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Des frissons « sang pour sang québécois »

Si tu es né dans les années ’80 et que tu étais adepte d’histoires d’horreur étant jeune, il y a de fortes chances pour qu’un ou plusieurs livres de la collection Frissons te soient déjà tombés entre les mains. Et que, comme moi, tu en aies fait la lecture en cachette sous tes draps jusque tard dans la nuit. Avec plus d’un million d’exemplaires vendus seulement au Québec, c’est toute une génération qui a été marquée par cette collection aux histoires captivantes. Il y a deux ans, les éditions Héritage ont décidé de faire revivre les romans Frissons en rééditant certains de leurs classiques comme La gardienne de R. L. Stine. Les nouveaux Frissons sont publiés en grand format et les couvertures sont sublimes; les couleurs sombres et froides, celles de la nuit, sont à l’honneur et donnent un beau visuel. De nouvelles histoires… à saveur locale! J’étais fébrile de redécouvrir ces livres qui m’ont valu maintes nuits blanches. Mais ce qui m’a le plus allumée dans le retour de la collection, c’est la participation …

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La magie de Sophielit

Sophie Gagnon-Roberge est une enseignante de français au secondaire qui est reconnue pour son amour, voire sa passion, pour la littérature jeunesse. Sophielit a d’abord commencé sous forme de site de littérature pour les adolescents, site qui est d’ailleurs encore actif et continue d’en charmer plus d’un. On peut y trouver une multitude de critiques littéraires honnêtes et pertinentes, des idées d’activités pour donner le goût de la lecture et ma partie préférée: les fameuses cartes de métro saisonnières. Celles-ci proposent des idées de lecture séparées par genres tout en précisant leur niveau: débutant, intermédiaire et avancé.  Elle nous a ensuite gâtés avec Propager le plaisir de lire chez les élèves, qui regorge d’idées d’activités et de suggestions de lecture jeunesse. Ce livre est un petit diamant brut à travers les quelques ouvrages de référence mis à la disposition des Québécois.e.s en matière de littérature jeunesse. Il est pour tous ceux qui, comme moi, veulent faire découvrir la littérature aux plus jeunes, mais aussi aux moins jeunes. «La plupart [des élèves] lisent pour la récompense …

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Aïzan, livre de cœur

La collection « Médium », par l’éditeur L’école des loisirs, me suit depuis mon adolescence. Les couvertures minimalistes et les histoires complètement originales n’auront jamais fini de m’envoûter. Aïzan, de Maryline Desbiolles, s’est donc retrouvé dans ma pile de livres à lire et ne m’a pas déçu, au contraire. Un fil brûlé La couverture du roman, un fil brûlé qui disparaît vers le lointain et disposé sur un papier au quadrillé presque transparent, laisse une impression de douceur et d’incertitude. Cette incertitude naît aussi du fait que le lien ne se fait pas d’emblée avec le titre du roman. Cependant, lorsqu’on termine l’histoire, cette photographie prend tout son sens. De la Tchétchénie à Nice Aïzan est une petite fille de 11 ans, arrivée tout droit de Tchétchénie dans le quartier de l’Ariane, à Nice. Elle se retrouve alors déchirée, dans ce quartier, entre ses souvenirs de voyage migratoire et son point de chute. Son père a disparu. Elles ne sont plus que deux, sa mère et elle. «Elle ne se souvient pas de la Tchétchénie, …

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Sans domicile fixe: la force du déni

Le dernier roman de Susin Nielsen raconte l’histoire du jeune Félix, 12 ans, qui est sans domicile fixe (SDF). Déjà, le titre éveille l’intérêt, ainsi que la page couverture représentant un campeur Westfalia. Mais on ne peut qu’imaginer brièvement le récit que l’autrice s’apprête à nous livrer. Une histoire touchante, enlevante, construite comme un thriller psychologique qu’on a du mal à lâcher tellement c’est passionnant. Le roman vise la tranche d’âge 12-15 ans, mais si on a déjà lu d’autres ouvrages de Susin Nielsen, on sait que l’auditoire s’étend bien au-delà du jeune public. Félix, le SDF de 12 ans ¾ Le récit de Sans domicile fixe débute dans un poste de police, alors que le jeune Félix Knutsson discute avec l’agente Lee. Les informations sont livrées au compte-goutte afin de laisser planer le mystère sur la raison de sa présence au poste. Astrid, la mère de Félix, est interrogée au même moment, sans qu’on en sache la raison, et Félix insiste sur le fait qu’Astrid est une bonne mère. Il semble s’être produit un …

Des contes pour bercer l’enfance

La littérature jeunesse a beaucoup de potentiel. J’aime utiliser ces œuvres pour aborder des sujets parfois difficiles de façon ludique avec les jeunes avec qui je travaille. C’est le cas de ces deux albums : La crème glacée fond plus vite en enfer et Jack et le temps perdu. Ils permettent d’apprendre aux enfants des leçons de vie. LA CRÈME GLACÉE FOND PLUS VITE EN ENFER Sam et Tom sont deux enfants-fantômes qui vivent leur vie tranquille en Enfer. Sam raconte à son ami à quel point il était une poule mouillée quand il était encore en vie. Sam semblait avoir énormément d’imagination quand il était un petit humain. Toutes ses peurs ressemblaient à des monstres prêts à l’attaquer et à le dévorer. Par exemple, il avait peur des draps blanc fantôme, de son vieux grand-père monstrueux, du sous-sol rempli de créatures, bref, de tous les endroits où un monstre peut se cacher. Mais maintenant qu’il est lui-même un fantôme, rien ne peut l’effrayer. Même qu’en Enfer, il côtoie les monstres qui l’effrayaient tout en …

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Des contes culottés pour vraiment en finir avec les princesses parfaites, par Marie Demers

Dans le cadre de ma maîtrise en littérature, j’ai lu des réécritures de contes à la pelle. Il y en avait de toutes sortes et vraiment pour tous les goûts. Plusieurs étaient humoristiques, certaines plus dramatiques, quelques-unes avaient un objectif féministe et certaines, pour adultes, étaient même très glauques. J’ai lu beaucoup de très bonnes versions, mais je dois avouer que jamais, jusqu’à maintenant, je n’ai trouvé de réécritures contemporaines de contes pour enfants aussi réussies que celles que vient de publier Marie Demers dans la collection des Contes culottés. Ces contes, tout le monde les connaît, bien sûr. Mais ne vous attendez pas à lire des versions pareilles à celles popularisées par Perrault, Grimm ou Disney. Dans Le Petit Capuchon bleu (et le loup qui voulait s’appeler Jennifer), aucun chaperon rouge ni aucune grand-mère n’est mangé, et aucun chasseur ne vient sauver personne. C’est plutôt l’histoire d’une grand-mère qui jouit de la liberté qu’elle a de vivre comme elle l’entend (et qui fait du motocross!), d’un loup qui a l’impression d’être né dans le …

Les érables rouges : L’enchantement de la forêt

Martine Latulippe est une autrice qui n’a plus besoin de présentation. Elle a fait sa marque non seulement en littérature jeunesse, mais également en littérature grand public. Plusieurs savent que Martine Latulippe a déjà adapté un grand nombre de légendes québécoises afin qu’elles soient accessibles à un plus jeune lectorat. Je pense entre autres à Rose Latulipe, à La Chasse-galerie, à Alexis le Trotteur, à Julie et le serment de la Corriveau… Cette fois, Mme Latulippe nous transporte dans un univers tout aussi fantastique, mais trop souvent mis de côté: je parle de l’univers des légendes huronnes-wendates. Des légendes pourtant bien de chez nous. Vous vous êtes trompés depuis le début Depuis que l’on est jeune, on nous apprend à l’école que si les feuilles des arbres rougissent et tombent à l’automne, c’est tout bêtement à cause du froid. Erreur! Lors de ma lecture, j’ai finalement percé le secret derrière cette transformation. On apprend, en lisant Les érables rouges, que si les feuilles des arbres rougissent à l’automne, c’est à cause de Rat. Et oui! Rat, il y …

Anna Caritas : la bénédiction d’une bonne lecture

En ces temps froid, je me suis dit : « Pourquoi ne pas faire accélérer un peu, lire ici beaucoup, mon rythme cardiaque pour me réchauffer? » Et croyez-moi, cela a bien fonctionné avec ce premier titre de la série Anna Caritas de Patrick Isabelle. Un style dans lequel on est moins habitué de lire cet auteur, surtout après des livres comme la série Eux, la série pour plus jeunes Henri & Cie ou encore le roman pour adulte La danse des obèses. Mais il nous prouvera bien qu’il est autant polyvalent qu’un couteau suisse. Un sacrilège de ne pas le lire Ce premier tome intitulé Sacrilège nous plonge dans la vie d’adolescents du petit village de St-Hector perdu dans un coin du Québec. Un petit village perdu, mais qui possède un attrait majeur pour sa population, celui d’avoir l’une des écoles secondaires les prestigieuses du Québec. « Oh wow! Mais quelle frayeur… Attention, j’ai presque peur… », que je vous entends penser. Méfiez-vous. Après le retour au collège de la très controversée Marianne Roberts, …

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Ces livres qui rendent hommage aux livres

Les livres dans les livres J’ai toujours été fascinée par les livres qui abordent la lecture. J’aime noter les livres que les personnages de roman lisent. Muriel Barbery m’a donné envie de découvrir l’œuvre de Tolstoï; Haruki Murakami, celle de Tchekhov. Je jubile devant une référence littéraire. Quelques-uns de ces petits bijoux de papier se retrouvent dans ma bibliothèque jeunesse. Voici mes incontournables : Les livres de Madame Sacoche – Angèle Delaunois, Caroline Merola « Quelques fois, ses histoires sont tristes, d’autres jours, elles nous font rire ou encore réfléchir. Mais toujours, elles font pétiller nos yeux. Avec elle, on voyage partout. Dans le passé, dans l’avenir, et même dans des mondes qui n’existent pas. Madame Sacoche est championne pour développer notre imagination. » Madame Sacoche a au moins douze sacoches remplies de ses histoires préférées. Elle a une telle passion des livres qu’elle en parle partout où elle en a l’occasion, surtout dans les écoles. Son talent indéniable pour raconter des histoires transporte les enfants dans des mondes de rêves. Inspirée d’Andrée Racine – la …

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Tant que nous sommes vivants, conte moderne tendre et captivant

J’ai reçu Tant que nous sommes vivants en cadeau de Noël. Malgré que le roman soit classé dans la section jeunesse chez Gallimard, on m’a assuré que l’histoire n’était toutefois pas enfantine. J’ai d’abord été intriguée par la couverture; les dessins représentent quelques intrigues de l’histoire et piquent juste assez notre curiosité pour nous donner envie d’y plonger. Je ne m’étais pas fait beaucoup d’attentes avant d’en commencer la lecture, j’ai préféré me laisser absorber dans l’histoire sans attente ni jugement et je crois que c’est pour cela que j’ai finalement autant apprécié ce livre. Selon la quatrième de couverture, Anne-Laure Bondoux décrit son oeuvre comme un conte moderne rare, puissant et hypnotique. L’histoire d’une grande aventure de deux amoureux qui devront traverser un périple unique pour faire survivre leur amour. L’histoire de Bo et Hama Tout commence dans une petite ville ouvrière quelque part dans un pays en guerre et en pleine crise économique. Les emplois sont rares, et l’usine est l’unique moteur des environs. Bo y travaille de jour; Hama, de nuit. Ils se croisent …