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Le petit Roberge un petit peu illustré : la vision (hilarante) de Jonathan Roberge

On connaît Jonathan Roberge pour son humour mordant et grivois. Que ce soit sur le web ou à la radio, l’humoriste québécois n’y va jamais de main morte quand vient le temps d’aborder différents sujets. Je l’ai découvert avec sa série web Fiston, dans laquelle il s’est filmé en train de donner des « conseils » à son fils sur divers sujets de la vie. Son humour vient beaucoup me chercher. J’apprécie particulièrement ses références, étant de la même génération que lui. Je n’ai jamais écouté ses chroniques radiophoniques sur les ondes d’Énergie 94.3, d’où proviennent les textes du Petit Roberge un petit peu illustré, mais j’ai été emballée lors de la sortie du premier tome en 2017, et encore plus pour le deuxième tome en 2018. «Ami(e) n. m. ou f. […]La vérité, c’est que lorsque tu es un enfant, un ami désigne quelqu’un avec une piscine. Alors que quand tu es un ado, un ami représente quelqu’un qui a un char. Et une fois adulte, un ami correspond à quelqu’un qui possède un chalet.» (Tome 2, p. …

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« Ça commence par moi » : un manifeste optimiste pour changer le monde

Le Français trentenaire Julien Vidal a étudié en droit et en politique internationale avant de s’engager quatre ans dans la voie du travail humanitaire. Rien de mieux que quelques chocs culturels pour faire une bonne mise au point de nos valeurs, de notre vie… et de notre empreinte écologique. En étant confronté pendant des années aux situations de vie précaires d’autres pays, le jeune homme s’est vu remettre en question sa manière de consommer, de vivre et de voir le monde. 365 jours de défis C’est en se réinstallant en France que Vidal a vu l’opportunité de changer son mode de vie. Repartant presque à zéro, il lui semblait plus facile d’adopter un style de vie écoresponsable en modifiant petit à petit ses mœurs. C’est comme cela qu’est né le site web Ça commence par moi : pendant 365 jours, Julien allait adopter quotidiennement une nouvelle habitude, qu’il allait partager avec son lectorat afin de les inciter à en faire de même. Ce que l’auteur voulait démontrer, d’abord avec son site et ensuite avec son …

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Prendre sa dose de Caféine, une page à la fois

Tasse de café fumant bien en main, lourde couverture sur les genoux, lumière du soleil d’hiver: voilà le combo idéal pour entamer une bonne lecture réconfortante telle que celle du magnifique livre Caféine publié aux éditions Parfum d’encre. Dans cet ouvrage, Sarah-Émilie Nault nous fait découvrir l’intérêt grandissant, au Québec, pour ce précieux breuvage qu’est le café. Place aux lieux et aux artisans d’ici Ce livre, dont la couverture dégage pratiquement une odeur de café, est unique en son genre. Au fil des pages, on découvre les origines du café, on attrape de petites parcelles de l’histoire du 2e produit d’exportation au monde (après de pétrole), on apprivoise le concept de 3e vague (j’y reviendrai plus tard), tout en surfant sur fond de lieux à découvrir à travers le Québec. C’est ce qui en fait une œuvre si réconfortante: les références aux cafés et aux gens d’ici. Lorsqu’il est question d’un café installé dans une ancienne banque (Crew collective & Café), ou encore d’un autre adapté aux cyclistes (Club Espresso Bar), on sait que si on …

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Un Noël cathodique : la nostalgie cinécadienne

Le titre vous intrigue? C’est normal, j’étais dans la même situation lorsque j’ai découvert ce petit livre aux couleurs de sapin de Noël. Un Noël cathodique, ça veut tout dire, surtout quand on a vécu son enfance dans les années 90. Cette belle époque où les télévisions cathodiques (les grosses TV plus lourdes qu’un frigo) avaient une place dans tous les foyers et diffusaient chaque fin d’année la programmation de Ciné-Cadeau à Télé-Québec. La nostalgie qui vous envahit peut-être en ce moment, vous la retrouverez en lisant Un Noël cathodique, la magie de Ciné-Cadeau déballée. Du bonbon pour tous Il est certain que cet essai parle beaucoup à la génération des trentenaires, mais il peut aussi toucher les plus vieux et les plus jeunes. Les parents qui ont vu leurs enfants scotchés devant la télé durant le temps des fêtes auront assurément du plaisir à découvrir le point de vue des 9 autrices et auteurs abordant les différentes facettes de cette traditionnelle programmation alors que les jeunes adultes se reverront peut-être en pyjama, à déguster …

The year of less: le récit d’une année sans achats et bien plus

The year of less avait capté mon attention à plusieurs reprises, lors de mes trop longs moments passés à magasiner des livres sur Internet. C’est évidement un peu ironique de dépenser pour un livre dont le sujet principal tourne autour d’une année sans dépenses. Pourtant, je l’ai justement acheté pour m’inspirer à faire ce type de défi, je l’ai lu en l’espace de 48h et je ne regrette rien! Beaucoup plus qu’un guide pratique pour diminuer ses dépenses et réfléchir à sa consommation de biens matériels, The year of less est le récit d’une année dans la vie de  l’autrice Cait Flanders et de sa quête vers un mode de vie qui lui convient mieux. Du personnel à l’universel Dans The year of less, Cait Flanders écrit sur son rapport à l’alcool et à la nourriture, sur la  sobriété, sur le divorce de ses parents, sur sa carrière et nous invite à entrer dans son intimité, à partager ses démons et ses états d’âmes. C’est très personnel et c’est, à mon avis, la meilleure manière de …

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L’Espèce fabulatrice : réflexions sur la place de la fiction

Chez Le fil rouge, on affectionne particulièrement Nancy Huston. On en parle souvent (comme ici) et on la cite beaucoup. C’est une autrice canadienne ouvertement féministe, qui a plusieurs œuvres à son actif. Peut-être que les titres L’Empreinte de l’ange (1998) et Le Club des miracles relatifs (2016) vous disent quelque chose. Elle a écrit une multitude d’essais, dont L’Espèce fabulatrice, qui traite de la grande place que prennent les fictions dans la vie humaine. Ce livre a été un coup de cœur immédiat. J’ai toujours apprécié l’univers et la façon de penser de cette autrice, et cet essai a tout confirmé. Dès les premières pages, j’ai surligné énormément de passages, car les réflexions résonnaient en moi. J’ai tout dévoré en moins de trois jours. Cela m’a ouvert les yeux sur la façon dont les sociétés sont construites, sur la façon dont tous les enfants du monde sont élevés, sur la place du langage et de la littérature. En résumé, sans nos fictions — les mythes, les religions, les fables, les histoires — l’espèce humaine …

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La beauté sans cruauté : un guide accessible pour étendre sa compassion

Il y a de fortes chances que vous vous soyez déjà fait dire : « Il faut souffrir pour être belle (ou beau!) », c’est d’ailleurs de cette façon que débute l’avant-propos rédigé par Sylvette Babin de ce livre, La beauté sans cruauté, petit guide pratique. Personnellement, je trouve qu’il s’agit d’une belle façon d’aborder la question; faut-il vraiment souffrir ou faire souffrir au nom de la beauté? À mes yeux et à ceux de Marie-Noël Gingras, autrice de ce guide, publié aux éditions Trécarré en mars, la réponse est claire : non. C’est dans la continuité du guide Défi végane 21 jours, d’Élise Desaulniers, dont elle signait les recettes, que Marie-Noël Gingras a créé un véritable guide pour quiconque voulant éviter de participer à l’exploitation animale. Étant nouvellement végane et intéressée depuis longtemps par les produits plus naturels, je dois avouer que ce livre est une vraie bible à ce sujet et surtout, il démontre qu’il n’est pas si ardu de faire le choix d’avoir une routine de soin et de ménage entièrement respectueuse et sans cruauté. Il suffit …

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Hunger: laisser les corps se raconter

Roxane Gay est une auteure qui répond à la plupart de mes dialogues intérieurs. Lorsque mes questions prennent des proportions incontrôlées jusqu’à en devenir étouffantes, j’ouvre un de ses livres et plus rien ne tombe à plat. Ça avait été le cas avec Bad feminist, ce l’est une fois de plus avec son essai Hunger.  Dans ce dernier livre, elle nous raconte l’histoire d’un traumatisme qu’elle a vécu. Gay aborde comment cet événement a morcelé sa vie et a drastiquement changé son rapport à son corps. À partir de son expérience personnelle, elle pose la question du corps en général : comment celui-ci est disséqué sous l’œil de la caméra et enfermé dans des statistiques. Roxane Gay rappelle que malgré tout ce qu’occultent préjugés, tous les corps ont une histoire. Et en partie à cause de tout ce qu’elle remue, je considère la parole de son livre comme incontournable. À travers les courts chapitres qui constituent Hunger, c’est un peu plus d’humanité et d’empathie, envers soi et envers l’autre, qui peuvent naître. Ici, la forme du livre sert absolument bien …