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The Dispossessed d’Ursula K. Le Guin, pour réfléchir

La science-fiction, comme la plupart des littératures de l’imaginaire, est souvent considérée comme de la « sous-littérature ». À mon avis, ça tend tranquillement à changer dans la représentation contemporaine, mais il y a encore du travail à faire. Si vous avez encore des préjugés sur la science-fiction, je crois qu’une bonne façon de vous faire l’envisager autrement est de lire une (ou des!) œuvre(s) de l’autrice américaine Ursula K. Le Guin. L’autrice Ursula K. Le Guin est une écrivaine de science-fiction et de fantasy dont le décès en 2018 a mis en évidence sa contribution littéraire. Ayant fait des études en littérature et en ethnologie, en plus d’être fille d’anthropologues, elle s’intéresse entre autres, dans ses écrits, à des thèmes anarchistes, psychologiques et sociologiques. Bien qu’elle se soit défendue de l’avoir fait consciemment, elle a écrit des romans qui proposent une réflexion féministe sur le genre, sur le pouvoir et sur l’organisation des sociétés contemporaines. Bref, son œuvre tombe plutôt bien dans les intérêts de plusieurs lectrices chez Le fil rouge! De plus, le …

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L’amour est un cirque!

« Le cirque arrive sans crier gare. » – Le cirque des rêves, Erin Morgenstern Approchez, mesdames et messieurs! Le spectacle va commencer! L’univers du cirque m’a toujours attirée. Les décors, les costumes : tout y est plus grand que nature! Le cirque nous fait pénétrer dans un monde merveilleux… et laisse un peu de merveilleux entrer dans notre monde! Le spectacle crée l’illusion de la magie et du rêve, mais qu’est-ce qui se cache derrière le rideau? Il semblerait, en tout cas, qu’on y trouve de l’amour! Les histoires où se marient romance et monde de la scène sont surprenamment nombreuses. C’est comme si le spandex et les paillettes avaient la propriété magique de stimuler la fibre romantique! Hum! C’est peut-être le cas, finalement… Mais je crois plutôt que, tout comme les arts circassiens, les sentiments amoureux font appel à notre envie de croire en quelque chose de mystérieux, de fabuleux et de complètement fou! En général, je ne suis pas une grande lectrice de romance, mais la magie de ces trois romans a très …

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À bâbord! Revue des possibles

J’adore éplucher les articles de revues indépendantes qui abordent de front des enjeux sociaux d’actualité et qui osent l’éditorial. Cela permet sans aucun doute de se faire une tête politisée et aide à prendre position sur des sujets parfois lourds. Avec hâte et ravissement, j’ai donc lu la revue sociale et politique À bâbord! dont le plus récent numéro porte le thème « Abitibi : territoire des possibles ». Revue des possibles À bâbord! est une revue indépendante sans but lucratif qui vise entre autres à informer, à développer la pensée critique et à valoriser les rebelles et les rébellions partout au Québec et à travers le monde, sur des enjeux qui concernent l’organisation de la société. Les valeurs défendues par le collectif d’écrivains et écrivaines sont l’égalité, la liberté, le respect de l’environnement et la justice. Cela donne un bref portrait, et si dans le langage maritime, « à bâbord » signifie « à gauche » lorsqu’on regarde vers l’avant du bateau, ce n’est sûrement pas un hasard. Abitibi, tu donnes le goût Le thème …

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Rêver d’une réelle égalité

«De toute façon, le féminisme ne sert plus à rien; l’égalité est déjà atteinte au Québec.» Combien de fois ai-je entendu cette affirmation, dont l’immense fausseté me fait immanquablement grincer des dents. Oui, les avancées féministes du dernier siècle ont été remarquables. Oui, les femmes québécoises vivent aujourd’hui dans une société beaucoup plus juste qu’il y a vingt, trente ou quarante ans. Il n’en demeure pas moins qu’il reste du chemin à faire, beaucoup de chemin à faire, pour atteindre l’égalité absolue entre les sexes. Et c’est en imaginant un monde réellement égalitaire qu’on prend conscience des inégalités qui subsistent aujourd’hui et qu’on peut alors amorcer une réflexion sur les façons de les effacer. C’est ce que propose l’ouvrage collectif 11 brefs essais pour l’égalité des sexes: horizons féministes émergents, publié sous la direction de Noémie Désilets-Courteau en avril dernier aux éditions Somme toute. L’originalité de ce livre repose justement sur l’élaboration d’un monde égalitaire. En onze courtes chroniques, autrices et auteurs exposent leurs réflexions et avancent des pistes de solution pour atteindre l’égalité dans …

Soif, Amélie Nothomb, Albin Michel, Divinité, Jésus, Littérature étrangère, Critique, Le Fil Rouge, Le Fil Rouge lit, Rentrée littéraire,

La divine Nothomb

Je n’ai pas été surprise et vous non plus, j’en suis certaine. La tradition nothombienne n’allait pas faire exception à la règle; pour une énième fois, l’autrice belge allait être de la rentrée littéraire. Pour l’année 2019, Amélie Nothomb nous offre Soif, l’enfant qu’elle a choisi de ne pas cacher dans un tiroir. Car vous savez que l’écrivaine écrit en moyenne trois romans en 365 jours et qu’elle sélectionne celui qu’elle considère le plus présentable alors qu’elle dissimule à jamais les avortons rejetés. Radicale, la Nothomb? C’est peu dire puisqu’elle a même pris la peine de mentionner dans son testament que ces manuscrits bannis ne doivent jamais être publiés posthume. Résumé Les quatrièmes de couverture de Nothomb ne sont jamais bien loquaces. On n’y trouve souvent qu’une seule phrase pour décrire ce qui nous attend entre les habituelles 150 pages du livre. Cette fois-ci: «Pour éprouver la soif il faut être vivant.» L’anticipation peut commencer, car cette courte affirmation ne nous en dévoile pas tellement sur le contenu du roman. Bref, personne ne nous avait …

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Stalkeuses : Ode au voyeurisme et à l’indiscrétion

Guerrière emblématique de l’ère de l’Internet, la « stalkeuse » est cette créature qui traque, espionne et fouine de manière obsessionnelle. Sa forme la plus connue est sans aucun doute la stalkeuse des réseaux sociaux, celle qui passe à la loupe ton compte Facebook avant une date, qui part à la chasse de tes anciennes conquêtes parmi tes vieilles photos ou qui surveille un peu trop en direct ce que font tes amis et ta famille. Mais la stalkeuse est loin d’être une invention de la modernité numérique, ni d’être uniquement féminine : n’avons-nous pas toutes et tous déjà eu un père fouineur, une patronne indiscrète, un professeur envahissant, une voisine voyeuse, un chien curieux? Que ce soit par le trou d’une serrure, à travers la fenêtre de la cuisine ou avec une caméra de surveillance, la stalkeuse s’accapare le champ du regard et fait régner l’indiscrétion – amenant parfois à la révélation de quelque obsession originale. Fanie Demeule et Joyce Baker, directrices du recueil de nouvelles Stalkeuses, publié chez Québec Amérique, ont invité quatorze …

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Des frissons « sang pour sang québécois »

Si tu es né dans les années ’80 et que tu étais adepte d’histoires d’horreur étant jeune, il y a de fortes chances pour qu’un ou plusieurs livres de la collection Frissons te soient déjà tombés entre les mains. Et que, comme moi, tu en aies fait la lecture en cachette sous tes draps jusque tard dans la nuit. Avec plus d’un million d’exemplaires vendus seulement au Québec, c’est toute une génération qui a été marquée par cette collection aux histoires captivantes. Il y a deux ans, les éditions Héritage ont décidé de faire revivre les romans Frissons en rééditant certains de leurs classiques comme La gardienne de R. L. Stine. Les nouveaux Frissons sont publiés en grand format et les couvertures sont sublimes; les couleurs sombres et froides, celles de la nuit, sont à l’honneur et donnent un beau visuel. De nouvelles histoires… à saveur locale! J’étais fébrile de redécouvrir ces livres qui m’ont valu maintes nuits blanches. Mais ce qui m’a le plus allumée dans le retour de la collection, c’est la participation …

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Le livre qui va te donner envie de partir en van dès demain

Cet été, moi qui n’ai jamais vraiment aimé conduire, je suis partie en road trip jusqu’en Gaspésie pendant une dizaine de jours avec mon chum et j’ai ADORÉ ça! Mais plus que la route 132, les magnifiques bords de mer, les haltes municipales et les petits villages, c’est la liberté offerte par la voiture que j’ai le plus appréciée. Normalement, je voyage toujours en bus, en train ou en covoiturage – ou bien à pied! –, notamment lorsque je vais en Europe. Mais j’ai découvert que la voiture, parce qu’elle offre beaucoup de liberté, m’ouvre un éventail de possibilités. Quand je suis revenue à Montréal, je me suis empressée de me plonger dans le magnifique livre Vie de van, de Julien Roussin Côté, que j’avais reçu plusieurs mois plus tôt. Et soudainement, je me suis mise à rêver. J’envisageais de peut-être partir en van, un jour, bientôt, pourquoi pas? La van, c’est la liberté offerte par la voiture, mais en mieux. Et la vie de van telle qu’elle est décrite par Julien dans son livre …

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Plus de bonheur, moins du reste : rendre sa vie plus douce grâce au minimalisme sacré

« Le minimalisme sacré veut vous aider à mieux vivre, à être plus heureux, à amener plus de ce qui est sacré à vos yeux dans votre vie. »  p.7 Voilà une belle façon de résumer ce qu’est le minimalisme sacré, terme qui peut rendre certaines personnes confuses ou les mettre sur leurs gardes, alors qu’il n’a rien de bien compliqué. Il s’agit simplement de mettre au centre de notre vie ce qui a de l’importance à nos yeux et d’en faire une célébration. Et cette démarche commence par une réflexion. C’est ce dont nous parle Josée-Anne Sarazin-Côté, l’autrice du livre Plus de bonheur, moins du reste.   Réfléchir pour mieux choisir Josée-Anne (pour ceux et celles qui ne la connaissent pas, suivez le lien ici vers son site web et ici pour son compte Instagram) avait tout pour être heureuse (maison, travail, amoureux) et, pourtant, elle ne l’était pas. Alors grande consommatrice et workaholique, elle rapporte dans cet ouvrage la réflexion qu’elle a entamée pour découvrir ce qui l’empêchait d’atteindre le bonheur. Josée-Anne propose …

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Une fileuse au FIL (partie 3) – À la hauteur de Grand Central Station je me suis assise et j’ai pleuré

cf«FIL» est l’acronyme du Festival international de littérature, événement d’envergure qui s’est déroulé cette année à Montréal du 20 au 29 septembre. Avec la mission de partager et de faire vivre la littérature, le FIL présente une série de soirées multidisciplinaires où elle est mise en scène, en musique et en images.  Lundi le 23 septembre, à la Cinquième Salle de la Place des arts, Magalie Lépine-Blondeau se glisse dans la peau de l’autrice ontarienne Elizabeth Smart pour nous faire découvrir À la hauteur de Grand Central Station je me suis assise et j’ai pleuré, une œuvre publiée en 1945 et traduite dans les années 1990, au Québec, par Hélène Filion. La mise en lecture du texte, dans le cadre du FIL, est de Justin Laramée. Sur scène, la comédienne est accompagnée du pianiste Laurier Rajotte, et les deux interprètes prennent place dans un décor sobre uniquement composé d’un piano à queue et d’une dizaine de lutrins éparpillés dans l’espace. Dès son entrée sur scène, Magalie Lépine-Blondeau s’élance sans attendre dans le récit passionné que fait …