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LIL : ligue d’improvisation littéraire

Avez-vous déjà assisté à un match d’improvisation ? Personnellement, c’est une branche du théâtre qui me plaît : le rythme, la répartie des comédiens, les tournures inattendues que peuvent prendre les différents sketchs… Il y a quelque chose d’impressionnant, du moins pour la non-comédienne que je suis, à être témoin de cette forme de jeu. Bien qu’il existe des règlements et des contraintes en impro, ces joutes oratoires où tous se répondent du tac au tac, me semblent libératrices. Au théâtre, les textes sont étudiés, appris, pratiqués… En impro, les comédiens se livrent spontanément, en suivant leur inspiration du moment. Chose certaine, c’est une démarche très différente de celle des auteurs lorsqu’ils écrivent un roman. Ces derniers brouillonnent, écrivent, effacent, réécrivent, corrigent, peaufinent – et j’en passe – leurs textes avant d’éventuellement, en arriver à la publication de leur travail. Dans le cadre du Festival international de littérature, en septembre dernier, j’ai assisté à une soirée d’improvisation particulière: celle de la ligue d’improvisation littéraire, qui m’a amenée à faire cette comparaison. Le concept était le suivant : …

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Une lecture envoutante de La liste de Jennifer Tremblay au FIL

C’est à la petite salle Claude-Léveillée de la Place des Arts que je me suis retrouvée, pendant le Festival international de littérature, pour la lecture de la pièce La liste de Jennifer Tremblay. Le titre m’était familier pour l’avoir entendu ici et là – l’oeuvre, publiée en 2008, a en effet reçu plusieurs prix et s’est distinguée dès sa sortie -, mais sans plus, et c’est donc principalement la curiosité qui m’a poussé à m’y rendre. Je n’avais aussi jamais assisté à des lectures publiques d’œuvres comme je m’apprêtais à le faire. Je m’installe discrètement dans la salle. Les gens qui m’entourent, je le remarque rapidement, sont pour la plupart des proches de l’autrice. Il y a ses amies et amis, des collègues, le traducteur et la traductrice de son oeuvre en anglais et en espagnol, sa famille, ses fils, son éditeur, des critiques, d’autres auteurs et autrices, etc. Je me sens au sein d’une grande famille dans laquelle tout le monde se connaît. L’atmosphère est chaleureuse et la salle, intime, s’y prête parfaitement. L’oeuvre …

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Antioche: les filles en criss

Dans Antioche, la pièce de Sarah Berthiaume publiée chez les éditions de Ta Mère, les trois personnages,  Antigone, Jade et sa mère Inès, se révoltent de l’intérieur, un peu comme chaque fille dans le monde. Les trois femmes en crisse permettent de portraiturer chacune à leur manière une femme révoltée par les injustices qu’elle vit selon différentes caractéristiques (le groupe d’âge, la situation amoureuse, les origines, etc.).  Antioche établi une résistance contre le monde établi. Le terme «emmuré» est souvent employé pour décrire le quotidien des femmes; elles sont enfouies sous le poids de la routine et des normes établies. Les trois femmes cherchent à fuir ce qu’elles vivent: l’ennui. La pièce se construit sur des sujets importants et actuels, comme l’immigration, la révolte et l’adolescence. Jade Jade passe son temps sur son ordinateur à discuter avec un homme qu’elle ne connait qu’à travers son écran et qui garde l’anonymat. Ensemble, ils bourrent leur crâne de conspirations capitalistes et leur désir de rébellion devient de plus-en-plus éminent. Jade veut fuir l’ennui qu’elle vit chaque jour et l’incertitude …

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La Vagabonde: un récit sur l’appel de la liberté

Lorsque je me suis mise à fouiner dans mes multiples bibliothèques à la recherche de ces fameux livres-achetés-mais-pas-encore-lus, je suis tombée sur La Vagabonde, une œuvre que j’avais appréciée il y a quelques années (le mot est beaucoup trop faible comparativement à l’impression qu’elle m’a laissée la première fois que j’en ai fait la lecture lors de mes études en littérature). Dans un cours qui portait essentiellement sur Colette, écrivaine que je ne connaissais pas à ce moment-là, je suis littéralement tombée en amour avec ses écrits. En plus de la qualité indéniable de sa plume, cette autrice, qui est devenue la première femme à présider l’Académie Goncourt, a su mettre sur papier, pour notre plus grand plaisir, sa vie à la fois mouvementée et inspirante. Cette femme qui refusait de suivre les conventions – et qui en choquait plus d’un ! – dégageait un besoin urgent de liberté. Je n’ai pu m’empêcher de relire ce court roman qui remonte à une autre époque et qui est pourtant si d’actualité. Replonger dans cette œuvre a …

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Une chose très précieuse : voir et lire J’aime Hydro

Au tout début du mois de mars, j’ai pris la 40 déjà picotée de son trafic de milieu d’après-midi et je suis montée jusqu’à Trois-Rivières. J’avais manqué toutes les représentations montréalaises de l’intégrale de J’aime Hydro et il restait encore des places au balcon de la salle J. Antonio-Thompson, sous le doré et le faste d’un plafond Art Déco. J’ai coincé mes longues jambes dans l’espace qui m’était réservé (de biais, pour ne pas accrocher les épaules de la madame devant moi) et j’ai passé les quatre heures suivantes à regarder Christine Beaulieu parler d’enjeux énergétiques, de biens collectifs et d’amour. J’ai tout aimé de la pièce: la belle folie de s’engager dans une représentation de quatre heures, justement; l’idée d’une enquête citoyenne menée par une non-initiée; le procédé de mise en abîme, par lequel la construction de la pièce fait aussi partie de la pièce; les illustrations de Mathilde Corbeil projetées sur scène. Et j’ai aimé le texte, que j’ai eu envie de lire aussitôt ressortie sur la rue des Forges. Des réponses qui …

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La Meute : l’actualité mise en scène

La Meute est la nouvelle pièce écrite par Catherine-Anne Toupin et produite par La Manufacture dont tout le monde parle ces derniers temps. Mon article sort juste à temps pour vous donner l’envie d’aller voir la pièce si vous avez manqué votre chance à la première vague de représentations. Il y aura d’autres du 7 juin au 16 juin et 21 août au 1er septembre au théâtre La Licorne.  Croyez-moi, c’est une pièce à voir. Cette pièce, mise en scène par Marc Beaupré, met en vedette Catherine-Anne Toupin, Guillaume Cyr et Lise Roy. Autour de ce trio, un thriller se construit. La Meute c’est une pièce dont tout est vrai: elle traite de harcèlement, de menaces, de trolls via les réseaux sociaux et d’intimidation. La pièce dure environ 1h30. Elle est construite de dialogues entre les trois personnages et de monologues récités par Catherine-Anne Toupin, jouant Sophie, le rôle principal. Les dialogues permettent de construire l’action et l’histoire, tandis que les monologues accueillent les pensées sombres, très sombres de Sophie. Elle témoigne de sa peine, …

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Mes découvertes théâtrales à l’université (partie 3)

Comme je me sentais inspirée et que mon amour pour le théâtre – surtout le théâtre québécois – croît de jour en jour, j’ai décidé de faire une troisième partie à ma suite d’articles portant sur mes découvertes théâtrales. Ces découvertes se sont produites dans le cadre de mes cours universitaires, qui à mon plus grand bonheur m’ont permis de développer une véritable passion. Vous pouvez lire la partie 1 ici et la partie 2 ici. Laissez-moi tout d’abord vous expliquer que le théâtre québécois est en pleine effervescence en ce moment. Les scènes sont remplies d’inspirantes créations. Parmi celles-ci, on retrouve des créations des « Trentenaires », une catégorie regroupant les jeunes dramaturges québécois.e.s dans la trentaine ou qui en sont près. Le travail des auteur.e.s est de plus-en-plus reconnu; il n’est désormais plus seulement question des metteur.e.s en scène. Ces artistes sont très d’actualité et s’inspirent de la société dans laquelle ils grandissent pour créer leurs œuvres dramaturgiques. Marianne Dansereau, Sarah Berthiaume et Olivier Choinière sont des auteur.e.s que je connais depuis peu, mais dont …

Savoir compter de Marianne Dansereau

Si vous avez consulté les critiques au sujet de la pièce Savoir compter de Marianne Dansereau présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, vous en avez peut-être lu  quelques-unes défavorables. Par contre, il faut toujours se rappeler que le théâtre, l’art et les goûts en général sont subjectifs. Je n’ai donc pas laissé ces critiques influencer ma pensée avant de me rendre à la salle, et finalement j’ai adoré mon expérience. Je vous partage donc ma soirée au théâtre en espérant vous faire vivre ce que j’ai vécu. Premièrement, il faut mentionner que j’avais, outre les critiques, un parti pris pour Marianne Dansereau, cette jeune auteure dramaturgique qui a également écrit la pièce Hamster. Je l’ai découverte dans mon cours de dramaturgie québécoise et elle m’a permis de rendre un travail de fin de session agréable. Dans ce même cours, j’ai également pu lire la pièce Savoir compter et j’ai tout simplement adoré, j’avais très hâte de vivre l’expérience théâtrale. L’arrivée Lorsque je suis arrivée au théâtre, je me suis dirigée vers la petite salle, la …

Le guide cadeaux des fileuses, partie 3 : idées d’expériences littéraires à offrir

Une expérience littéraire, qu’est-ce que ça mange en hiver ? Pour nous, il s’agit de tout ce qui tourne autour de la littérature, que ce soit une pièce de théâtre, une playlist ou bien un recueil de citations fait maison. On a donc demandé aux fileuses de nous parler des expériences littéraires qui, selon elles, s’offrent bien en cadeau. Une paire de billets pour aller voir Déterrer les os au Théâtre D’Aujourd’hui. Bon, on a un parti pris ici puisque Fanie, l’auteure de Déterrer les os, a été une fileuse durant quelques années et nous avons adoré son premier roman, au point de le mettre dans notre coffret de septembre 2016. Nous irons voir la pièce, c’est assuré, et on vous invite à faire de même. C’est une magnifique manière d’allier théâtre et littérature tout en offrant en cadeau un moment plutôt qu’un objet, quoi que vous pourriez toujours offrir le livre avec, comme marque page, une  paire de billet.   Caroline propose d’offrir, en encadré, une citation du livre favoris de la personne à …

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Mes découvertes théâtrales à l’université (partie 2)

Cet article se veut la suite de mon premier article sur mes découvertes théâtrales à l’université. Heureusement, dans les dernières semaines, j’ai beaucoup lu et j’ai fait des découvertes encore plus fraîches. Étant inscrite dans un cours de dramaturgie québécoise cette session, j’ai pu découvrir un classique des classiques qui est automatiquement devenu un coup de cœur, ainsi que quelques nouveautés. Ce que j’aime particulièrement de l’école, c’est justement les découvertes inattendues que l’ont fait en tant qu’étudiant.e. Les professeur.e.s nous incitent à sortir de notre zone de confort et, ainsi, nous pouvons nous créer une bonne connaissance générale de divers types de littérature. Comme dans mon précédent article, j’ose insister sur la nécessité d’un corpus d’œuvres diversifiées autant au niveau des sexes que des cultures. J’aimerais bien découvrir la dramaturgie d’Afrique ou d’Asie par exemple. Voici donc trois de mes coups de cœur les plus récents. Macbett d’Ionesco Macbett est une satire de la pièce originale de Shakespeare, Macbeth, écrite en 1972. L’histoire relatée par Ionesco reprend celle de Shakespeare, soit l’histoire de Macbeth, …