All posts tagged: Bibliothérapie

Grandir avec les livres

J’ai commencé à lire très jeune. Bien que je ne me rappelle plus le titre du premier roman que j’ai lu (faute d’avoir beaucoup cherché), je me rappelle l’immense satisfaction que j’ai ressentie. Comme l’approche du Fil Rouge le mentionne : «la lecture procure un bien-être et les œuvres littéraires peuvent nous aider à cheminer personnellement.» C’est d’ailleurs depuis plus de 22 printemps que la littérature me permet de me découvrir, en plus d’être devenue une passion incroyable. Dans cet article, je vous raconte mon parcours littéraire en vous révélant les livres qui m’ont le plus marquée jusqu’à maintenant en tant qu’enfant, adolescente et jeune adulte. Enfant Même si je ne lisais pas de romans en 1ere année du primaire, je me rappelle d’un livre au service de garde de l’école que j’aimais bien consulter, et j’en suis certaine, je ne suis pas la seule. Il s’agit d’Arc-en-ciel le plus beau poisson des océans, j’étais éblouie par la beauté du livre, tout en découvrant différentes espèces de la vie marine. Par la suite, vers la deuxième …

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Pinkerton; blâmer la musique des années ’90 pour expliquer ses échecs amoureux

Avant de lire cet article, je vous propose d’écouter cette chanson afin de vous mettre dans l’ambiance :   J’étais jeune, j’avais l’amour douloureux et une de mes activités favorites était de trouver écho à mes sentiments déprimants dans des paroles de chansons. Je faisais des mixtapes avec ma radiocassette; Nirvana, Radiohead, The Used (eh oui, notez que je suis née en 87 et non en 79) et Weezer. Mais pas n’importe quel album de Weezer; Pinkerton, le seul album de leur discographie qu’il est possible de confondre avec le journal intime d’un adolescent désillusionné en peine d’amour. Le conditionnement romantique négatif Je ne fut certainement pas la seule adolescente hyper-émotive à avoir validé ses douloureux sentiments amoureux dans la musique où l’échec et la mélancolie étaient glorifiés. Les personnages de la bande dessinée Pinkerton pensent plus loin que la simple validation des sentiments; ils croient que la musique les a conditionnés à les rendre sentimentalement malheureux. Ils nient leur responsabilité personnelle en mettant la faute sur la musique pop-rock des années ’90, qui par l’entremise de …

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Éloge du « pavé », ou comment lire à l’infini sans que ça soit fini

Quand j’étais jeune, je dévorais les livres à une telle vitesse que si on ne m’avait pas vue les lire, installée soit dans la cuisine, le salon ou ma chambre – je lisais PARTOUT – on aurait pu facilement croire que je ne disais pas la vérité, que je ne les lisais pas vraiment. Mais il a fallu se rendre à l’évidence: malgré mon jeune âge, je passais à travers des livres et des livres, et même si ceux-ci étaient gigantesques. En fait, mes livres préférés étaient justement ces briques volumineuses, souvent de style « fantastique » ou fantasy que je dévorais avidement, et dont Harry Potter, Le seigneur des anneaux, À la croisée des Mondes, Narnia et Les Chevaliers d’Émeraude faisaient partie. Ces temps-ci, à cause des lectures obligatoires, du temps incroyable que je passe devant mon ordinateur à écrire ou lire des textes, ou juste à cause des horaires mélangeant pas toujours harmonieusement les études, le travail et le social, je préfère largement écouter des films, le soir, afin de me changer les …

Bibliothérapie pour coeur en miettes : les choix des fileuses

On a tous déjà eu le coeur brisé (et si non, tant mieux !) C’est jamais facile, même si on en ressort toujours plus fort. Pour mettre un petit baume sur un coeur brisé, il y a toujours la littérature, les livres et leurs mots qui savent ce qu’on ressent sans qu’on le sache parfois nous-même. Ils deviennent un refuge où tout est possible et dans lequel une phrase peut nous happer et nous faire comprendre, nous aider à faire face ou bien simplement nous faire du bien. Nous avons donc demandé aux fileuses quels étaient, selon elles, les livres à lire lors d’une rupture. Marie-Charlotte conseille : Tous les livres de Steve Gagnon (Montagne rouge (sang)), Maxime Olivier Moutier (Marie-Hélène au mois de mars) et Matthieu Simard (La tendresse attendra)   Amélie conseille :  Journal de Julie Delporte, je pense que c’est d’une belle douceur pour les cœurs amochés. Marie-Lou conseille : je pense à Lori Lansens (Un si joli visage). À mon souvenir, le conjoint du personnage principal disparait sans laisser de trace. Dépendante, elle commence …

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Nous avons tous une dépendance

Il existe différents types de dépendances… les petites, les fortes, les dangereuses, les bénignes, celles que l’on cache aux autres, celles contre lesquelles on se bat… Et une addiction, aussi minime soit-elle, peut changer une vie à tout jamais. Surtout si vous en perdez le contrôle. Addiction, cette bande dessinée française, est parue en avril dernier chez Akileos. Je venais tout juste de terminer ma lecture du premier roman de Stéphane Larue, Le plongeur, et le sujet de la dépendance me semblait encore une fois un choix de lecture à explorer. Avec Josep Busquet au scénario et Pedro J. Colombo aux illustrations, Addiction attire le regard par sa première de couverture, une femme nue coincée dans un labyrinthe qui s’effrite. Une métaphore toute bleue de l’addiction, représentative de l’oeuvre, car déjà, l’absence d’issues de l’illustration est flagrante. Chacun sa dépendance La bande dessinée représente la vie de six personnages piégés, dépendants, intoxiqués. Ils ont tous perdu le contrôle de leur addiction, au point où la lecture de l’oeuvre ne nous fait que suivre leur longue descente aux …

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Chroniques d’une anxieuse : À toi, cher monsieur déplacé de la librairie

À toi, cher monsieur déplacé de la librairie, Apparemment que mes sourires et mes bonjours polis t’ont turné on. Apparemment que tu comprends pas que ce ne sont pas des avances. T’as comme pas catché que je fais juste ma job et que ça fait partie de mon travail de te sourire même si j’en n’ai pas envie. Sorry, mais cette journée-là, je t’aurais plus pitché un livre dans face que de te sourire à pleines dents. Mais je faisais ma job. J’étais une femme en train de faire son travail, tu vois. Je n’ai aucunement demandé à ce que tu me considères comme une pièce de viande prise dans son enclos à la caisse. Comme si je n’existais que pour le plaisir de tes yeux. Je ne peux m’empêcher de penser que si j’avais été un homme tu ne m’aurais pas dit des propos déplacés concernant ta libido. Mais pour toi c’était une blague, c’est ce que tu as dit, comme si je m’insurgeais pour rien. C’était juste une blague d’insinuer que malgré tes …

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Aidez Gilbert et Henriette à financer leurs découvertes

Ce n’est un secret pour personne, chez le Fil rouge, on est bien fan de tout ce qui est bande dessinée et roman graphique, surtout quand c’est créé au Québec. Alors j’ai immédiatement été emballée lorsque j’ai entendu parlé du projet Les dépassés, proposé par Gamet Productions, une jeune maison de production établie à Repentigny. De qu’est-c’est? Les dépassés, c’est une bande dessinée imaginée par l’illustratrice Sévrine Dumais qui met en scène Henriette et Gilbert, un couple de personnes âgées qui tentent tant bien que mal de se familiariser avec la technologie d’aujourd’hui. On a tous dans notre entourage une personne (vieille ou moins vieille!) qui éprouve des difficultés avec sa compréhension des réseaux sociaux et des différents appareils électroniques. On sait donc à quel point des mises en scène loufoques peuvent ressortir de ce genre d’anecdotes! Mais en plus d’une BD, Gamet Productions proposera bientôt une websérie où l’on pourra suivre ces deux personnages à travers leurs découvertes et (més)aventures, et c’est Bernard Fortin* qui assurera les rôles de script-éditeur et de consultant artistique. …

L’âme des horloges

L’avenir ressemble beaucoup au passé. Dès la lecture de cette phrase, je me suis dit que ce livre allait répondre à mon besoin de fantaisie. Je croyais me retrouver dans un univers à la Diana Gabaldon, même si je n’en ai jamais lu. Je croyais qu’il allait y avoir des retours en arrière, des voyages dans le futur. Eh bien, ce fut tout le contraire! Pas de quétaineries ou de moments clichés, alors que je tombais en amour avec la bouillonnante Holly, adolescente amoureuse d’un jeune homme adulte dans les années 80. Tout commence par une dispute C’est à la suite d’une chicane avec sa mère que Holly décide de quitter le nid familial. Malheureusement, cette décision amènera plusieurs conséquences. Lors de cette fugue, Holly pensera au passé, lorsqu’elle entendait des voix qui referont alors surface. Ces voix seront appelées plus tard les voix de la radio. Ce qui amènera aussi la disparition mystérieuse de son petit frère. Alors que je croyais continuer d’être sur les traces de Holly, les parties du roman suivantes avancent dans …

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Un retour au bercail qui vire au cauchemar

Les suicidés d’Eau-Claire n’est pas un roman pour la plage. En tout cas, pas si on se fie à l’image traditionnelle d’un roman de plage : léger, rapide à lire et joyeux. Le roman n’est rien de tout ça. Il faut dire qu’il commence par un suicide. Puis, il vous entraîne dans un univers de désespoir pour vous expliquer comment une jeune famille a pu finir par décider de s’enlever la vie tous ensemble, quelques jours avant Noël. Pourtant, même si ce premier livre de l’écrivain Éric Mathieu n’est pas gai, je l’ai bien dévoré sur la plage de Gloucester, dans le Massachusetts. Ses 500 pages sont particulièrement empoignantes. Une fois commencé, je n’avais qu’une envie, avancer de chapitre en chapitre et me plonger de plus en plus dans la noirceur de la vie de ces personnages alors que devant moi s’étendait un des plus beaux paysages de la côte est des États-Unis. Comme quoi, parfois, on lit et on aime des livres qui ne correspondent vraiment pas au contexte qui nous entoure! Les suicidés d’Eau-Claire, …

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Pourquoi lire Marguerite Duras l’été

Vous avez sûrement déjà entendu parler du concept de « lecture d’été ». Généralement, ce sont des lectures légères pour se détendre en profitant du soleil. Rien de compliqué, pas besoin de se torturer les méninges, un livre que l’on peut prendre entre deux saucettes dans la piscine sans jamais vraiment perdre le fil. C’est un concept intéressant, on a tous besoin de mettre notre cerveau à « off » de temps à autre. Toutefois, je vous propose une version un peu différente de la lecture d’été, aujourd’hui, quelque chose de plus immersif : lire du Marguerite Duras en pleine canicule! On s’entend, il n’y a rien de simple et de léger dans un roman de Marguerite Duras. Cependant, ses livres se déroulent très souvent en Indochine française où il fait chaud et humide. Lire un Duras pendant la canicule permet une expérience immersive totale. Il n’y a pas de meilleure façon de comprendre la détresse des personnages qu’en souffrant nous-mêmes de la chaleur au moment de notre lecture. Je ne me suis jamais sentie aussi proche de ces personnages …