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Lion : l’improbable histoire de Saroo

L’improbable histoire de Saroo est une histoire vraie. Celle d’un petit bout d’homme de six ans, perdu dans une grande ville indienne après s’être endormi dans un train en y cherchant de la nourriture avec son frère. C’est un récit de survie, d’adoption, d’identité et d’espoir. La petite histoire Après quelques mois où l’on se demande bien comment un enfant de six ans a pu survivre seul dans une grande ville indienne, Saroo se retrouve dans un orphelinat et se fait adopter par une famille en Tasmanie. Déjà là, l’histoire semble plus vraie que nature et pourtant ce n’est que le début. 25 ans plus tard, bien qu’heureux dans sa vie, Saroo entreprend des recherches pour essayer de retrouver son village natal. N’étant qu’un petit garçon au moment de son adoption, il n’avait que peu d’informations sur son village natal, ni même le nom de sa mère. Par contre, doté d’une mémoire photographique, il regroupa tous les souvenirs qu’il pouvait, se remémorant le chemin pour se rendre chez lui, route qu’il parcourait quotidiennement avant de se …

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Un film, Tchékhov et les femmes

Après des études en Lettres, j’en avais un petit peu soupé des classiques de la littérature internationale. Si bien que, pendant un bon bout de temps, j’ai laissé ce genre de côté, que j’avais exploré un peu par obligation, pour m’approprier plutôt la littérature québécoise et son langage qui est aussi le mien. J’y vivais davantage une proximité dans les sentiments décrits, dans la langue, dans les mœurs, ce qui me rejoignait mieux. Si vous voyiez le contenu de ma bibliothèque, vous verriez qu’elle a un fort penchant (et elle aussi est à veille de craquer!) pour les auteurs du Québec, pour ces mêmes raisons. Par où tout a commencé Puis, vint un jour où je suis tombée en amour avec le film de Rafaël Ouellet sorti en 2014, Gurov et Anna. Difficile à vous en expliquer la ou les raisons en version journaliste cinématographique que je ne suis pas. Je vous dirai simplement que ce film m’a séduite par ses sujets traités, imbriqués les uns dans les autres: la littérature, la banalité de la …

Dans l’intimité des Reines

Publiée le 1er janvier 1991, Les Reines de Normand Chaurette est sans le moindre doute une pièce de théâtre surprenante, tant par son style d’écriture particulier, que par l’histoire rocambolesque. Une atmosphère obscure pour une famille obscure  Plongée à l’intérieur d’un palais londonien en 1483, la pièce présente six femmes affolées dans un univers pesant où toutes convoitent le trône d’Angleterre. La reine Elisabeth, les sœurs Anne et Isabelle Warwick, la reine Marguerite, Anne Dexter et la vieille duchesse d’York âgée de quatre-vingt-dix-neuf ans sont représentées toutes plus angoissées et affolées les unes que les autres. Je dois avouer que suivant ma lecture, je reste dans un état dubitatif. Certaines choses m’ont absolument séduite, par contre, l’histoire semblait par moment quelque peu complexe à suivre; peut-être par le style d’écriture s’appropriant le vocabulaire de l’époque, ou la façon dont elle est écrite, ou l’agitation parfois « mêlante » des personnages. Il reste que l’histoire m’a plu, elle me rappelle les pièces de Shakespeare dont j’ai toujours aimé l’écriture. Une famille entre vérité et mensonge Résumant l’histoire, …

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Le coup de poing et la performance de soi

Quelque chose en moi choisit le coup de poing est un oeuvre hybride entre essai et théâtre, écrite par Mathieu Leroux et publié chez La Mèche. C’est à la fois un rassemblement de courtes et moins courtes pièces écrites et mises en scènes par Leroux, précédé d’un essai sur la performance de soi dans l’art, plus particulièrement dans l’écriture. Le coup de poing, c’est la démarche autobiographique, c’est le Je dans l’écriture, le Je dans l’art, c’est l’acte de se mettre en scène, de se performer. Bien qu’il compare la réalité et la fiction à un coup de poing et une caresse, respectivement, il n’y a  pas pour autant de hiérarchie établie entre les deux. C’est seulement que, pour Leroux, quelque chose en lui choisit le coup de poing. N’ayant pas d’énormes connaissances en théâtre, j’ai trouvé intéressant d’être immergée dans une forme peut-être un peu moins classique, sans pour autant y être plongée sans notions quelconques. Que ce soit l’essai du début, auquel je reviendrai, ou bien l’entièreté des pièces dans lesquelles sont aussi …

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Souffler dans la cassette : Ode à la jeunesse

Premier roman de Jonathan Bécotte, Souffler dans la cassette est un roman poétique imprégné de magie. Cette ode à l’amitié et à la jeunesse nous transporte au temps de l’enfance où le simple fait de passer du temps avec son meilleur ami est l’unique plaisir de la vie. C’est l’histoire d’une amitié fusionnelle entre deux jeunes garçons qui insuffle en nous une nostalgie, celle de l’apprentissage de la vie, de l’apprentissage de ces sentiments qui sont si près de l’amour que le monde s’arrête. On les découvre lors des dernières semaines de classe : J’ai retrouvé un vieux coin-coin                                                                    Qu’on avait fait en catéchèse.                                                                          J’avais mémorisé quelle combinaison …

Hochelaga, street art, 375è de Montréal

Hochelaga et son joyeux désordre poétique

Hochelaga pour moi, c’est comme une chanson de Bernard Adamus : puissant, poétique, beau et laid en même temps, mais surtout, profondément réaliste. J’ai découvert Hochelaga sur le tard. J’ai grandi à Outremont, et l’est de Montréal m’apparaissait comme une contrée lointaine pendant bien longtemps. Il y a un an, j’ai atterri sur l’avenue Bourbonnière à deux pas de la promenade Ontario et très rapidement, Hochelaga a pris sa juste place dans mon cœur. Les gens qui ne connaissent pas bien ce quartier s’imaginent beaucoup de choses; il inspire beaucoup de clichés. On dit que le quartier n’est composé que de miséreux et qu’il vaut mieux ne pas trop s’attarder à se promener le soir, à la sortie des bars. On dit aussi que les « bobos » l’ont envahi et font monter le prix des loyers. Même si de nombreux stéréotypes puisent leur fond d’une vérité, c’est restreindre énormément la richesse de ce quartier que de croire qu’il ne se résume qu’à ça. L’univers dépeint par les chansons de Bernard Adamus est sale, mais imprégné d’amour et de …

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Chroniques d’une anxieuse : ma petite peur de l’échec

J’me souviens encore du seul et unique examen que j’ai coulé. J’étais en cinquième année. C’était un test sur les divisions. Un test surprise. Quand madame Diane avait lancé avec un p’tit sourire narquois qu’on serait évalué là, maintenant, tout de suite, sur ce qu’elle nous avait enseigné la veille, j’ai buggué. Les autres soupiraient. Les autres tappaient du crayon nerveusement. Mais moi. J’ai buggué. Beaucoup. J’ai cru que le monde s’effondrait. J’étais pas préparée. D’habitude, j’étudiais, me pratiquais jusqu’à temps que ce soit ancré en moi comme si je l’avais toujours su. Comme si j’étais née en sachant diviser des nombres compliqués. Mais là, je ne pouvais pas, j’étais impuissante, je n’étais pas prête, je ne me souvenais de rien. Les mains moites. Le pied droit nerveux. Les yeux pleins d’eau. La prof qui passait d’un pupitre à l’autre en s’assurant de déposer face contre table le bout de papier qui me faisait trembler l’intérieur. Elle est arrivée à mon pupitre. Elle a déposé le test devant moi. Elle a dit : dans 4, 3, …

Sacrifices, tensions raciales et le vrai du faux

J’ai pris beaucoup de temps avant de me mettre à écrire ces lignes. Pour tout vous dire, depuis près d’un mois que Rédaction de mon article sur Sacrifices est dans mon agenda et chaque semaine, je le recopie en me disant, cette fois c’est la bonne. Écrire des critiques littéraires depuis 2 ans et demi m’a appris à rédiger rapidement, parfois pour couvrir des sorties littéraires, d’autres fois tout simplement pour ne pas — justement — surcharger son agenda. Bref, avec Sacrifices, j’ai pris bien mon temps. Pourquoi? J’avais besoin de laisser mon esprit analyser et aérer après la lecture de ce récit qui m’a bien sincèrement fascinée et que je n’oublierai pas de sitôt. Joyce Carol Oates m’avait profondément déçue avec Confession d’un gang de filles, un roman dans lequel je n’ai pas du tout embarqué et que j’ai eu de la misère à terminer. J’ai toutefois voulu lui donner une deuxième chance lorsque j’ai appris la sortie de Sacrifices et je suis très contente de l’avoir fait parce que j’ai découvert tout un univers… J’ai …

Le cœur gros

J’ai rencontré Mélodie Vachon Boucher au Salon du livre de Montréal en novembre dernier après que mon cœur ait été complètement chaviré par Les trois carrés de chocolat 1. Son livre m’avait énormément touchée, et je souhaitais lui dire qu’elle avait toute mon admiration pour avoir partagé son histoire. J’étais quelque peu nerveuse à l’idée de rencontrer une auteure que j’appréciais, et je redoutais de ne pas savoir quoi dire une fois devant elle. Je n’ai heureusement pas créé de malaise — mes mots ont tendance à sortir tout croche quand je suis anxieuse — et je suis finalement repartie avec mon exemplaire dédicacé d’un mot rempli de douceur. J’étais très heureuse à l’annonce de La chamade, le plus récent livre de l’auteure. C’est un petit recueil autoédité en vente depuis janvier dans sa boutique Etsy et dans quelques librairies à Montréal et à Québec 2. Il réunit cinq bandes dessinées de quelques pages déjà publiées en tant que fanzines et dans divers projets auxquels l’auteure a participé en 2016. Ceux qui ont aimé Les trois carrés de chocolat vont adorer La chamade. L’auteure y …