All posts tagged: Montréal

L’amour contre tous

Eva et Ruda sont deux jeunes amoureux. Ils s’aiment passionnément et leurs parents acceptent leur amour malgré leur différence d’âge. Le seul problème est qu’ils sont amoureux à une période de l’histoire où on ne peut célébrer leur amour à sa juste valeur. Cet amour sera cependant leur plus grande force dans les épreuves qu’ils devront vivre. Eva et Ruda n’est pas un roman, mais plutôt un journal à quatre mains. Alors qu’originalement le livre est écrit en deux parties, pour sa première traduction française les éditeurs ont trouvé pertinent de changer de personnes entre chaque chapitre, ce qui me permettait de suivre leur parcours au même rythme. La première traduction française a été faite par une maison d’édition québécoise, car après la guerre Eva et Ruda sont venus habiter et terminer leurs jours à Montréal! Plus qu’une histoire d’amour Eva et Ruda se sont aimés lors de la Seconde Guerre mondiale, en fait juste avant qu’elle éclate. Je ne peux toujours pas l’expliquer, mais je reste captivée par les histoires qui se déroulent lors …

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Le deuil tardif des camélias: jeunesse désabusée

C’est le joli visuel du roman Le deuil tardif des camélias qui a attiré mon attention au premier abord. Il ne manquait plus que je prenne connaissance que l’auteur était Daniel Leblanc-Poirier, dont j’avais apprécié la plume dans son recueil de poésie Le naufrage des colibris, pour me convaincre de le lire. L’histoire Le roman nous présente la vie d’Étienne et Laurent, deux amis et colocataires partis de Gatineau Beach pour venir étudier (en théorie plus qu’en pratique) à Montréal. Par la voix d’Étienne, nous les suivons dans le désordre tumultueux de ce moment de leur vie, comme suspendu, entre l’adolescence et l’âge adulte. L’histoire tournant autour de la relation toxique que Laurent entretient avec Florence nous trace le portrait d’une génération désillusionnée, d’une bande d’amis, d’amoureux, d’ex-amoureux et d’amants. Amitié, amour, ruptures, infidélité, deuils, drogues, trahison, manipulation : à première vue, rien de jamais vu. Vous vous demandez ce qui m’a plu à lire les (més)aventures de presqu’adultes agissant comme s’il n’y avait pas de lendemain? J’y ai reconnu, en partie, ma génération, fin vingtaine-début …

Montréal, tu es magnifique !

À l’occasion du 375e de Montréal, j’ai décidé de me plonger dans le recueil d’histoires que Portait de Montréal proposait, et franchement quelle façon magnifique de tomber en amour avec cette ville encore plus. Je ne suis pas née à Montréal, je suis une petite fille de la banlieue, mais j’ai toujours été fascinée par cette ville, son histoire, ses gens, sa magnifique mixité, et d’avoir l’impression que de quartier en quartier on voyage, donc naturellement que ce livre m’appelait dès l’instant que je l’ai vu. Si comme moi vous êtes fan de HONY (human of new-york), vous connaissez bien évidemment la page Facebook du même nom. Portrait de Montréal est le penchant montréalais de cette page. Le concept est très simple, un photographe parcourt la ville à la recherche de visages ou d’histoires intéressantes et raconte l’histoire de la personne sur la photo qu’elle a bien voulu lui raconter en retour pour ensuite publier le tout sur Facebook. Le livre Portrait de Montréal est donc un recueil des histoires racontées sur cette page. Dans le livre, on retrouve …

Sauf que j’ai rien dit… Le premier roman de Lily Pinsonneault = une laine réconfortante

Je venais de finir ma dernière session au bac en littérature de l’UQAM, cela devait faire des mois et des mois que je n’avais pas lu un livre par simple plaisir… Bref, mes antidépresseurs (et l’anxiété!!!) m’installaient dans un flou perpétuel et peu agréable qui me paralysait dans mes désirs de lectrice. Si je n’étudiais pas, je dormais. Bref, quand Marjorie – l’une des fondatrices du blogue – m’a offert le premier roman de Lily Pinsonneault pour en faire la critique, j’étais bien heureuse de pouvoir recommencer à lire pour le plaisir, mais aussi nerveuse à l’idée de recommencer à écrire… quelque chose (même si je commence ma maîtrise en création littéraire en septembre!). En un après-midi je refermais le livre : je venais de le terminer. En l’espace de quelques heures, j’avais lu le roman d’une seule traite. Disons que pour un premier roman, Lily Pinsonneault coupe le souffle. Voici ma (petite) critique de son roman Sauf que j’ai rien dit… Deux êtres humains qui s’effleurent à travers le temps. L’histoire (un peu classique, un peu …

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Ville-Marie en deux temps

Montréal est une ruche, constamment bourdonnante et frénétique. Même si New York porte le titre de la ville qui ne dort jamais, Montréal ne ferme pas les deux yeux en même temps. J’ai aménagé dans le quartier Ville-Marie durant l’année de mes 21 ans et j’ai rapidement trouvé un emploi en plein cœur du centre-ville, au centre Eaton. Sans hésiter, j’ai quitté le nid familial, confortablement installé en banlieue, pour plonger tête première dans la vie citadine! L’énergie de Ville-Marie ressemble, selon moi, à ce qui se vit dans les grandes villes comme New York ou Paris. Ce n’est pas un secret pour personne : il y a du trafic en tout temps et la foule est dense. Une symphonie de bruits en tout genre résonne dans les rues : klaxons, rires, bruits de pas, pleurs de bambins, sonneries quelconque… Les gens y sont pressés, entassés comme des sardines sur les trottoirs sales, leurs yeux et leurs oreilles rivés sur l’écran de leur cellulaire. La plus grande particularité, selon moi, c’est qu’on y entend un mélange étrange …

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Entre confidence et humour: Les Intimistes

Les Intimistes Les Intimistes est un collectif interculturel de comédiennes, de femmes talentueuses qui écrivent et jouent leurs propres textes (et parfois ceux des autres). Chaque mois, elles présentent un nouveau chapitre, nous offrant des bribes de leur intimité. J’ai eu le plaisir d’assister aux troisième et quatrième chapitres. Chapitre 3: Des femmes savantes Je me suis rendue au studio de l’Inis avec Martine. En entrant, on nous a demandé d’écrire le pire emploi que nous avions occupé sur un bout de papier et de le mettre dans un chapeau, sans plus explications. Dans le corridor menant à la salle de spectacle, les actrices dégageaient une fébrilité festive. Ce troisième chapitre avait une formule un peu différente des deux premiers, qui mettaient davantage de l’avant les textes intimes des comédiennes. Cette fois-ci, les femmes du collectif ont interprété un collage de textes de nouvelles tirées du recueil Des femmes savantes de Chloé Savoie-Bernard. Leur interprétation des textes était touchante. Elles incarnaient magnifiquement les mots crus et honnêtes de l’œuvre de Savoie-Bernard. Pas de décor, que …

#bibliothérapie : les lectures salvatrices des abonné.e.s instagram (partie 2)

Les hashtags concernant les livres et la lecture gagnent en popularité sur instagram : #lefilrougelit, #littqc, #lecturedumoment, #liretv, #instalecture, #bookstagram, #bookish, etc. Une communauté de lectrices et de lecteurs est bien présente afin d’y partager ses coups de cœur littéraires ou simplement afficher ses lectures pour en discuter avec d’autres amoureux des mots. À la mi-mars, j’ai fait un appel de textes sur instagram : Je suis à la recherche d’utilisateurs instagram qui aimeraient participer à un article sur le blogue littéraire Le fil rouge. Le concept est simple : j’aimerais que vous nous parliez d’une lecture qui fut salvatrice pour vous à un certain moment de votre vie, ou qui vous a fait du bien, tout simplement. Huit grands lecteurs se sont prêtés au jeu : Érika Plante (@Rikalechat), 23 ans, Bachelière en études littéraires, étudiante au deuxième cycle en édition et cat lover  L’Ombre du Vent de Carlos Ruiz Zafón J’ai grandi entre les livres, en me faisant des amis invisibles dans les pages qui tombaient en poussière et dont je porte encore l’odeur sur les …

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Une année noire dans l’est de Montréal

La lecture est au cœur de ma vie depuis toujours. J’ai parfois l’impression que je lisais avant de savoir lire. Lire m’apporte beaucoup de choses intangibles que je peux difficilement décrire. Cela me permet entre autres de passer à travers les différentes épreuves de la vie un peu plus facilement. Mais la lecture peut aussi me faire mal. Surtout lorsque j’arrive à la fin d’un livre qui m’a habitée pendant plusieurs jours. J’arrive même à regretter d’avoir commencé à lire ce bouquin tellement je ressens un vide soudain. Un peu comme si on me forçait à sortir dehors, dans le vent glacial, en plein party, et qu’on me fermait la porte au nez violemment alors que tous mes amis continuaient à s’amuser à l’intérieur. Je voudrais n’être jamais venue. Alors que je me suis attachée à tous ces personnages, que j’ai appris à les connaître, à croire que toutes ces péripéties leur arrivaient, à m’imaginer leur univers aussi clairement que si j’y vivais, ils partent tous d’un coup et me laissent dans ma froide solitude. …

Lettre à Rose Patrie

Ma chère amie, Toi qui m’as accueillie alors que j’étais en terrain inconnu, toi qui m’as accompagnée dans mes longues marches vers une destination mystérieuse, dans cette nouvelle ville que j’essayais d’apprivoiser, sache que je ne t’oublierai jamais. Je me souviendrai de nos déjeuners à L’Entre-Pots, suivis d’une longue marche sur la Promenade Masson, afin de brûler les calories et de terminer les discussions sans fin. Même l’Afternoon tea de La Brume dans mes lunettes ne vient jamais à bout de nous faire taire. Je t’écoute me raconter ton histoire, nostalgique et envoûtante, et tu m’accompagnes dans mes moments d’incertitude et de doute. Il paraît que c’est ça, l’amitié. Je n’oublierai jamais nos après-midi ensemble, au Marché Jean-Talon l’été et au Cinéma Beaubien l’hiver. Incapables de nous quitter, on finit souvent la soirée à l’Isle de Garde, là où la bière est bonne et le rire est de mise. Quand on se sent un peu plus funnées, on se rend au Nacho Libre, obnubilées par les vidéos loufoques qui y jouent en boucle. J’avais toujours …