All posts tagged: Bibliothérapie

Le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, Lignes de faille, Nancy Huston, Actes sud/Leméac,

Lignes de faille ou avoir 6 ans

Une fiction à quatre voix Je suis retournée plusieurs fois vers la plume de Nancy Huston. Tout comme les fileuses Mari-Anne et Marjorie, je suis complètement envoûtée par cette auteure canadienne qui vit désormais à Paris. Lignes de faille, une incroyable fiction qu’elle a écrit en 2006 et qui lui a valu le prix Femina est un pur bonheur et brille par son originalité. Ce roman que j’avais adoré est tombé entre les mains de ma soeur qui voulait lire quelque chose et qui se fiait à mes conseils… Aussitôt sa lecture achevée, je me suis mise en mode relecture pour découvrir à nouveau cette oeuvre qui m’avait fait chavirer quelques années plus tôt. Ce qui m’a d’abord plu c’est la manière si pertinente qu’elle a de construire un récit. On se trouve plongé dans une sorte de journal intime, où chaque narrateur s’exprime au «je». Ses quatre protagonistes ont une voix, une personnalité et une existence si complète qu’il est difficile de ne pas les imaginer en chair et en os. On les retrouve tous …

Le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, Une bouteille dans la mer de Gaza, Valérie Zenatti, L'École des loisirs, amitié, espoir, conflit israélo-palestinien, désir de réconciliation, histoire qui se déroule dans la bande de Gaza, histoire qui se déroule en Israël, littérature étrangère, livre qui parle de guerre, livre qui parle de paix, Palestine, Israël, bande de Gaza

Une bouteille dans la mer de Gaza: les courriels de l’espoir

Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti est un récit d’une sensibilité à fleur de peau, dépeignant deux personnages mus par un désir de réconciliation malgré l’adversité.  L’auteure y brosse, à travers les yeux de deux jeunes adultes, un portrait du conflit israélo-palestinien, décrivant, par leur correspondance électronique, leur tentative de nouer une relation, de bâtir la paix entre eux deux. C’est en constatant l’ampleur du conflit séparant les personnages que le récit apparaît dans toute sa force, alors que Tal et Naïm nouent une amitié, envers et contre tous. Une histoire qui défie les frontières Une bouteille dans la mer de Gaza, c’est l’histoire de Tal Lévine vivant à Jérusalem qui, à la suite d’un attentat au café au coin de sa rue, décide d’écrire une lettre à un destinataire inconnu dans l’espoir d’établir un dialogue avec quelqu’un hors de son pays. Elle demande alors à son frère Eytan, qui effectue à ce moment-là son service militaire dans la bande de Gaza, de jeter à la mer la bouteille dans laquelle …

Martin Eden, Jack London, Littérature américaine, littérature, le fil rouge, le fil rouge lit, les livres qui font du bien, bibliothérapie

La (véritable) richesse de Martin Eden

J’ai vraiment l’impression de tomber sur des petits trésors cachés quand je rencontre quelqu’un qui a mille et une anecdotes de vie à raconter, un parcours de vie un peu funky. Je trouve les personnes qui ne suivent pas les sentiers battus plus bad ass. Versus quelqu’un de trop sage, de trop rationnel, je trouve ça plate. Dans le roman Martin Eden, on voit comment ces deux personnalités interagissent ensemble, comment ils se confrontent dans leur idées et surtout, où leur parcours de vie les mèneront. Et ça m’a étrangement beaucoup interpellé. Publié en 1909, le classique de la littérature américaine écrit par Jack London, romancier et aventurier, persiste encore à travers les époques puisqu’il est rempli de grandes beautés poétiques et d’inspirantes philosophies de vie toujours si actuelles. *** Début du XXe siècle, États-Unis. Martin Eden, jeune matelot de vingt ans, ne connait rien d’autre que la mer. Au quotidien, cet ouvrier endure les conditions misérables de son dur labeur. Un jour, alors qu’il est invité à partager un souper chez une famille bourgeoise, il tombe …

Le fil rouge, le fil rouge lit, #Lefilrouge, #Lefilrougelit, bibliothérapie, #bibliothérapie, Les livres qui font du bien, Lecture, Jennifer Tremblay, Théâtre, Festival International de Littérature, FIL, Littérature québécoise, La liste, évènement, soirée littéraire.

Une lecture envoutante de La liste de Jennifer Tremblay au FIL

C’est à la petite salle Claude-Léveillée de la Place des Arts que je me suis retrouvée, pendant le Festival international de littérature, pour la lecture de la pièce La liste de Jennifer Tremblay. Le titre m’était familier pour l’avoir entendu ici et là – l’oeuvre, publiée en 2008, a en effet reçu plusieurs prix et s’est distinguée dès sa sortie -, mais sans plus, et c’est donc principalement la curiosité qui m’a poussé à m’y rendre. Je n’avais aussi jamais assisté à des lectures publiques d’œuvres comme je m’apprêtais à le faire. Je m’installe discrètement dans la salle. Les gens qui m’entourent, je le remarque rapidement, sont pour la plupart des proches de l’autrice. Il y a ses amies et amis, des collègues, le traducteur et la traductrice de son oeuvre en anglais et en espagnol, sa famille, ses fils, son éditeur, des critiques, d’autres auteurs et autrices, etc. Je me sens au sein d’une grande famille dans laquelle tout le monde se connaît. L’atmosphère est chaleureuse et la salle, intime, s’y prête parfaitement. L’oeuvre …

bibliothérapie, café chez l'éditeur, le fil rouge, le fil rouge lit, les livres qui font du bien, livre, lecture, café littéraire, lecture publique, les intimistes, collectif, littéraire, soirée littéraire, histoire d'été,

Soirée littéraire en compagnie du collectif Les Intimistes

Pour la rentrée et le début de l’automne, le collectif Les Intimistes – composé uniquement de comédiennes – a convié Le fil rouge à leur onzième prestation de lecture publique au café littéraire Chez l’Éditeur, à Montréal. Ce onzième chapitre explorait les histoires d’été en long et en large, en passant du premier amour de vacances aux voyages mémorables en Europe. Chacune des sept intimistes ont partagé sur scène un récit d’autofiction, touchant de près ou de loin à la saison estivale, dans une ambiance chaleureuse et détendue. Je suis allée à cette soirée littéraire sans trop savoir à quoi m’attendre, n’étant jamais allée à une soirée de ce genre, mais j’ai été agréablement surprise. Le sujet des histoires d’été a été abordé de toutes sortes de manières différentes et je n’y ai ressenti aucune redondance. Une a raconté son besoin de «devenir femme» à 18 ans, une autre a parlé de son expérience de psychotrope avec de l’ayahuasca – une boisson hallucinogène d’Amérique du Sud -, une autre, de sa recherche de reconnaissance perpétuelle en ne se donnant pas une seconde …

Le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, L’Esprit du Camp, Axelle Lenoir, Michel Falardeau, Cab, Studio Lounak, Bande dessinée, lecture d’été, camp de vacance, nostalgie, amitié, mystère

Mystères et souvenirs de jeunesse

L’automne est de retour et pour être franche, l’été torride que nous venons de traverser ne me manque pas du tout! Par contre, je me surprends à m’ennuyer de mes étés de jeunesse, quand j’attendais avec impatience le moment où mes parents me déposeraient pour une semaine au camp Baseley. C’est probablement parce que je viens de terminer ma lecture du deuxième tome de L’Esprit du Camp. Les artistes Axelle Lenoir et Caroline Breault nous ont offert dernièrement la conclusion de ce diptyque. L’histoire se déroule en 1994 dans une colonie de vacances près du petit village de Dégelis. L’héroïne, Élodie, se voit forcée par sa mère de passer son été comme monitrice au camp du Lac à l’Ours. Elle se retrouve ainsi à devoir gérer une troupe de campeuses rousses diaboliques et prouver à ses collègues qu’elle peut survivre à cet été d’enfer. Elle se noue d’amitié avec une monitrice, Catherine a.k.a. Miss Perfection, et découvre qu’une terrible créature semble menacer leur sécurité. Un récit intrigant agrémenté par les magnifiques illustrations d’Axelle et la touche colorée …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, margaret atwood, captive, dominique fortier, les villes de papier, le meilleur dernier roman, claude la charité, michel tremblay, anne hébert, réjean ducharme, réflexions littéraires, liens entre les livres, connexion entre les livres

Une ficelle qui relie tous les livres

L’autre jour, je lisais Captive de Margaret Atwood et j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de citations d’auteurs en début de chapitres. Celles qui ont davantage attiré mon attention étaient d’Emily Dickinson. Pourquoi? Parce qu’une de mes récentes lectures portait sur sa vie, Les villes de papier de Dominique Fortier (vous pouvez d’ailleurs lire ici mon article au sujet de cette œuvre remarquable). Je me disais : quelle coïncidence! Captive était dans ma bibliothèque depuis plus de six mois mais j’ai choisi par hasard de le lire tout juste après avoir lu un livre sur la poète. La révélation Je me suis rappelé une phrase frappante que m’a déjà dite une amie : tous les livres sont liés entre eux. À cette époque, je lisais très peu et je ne savais jamais quoi choisir comme lecture. Cette amie m’avait répondu qu’elle en avait trop à lire et que chaque livre la menait vers un autre… J’étais restée figée sur place, me demandant si c’était vrai. Puis, j’ai commencé à lire un roman qu’elle m’avait recommandé qui, par …

Bibliothérapie, Scholastic, Circonflexe, École des loisirs, Le chien de la bibliothèque, Chloé et sa copine de lecture, Lisa Papp, Frisson l'écureuil, Mélanie Watt, Plus noir que la nuit, les frères Fan, Chris Hadfield, Je veux pas aller à la piscine, Stephanie Blake, Le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, les livres qui font du bien, littérature, livres, littérature jeunesse, jeunesse, album jeunesse,

Les peurs : 4 albums jeunesse pour les aborder en toute simplicité

Cet été, un de mes plus grands rêves s’est enfin réalisé : travailler dans une bibliothèque (la plus belle à part de t’ça!). J’étais aux anges, je touchais le ciel de mes longs bras et des palpitations de bonheur m’ont parcourue toute entière lorsque mes collègues m’ont demandé d’élaborer une heure du conte. Imaginez la joie : quand j’étais petite, j’adorais aller aux heures du conte et, maintenant, c’est moi qui allais les faire! Wô. J’étais libre de choisir les livres, la thématique et la formule. Toutefois, malgré cette latitude, je ne vous cacherai pas que l’angoisse me tenaillait juste à imaginer un groupe d’enfants, leurs yeux rivés sur moi, mes mains tremblantes tenant un livre et ma voix chevrotante incapable de lire comme du monde. J’étais terrorisée à échouer ce rêve tant désiré. Un éclair de génie m’a alors traversé : pourquoi ne pas faire une heure du conte sur les peurs? Lire des albums jeunesse qui abordent toutes sortes d’angoisses pendant que je tente de vaincre l’anxiété de prendre parole devant un groupe …

lecture, livres, le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, best seller, Kevin Kwan, Crazy Rich Asians, adaptation cinématographique, littérature étrangère

Crazy Rich Asians, le livre que j’attendais

D’abord, laissez-moi vous raconter un peu mon histoire. Je suis née en Chine, puis j’ai été adoptée par un couple de Québécois alors que je n’avais que six mois. J’ai grandi à la campagne, puis en banlieue de Montréal, avant d’aménager dans la métropole il y a de cela déjà quelques années. J’ai donc grandi dans un milieu plutôt occidental, sans toutefois renier ou nier mes origines que représentent mon physique. D’ailleurs, je me faisais rappeler assez fréquemment mes origines, que ce soit lorsqu’un inconnu me félicitait pour mon aisance en français ou encore lorsque quelqu’un me lance un Ni Hao!  ou encore Konichiwa! dans la rue, qu’il soit bien intentionné ou non. J’avoue que c’était parfois difficile de grandir ainsi, entre deux cultures. Pas 100% occidentale, pas 100% orientale. Lorsque j’ai vu le titre Crazy Rich Asians dans la liste des films attendus en 2018, je me suis sentie interpellée. Après une recherche rapide, j’ai découvert qu’il s’agit du premier roman de la trilogie, écrit par Kevin Kwan et publié pour la première fois en 2013. Je l’ai donc …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, 24h/24 La nuit se lève, Héliotrope, Véronique Dassas, Marie-Reine Mattera, Emmanuel Joly, photographies, littérature québécoise, vie nocturne, Montréal la nuit

Habiter la nuit

Jusqu’à 24h/24 La nuit se lève, je n’avais jamais lu de documentaire de ma vie. Cependant, j’affectionne la photo surtout lorsqu’on la retrouve contextualisée dans les pages d’un livre, et la thématique de la nuit m’a charmée avant même d’ouvrir l’ouvrage. Aussi, depuis ma lecture du roman de Martine Delvaux sur l’œuvre de Nan Golding la photographe, j’ai développé un intérêt pour les mélanges photos-textes et surtout pour les idées inédites qui en ressortent. Dénicher 24h/24 La nuit se lève, et en être ravie Donc, c’est en fouillant sur le site web d’Héliotrope, la maison d’édition, que je suis tombée sur cette pièce extraordinaire – dans le sens littéral du terme qui sort de l’ordinaire -, dans la section Beaux livres. Et en effet, lorsque je l’ai sorti de son rayon à la bibliothèque, le livre m’a rappelé qu’il n’est pas comme les autres : il est énorme… et c’est bien ainsi. Cela rend hommage au travail photographique de Marie-Reine Mattera et d’Emmanuel Joly. Ces deux photographes qui ont appris en France, mais qui sont bien connus …