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L’essai de Léa Stréliski sur notre vie effrénée

Y a-t-il un sujet plus actuel que celui de la vitesse? De la performance et de notre travail toujours plus acharné? Dans le livre La vie n’est pas une course, Léa Stréliski, humoriste et mère de famille, souhaite remettre en question les valeurs d’ultraperformance et de vitesse de la société. Comme elle le dit mot à mot, elle « aimerait savoir pourquoi tout le monde court ». C’est décidément un sujet qui m’intéresse, et c’est la raison pour laquelle je souhaitais lire ce livre à tout prix. Je suis une fille qui court (au propre comme au figuré, je dois le préciser). Je m’améliore, mais je cours quand même pas mal, dans ma vie. Malheureusement, je n’ai pas du tout été satisfaite de ma lecture. En fait, je vais vous le dire, j’ai été vraiment déçue. Car, si Léa Stréliski aborde certains enjeux cruciaux de notre société d’aujourd’hui, elle tombe malheureusement dans les idées reçues et les discours figés, en plus de ne pas vraiment offrir d’idées nouvelles sur la question – ce qui est …

Survivre à la grossesse : un guide positif pour les nouveaux parents!

En février dernier, lorsque j’ai vu le petit + sur le bâton, je savais que ma vie venait d’être chamboulée. Je ne savais pas à quel point. Aujourd’hui, mon fils de trois semaines endormi à mes côtés, je peux dire que ce fut des mois précieux, des mois d’apprentissage, de lecture, de hâte, de questionnements, de doute, mais surtout des mois d’attente, des mois avant de faire la rencontre, le blind date, le plus important de ma vie. Personnellement, j’ai adoré être enceinte et sentir un petit être pousser en moi. Comme chacune, j’ai eu mon lot d’inconforts, mais ce qui en ressort, c’est la magie d’avoir mis au monde mon petit Florent. Il m’arrive encore d’être étonnée en voyant les dernières photos de ma grossesse. Comment mon fils pouvait-il être là-dedans, dans mon bedon? Je suis impressionnée et fascinée quand je pense que c’était lui tout le long. Curiosité et nerf sciatique Tout au long de ma grossesse, je me suis renseignée; je sentais que j’avais tant à apprendre. J’ai beaucoup lu et écouté …

La douleur du verre d’eau : une tempête dans un océan

Avant la tempête:  Je dois faire un mea culpa : je n’ai jamais été une grande fan de poésie. Peut-être que je n’avais simplement pas trouvé celle qui me parlait ou qui provoquait une émotion assez forte en moi pour me la faire savourer comme on déguste un bon vin. J’avais une appréhension envers ce genre jusqu’à ce que je découvre la poésie moderne québécoise. De la poésie qui me parle vraiment. C’est sa beauté, je trouve, car elle peut être appréciée par plein de gens différents selon ce qu’ils en comprennent. La première fois que la poésie a eu un sens pour moi est lors de ma lecture de Shenley, d’Alexandre Dostie. C’est avec ce recueil que j’ai renoué avec les non-vers, mais c’est avec La douleur du verre d’eau de Jean-Christophe Réhel que j’ai vraiment ressenti une émotion.  Pendant la tempête:  Le poète transpose un mal qui affecte plusieurs d’entre nous : l’anxiété. En souffrant moi-même, j’ai été transpercée par ses mots. Des mots qui racontaient ce que, souvent, je ne suis pas …

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De la lecture pour le temps des Fêtes

Cet automne, lors de l’anniversaire d’une de mes amies, qui est aussi une grande lectrice, je lui ai offert un livre en cadeau. Pas très original ni surprenant, si c’est une grande lectrice, me direz-vous. Eh bien oui! Mon amie était vraiment surprise car, comme elle lit beaucoup, son entourage évite habituellement de lui offrir un livre en cadeau, au cas où elle l’aurait déjà acheté ou lu. Elle était franchement ravie! Alors, je me suis dit qu’à l’approche du temps des Fêtes, je ferais un tour d’horizon auprès des autres fileuses pour avoir leur avis sur le sujet, et aussi pour vous proposer quelques idées ou quelques recommandations de livres à offrir autour de vous. Est-ce que même les grandes lectrices aiment recevoir des livres en cadeau? Chez les fileuses, c’est unanime, la réponse est « OUI!!! ». Vicky nous dit :  « Pour ma part, j’ai toujours aimé recevoir de la lecture en cadeau sous quelque forme que ce soit. Enfant, on m’offrait souvent un abonnement (ou plusieurs haha) à une revue. Je …

Partir sans destination

Partir sans destination, ou voyager dans le confort de son salon

Il y a parfois de ces livres qu’on a l’impression de ne pas choisir, un peu comme si c’était eux qui nous choisissaient. J’accompagnais une amie dans une librairie, quand le livre de Guillaume Duranceau-Thibert m’a comme… interpellée! Partir sans destination. Depuis que je suis toute petite et que j’ai vu le film Yes Man, et par la suite, depuis que j’ai commencé à voyager seule ou avec des amis, j’ai le rêve un peu fou de faire mes valises à l’improviste, de débarquer à l’aéroport et de prendre le billet d’avion le moins cher, comme ça, sans destination précise. J’ai donc acheté le livre sans me poser plus de question, sans savoir de quoi il s’agissait. Juste parce qu’il y avait comme une force divine qui m’encourageait à le faire. Voyager dans le confort de son salon Le livre de Guillaume est composé de courtes tranches de voyage, récoltées au fil de ses périples et entrecoupées de petits moments plus philosophiques sur la vie, le voyage en tant que tel et… les toilettes (je …

Mon plan machiavélique pour changer le monde ou comment faire lire les enfants

On entend souvent que le plus beau cadeau que l’on puisse faire à un enfant pour sa vie future, c’est de lui apprendre à aimer la lecture. C’est, certes, un cliché, mais tout de même une idée pleine de bon sens! Il semblerait – et je n’en suis pas peu fière! – que je sois parvenue avec un certain succès à transmettre mon goût des livres à ma progéniture. Et comme j’ai la conviction que la littérature peut rendre les gens meilleurs, je partage avec vous mes astuces pour que vous puissiez à votre tour faire de vos enfants des lecteurs aussi assidus que Matilda afin qu’ensemble, nous créions une génération de book nerds qui régnera sur le monde de demain! AVERTISSEMENT : Je ne suis ni éducatrice ni pédopsychiatre. Mon expérience parentale personnelle ne constitue pas une méthode approuvée par des spécialistes, et si un jour vos enfants vous reprochent amèrement d’avoir gâché leur enfance, sachez que je me dégage de toute responsabilité! Prenez-les au berceau Tous les gourous vous le diront : le …

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Le crépuscule des arcanes : la vraie histoire magique derrière les légendes québécoises

Si j’aime bien ouvrir mes horizons et lire un peu de tout, mon cœur a toujours une grande préférence pour la fantasy. Mais depuis quelques années, je développe également un intérêt marqué pour les romans du terroir québécois. Fille du Bas-du-Fleuve, j’aime parcourir le Québec et ses lieux enchanteurs grâce aux livres. C’est pourquoi j’ai été conquise par la trilogie Le Crépuscule des arcanes, de Sébastien Chartrand. J’ai commencé la lecture du premier tome, L’Ensorceleuse de Pointe-Lévy, sans trop savoir à quoi m’attendre. D’ailleurs, ma collègue Raphaëlle nous en parlait il y a quelques années dans cet article. Ce livre m’intriguait, car il redonnait vie au mythe de la Corriveau, et j’étais curieuse de voir comment ce personnage historique était intégré dans un roman de fantasy. J’ai été captivée dès les premières pages. Au début, les références à nos contes et légendes me faisaient sourire. Mais j’étais encore loin de me douter de l’envergure que pouvait prendre cet univers folklorique. De la fantasy canadienne L’histoire se déroule au Bas-Canada, vers la fin des années 1840. …

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Grandeur et misère d’un enfant du Red Light

La première fois que j’ai lu un livre de Jean-Simon Desrochers, j’étais au cégep et je participais au Prix littéraire des collégiens. L’un de ses romans était en lice : Le sablier des solitudes, une œuvre trash à treize personnages dont les destins entrent en collision lors d’un carambolage. Je ne connaissais absolument pas l’auteur au moment de commencer ma lecture, mais une fois le livre refermé, j’avais un nouvel auteur préféré. Depuis, je lis presque tout ce qu’il publie, bien qu’à travers son œuvre extrêmement variée – il écrit aussi de la poésie et des essais – c’est surtout ses romans qui m’intéressent. Son dernier, Les limbes, est une brique massive, mais délicieuse qui, sur plus de trois cent pages, relate l’élévation puis l’effondrement d’un personnage singulier, sur fond discordant de tumulte montréalais. Je vous livre ici mes impressions. Une étonnante fresque sociale La première partie du roman se passe pendant l’âge d’or du Red Light, à Montréal. Michel Best, surnommé Ti-Best, naît dans les toilettes d’un bordel, d’une mère prostituée qui meurt en …

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The Dispossessed d’Ursula K. Le Guin, pour réfléchir

La science-fiction, comme la plupart des littératures de l’imaginaire, est souvent considérée comme de la « sous-littérature ». À mon avis, ça tend tranquillement à changer dans la représentation contemporaine, mais il y a encore du travail à faire. Si vous avez encore des préjugés sur la science-fiction, je crois qu’une bonne façon de vous faire l’envisager autrement est de lire une (ou des!) œuvre(s) de l’autrice américaine Ursula K. Le Guin. L’autrice Ursula K. Le Guin est une écrivaine de science-fiction et de fantasy dont le décès en 2018 a mis en évidence sa contribution littéraire. Ayant fait des études en littérature et en ethnologie, en plus d’être fille d’anthropologues, elle s’intéresse entre autres, dans ses écrits, à des thèmes anarchistes, psychologiques et sociologiques. Bien qu’elle se soit défendue de l’avoir fait consciemment, elle a écrit des romans qui proposent une réflexion féministe sur le genre, sur le pouvoir et sur l’organisation des sociétés contemporaines. Bref, son œuvre tombe plutôt bien dans les intérêts de plusieurs lectrices chez Le fil rouge! De plus, le …