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Matricide de Katherine Raymond : la relation mère-fille au-delà du deuil

Les relations mère-fille représentent un sujet foisonnant dans la littérature, qu’on pense à Borderline de Marie-Sissi Labrèche, à Une femme d’Annie Ernaux, ou à des pièces de théâtre comme Tout comme elle de Louise Dupré.  Avec Matricide, Katherine Raymond s’inscrit dans la lignée de ces autrices qui ont abordé ce sujet avec brio.

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À toutes les femmes d’ici et d’ailleurs

Je me rends toujours à la bibliothèque avec, entre les mains, une liste de livres à me procurer. La plupart du temps, je retourne à la maison avec ma pile de livres, satisfaite de mes trouvailles anticipées. Mais lors de ma dernière visite, je me suis butée à répétition au fâcheux « prêté jusqu’au… ». Ce mot si louable, ce geste si encouragé… ne me faisait guère plaisir dans ce contexte. Je me suis donc résignée et je suis partie à la découverte entre les étalages, sans titre ni auteur en tête. Et parmi toutes les petites richesses qui s’y trouvaient, je suis tombée sur ce livre : Lettres aux femmes d’ici et d’ailleurs. Ce livre collectif regroupe des lettres écrites par des femmes et des hommes d’origines, d’âges et de professions diverses. La particularité de ces lettres, c’est qu’elles sont toutes adressées à une ou des femmes. L’inclusivité et la pluralité En 2017, comment percevez-vous le Québec sur les questions d’inclusivité? L’inclusivité des genres, mais également des différentes cultures? Que connaissez-vous de l’histoire de la laïcité et …

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Quand les filles prennent les armes

Il y a près d’un an, je suis embarquée dans un projet incroyable au sein duquel j’ai rencontré des personnes exceptionnelles. Ce projet donne la parole à des femmes talentueuses qui souhaitent parler de sujets divers en lien avec l’univers geek… Il s’agit du podcast Les Amazones qui est diffusé sur choq.ca. C’est durant l’une des émissions et grâce à la chronique d’une de mes collègues (en écoute libre juste ici) que j’ai découvert l’une de mes plus belles révélations de 2017, à savoir la bande des Rat Queens. Rat Queens est une bande dessinée qui prend la forme, en quelque sorte, d’une partie de Donjons et Dragons. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le fonctionnement des jeux de rôle, il suffit de vous imaginer une troupe de personnages, lesquels détiennent très souvent des capacités extraordinaires dans des domaines spécifiques tels que la magie, le combat, le stratège, à qui on offre des quêtes dangereuses dans lesquelles ils pourront mettre à profit leurs qualités. Dans Rat Queens plus précisément, on met en scène …

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Conte corporel: Le corps des bêtes d’Audrée Wilhelmy

Il était une fois un récit dans lequel il est difficile de plonger. Les phrases débordent, c’est dense, on ne sait pas par quel bout le prendre. Puis, petit à petit, l’univers s’éclaircit, il nous habite et ses personnages nous intriguent. Le corps des bêtes d’Audrée Wilhelmy entre sous notre peau: qu’adviendra-t-il de la famille Borya et de la petite Mie, 12 ans, qui veut que son oncle Osip lui montre «comment on fait le sexe des humains»? De sa mère, Noé, qui demeure dans la cabane, loin d’eux et du phare? Que fera ce clan qui habite à 8 heures du village le plus près? Le corps (brut) des femmes L’histoire est parfois difficile; les deux frères du clan, Osip et Sevastian-Benedikt, «prennent» Noé quand ça leur plaît, comme un objet qui ne sert qu’à satisfaire leur appétit sexuel. De ces relations sans consentement sont nés trois enfants, dont Mie, l’aînée. Noé devient le corps d’une bête, comme ceux qu’emprunte Mie. Car la dimension de conte entre en jeu ici, quand la petite fille nous …

Club de lecture : L’autre moitié du soleil

Dimanche 22 octobre 2017 Pour une seconde fois en 24 heures, nous nous retrouvons au café Chez l’Éditeur. C’est toujours un plaisir de nous retrouver dans ce café lumineux, entouré de livres, sur cette grande table de bois autour de laquelle les discussions coulent de soi. Cette fois-ci, pour notre seconde séance de notre club féministe, nous sommes en effectif réduit, à quatre autour de la table et nous nous demandons bien comment nous allons meubler notre temps. En plus, les deux participantes n’ont pas terminé le livre du mois. C’est des choses qui arrivent, surtout lorsqu’on donne à lire un livre de 660 pages tel que L’autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie. On profite du petit groupe pour se payer la traite avec les plus gros breuvages chauds possible, parfait pour la clémente température d’automne. On se rappelle qu’en septembre, lors de notre première rencontre, on était en pleine canicule. Considérant les lectures non terminées nous décidons de changer notre première question habituelle — qu’en avez vous pensez? – pour comprendre ce qui …

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Nous sommes belles, avec ou sans cheveux : « D’où je me trouve » d’Alexandra Gendron-Deslandes

J’ai la même coupe de cheveux depuis des années. Ma tentative de les faire pousser est aboutie à un retour à la même tête, car pourquoi changer une formule gagnante? Pourtant, j’ai toujours trouvé ça plate, d’avoir la même coupe, et de ce fait, je me suis souvent entendu dire: « Ah, je me raserais tellement les cheveux, ce serait moins compliqué! » Mais après ma lecture du récit D’où je me trouve, ma réflexion a bien changé. Alexandra Gendron-Deslandes avait initialement l’intention de faire un documentaire sur les femmes ayant subi une perte de cheveux, ou celles qui ont pris la décision de se raser la chevelure. C’est après avoir elle-même traversé cette réflexion, puis avoir décidé de passer à l’action, que l’auteure a voulu rencontrer d’autres femmes afin de connaître leurs sentiments, leurs perceptions et leurs questionnements pour, écrit-elle, « sonder comment l’absence de cheveux avait fait événement dans [leur] vie ». Alexandra a ensuite reconstitué ces entretiens sous forme de fragments, par séquence, tel un montage documentaire. Or, ce montage est demeuré papier, est devenu un « documentaire …

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La tresse : trois destins de femmes qui s’entremêlent

La tresse de Laetitica Colombani, ce livre jaune que vous avez dû voir souvent cet été, m’a accompagnée un après-midi d’été. Personnellement, je l’ai souvent croisé sur Instagram. C’était une nouveauté de l’été qui a bien fait jaser; soit les gens ont adoré ou ont plutôt détesté. Déjà traduit dans une vingtaine de langues et best-seller en France (+ de 150 000 exemplaires vendus), ce premier roman de la scénariste française n’est pas passé inaperçu! De mon côté, je dois avouer que je suis mitigée. Les premières pages m’ont beaucoup plu, mais par la suite, j’ai eu le sentiment de savoir page par page ce que je lirais, tellement le roman s’avère cliché et prévisible. Néanmoins, j’ai continué ma lecture, car c’est un roman qui se lit bien, rapidement (il est conçu un peu à l’image du cinéma en y allant plan par plan) et qui est rempli de bons sentiments, donc qui ne demande pas un très gros engagement moral en le lisant. C’était très gentillet, comme on dit! La tresse, c’est l’histoire de trois …

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Une auteure et son œuvre : Chloé Savoie-Bernard

Il y a longtemps que je souhaite entreprendre le projet de tenir une chronique littéraire pour Le fil rouge. Suivant une initiative féministe plutôt populaire sur le blogue, j’ai décidé de vous présenter différents portraits d’auteures et leurs œuvres. Je tenterai de présenter le plus de diversité possible au sein de ma chronique, puisque toutes les écrivaines, qu’elles soient d’hier, d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs, souffrent d’un cruel manque de représentation. Pour ouvrir ce bal de femmes inspirantes, j’ai choisi : Chloé Savoie-Bernard. Chloé Savoie-Bernard : l’auteure Née en 1988 à Montréal, Chloé Savoie-Bernard est maintenant doctorante en littératures de langue française à l’Université de Montréal, où elle poursuit ses recherches sur la poésie féministe au Québec des années ’65 à ’85. Passionnée de littérature, ce doctorat est loin de lui suffire : en plus de faire partie du comité de rédaction de la revue littéraire Moebius, elle est membre du jury de présélection du prix Robert-Cliche et s’implique dans divers blogues, dont Françoise Stéréo et Poème Sale, et revues, notamment Contre-jour et Nouveau Projet. Depuis janvier dernier, …

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Nos plumes comme des armes : un recueil nécessaire et poignant.

Nos plumes comme des armes – Our words as weapons- est un recueil de poèmes engagé et  bilingue qui a pris vie suite à la colère et l’indignation de son instigatrice, Elisabeth Massicoli. J’ai décidé de lui poser quelques questions pour en savoir un peu plus sur ses motivations, ainsi que le travail derrière la création d’un recueil comme celui-ci. Le recueil Le recueil de 25 textes et de 20 illustrations est, dans un premier temps, magnifique. On ne peut passer à coté de l’attrait visuel qui est un beau plus value à la puissance des textes, tout en leur laissant la place nécessaire pour être et se tenir entièrement d’eux-mêmes. À l’intérieur, on retrouve donc 25 poèmes, en anglais, en français, courts, longs, de tous les genres. On y parle de féminisme, de racisme, de la place des femmes. Les sujets sont tout aussi variés et uniques que les formes et les personnes qui les ont écrits. C’est vraiment dans cette diversité des textes et des approches que se trouve la force de Nos …

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Entre confidence et humour: Les Intimistes

Les Intimistes Les Intimistes est un collectif interculturel de comédiennes, de femmes talentueuses qui écrivent et jouent leurs propres textes (et parfois ceux des autres). Chaque mois, elles présentent un nouveau chapitre, nous offrant des bribes de leur intimité. J’ai eu le plaisir d’assister aux troisième et quatrième chapitres. Chapitre 3: Des femmes savantes Je me suis rendue au studio de l’Inis avec Martine. En entrant, on nous a demandé d’écrire le pire emploi que nous avions occupé sur un bout de papier et de le mettre dans un chapeau, sans plus explications. Dans le corridor menant à la salle de spectacle, les actrices dégageaient une fébrilité festive. Ce troisième chapitre avait une formule un peu différente des deux premiers, qui mettaient davantage de l’avant les textes intimes des comédiennes. Cette fois-ci, les femmes du collectif ont interprété un collage de textes de nouvelles tirées du recueil Des femmes savantes de Chloé Savoie-Bernard. Leur interprétation des textes était touchante. Elles incarnaient magnifiquement les mots crus et honnêtes de l’œuvre de Savoie-Bernard. Pas de décor, que …