All posts filed under: Littérature jeunesse

La milléclat dorée : une histoire de persévérance

Je suis une grande amoureuse du travail et des choix  des Éditions de La Pastèque : je crois n’avoir jamais été déçue de mes lectures. J’ai cru remarquer que La Pastèque rejoint de plus en plus un public plus jeune et cela m’enchante énormément puisque je travaille dans les écoles primaires. Je me fais un vrai plaisir à me procurer leur dernière trouvaille. Plongé dans l’univers de La milléclat dorée, voilà que je fais la rencontre de Renard, qui est un grand amoureux de la nature, et tout particulièrement des plantes. Tout comme moi, il en fait la collection et son salon en est rempli. C’est lorsqu’il feuillette un vieux livre de botanique qu’il découvre une page sans image de plante. Le mystère commence : il faut qu’il découvre où se trouve la milléclat dorée, une plante très rare qui ne pousse que dans les montagnes. Renard doit absolument la trouver et l’ajouter à sa collection! Comme tout bon aventurier, il prépare son kit de survie : une carte, un casse-croûte, un imperméable jaune, etc. …

Fé Verte, Amélie Dumoulin, Québec Amérique, littérature jeunesse, adolescente, amour, été, le fil rouge, humour, lefilrougelit, les livres qui font du bien, roman pour adolescents, Fé M Fé, littérature québécoise, Éditions Québec Amérique, amoureuses,

Fé Verte : hot dog végé, nature et amour

Rire en lisant, est-ce quelque chose qui vous arrive souvent ? De mon côté, pas tellement. Est-ce mes choix de lecture qui ne sont pas drôles ou bien moi qui est plutôt sérieuse? Bonne question. Or, le deuxième tome d’Amélie Dumoulin, Fé Verte m’a fait bien rire. Le premier tome, Fé M Fé racontait la rencontre entre Fé et Fé, son amoureuse, la belle coiffeuse. Je vous conseille de commencer par Fé M Fé si vous ne l’avez pas lu! J’avais adoré ce premier tome, alors mes attentes étaient hautes pour cette suite et je dois dire – et c’est rare – qu’elles ont été surpassées. J’ai adoré Fé Verte que j’ai lu en l’espace de quelques heures et que j’ai refermé triste de quitter une bande de personnages plus attachants les uns que les autres. Nature, casse-croûte et Nouveau Système Dans ce deuxième tome, Fé va passer l’été en campagne avec ses parents. Son père, qui se sort tout juste d’une dépression (un élément important dans Fé M Fé), a besoin de grand air, …

comment j'ai raté ma vie bertrand santini éditions autrement littérature littérature jeunesse

Comment j’ai raté ma vie

Lorsqu’on foule les bancs de l’université en tant que futurs enseignants, on a la chance d’être mis en contact avec des œuvres jeunesse parfois percutantes. Il y a quelques années, dans un cours dont j’oublie le nom, ma professeure nous avait fait la lecture d’un album jeunesse écrit par Bertrand Santini et illustré par Bertrand Gatignol aux éditions Autrement. Comment j’ai raté ma vie. Nous avions rigolé un peu en entendant le titre. Comment j’ai raté ma vie. Quel titre saugrenu, quelle idée d’intituler un album jeunesse ainsi! Quel coup de génie, aussi, d’utiliser un titre aussi percutant, qui, dès sa lecture, nous donne envie d’en savoir plus. Ne voulant nous en dire plus, notre professeure a commencé à nous lire l’album sans nous permettre de regarder les images. Comment j’ai raté ma vie. Les mots de ce texte nous amènent à découvrir l’histoire d’un homme qui fait état du gâchis qu’est devenue sa vie, elle qui avait pourtant si bien commencé. À l’aide de phrases courtes, mais percutantes, il nous explique comme il était …

Pour que demain arrive toujours plus rapidement

«Pour Fleur, l’heure n’est jamais à l’heure. L’heure arrive toujours trop tôt. Et Fleur toujours trop tard. Ça ne peut plus durer….» Avec tous ces livres nous apprenant l’art de prendre son temps et de son importance, C’était quand demain? est un petit roman s’adressant aux plus jeunes de manière ludique sur le temps et sa gestion. Le rapport que nous avons avec le temps varie d’une personne à l’autre. Avec l’accélération qu’impose une société de performance, on se demande souvent pourquoi courons-nous autant et vers quoi … ! Nous nous oublions ainsi et apprécions moins chaque petit instant que la vie nous propose. Les tout-petits sont aussi confrontés à cette réalité désormais, amenant son lot de questionnements sur la manière de gérer leur quotidien. Grands rêveurs et grands minutieux seront charmés par ce court roman. Fleur est une adorable petite fille comme les autres, mais elle aime prendre son temps. S’appliquant ainsi à toujours bien faire les choses, elle se retrouve la majorité du temps à être en retard. Quel est l’imbécile qui a inventé l’horloge ? Voilà qu’un jour …

Comme une chaleur de feu de camps, Amélie Panneton, Hurtubise, éditions Hurtubise , littérature jeunesse, lefilrougelit, bibliothérapie, les livres qui font du bien, littérature jeunesse adolescente, amour, premier amour, agression, dénonciation, chaleur de feu de camps, romans pour adolescent-es

Comme une chaleur de feu de camp : ta parfaite lecture d’automne

Ce printemps, nous avons décidé de mettre le roman Petite laine d’Amélie Panneton dans nos coffrets mensuels. Ce roman publié chez les éditions de Ta Mère m’avait énormément plu. J’avais adoré l’écriture d’Amélie et sa façon bien à elle de s’attarder sur les détails, les souvenirs, les perceptions et de faire avec des petits riens des liens, de l’anodin qui devient du grand. J’aime beaucoup la plume d’Amélie, je la trouve sensible, à l’image de ce qu’elle dégage. Comme une chaleur de feu de camp est un roman pour adolescent.es publié aux éditions Hurtubise qui m’a tenue en haleine une journée entière. Par un beau samedi automnal, je me suis mise à lire ce premier roman jeunesse de l’auteure et je n’ai pu le refermer qu’une fois terminé. C’est exactement le genre de livre que j’aurais aimé lire adolescente. Heureusement, j’ai aimé tout autant une fois adulte. On y raconte l’histoire d’Emmanuelle, une jeune fille discrète et très sportive qui pratique la natation depuis de nombreuses années. Emmanuelle fait la rencontre de Thomas, un gars …

Retirer un terme : album albumRetirer un terme : album jeunesse album jeunesseRetirer un terme : Ariane ArianeRetirer un terme : Bibliothérapie BibliothérapieRetirer un terme : jeunesse québécoise jeunesse québécoiseRetirer un terme : le fil rouge lit le fil rouge litRetirer un terme : Le jardin invisible Le jardin invisibleRetirer un terme : les livres qui font du bien les livres qui font du bienRetirer un terme : Littérature jeunesse Littérature jeunesseRetirer un terme : littérature québécoise littérature québécoiseRetirer un terme : livre pour endormir les enfants livre pour endormir les enfantsRetirer un terme : livre pour enfant livre pour enfantRetirer un terme : Marianne Ferrer Marianne FerrerRetirer un terme : Monsieur Ed Monsieur EdRetirer un terme : ode à la rêverie ode à la rêverieRetirer un terme : plaisir de lire plaisir de lireRetirer un terme : Racines RacinesRetirer un terme : Valérie Picard Valérie Picard

Un voyage merveilleux dans le jardin invisible

Il y a de ces livres dans lesquels on a envie de se perdre. Le jardin invisible me fait cet effet-là. J’ai eu envie de me perdre entre ces pages et de m’évader moi aussi dans le jardin… comme la petite Arianne que l’on suit dans cet album. Dernière nouveauté des très appréciées Éditions Monsieur Ed, Le jardin invisible raconte le récit de la petite Arianne en visite chez sa grand-mère. Elle ira jouer dans le jardin et sera emportée dans un monde de rêverie et d’imagination. Elle fera la rencontre et la découverte de nombreux mondes lors de cette escapade dans le jardin. Tout en non-dits et en laissant beaucoup de place à l’interprétation et à l’imagination du lecteur.trice, cet album m’a beaucoup plu, non seulement visuellement, mais par la liberté qu’il donne aux enfants de s’approprier le texte. Couleurs rêveuses  Les illustrations sont de Marianne Ferrer qui avait aussi signé le très joli Racines, publié aussi chez Monsieur Ed. Elles sont dans les teintes de bleu, de vert, de turquoise et incitent à …

album, album jeunesse, Éditions La courte échelle, Bibliothérapie, jeunesse, la courte échelle, Le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, les livres qui font du bien, littérature, Littérature jeunesse, littérature québécoise, littérature québécoise jeunesse, livres, Marilyn Faucher, Simon Boulerice, Un ami lumineux

Un ami lumineux : le plaisir de s’illuminer par la tête

On dirait que tout ce que touche Simon Boulerice se transforme en petits – grands – bijoux littéraires. Je suis certaine qu’il y en a plusieurs qui seront d’accord avec moi. Même si j’ai laissé tomber le projet (à mon grand désarroi) d’être à jour au niveau de toutes ses parutions (cet auteur est si prolifique que ça dépasse l’entendement!), à chaque fois qu’un de ses livres se retrouve dans mes mains, son univers m’enchante à coup sûr. Ça a été le cas, encore une fois, avec Un ami lumineux, album jeunesse paru à La courte échelle en avril 2017, dont les illustrations sensibles et délicates sont signées par Marilyn Faucher. L’histoire est en tout point craquante. Ludo doit maintenant vivre à la fois dans une maison à la campagne avec sa mère et dans un appartement en ville avec son père, car ses parents se sont depuis peu séparés. Et « il n’y a rien à faire, leur amour s’est éteint. Parce que l’amour, c’est comme un feu ». Malheureusement, Ludo n’aime pas vraiment …

maxime billie sarah-maude beauchesne hurtubise littérature jeunesse littérature québécoise adolescent

Oh, Billie

Je lis en marchant. Ça fait toujours réagir les gens. On m’arrête souvent pour me demander comment je me débrouille ou si je n’ai jamais eu d’accident en pratiquant cette activité controversée. Vous serez peut-être surpris de l’apprendre, mais j’arrive à lire tout en anticipant la présence des obstacles, les feux rouges ou les gens à ne pas bousculer. Lire en marchant, sans jamais faire d’accident, j’en étais plutôt fière. Jusqu’à Maxime. Par trois fois, lors de ma lecture, j’ai failli. Un poteau d’arrêt, un cycliste et un piéton qui marchait dans ma direction ont risqué un face à face malheureux avec ma personne, trop captivée par les mots que je dévorais. Parce que je n’arrivais pas à détacher mes yeux de ce roman aux couleurs vives et attrayantes — le troisième, et dernier, de la trilogie de Beauchesne, qui met de l’avant le personnage attachant de Billie Fay — mes superbes statistiques sont tombées à l’eau. Dans ce troisième tome, Billie déménage avec sa meilleure amie, poursuit le Cégep, vend des grilled-cheese dans un …

Sophie Bienvenu, illustrations de Camille Pomerlo, La princesse qui voulait devenir générale, Éditiions de la Bagnole, roman jeunesse, féminisme, guerre, liberté, identité, affirmation de soi, princesse, roi, trans, Et au pire on se mariera, le fil rouge, le fil rouge lit, les livres qui font du bien, roman jeunesse, littérature québécoise jeunesse, premier roman jeunesse, conte universel, stéréotypes de genre

« Ce sont des choses qui ne se font pas » Sauf pour Emma!

Je suis une grande amoureuse de l’œuvre de Sophie Bienvenu, je vous en ai déjà parlé ici, ici et ici. Alors lorsque j’ai su qu’elle publiait un premier livre pour les jeunes, j’ai d’emblée voulu le découvrir. Or, en sachant que ce roman jeunesse parlait de stéréotypes de genre, qu’il abordait les questions du féminisme, de la liberté et de l’affirmation de soi, je ne pouvais pas être plus heureuse! Je plaide pour des œuvres jeunesse inclusives, non-moralisatrices et féministes. Illustré par la Montréalaise Camille Pomerlo, La princesse qui voulait devenir générale est un roman jeunesse qui brise les stéréotypes attachés aux genres. Emma rêve d’être générale, tandis que son frère rêve d’être une reine. Leur père, le Roi Philippe, les empêchera d’être ceux qu’ils rêvent d’être, parce que « ce sont des choses qui ne se font pas ». Cette phrase sera au centre de tout ce que son père dira et croira. Heureusement, Emma croit en ses rêves et en sa volonté d’être ce qu’elle veut vraiment être. Elle quittera donc le royaume …

Tous (un peu) extraterrestres, non?

Moi, je suis pas comme les autres. Je marche sur la Terre, je vais à l’école, j’ai une maison, un papa, une maman et un chien. Ça, c’est normal. Mais le truc bizarre, c’est que plusieurs fois par jour, je voyage sur une autre planète. L’imagination enfantine à l’âge adulte est trop souvent broyée par les responsabilités, le quotidien en urgence et les to-do-lists qui n’en finissent plus… Un album pour recommencer à rêver un peu : pourquoi pas? C’est avec des croquis délicats et colorés, avec un petit Léon adorable et attachant, que nous arrive le duo Jo Witek et Stéphane Kiehl. Cet album nous ouvre, avec justesse, une porte menant à l’univers imaginaire des enfants. Un album qui, sans aucun doute, fera surgir des souvenirs d’enfance; les bols de céréales, les dessins de craie, les mains sales, les premières journées d’école, les courses de petites voitures, toutes ces grandes premières fois… Léon est un petit garçon aussi sensible que rêveur. En apparence, il est un enfant comme les autres. Tout de ce qu’il …