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Le guide cadeau des fileuses partie 1 : idées de livres à offrir

  On va se le dire, choisir un livre pour quelqu’un d’autre n’est pas toujours la tâche la plus simple au monde. À moins que vous ne connaissiez les goûts littéraires de cette personne comme le fond de votre poche ou que celle ci vous ait donné une bien belle liste dans laquelle choisir, il se peut que vous ne sachiez trop quoi offrir. Il est évident que l’intention, le choix même d’offrir un livre, est une belle et noble idée, mais si vous avez tout de même besoin d’un petit coup de main pour choisir, ne vous en faites plus, les fileuses ne manquent certainement pas d’idées. Marie-Hélène conseille les zines féministe Guédailles, tome 1 et 2. Elle a d’ailleurs écrit un article sur le premier tome et y a aussi collaboré. Camille conseille le roman Wonder de R.J Pallacio. Wonder pour les jeunes genre 9-10 ans et même ados! Très bon pour sensibiliser à l’intimidation. Même pour les adultes c’est une lecture agréable. Marika conseille Rat Queens tome 1 & 2. Pour tous …

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L’éloge de ma fragilité

tomber en amour marcher différemment l’odeur accentuée d’un carnet tout neuf y consigner une suite de pulsions inévitables regarder tout et tout le monde pour la première fois cette curiosité primitive du corps qui bat la chamade   Voilà ce qui se passe certaines fois, lorsqu’un livre se présente à nous. Voilà ce qui est arrivé, pour moi, quand j’ai ouvert Éloge de la fragilité, un essai de Pierre Bertrand. Et maintenant, je garde cap sur une vie qui s’ouvre avec une merveilleuse lucidité. Ma fragilité est géante ! Pierre Bertrand est né à Montréal en 1946. Titulaire d’un doctorat en philosophie des universités Paris-I et Paris-VIII, il enseigne depuis trente-cinq ans au collège Édouard-Montpetit, à Longueuil. […] Quelle place occupons-nous au sein du cosmos qui nous compose et que nous participons à composer? Dans cet essai qui est aussi une méditation sur l’écriture, le philosophe observe les failles et les défaillances de l’homme, ses limites, ses faiblesses, ses fragilités; autant de facteurs actifs et nécessaires à l’élan de toute création[…]. L’envie de répondre Dès …

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Le silence pour mieux (s)’entendre

J’en ai parlé brièvement dans l’introduction de mon article sur Une année à la campagne de Sue Hubbell, mais je ressens vraiment comme un besoin, parfois, de me retrouver dans le silence. Pas de bruits ambiants, que ce soit venant de mon cellulaire, de la télévision, des gens autour. Du gros silence qui emplit les oreilles comme aucun son n’arrive vraiment à le faire. Même si je suis consciente que le silence est presque impossible de nos jours et surtout à Montréal, il y a des moments où me retrouver dans le silence me réconforte et me revigore comme peu de choses le peuvent. C’est donc en lisant un article dans La Presse dans le métro en allant porter des coffrets littéraires à la Librairie de Verdun, entourée de gens et dans un environnement tout sauf silencieux, que je suis tombée sur un article qui parlait de ce livre, Un peu de silence dans cette ère si bruyante. Écrit par le Norvégien et aventurier, Erling Kagge, cet essai propose 33 chapitres pour répondre à une question …

Nos suggestions d’essais québécois pour le mois de novembre du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un essai? «L’essai est un texte qui propose une réflexion, il expose, analyse. Il se distingue aussi du traité scientifique ou de vulgarisation : le savant y reste dans le cadre de ce qu’il a étudié. L’essayiste, lui, s’interroge même sur des sujets qui se situent hors de sa spécialité.» – Jaimelefrançais.org Je vous l’avoue, je ne suis pas portée à me procurer ou à lire des essais. Cependant, avec le temps, j’essaie de varier mes lectures, c’est pourquoi j’essaie de lire de plus en plus d’essais féministes. Les suggestions / lectures des fileuses :  Je compte lire Tenir tête de Gabriel Nadeau-Dubois, tout simplement parce que ça fait des années qu’il est dans ma bibliothèque. Andréanne Lauzon conseille Les libéraux n’aiment pas les femmes, Aurélie Lanctôt/ Maternité, la face cachée du sexisme, Marilyse Hamelin/ Dans l’oeil du pigeon, Luc-Alain Giraldeau Stephanie Pronovost conseille le recueil d’essais Fuck le monde, de Simon-Pierre Beaudet Louba-Christina Michel conseille la série des documents de Nouveau projet. Roxanne Kègle Demers propose, pour une introduction aux notions de consommation responsable : Acheter …

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Mots d’amour (philosophiques) pour animaux

Devrais-je cesser de manger de la viande? Devrais-je aussi éliminer de mon alimentation le poisson, le lait et le miel? Que faire de mes souliers en cuir? Est-ce une bonne idée d’imposer mon mode de vie à un animal de compagnie? Devrais-je considérer les bêtes comme mes égales? Si vous remettez en question votre rapport avec les « confrères » du règne animal, je vous suggère de lire Lettre ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment) de Frédéric Lenoir. Même les véganes les plus convaincus y trouveront leur compte, car le philosophe, sociologue et auteur entraîne la réflexion sur plusieurs plans et à différents niveaux. Chérir Brutus le chien et Pixel le chat, mais se nourrir — et forcément engendrer la souffrance — d’un bœuf ou d’un poulet anonyme? Voici la schizophrénie morale abordée dans la dernière publication du militant pour les droits des animaux Frédéric Lenoir. Le prolifique auteur fait le tour des grandes questions philosophiques portant sur la protection des bêtes. Il ratisse large : ses réflexions sont à la fois ethnologiques, théologiques, rhétoriques et …

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Le sexe selon Boucar

C’est en tentant de répondre à l’incontournable question « Papa, comment on fait des bébés? » — posée par Anthony, alors âgé de six ans — que Boucar Diouf a décidé d’écrire un spectacle et un livre au sujet de la reproduction humaine. Se basant sur les réactions de ses étudiants en physiologie de la reproduction, l’ex-enseignant remet en question la métaphorique éducation sexuelle du passé et désire mieux outiller les parents qui seront un jour confrontés à la « grande question » : Pour ma part, je suis convaincu qu’on sous-estime l’intelligence des enfants et qu’il faudrait, à partir d’un certain âge, leur dire la vérité sans l’enrober de substantifs enfantins. Si on continue à dire aux enfants que les petits garçons naissent dans les choux et les petites filles dans les roses, il y a de fortes chances qu’à l’âge adulte, ils ne fassent pas la différence entre sexe et jardinage. Aussi préoccupé par la culture du viol, il plaide pour le retour des cours d’éducation sexuelle décomplexés, basés sur « la vérité scientifique, la mesure et le respect » : Si …

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Passion menstrues : le grand mystère des règles vu par Jack Parker

Connaissez-vous Jack Parker, la blogueuse derrière le blogue Passion Menstrues ? Dans ce blogue qui se veut totalement anti-complexes, elle aborde tout ce qui touche aux menstruations. Son but est vraiment de détruire les tabous, les croyances populaires et la honte qui découle (!) des menstruations. Détruire un tabou un mois à la fois…  Depuis 2015, Jack Parker informe les lectrices sur son blogue et souhaite les décomplexer vis-à-vis de leurs menstruations. Son livre aborde plusieurs questions d’un point de vue féministe qui font réellement comprendre toute l’importance de parler des menstruations avec naturel et simplicité. C’est facile en vieillissant d’oublier les tourments et les complexes que causait le fait d’avoir ses règles. Il suffit que je me souvienne de ma phobie de tacher mon pantalon au secondaire ou qu’on entende le plastique de ma serviette sanitaire lorsque je la changeais dans les toilettes publiques pour me souvenir que oui, il existe une sorte de honte dans notre société à être menstruée. Il faut que cela reste caché et ce, même entre filles. Pensons aux …

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Planète végane : pour le grand bien de la planète, des animaux & de nous-même

Dernièrement, je répondais à la question Quels sont tes 5 livres les plus marquants ? Or, je pense que si l’on m’avait posé la question après avoir lu Planète végane, il aura fait partie de ce top. Ce livre est apparu un peu par hasard, suite à un courriel de Hachette, entre mes mains, mais surtout, il est arrivé au bon moment. L’an dernier, j’avais aussi commencé ma réflexion concernant mon mode de vie et mon assiette, mais il faut croire que je n’étais pas encore tout à fait prête. Planète végane est donc arrivé au moment idéal. N’est-ce pas ce que font tous les livres qui nous marquent à jamais ? Je ne suis pas (encore) végane, j’ai toutefois fait beaucoup de changements dans mon mode de vie, mes croyances bien ancrées et dans mes placards dans les derniers mois, en devenant végétarienne par exemple, et je dois dire que Planète Végane m’a guidée et m’a fait cheminer dans ma réflexion. Je ne crois pas qu’il faut être végane pour apprécier cette lecture, ni …

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J’aurais voulu qu’on me parle de maternité multiple, dans Les Tranchées de Fanny Britt

Les tranchées évoquent la guerre, les combats, les bons et les mauvais jours, les victoires et les défaites. Quand j’ai commencé ce livre de Fanny Britt (autrice très appréciée chez Le Fil Rouge!), j’avais très hâte d’apprendre ce qu’elle avait à me dire sur la maternité. Honnêtement, mes attentes étaient très élevées, ce qui explique peut-être pourquoi j’ai fini ma lecture avec un fort sentiment d’insatisfaction. J’avais l’impression d’être devant quelque chose de partiel, comme s’il manquait l’autre côté de la médaille. Je n’ai pas été déçue par la qualité de l’écriture de Fanny Britt ou par les idées qu’elle élabore au travers des histoires, témoignages et discussions. L’angle d’approche qu’elle aborde est généralement bien développé et défendu. Mais voilà, pour moi, le problème résidait justement dans le fait qu’il y a seulement une partie de l’expérience de la maternité, plutôt sombre d’ailleurs, qui était présentée. Elle voulait parler d’ambiguïté dans la maternité, tenter de décloisonner le rôle de mère et de rejeter les étiquettes qui sont parfois contraignantes et angoissantes. C’est une démarche qui …

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Être une « bad feminist »

Aimer le rap dont plusieurs chansons dans lesquelles le mot Bitch est utilisé, parfois à outrance. Se surprendre à vouloir écouter des émissions de télé-réalité, des soirées entières. Voilà toutes des activités auxquelles je m’adonne et qui me procurent du plaisir, bien qu’elles viennent souvent de pair avec un vague sentiment de culpabilité. Tout en m’y consacrant, je me répète qu’elles ne concordent pas avec l’image que je me fais de moi, qu’elles sont à l’opposé de mes valeurs. Et pourtant, une part de moi aimerait assumer ces goûts, sans aucune gêne. Jusqu’à tout récemment, parler de ce sujet dans un article aurait été pour moi de l’ordre de l’impensable. Et puis il y a eut ma lecture de l’essai Bad feminist de Roxane Gay, que j’aime sans complexe. Dans un style très personnel, proche de la conversation, l’auteure traite de cette impression d’exacerber ses contradictions en aimant certains films, livres ou artistes. En se détachant d’une définition essentialiste du féminisme, Gay décortique la culture populaire tout en revendiquant son titre de Bad Feminist. Ainsi, elle affirme que ses goûts ne …