All posts tagged: Montréal

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Puis nous nous sommes perdus de vue, histoires du grand-père que je n’ai pas eu

En mettant la main sur Puis nous nous sommes perdus de vue, j’ai tout de suite été charmée par la forme que prend ce court livre de 160 pages. Publié en 2017 aux Éditions de la Pleine Lune, ce recueil de nouvelles nous plonge dans les souvenirs de l’auteur, Donald Alarie. Cet auteur, né à Montréal, n’en est pas à son premier ouvrage, il a même reçu le prix de la création artistique du CALQ en 2006 pour l’ensemble de son œuvre. Les gens, l’âme de Montréal, le cœur du livre Dès les premières pages, nous sommes plongés dans un Montréal ouvrier, à cheval entre la tradition et le renouveau. Une époque encore exempte de technologie, de réseaux sociaux et de mondialisation. Je ne peux m’empêcher de rattacher cette époque à celle décrite maintes fois par Michel Tremblay. On y retrouve le même type d’atmosphère; nostalgique et d’une grande simplicité. Tout au long des 28 chapitres, Donald Alarie nous raconte sa vie, à travers une série de rencontres. Depuis sa plus tendre enfance, chaque chapitre se …

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375e de Montréal : Découvrir Ahuntsic

Il y a un peu plus de deux ans, j’ai quitté le nid familial, ou plutôt, mes nids familiaux. J’ai suivi mon copain qui déménageait en appartement. On a trouvé l’appartement parfait sur Kijiji, on l’a visité, on a supplié le proprio d’accepter notre chien, et l’affaire était réglée en moins de deux jours. Ma première chasse à l’appartement fut un vrai succès. Nous logeons donc depuis août 2015 dans un grand 3 ½ sur la rue Prieur à Montréal. La rentrée 2015 s’est donc caractérisée par une vague de changements (début de l’université et nouvelle demeure), qui bien que me réjouissant, m’a bouleversée. Même si j’étais heureuse de devenir plus indépendante, j’aurais pu habiter chez mes parents quelques années de plus sans problème. Il m’a fallu un bon 6 mois pour trouver une routine adéquate « école, épicerie, devoirs, ménage, vie sociale » avant de me sentir réellement chez moi. Le quartier que nous avons choisi, Ahuntsic, a certainement participé à créer un environnement agréable afin de devenir un endroit où je me sens …

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Que reste-t-il du Plateau-Mont-Royal dans la littérature actuelle?

L’histoire littéraire du Plateau-Mont-Royal est assez simple à aborder. Il faut inévitablement commencer par visiter les univers de Michel Tremblay, de Mordecai Richler ou de Dany Laferrière, qui ont habité et écrit le quartier. Ces Grands ont marqué les lieux et la littérature en campant leurs œuvres principales sur le « Plateau ouvrier » des années 40-60, sur le « Plateau juif » de la même époque ou encore sur le « Plateau de l’immigrant » des années 70. On peut aussi continuer la visite en faisant un détour par l’œuvre de Nelligan et de Miron, d’illustres résidents de l’arrondissement. À quoi ressemble le Plateau-Mont-Royal contemporain, dans la littérature? À l’ombre de ceux cités précédemment, quels auteurs le mettent en scène? Quels écrivains le vivent, s’en inspirent et l’animent, aujourd’hui? Voici un petit résumé de mes découvertes sur cet arrondissement de Montréal, très riche au point de vue littéraire, culturel et historique. Commençons cet humble article de « géolittérature » en délimitant le territoire exploré. J’ai choisi de me pencher sur l’ensemble de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, ce quadrilatère appuyé sur le flanc est de la …

Club de lecture Le fil rouge : Phototaxie

Mardi soir, le 19 septembre. Pour notre première séance de l’automne, on se retrouve au café Saint-Henri, sur Émery, près de l’UQAM et, comme à chaque début de session, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Est-ce que la discussion coulera facilement? Faudra-il guider les lectrices? Chaque groupe est différent. Par contre, une chose ne change pas : nous avons toujours bien hâte de faire la rencontre de nouveaux visages et de retrouver les participantes qui se sont réinscrites. Comme à l’habitude, on commence par un tour de table avant de plonger directement dans le roman choisi. Ce mois-ci, nous avons lu Phototaxie de Olivia Tapiero. À chaque fois, on débute la session avec une question générale, toujours la même : Comment avez-vous trouvé votre lecture? Déjà-là, on voit qu’il y a un flou, une incertitude. Tout le monde, Martine et moi comprises, se demande si nous avons assez compris pour apprécier… Personne ne semble trop savoir quoi en dire! Mais avec quoi allons-nous meubler l’heure et demie de rencontre sans avoir compris le …

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Je voudrais qu’on m’efface : on ne choisit pas sa famille

Le 12 août passé a eu lieu la journée « j’achète un livre québécois ». J’en ai donc profité après le travail pour me réfugier en librairie, histoire de participer à cet événement initié par Patrice Cazeault et Amélie Dubé, il y a quatre ans. Mon choix s’est arrêté sur deux œuvres québécoises, Filles de Marie Darsigny et Je voudrais qu’on m’efface d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Je voudrais qu’on m’efface est le premier roman de l’auteure de La femme qui fuit, que tout le monde a adoré (je n’ai pas encore rencontré à ce jour quelqu’un qui n’a pas aimé ce livre). Ayant moi-même été particulièrement touchée par la lecture de ce dernier, je me suis rapidement emparée de sa première œuvre littéraire et l’ai lue en quelques jours seulement. Une complicité non assumée De sa petite taille de 145 pages, le livre a la capacité de faire chavirer le lecteur dans diverses émotions fortes qui brûlent en dedans. L’auteure dresse le portrait triste mais juste de trois familles qui vivent dans la misère et la pauvreté d’un immeuble résidentiel, à …

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Les fileuses conseillent : quoi faire durant le FIL

Il y a quelques semaines, j’ai assisté avec Marjorie, au Lion d’or, au dévoilement de la programmation du Festival International de la Littérature et nous avons passé une super matinée.  La programmation de ce festival, lequel porte presque le même nom que nous, est vraiment intéressante cette année. Il n’y a aucun doute que nous irons à plusieurs de ces événements/activités et on vous invite à le faire vous aussi! Le FIL est un festival nécessaire et important qui nous rejoint totalement pour ses valeurs et sa mission.  Le festival se déroule du 22 septembre au 1er octobre 2017. Voici donc quelques suggestions d’événements : L’une & l’autre Vendredi 22 septembre – 20h/Théâtre Outremont « L’une a publié 7 romans, l’autre a enregistré 7 albums. L’une a rencontré un large succès critique et public, l’autre aussi. L’une est brune, l’autre est blonde. L’une est droitière, l’autre est gauchère. L’une avait envie de partager un moment avec l’autre, que leurs voix et leurs univers se mêlent. L’autre a dit oui. Delphine de Vigan est l’une, la Grande Sophie …

Nos clubs de lectures sont maintenant ouverts !

Vous arrive-t-il de lire un livre et d’avoir envie d’en discuter avec d’autres personnes, sans pouvoir trouver de passionné-es des livres autour de vous pour le faire ? Le club de lecture le Fil Rouge comblera donc vos désirs de discuter de vos lectures, et ce avec d’autres gens qui vous ressemblent et qui manifestent l’amour des livres. L’idée de créer un petit parcours de cafés indépendants vient de notre passion un peu trop débordante pour la découverte de nouveaux cafés. Ainsi est née l’idée de conjuguer café et livres, un combo gagnant non ? (et si vous n’aimez pas le café, sachez que vous pouvez aussi prendre du thé, un smoothie, un jus, bref ce que vous désirez boire lors des rencontres ;)) Pour notre session d’automne, on vous offre 6 options différentes pour combler le plus de gens possible. En plus de nos deux clubs à Montréal, le mardi soir et le samedi matin, nous offrirons aussi une seconde session de notre club à thématique féministe, le dimanche après-midi. De plus, trois nouveaux …

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Ma sœur chasseresse : l’étrange quête!

Le titre et sa couverture qui en révèlent peu m’ont intriguée. Ma sœur chasseresse, deuxième roman écrit par Philippe Arseneault, est publié sous Québec Amérique et est sorti en février 2017. Mise en contexte Il s’agit de Roé Léry, un auteur originaire de La Tuque, qui vit à Pékin depuis 14 ans et qui y exerce le métier de professeur de droit. Il partage sa vie avec Meng Wu, celle qui lui rachetait cette vie dont il était peu friand à la base. En court séjour seul au Québec pour faire la promotion de son roman et aussi dire un dernier au revoir en bonne et due forme à un camarade de classe qui s’est tué, il était maintenant confronté à tout ce qui l’horripile de ce peuple de qui il se dissocie, et ce pourquoi il l’a déserté. Ce sera d’ailleurs le nerf de la guerre du personnage. Bien qu’il soutienne qu’un Montréalais est quelqu’un que le multiculturalisme a perfectionné moralement, de par la présence d’une constante mixité culturelle, les Canadiens français sont réellement …

L’amour contre tous

Eva et Ruda sont deux jeunes amoureux. Ils s’aiment passionnément et leurs parents acceptent leur amour malgré leur différence d’âge. Le seul problème est qu’ils sont amoureux à une période de l’histoire où on ne peut célébrer leur amour à sa juste valeur. Cet amour sera cependant leur plus grande force dans les épreuves qu’ils devront vivre. Eva et Ruda n’est pas un roman, mais plutôt un journal à quatre mains. Alors qu’originalement le livre est écrit en deux parties, pour sa première traduction française les éditeurs ont trouvé pertinent de changer de personnes entre chaque chapitre, ce qui me permettait de suivre leur parcours au même rythme. La première traduction française a été faite par une maison d’édition québécoise, car après la guerre Eva et Ruda sont venus habiter et terminer leurs jours à Montréal! Plus qu’une histoire d’amour Eva et Ruda se sont aimés lors de la Seconde Guerre mondiale, en fait juste avant qu’elle éclate. Je ne peux toujours pas l’expliquer, mais je reste captivée par les histoires qui se déroulent lors …

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Le deuil tardif des camélias: jeunesse désabusée

C’est le joli visuel du roman Le deuil tardif des camélias qui a attiré mon attention au premier abord. Il ne manquait plus que je prenne connaissance que l’auteur était Daniel Leblanc-Poirier, dont j’avais apprécié la plume dans son recueil de poésie Le naufrage des colibris, pour me convaincre de le lire. L’histoire Le roman nous présente la vie d’Étienne et Laurent, deux amis et colocataires partis de Gatineau Beach pour venir étudier (en théorie plus qu’en pratique) à Montréal. Par la voix d’Étienne, nous les suivons dans le désordre tumultueux de ce moment de leur vie, comme suspendu, entre l’adolescence et l’âge adulte. L’histoire tournant autour de la relation toxique que Laurent entretient avec Florence nous trace le portrait d’une génération désillusionnée, d’une bande d’amis, d’amoureux, d’ex-amoureux et d’amants. Amitié, amour, ruptures, infidélité, deuils, drogues, trahison, manipulation : à première vue, rien de jamais vu. Vous vous demandez ce qui m’a plu à lire les (més)aventures de presqu’adultes agissant comme s’il n’y avait pas de lendemain? J’y ai reconnu, en partie, ma génération, fin vingtaine-début …