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Livres-mystères à la librairie l’Exèdre

Dans le cadre de la journée des librairies indépendantes qui se tenait le 2 juin dernier, la Libraire L’Exèdre de Trois-Rivières proposait à ses clients l’achat de livres-mystères : des livres emballés dans du papier kraft et identifiés en fonction des thèmes qu’ils abordent, sans indices suffisants pour découvrir un titre ou un auteur. Il s’agissait d’achats à l’aveuglette! L’idée m’a immédiatement charmée et je me suis dit que l’occasion était parfaite d’enfin découvrir cette librairie dont j’entendais parler depuis mon arrivée en Mauricie. L’endroit est chaleureux et il me surprend agréablement avec sa grande sélection de livres d’occasion. J’ai l’impression de découvrir une mine d’or! Je n’ai pas encore jeté un œil à la corbeille qui contient les livres-mystères que déjà, je sais que je ne pourrais pas résister à la tentation de prendre autre chose. Après avoir analysé et sous-pesé le contenu de la corbeille, je choisis finalement 4 livres-mystères. Le premier est identifié : « Œuvre majeure de la littérature mondiale parue en 1857. Roman d’amour qui questionne la maternité, la vie conjugale et la vie …

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L’univers de la mode et les livres: des suggestions

Au sein de mes articles précédents, j’ai toujours réussi à inclure ce que j’aimais, mes intérêts (la botanique, les pays scandinaves, des ouvrages/bande dessinées portant sur l’introversion, l’Histoire, le design etc.) ou certains traits de ma personnalité pouvant s’inclure facilement dans le monde du livre. Bref, j’aime toujours inclure des petites parcelles de moi-même à travers des livres que j’ai bien aimés! Ce mois-ci, mon choix s’est donc porté sur le domaine de la mode, un univers qui m’intéresse depuis le début de l’adolescence, mais que j’ai toutefois toujours délaissé lorsqu’il est temps de faire mes choix d’articles. Lorsque je tombais sur des livres portant sur le sujet, ces derniers s’avéraient être bien souvent des ouvrages de collection créés par de grandes maisons de couture, qui présentent des images de leurs œuvres/créations présentées sur d’anciens défilés/collections. Bien que magnifiques, j’ai toujours tendance à ne plus les rouvrir et les laisser de côté après ma première lecture. Or, depuis quelques années, de nombreux ouvrages furent rédigés par des personnalités influentes dans le milieu: on peut notamment …

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Konbini : La vie en dehors des normes fixées par la société

Saviez-vous que, au Japon, le mot konbini désigne un commerce de proximité ouvert 24/7 où l’on vend principalement des aliments de consommation rapide? Ce terme vient de la contraction des mots anglais « convenience store », en japonais. J’ignorais ce fait avant ma lecture du roman de l’autrice japonaise Sayaka Murata ayant ce mot pour titre. Konbini est un court livre qui pourrait s’apparenter à une nouvelle. Il nous plonge dans l’univers de ces supérettes japonaises par l’entremise du personnage de Keiko Furukura, une femme de 36 ans qui occupe un emploi à temps partiel dans un konbini depuis près de dix-huit ans. Faire sa place Au départ, Keiko devait occuper cet emploi dans un konbini le temps de ses études universitaires. Or, étant depuis son enfance une personne ayant de la difficulté à s’adapter aux normes de la société, Keiko trouve un certain confort dans ce travail où elle se sent enfin normale. En cet instant, pour la première fois, il me sembla avoir trouvé ma place dans la mécanique du monde. Enfin, je suis née, songeai-je. C’était, …

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Curieuses histoires d’apothicaires, pour le plaisir de découvrir toutes ces anecdotes

Pendant plusieurs de mes années à l’université, j’ai mis la lecture de côté. L’étude prenait tellement de mon temps en dehors de mes cours que la dernière chose que j’avais envie quand je m’accordais une pause, c’était d’ouvrir un livre. En plus, j’étais obsédée par le fait que si je lisais autre chose que mes notes de cours, je devais en retirer des connaissances utiles. On peut donc dire que de lire des bons romans, simplement pour le plaisir de décrocher et de me détendre, ça ne faisait pas partie des options. Heureusement, j’ai fini par me reconnecter avec le plaisir de lire et ainsi recommencer à varier mes lectures. Malgré tout, j’ai toujours gardé un faible pour les livres qui me permettent d’approfondir des connaissances sur des sujets variés et d’élargir ma culture générale. Pour ma part, je considère les livres de vulgarisation comme des ouvrages clés pour quiconque désire s’initier à des sujets plus complexes. Un bon ouvrage de vulgarisation est rigoureux puisqu’il doit être appuyé par la littérature scientifique mais il doit …

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Gump & cie, Forrest court toujours

Lorsque j’ai vu l’exemplaire du roman de Winston Groom à la bibliothèque de mon quartier, je pensais qu’il s’agissait d’une nouveauté. Intriguée et déjà charmée par l’univers de Forrest Gump, j’ai décidé de replonger dans les aventures d’un des plus charmants personnages de l’histoire du cinéma et de la littérature, à mon avis. Comme je ne lis pas en anglais et, je l’avoue, m’informe très peu de ce qui est publié dans cette langue, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une nouveauté. Toutefois, j’ai découvert que la suite des aventures de Forrest Gump a été publiée en anglais pour la première fois en 1995, et qu’il a fallu attendre 2017 pour avoir une version traduite dans la langue de Molière, publiée aux éditions Le Cherche Midi. Le premier tome s’intitulait simplement Forrest Gump et fut publié pour la première fois en 1986. Après la réalisation du long métrage du même nom, mettant en vedette Tom Hanks, 1,4 million d’exemplaires du roman furent vendus à travers le monde. Les années 1980 à l’honneur Nous retrouvons donc Forrest Gump dans les …

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Libres! un anti-guide nécessaire

Lors de mon dernier passage à Paris, j’ai bien sûr pris le temps de visiter une librairie! J’ai fait un tour à la sublime librairie Jousseaume, dans le passage Vivienne du 2ème arrondissement, fondée en 1826! Mais c’est à la FNAC que j’ai trouvé Libres! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels, écrit par Ovidie et illustré par Diglee. Se voulant comme un anti-guide, cet ouvrage franc, cru et nécessaire aborde plusieurs sujets essentiels et intimes tout en conservant une simplicité rafraîchissante. On y parle de sperme, de rapports homosexuels, de poils, de statistiques, du couple, des relations ouvertes et de sadomasochisme. J’ai particulièrement apprécié le ton direct et déculpabilisant de l’autrice, en plus de la page de bande dessinée terminant chaque chapitre. Ovidie et Diglee, un duo d’enfer Ovidie, féministe engagée et française, milite depuis l’âge de 15 ans. Elle s’est d’abord intéressée à l’homophobie et le sexisme, puis se concentre maintenant sur le féminisme et la libération sexuelle. Elle est également l’une des seules femmes à avoir réalisé des films pornographiques, principalement destinés à un …

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Ma première animation de club de lecture

Lorsqu’on m’a proposé d’animer le club de lecture du Fil Rouge pour le printemps et l’été 2018, j’étais très enthousiasmée par ce nouveau défi qui me permettrait d’unir mes habiletés en animation et mon amour de la lecture. C’est donc le samedi 26 mai que j’ai animé mon tout premier club de lecture au Chichi Café de Longueuil! Nous étions cinq amatrices de livres et de bon café rassemblées autour de l’oeuvre de Marie-Renée Lavoie, La petite et le vieux. La petite et le vieux La petite, c’est Hélène, une gamine de huit ans qui a le coeur sur la main et une tête débordante d’imagination. Elle porte une admiration sans borne à Lady Oscar, un personnage de dessin animé qu’elle suit religieusement. Le roman est écrit selon sa perspective, avec une grande tendresse et une certaine naïveté d’enfant qui nous touche droit au coeur. Elle est définitivement courageuse, débrouillarde et très mature pour son âge. Le vieux, c’est Roger, le nouveau voisin d’Hélène et sa famille. Il est vulgaire, parfois impoli, mais au fond de lui, il veut …

Ciel, le tout premier roman de Sophie Labelle

Depuis plusieurs années, je suis le travail de l’artiste et bédéiste Sophie Labelle via sa page facebook et son blogue Tumblr. Lorsque j’ai appris la sortie de son tout premier roman jeunesse, j’ai voulu me le procurer immédiatement. L’idée de retrouver son univers engagé et sensible sous forme de roman me semblait pertinente et nécessaire. Peut être connaissez-vous déjà l’artiste qu’est Sophie Labelle? Elle est populaire pour son militantisme avec le mouvement LGBTQ2. C’est justement ce qu’elle fait dans sa BD Assignée garçon: elle raconte les péripéties et la réalité d’une jeune trans, Stéphie. Qui est Ciel ? Alors qu’on pouvait s’attendre à retrouver une BD, Ciel est un roman jeunesse. Le seul dessin que nous avons la chance de retrouver de Sophie Labelle est sur la couverture. On aurait pu croire qu’elle veuille mettre encore une fois en vedette son personnage Stéphie; au contraire, Sophie a voulu mettre en avant son personnage Ciel qui se retrouve à être la meilleur-e ami-e de Stéphie. Ciel peut nous sembler un peu compliqué-e à cerner parce qu’ille nous …

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Écouter des histoires pour mieux les ressentir

Les derniers mois, j’ai eu quelques moments difficiles. Ni aussi durables et intenses que ce dont parle Julie dans son article, mais tout de même assez lourds pour que, tout comme elle, je remette en question mes habitudes de lecture. Devant mon incapacité à lire, on m’a conseillé de tenter les livres audio. Mais pour être sincère, ça ne m’intéressait pas follement. En effet, les livres audio, c’est bon pour mes grand-parents, ou pour mon fils, à la limite. Mais quand on est adulte et dans une relative bonne santé, quel intérêt de se faire lire une histoire ? La fiction sonore C’est un fait indéniable : je suis plus sensible à l’écrit qu’à l’oral. Si tu te contentes de me lire l’histoire, je ne rentre pas dedans. Encéphalogramme à plat, je serai aussi réceptive qu’une huître (ce qui est tout de même un comble pour moi qui lis tant à voix haute avec le loulou). Par contre, si tu me joues l’histoire, c’est totalement autre chose. C’est là que la fiction sonore m’a saisie. …

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Mardi comme mardi : Toujours de trop

Mardi comme mardi est une autofiction et le premier roman de Michèle Nicole Provencher. Dans une trame narrative dramatique, l’autrice désarticule sa jeunesse avec une touche d’humour. Par  dramatique, je ne veux pas laisser entendre que c’est un livre qui fait brailler, non; c’est plutôt l’histoire d’une jeune fille plus-ou-moins rejetée par sa famille à la suite de la mort de sa mère. Elle doit apprendre à vivre sa vie à sa façon au détriment de sa «nouvelle» famille adoptive. Privée d’un amour maternel, Michèle ne trouvera celui-ci nulle part, à défaut d’avoir bien cherché. C’est une histoire d’auto-suffisance au niveau de l’amour, de bien s’entourer et de choisir sa famille, contrairement au dicton qui dit: « on ne choisit pas sa famille». Ce que raconte Michèle Nicole n’est pas atroce, mais c’est pourtant teinté de tristesse et parfois de désespoir. L’autrice réussi à traiter cette tristesse avec humour, ne rendant pas la lecture du roman lourde, au contraire; c’est un livre fort agréable à découvrir. « Je me suis toujours vue comme le genre …