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Les bienfaits de lire pour le plaisir pendant ses études

Comme plusieurs d’entre vous, je suis étudiante. Étudiante à l’université, en première année de droit. Et Dieu sait qu’en droit, il y a en masse de quoi lire : les ouvrages de doctrine rédigés par des professeurs, la jurisprudence, les textes de loi, et j’en passe. Je ne peux pas parler pour les autres programmes, mais je pense bien qu’en général, on est pas mal tous et toutes dans le même bateau qui navigue sur des pages et des pages de lecture à n’en plus finir. J’ai souvent entendu des étudiants dire : « Pendant mes études, je ne lis rien d’autre que ce qui a rapport à mes cours », et ce, dans le but de se concentrer au maximum sur leurs études, ce qui est bien, dans un sens. Je comprends le rationnel de la chose, ayant également essayé d’arrêter de lire pendant ma première session de droit parce que je pensais que cela me permettrait de me concentrer davantage sur mes études. MAIS C’ÉTAIT SI DIFFICILE DE RÉSISTER. Je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter ce bouquin …

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La vraie mort avec Caitlin Doughty

La mort a déjà fait couler beaucoup d’encre chez les philosophes et chez les théologiens, mais aussi dans les journaux intimes du commun des mortels, des plus ésotériques aux plus terre-à-terre. Ce sujet est réfléchi encore aujourd’hui en Occident, mais ses aboutissants ne sont-ils pas tout de même tabous dans la société? Quel est notre rapport contemporain à la mort? Questions de prime abord lugubres, mais ô surprise, Caitlin Doughty tente d’y répondre (et réussi) avec humour, légèreté et précision dans Chroniques de mon crématorium. Faire la paix avec la mort Permettre aux gens de faire la paix avec la mort, tel est l’objectif ultime de Caitlin, personnage principal du roman, mais également son auteure. Cependant, ce but ne s’atteint pas si facilement étant donné qu’aujourd’hui, le vieillissement est médicalisé et se passe plus souvent qu’autrement à l’écart des vivants (hôpitaux, maisons de retraite), tout comme c’est le cas des processus entourant la mort, qui se sont littéralement industrialisés. Ces stratégies modernes, fondées sur le déni de la mort, sont censées aider les gens en deuil …

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Une histoire d’allergies

La clé : l’éducation Encore toute petite, j’avais déjà plusieurs chocs anaphylactiques (réactions allergiques sévères) à mon actif. Les vomissements, les yeux qui piquent, le corps qui enfle, les étourdissements, la respiration sifflante, la gorge qui se serre et un avant-goût de la mort; les symptômes que j’ai ressentis lorsque j’ai mangé des allergènes par mégarde sont à ce jour bien présents dans ma mémoire et encore aujourd’hui une grande source d’anxiété. Si vous pensez que les allergies alimentaires sont mal comprises aujourd’hui, tentez d’imaginer la vie des enfants aux prises avec des allergies sévères il y a 25 ans… Jamais un enseignant n’a expliqué les risques de ma condition de santé aux autres élèves de ma classe. Lorsque j’en parlais, on me disait que j’exagérais ou on ne me croyait tout simplement pas.  Au primaire, l’infirmière m’a rencontrée deux fois (avec le seul autre élève allergique de mon année scolaire) afin de nous montrer comment utiliser nos injecteurs d’épinéphrine. C’était bien, mais c’était aussi la seule tentative d’éducation de la part de l’école face …

On vous donne enfin des nouvelles !

Il me semble que ça fait des vies qu’on n’a pas pris le temps de vous écrire, ce qui n’est pas faux, car en vérifiant, j’ai vu que la dernière infolettre avait été envoyée le 6 mai dernier. Il s’en est passé des choses depuis et on avait envie de vous écrire pour vous tenir au courant et parce que ça nous avait manqué de vous écrire ainsi. La plupart d’entre vous le savent peut-être, mais nous animons depuis janvier dernier des clubs d’écriture, nous avons eu déjà 4 beaux groupes de 8 femmes créatives et allumées. C’est incroyablement beau ce qui se passe lors de ces séances, on tente du mieux qu’on peut de redonner l’envie d’écrire aux participantes. Et on tente de les accompagner le mieux qu’on peut là-dedans. Et bien, cordonnier mal chaussé, comme on dit, nous avons mis un peu de côté l’écriture… Peut-être l’avez-vous remarqué, mais sur le blogue, il y a de moins en moins d’articles écrits par nous deux. Bref, on en discutait cette semaine justement et on …

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Découvrez la Finlande et le Sisu!

Depuis mes débuts sur Le fil rouge, j’ai mentionné par ci par là ma passion envers les pays nordiques et scandinaves: en lisant plusieurs ouvrages sur le sujet, je me suis rendue compte qu’il y’avait bien peu d’ouvrages sur la Finlande, à l’exception bien sûr des guides de voyages classiques. En peaufinant donc un peu plus mes recherches, je suis finalement tombée sur Sisu: l’art finlandais du courage de la journaliste Joanna Nylund: ce petit guide définit et explique ce qu’est précisément le sisu, un élément culturel très ancré dans la société finlandaise. Bien sûr, à travers ce concept, il est presque impossible de ne pas mentionner plusieurs informations relatives à ce grand pays nordique. Bref, c’est également une belle manière de le découvrir davantage! (source: les éditions de l’Homme) Qu’est-ce que le Sisu? Selon la définition offerte par Nylund, le sisu est un mot regroupant plusieurs qualitatifs: Il n’est pas facile de définir exactement ce qu’est le sisu (…) même en finois, ce mot englobe plusieurs traits de caractère, notamment le stoïcisme, la résistance, le courage, …

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Réconfort dans la plume de Tove Jansson

J’épluchais les nouveautés dans une petite librairie indépendante et je suis tombée sur L’art de voyager léger et autres nouvelles de Tove Jansson. La couverture du recueil m’était tombée dans l’œil : l’autrice elle-même, portant un bandeau de fleurs, se baigne nue dans une eau grise. En arrière-plan, un petit chalet. L’image est surprenante, mais le calme qu’elle dégage la rend aussi très apaisante. C’est bien le reflet de ce que j’ai retrouvé à l’intérieur du livre. La découverte d’une autrice Née en 1914, Tove Jansson est d’origine finlandaise. Ces deux éléments biographiques sont importants pour saisir le cadre spatio-temporel et les sujets touchés dans les quinze nouvelles composant le recueil. À noter que, si moi je l’ai découverte avec ce recueil, l’autrice est assez connue dans le milieu littéraire. D’ailleurs, si vous aimez l’écriture de Julie Delporte, vous ne devriez pas être en reste, parce qu’elle s’en inspire beaucoup. Les histoires du livre m’ont dépaysée un brin, les pays européens sont pourtant un lieu fréquent dans la littérature que je consomme. On réalise tôt, sous la …

Envie de collaborer au blogue?

Comme chaque année, depuis quatre ans, novembre rime avec recherche de nouvelles fileuses pour collaborer au blogue ! Nous avons une magnifique équipe de collaboratrices derrière nous, mais avec les aléas de la vie, les projets de chacune qui se multiplient, on doit parfois dire au revoir à certaines et accueillir de nouvelles fileuses (peut-être toi, qui sait ?). Tu aimes le blogue, les livres qui font du bien, tu as envie de partager tes découvertes et lectures coups de coeur avec une belle communauté littéraire ? Alors, écris-nous ! Nous sommes à la recherche de personnes motivées qui ont la même vision que nous des livres, de la littérature et qui croient en la bibliothérapie. Nous exigeons un article par mois, mais ça peut être plus. Pour le sujet, on vous laisse beaucoup de latitude, même si les sujets doivent être approuvés par nous ! On cherche des gens qui ont envie de s’impliquer dans l’équipe du fil rouge à long terme et qui ont du temps à y consacrer. Ce n’est pas rémunéré, mais il y a possibilité …

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Un lion qui mange de la salade verte, ça se peut-tu?

Dans le rayon «Nouveautés» de ma bibliothèque, je reste dubitative et pour le moins perplexe devant la couverture fortement colorée d’un ouvrage titré Le jour où les lions mangeront de la salade verte, de Raphaëlle Giordano, aux éditions Édito. Allons bon! Encore un titre à rallonge, clinquant, au message subliminal… Peur ou croyances? Je jette un coup d’œil aux enfants, assis dans le coin lecture de l’autre côté et plongés dans leur BD respective. J’imagine un lion en train de manger une salade verte… Le visuel aux couleurs à la fois pastel et criardes me fait penser à l’artiste Andy Warhol. Cette dominante rose et bleu ne m’inspire guère et pourtant je m’interroge. Sur la couverture du livre, une ménagère style années 50, qui semble sûre d’elle-même, dresse un lion à passer dans un cerceau. Serait-ce un livre féministe tourné vers le vegan? Nan, nan, nan… Quoique, pourquoi pas? J’en étais là dans mes réflexions lorsque ma fille arrive et me dit: «Hey, maman, il est marrant ce livre! On dirait que la dame est …

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« Les remèdes littéraires » de Berthoud et Elderkin : prescriptions de fiction pour les maladies de la vie

L’ouvrage encyclopédique des Remèdes littéraires de Ella Berthoud et Susan Elderkin a tout d’un manuel médical qui propose des traitements aux maux courants du quotidien ou aux plus grandes blessures et épreuves de la vie… à quelques différences près. D’abord, « il ne fait pas de distinction entre les peines affectives et les douleurs physiques; vous pourrez trouver dans ces pages de quoi soigner un cœur brisé ou une jambe cassée » (p. 4). Ensuite, est-il bien indiqué, les médicaments prescrits ne sont pas disponibles en pharmacie, puisque, d’ordre livresque, ils se présentent plutôt comme des suggestions de lecture ayant le pouvoir de soulager les problèmes de tout ordre. Quelle que soit votre maladie, nos prescriptions sont simples : un roman (ou deux!), à lire à intervalles réguliers. […] Certains traitements mèneront à une guérison complète. D’autres offriront simplement une consolation, en vous montrant que vous n’êtes pas seul.  À la base des Remèdes se trouve ainsi l’idée que les amoureux de la littérature utilisent les romans comme onguents depuis des siècles. L’ouvrage met de ce fait en avant une foi inébranlable …

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Quand le roman aide à accepter la maladie mentale d’un proche

La santé mentale est un thème qui m’interpelle particulièrement dans la littérature. Ayant un proche qui vit avec une maladie mentale, les romans qui traitent de ce sujet ont souvent eu un grand effet thérapeutique sur ma personne en m’aidant à mieux comprendre les symptômes d’une maladie mentale et à conserver un regard humain sur cette réalité, sans jamais sombrer dans la haine ni la colère. Parmi mes découvertes littéraires des dernières années, quelques ouvrages abordant ce thème m’ont apporté beaucoup de bien, notamment Borderline (2000) de Marie-Sissi Labrèche, Pivot de Marie-Ève Cotton (2017), La cloche de détresse (1963) de Sylvia Plath, Demain j’étais folle (2014) d’Arnhild Lauveng, Matricide (2017) de Katherine Raymond, et Profession du père (2015) de Sorj Chalandon. Aucun ne m’a toutefois autant ébranlée que Neurotica (2014) de Mélanie Gélinas. L’innocence de l’enfant, la douleur de l’adulte Dans la première partie de ce roman fragmenté, on suit l’histoire d’Anna Ouellet, âgée de huit ans, dont la mère souffre d’une « maladie des émotions », comme le dit la jeune narratrice. Le récit débute avec l’automutilation d’Anna, qu’elle réalise …