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Je voudrais qu’on m’efface : on ne choisit pas sa famille

Le 12 août passé a eu lieu la journée « j’achète un livre québécois ». J’en ai donc profité après le travail pour me réfugier en librairie, histoire de participer à cet événement initié par Patrice Cazeault et Amélie Dubé, il y a quatre ans. Mon choix s’est arrêté sur deux œuvres québécoises, Filles de Marie Darsigny et Je voudrais qu’on m’efface d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Je voudrais qu’on m’efface est le premier roman de l’auteure de La femme qui fuit, que tout le monde a adoré (je n’ai pas encore rencontré à ce jour quelqu’un qui n’a pas aimé ce livre). Ayant moi-même été particulièrement touchée par la lecture de ce dernier, je me suis rapidement emparée de sa première œuvre littéraire et l’ai lue en quelques jours seulement. Une complicité non assumée De sa petite taille de 145 pages, le livre a la capacité de faire chavirer le lecteur dans diverses émotions fortes qui brûlent en dedans. L’auteure dresse le portrait triste mais juste de trois familles qui vivent dans la misère et la pauvreté d’un immeuble résidentiel, à …

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Les fileuses conseillent : quoi faire durant le FIL

Il y a quelques semaines, j’ai assisté avec Marjorie, au Lion d’or, au dévoilement de la programmation du Festival International de la Littérature et nous avons passé une super matinée.  La programmation de ce festival, lequel porte presque le même nom que nous, est vraiment intéressante cette année. Il n’y a aucun doute que nous irons à plusieurs de ces événements/activités et on vous invite à le faire vous aussi! Le FIL est un festival nécessaire et important qui nous rejoint totalement pour ses valeurs et sa mission.  Le festival se déroule du 22 septembre au 1er octobre 2017. Voici donc quelques suggestions d’événements : L’une & l’autre Vendredi 22 septembre – 20h/Théâtre Outremont « L’une a publié 7 romans, l’autre a enregistré 7 albums. L’une a rencontré un large succès critique et public, l’autre aussi. L’une est brune, l’autre est blonde. L’une est droitière, l’autre est gauchère. L’une avait envie de partager un moment avec l’autre, que leurs voix et leurs univers se mêlent. L’autre a dit oui. Delphine de Vigan est l’une, la Grande Sophie …

Nos clubs de lectures sont maintenant ouverts !

Vous arrive-t-il de lire un livre et d’avoir envie d’en discuter avec d’autres personnes, sans pouvoir trouver de passionné-es des livres autour de vous pour le faire ? Le club de lecture le Fil Rouge comblera donc vos désirs de discuter de vos lectures, et ce avec d’autres gens qui vous ressemblent et qui manifestent l’amour des livres. L’idée de créer un petit parcours de cafés indépendants vient de notre passion un peu trop débordante pour la découverte de nouveaux cafés. Ainsi est née l’idée de conjuguer café et livres, un combo gagnant non ? (et si vous n’aimez pas le café, sachez que vous pouvez aussi prendre du thé, un smoothie, un jus, bref ce que vous désirez boire lors des rencontres ;)) Pour notre session d’automne, on vous offre 6 options différentes pour combler le plus de gens possible. En plus de nos deux clubs à Montréal, le mardi soir et le samedi matin, nous offrirons aussi une seconde session de notre club à thématique féministe, le dimanche après-midi. De plus, trois nouveaux …

Ma soeur chasseresse; Philippe Arseneault; Québec Amérique; Montréal; Chine, Pékin, Littérature québécoise; La Tuque; Quête; Salon de massage;

Ma sœur chasseresse : l’étrange quête!

Le titre et sa couverture qui en révèlent peu m’ont intriguée. Ma sœur chasseresse, deuxième roman écrit par Philippe Arseneault, est publié sous Québec Amérique et est sorti en février 2017. Mise en contexte Il s’agit de Roé Léry, un auteur originaire de La Tuque, qui vit à Pékin depuis 14 ans et qui y exerce le métier de professeur de droit. Il partage sa vie avec Meng Wu, celle qui lui rachetait cette vie dont il était peu friand à la base. En court séjour seul au Québec pour faire la promotion de son roman et aussi dire un dernier au revoir en bonne et due forme à un camarade de classe qui s’est tué, il était maintenant confronté à tout ce qui l’horripile de ce peuple de qui il se dissocie, et ce pourquoi il l’a déserté. Ce sera d’ailleurs le nerf de la guerre du personnage. Bien qu’il soutienne qu’un Montréalais est quelqu’un que le multiculturalisme a perfectionné moralement, de par la présence d’une constante mixité culturelle, les Canadiens français sont réellement …

L’amour contre tous

Eva et Ruda sont deux jeunes amoureux. Ils s’aiment passionnément et leurs parents acceptent leur amour malgré leur différence d’âge. Le seul problème est qu’ils sont amoureux à une période de l’histoire où on ne peut célébrer leur amour à sa juste valeur. Cet amour sera cependant leur plus grande force dans les épreuves qu’ils devront vivre. Eva et Ruda n’est pas un roman, mais plutôt un journal à quatre mains. Alors qu’originalement le livre est écrit en deux parties, pour sa première traduction française les éditeurs ont trouvé pertinent de changer de personnes entre chaque chapitre, ce qui me permettait de suivre leur parcours au même rythme. La première traduction française a été faite par une maison d’édition québécoise, car après la guerre Eva et Ruda sont venus habiter et terminer leurs jours à Montréal! Plus qu’une histoire d’amour Eva et Ruda se sont aimés lors de la Seconde Guerre mondiale, en fait juste avant qu’elle éclate. Je ne peux toujours pas l’expliquer, mais je reste captivée par les histoires qui se déroulent lors …

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Le deuil tardif des camélias: jeunesse désabusée

C’est le joli visuel du roman Le deuil tardif des camélias qui a attiré mon attention au premier abord. Il ne manquait plus que je prenne connaissance que l’auteur était Daniel Leblanc-Poirier, dont j’avais apprécié la plume dans son recueil de poésie Le naufrage des colibris, pour me convaincre de le lire. L’histoire Le roman nous présente la vie d’Étienne et Laurent, deux amis et colocataires partis de Gatineau Beach pour venir étudier (en théorie plus qu’en pratique) à Montréal. Par la voix d’Étienne, nous les suivons dans le désordre tumultueux de ce moment de leur vie, comme suspendu, entre l’adolescence et l’âge adulte. L’histoire tournant autour de la relation toxique que Laurent entretient avec Florence nous trace le portrait d’une génération désillusionnée, d’une bande d’amis, d’amoureux, d’ex-amoureux et d’amants. Amitié, amour, ruptures, infidélité, deuils, drogues, trahison, manipulation : à première vue, rien de jamais vu. Vous vous demandez ce qui m’a plu à lire les (més)aventures de presqu’adultes agissant comme s’il n’y avait pas de lendemain? J’y ai reconnu, en partie, ma génération, fin vingtaine-début …

Montréal, tu es magnifique !

À l’occasion du 375e de Montréal, j’ai décidé de me plonger dans le recueil d’histoires que Portait de Montréal proposait, et franchement quelle façon magnifique de tomber en amour avec cette ville encore plus. Je ne suis pas née à Montréal, je suis une petite fille de la banlieue, mais j’ai toujours été fascinée par cette ville, son histoire, ses gens, sa magnifique mixité, et d’avoir l’impression que de quartier en quartier on voyage, donc naturellement que ce livre m’appelait dès l’instant que je l’ai vu. Si comme moi vous êtes fan de HONY (human of new-york), vous connaissez bien évidemment la page Facebook du même nom. Portrait de Montréal est le penchant montréalais de cette page. Le concept est très simple, un photographe parcourt la ville à la recherche de visages ou d’histoires intéressantes et raconte l’histoire de la personne sur la photo qu’elle a bien voulu lui raconter en retour pour ensuite publier le tout sur Facebook. Le livre Portrait de Montréal est donc un recueil des histoires racontées sur cette page. Dans le livre, on retrouve …

Sauf que j’ai rien dit… Le premier roman de Lily Pinsonneault = une laine réconfortante

Je venais de finir ma dernière session au bac en littérature de l’UQAM, cela devait faire des mois et des mois que je n’avais pas lu un livre par simple plaisir… Bref, mes antidépresseurs (et l’anxiété!!!) m’installaient dans un flou perpétuel et peu agréable qui me paralysait dans mes désirs de lectrice. Si je n’étudiais pas, je dormais. Bref, quand Marjorie – l’une des fondatrices du blogue – m’a offert le premier roman de Lily Pinsonneault pour en faire la critique, j’étais bien heureuse de pouvoir recommencer à lire pour le plaisir, mais aussi nerveuse à l’idée de recommencer à écrire… quelque chose (même si je commence ma maîtrise en création littéraire en septembre!). En un après-midi je refermais le livre : je venais de le terminer. En l’espace de quelques heures, j’avais lu le roman d’une seule traite. Disons que pour un premier roman, Lily Pinsonneault coupe le souffle. Voici ma (petite) critique de son roman Sauf que j’ai rien dit… Deux êtres humains qui s’effleurent à travers le temps. L’histoire (un peu classique, un peu …

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Ville-Marie en deux temps

Montréal est une ruche, constamment bourdonnante et frénétique. Même si New York porte le titre de la ville qui ne dort jamais, Montréal ne ferme pas les deux yeux en même temps. J’ai aménagé dans le quartier Ville-Marie durant l’année de mes 21 ans et j’ai rapidement trouvé un emploi en plein cœur du centre-ville, au centre Eaton. Sans hésiter, j’ai quitté le nid familial, confortablement installé en banlieue, pour plonger tête première dans la vie citadine! L’énergie de Ville-Marie ressemble, selon moi, à ce qui se vit dans les grandes villes comme New York ou Paris. Ce n’est pas un secret pour personne : il y a du trafic en tout temps et la foule est dense. Une symphonie de bruits en tout genre résonne dans les rues : klaxons, rires, bruits de pas, pleurs de bambins, sonneries quelconque… Les gens y sont pressés, entassés comme des sardines sur les trottoirs sales, leurs yeux et leurs oreilles rivés sur l’écran de leur cellulaire. La plus grande particularité, selon moi, c’est qu’on y entend un mélange étrange …