en tant qu’étudiants, pour la plupart. C’est donc le moment pour eux de se séparer et de vivre leur vie d’adulte. Pour Eva, cette séparation rime avec le début d’un emploi à Londres, dans le monde des finances. Alors que Benedict reste à Bristol pour faire son doctorat, Lucien et Sylvie …

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L’Espèce fabulatrice : réflexions sur la place de la fiction

Chez Le fil rouge, on affectionne particulièrement Nancy Huston. On en parle souvent (comme ici) et on la cite beaucoup. C’est une autrice canadienne ouvertement féministe, qui a plusieurs œuvres à son actif. Peut-être que les titres L’Empreinte de l’ange (1998) et Le Club des miracles relatifs (2016) vous disent quelque chose. Elle a écrit une multitude d’essais, dont L’Espèce fabulatrice, qui traite de la grande place que prennent les fictions dans la vie humaine. Ce livre a été un coup de cœur immédiat. J’ai toujours apprécié l’univers et la façon de penser de cette autrice, et cet essai a tout confirmé. Dès les premières pages, j’ai surligné énormément de passages, car les réflexions résonnaient en moi. J’ai tout dévoré en moins de trois jours. Cela m’a ouvert les yeux sur la façon dont les sociétés sont construites, sur la façon dont tous les enfants du monde sont élevés, sur la place du langage et de la littérature. En résumé, sans nos fictions — les mythes, les religions, les fables, les histoires — l’espèce humaine …

Toutes ces vagues qui passent

La mer… Celle de Trenet, celle des îles perdues ou des pays submergés. Celle de mes premières vacances, celle de mon premier voyage en solo, celle où je tente à chaque occasion d’écrire le courant de ma vie. 

Ce sentiment étrange qu’elle nous inspire, la mer. À chaque moment où nous la retrouvons, nous sommes subitement plongés dans un état de nostalgie totale et d’émerveillement. Car si la mer s’offre à nous plusieurs fois dans une vie, notre perception de celle-ci peut changer selon le lieu où nous la redécouvrons. Elle définit à la fois notre rapport au temps et à notre culture. La mer, c’est cette sensation sans égale, cette vague d’amour et de peur qui nous brusque et réussit à nous calmer en même temps. C’est le plus beau spectacle qui s’offre à nous d’une certaine part, mais aussi le spectacle auquel autant de gens différents peuvent assister. Elle est l’hôte de nos vies. Habité par la tristesse de l’hiver et de tous les maux qui peuvent l’accompagner, j’ai été prise en charge par …

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Désirer jusqu’à en perdre l’équilibre

Dans la dernière année, j’ai fini mes études universitaires et depuis, j’essaie de prendre un pas de recul sur ma vie, de me questionner : « qu’est-ce que je devrais faire maintenant? » vs « qu’est-ce que j’ai envie de faire maintenant? » C’est angoissant un peu, parce qu’il faut trouver la bonne réponse, mais surtout choisir la question à laquelle on veut répondre. Dans le fond, je sais que mes désirs seront toujours plus forts et que même si je choisis la mauvaise réponse, je finirai par bifurquer vers mes vraies envies. Je dois juste arrêter de me sentir coupable. Eh bien, quand j’ai lu Danser au bord de l’abîme, de Grégoire Delacourt, j’ai commencé à mieux respirer (image pour dire que j’ai commencé à me sentir moins mal). *** Leur vie va basculer « comme dans les romans » Emma est à l’aube de la quarantaine. Si elle mène une vie bien paisible avec son mari, ses trois enfants dans sa grande maison blanche près de Lille, elle n’a plus l’impression de vivre dans le présent. Le couple s’aime beaucoup, …

Pablo Neruda La Solitude Lumineuse Le Fil Rouge

La solitude lumineuse de Pablo Neruda, un voyage en quelques pages

Pablo Neruda est un auteur et poète chilien que j’aime beaucoup. Ce genre d’auteur qui sait révéler la beauté et la cruauté du monde avec des mots simples et percutants. Qui sait balader le lecteur sur le fil qui sépare le réel de l’imaginaire. Je reviens d’un (trop) court séjour au Chili, durant lequel j’ai beaucoup appris sur la dictature de Pinochet, ce régime qui a contrôlé le pays entre 1973 et 1990 et qui n’est pas encore tout à fait reconnu comme dictature par le gouvernement chilien. Si vous allez un jour à Santiago et que le sujet vous intéresse, je vous recommande d’aller faire un tour au Musée de la mémoire et des droits de l’homme. Une belle claque dans la face. Si je vous en parle, c’est parce que la vie et l’œuvre de Neruda y sont liées. Le coup d’État de 1973 Dans les années 70, le Chili est gouverné par le socialiste Salvador Allende. Dans le contexte de la Guerre froide, les États-Unis de Richard Nixon voient d’un mauvais œil la …

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Les meilleurs livres qui font voyager à Istanbul

Dans le portrait que j’ai fait de moi-même pour la page des collaboratrices du blogue, je me décris comme une voyageuse rêveuse!  Termes que je trouvais imagés, mais également termes qui parlent beaucoup de ma personnalité. Les voyages représentent les expériences les plus enrichissantes de ma vie, car je pars à la rencontre de nouvelles cultures, de nouvelles parties du monde, de nouveaux horizons et je me crée des souvenirs pour la vie. Si parfois je ne voyage pas littéralement en personne, je me permets de le faire à travers les livres: des livres d’aventure, de fiction, de récit, ou de photographie-documentaire parfois même des livres de cuisine. Cette fois-ci je me sentais inspirée, interpellée, par Istanbul, cette ville mythique, à la fois mystérieuse et tellement riche en histoire. Un ville à la frontière de l’Europe et de l’Asie, autrefois connue sous le nom de Byzance ou de Constantinople, une ville dont le présent est marqué par son passé. Décrite comme l’une des villes les plus intrigantes du monde, comme une ville-monde cosmopolite et éclectique …