Année : 2020

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Nonobstant et en revanche, le Meurtre du Commandeur en livre audio

C’est avec Kafka sur le rivage que j’ai découvert, il y a longtemps, la plume de Haruki Murakami, auteur japonais dont je suis irrémédiablement tombée sous le charme. Je viens tout juste de terminer son dernier roman en deux tomes, Le Meurtre du Commandeur, et j’en suis ressortie enchantée, comme d’habitude! Une idée apparaît, tome 1 Après plusieurs années de mariage, la femme du narrateur, un portraitiste renommé, quitte celui-ci sans explication. Il se lance alors sur les routes, avant d’emménager dans la demeure vide et isolée d’un très grand peintre japonais nihonga, Tomohiko Amada. Un jour, le narrateur reçoit une proposition : peindre le portrait de son riche et insondable voisin, Wataru Menshiki. Dans le même temps, il découvre un tableau caché dans le grenier, le Meurtre du Commandeur, un chef d’œuvre inconnu de Tomohiko Amada qui semble tiré du Don Giovanni de Mozart. Enfin, le bruit d’une mystérieuse clochette se fait entendre à heure fixe toutes les nuits… Tout y est. Très lent, ce premier tome très descriptif dépeint les tâches du quotidien, …

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Parce qu’on est toutes un peu folles, frues et fortes

J’aime toujours garnir ma bibliothèque d’œuvres féministes. C’est tout simple : j’en veux toujours plus! Marie Demers dirige le recueil Folles Frues Fortes, publié aux éditions Tête Première dans la collection Tête dure, tout en y signant deux textes puissants. Cette maison d’édition publie des textes incisifs et des récits intimistes, toujours touchants et percutants, portés par des voix singulières, des textes dont la lecture, comme on peut le lire sur son site web, ne devrait laisser personne, qui que ce soit, tout à fait indemne. Un autre collectif féministe  Certains peuvent se demander : mais pourquoi encore un collectif féministe? Par « certains », j’entends : probablement ceux qui ne lisent pas ces collectifs. Les textes comme Folles Frues Fortes sont toujours pertinents et de plus en plus importants, puisqu’à chaque fois qu’on pense voir du progrès, un événement nous ramène en arrière. Dans les années soixante, on disait : « le privé est politique ». Eh bien! en 2019, le privé est toujours politique! Écrire des textes comme celui-ci, c’est se révolter encore …

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Explorer la famille dans ses derniers retranchements

Six ans après la publication de son essai Les tranchées, Fanny Britt poursuit ses réflexions entourant la maternité et la famille avec Les retranchées: échecs et ravissements de la famille, en milieu de course. Si le premier document de l’autrice m’avait laissée quelque peu indifférente, je dois avouer que son dernier pamphlet m’a plu davantage. Le propos des Retranchées m’a paru plus politique et revendicateur que le précédent, tout en offrant un portrait plus imparfait et moins homogène de la famille. C’est une réflexion davantage critique que Fanny Britt nous offre ici sur les structures restrictives et oppressives qui se révèlent dans le modèle familial, et sur les moyens de s’en libérer pour faire de la famille une cellule où tous et toutes peuvent s’épanouir. Refuser l’intrusion du néolibéralisme  J’ai beaucoup apprécié la critique de l’autrice à l’égard de l’intrusion des impératifs néolibéraux dans la vie familiale. Selon elle, les modèles de la famille parfaite qui prolifèrent sur les médias sociaux et qui servent à vendre différents objets en les associant à des aspects intimes de la vie privée …

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Le projet Shiatsung de Brigitte Archambault, une fable dystopique entre humour et malaises

Cet automne, j’ai lu Le projet Shiatsung, de Brigitte Archambault. En fait, je l’ai lu deux fois tellement j’ai été agréablement surprise! Je l’ai dévoré une première fois, sans me poser de questions, puis je l’ai relu plus lentement pour pouvoir mieux en discuter. Je commence d’abord par vous présenter un extrait de la présentation de l’éditeur, qui résume bien l’oeuvre: «Dans un bungalow dont la cour est ceinte par une muraille infranchissable, une femme a été élevée, seule, par un écran parlant omniscient, mais qui ne dit pas tout. Sans autre connaissance du monde extérieur ni encadrement que ce que lui a appris ce dernier, elle ignore tout des causes de son existence. Et si cette femme tentait d’échapper à la surveillance constante de cet écran qui épie ses gestes? Que pourrait-elle trouver de l’autre côté du mur?» Évidemment, comme j’ai lu le livre deux fois, il va sans dire que je vous le recommande chaudement, mais voici deux éléments auxquels vous pourriez porter attention lors de votre lecture. Le dessin Les dessins de …

Crevette : l’apprentie sorcière

Les Éditions de la Pastèque ont toujours su me plaire, et c’est encore chose faite avec l’une de leurs dernières bandes dessinées : Crevette. En plus d’avoir découvert une petite sorcière, je suis tombée sous le charme de son autrice, Elodie Shanta. Cette jeune illustratrice, autrice et blogueuse est originaire de France. Son style de dessin est qualifié de kawaï (de dessins à la Hello Kitty, japonais et cute). C’est ainsi qu’Elodie m’a amenée dans un monde magique. Tous les petits détails y étaient. On y retrouve des runes, des reliques, une écriture magique, des grimoires, des chaudrons, un petit chapeau pointu, mais surtout des amis-animaux magiques. Crevette est le seul personnage que nous rencontrons qui a la forme d’un humain. Ses amis qui l’accompagnent ont plutôt la forme d’un chat, d’un démon ou encore mieux, d’un chat-chauve-souris. Le seul désir de Crevette est d’être admise à la grande école de magie. Mais, malheur pour elle, elle n’y arrive pas par manque de compétence. Pourtant, elle voudrait tant faire honneur à sa mère décédée! C’est …

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Rencontre avec Catherine Côté, autrice du recueil de poésie Dans ta grande peau

Après ma lecture du recueil de poésie Dans ta grande peau de Catherine Côté, publié récemment aux éditions de l’Hexagone, j’ai eu envie de la rencontrer autour d’un café pour jaser avec elle de son livre, que j’ai beaucoup aimé. Avec Dans ta grande peau, l’autrice nous invite à la suivre lors d’une de ses déambulations dans Montréal la nuit. Le titre, déjà, m’attirait. C’est énigmatique et poétique en même temps, ça évoque la caresse, l’étreinte, les bras enveloppants. Cette peau semble d’ailleurs être celle de la ville, mais une Montréal à la fois tendre et engloutissante. On voit rapidement que la narratrice se berce dans les bras de la ville autant qu’elle s’y noie. L’écriture est pleine d’images évocatrices. Parfois, on est plus dans un registre familier, terre-à-terre, et d’autres fois, on saute dans un style plus poétique. Le résultat est toujours une écriture douce et évocatrice qui fait un peu mal au ventre, mais qui réconforte aussi. Il y a toujours ce double pôle dans la poésie de Catherine, des mots qui tranchent tout …

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Retour sur le Pumpkin Autumn Challenge

Retour sur ma participation au Pumpkin Autumn Challenge, qui s’est déroulé à l’automne passé (oui, déjà!)… Je suis plutôt fière de moi, puisque j’ai terminé mon défi en validant l’option «Un appétit de Goule», comme je l’avais prévu au départ. À part une petite déception, La recluse de Wildfell Hall, d’Anne Brontë, j’ai passé de très bons moments livresques grâce à ce challenge. Un petit retour sur mes lectures les plus chouettes, ça vous dit? Pour celleux qui ne connaissent pas ce défi littéraire ou ne s’en souviennent pas, vous pouvez retrouver mon article précédent ici. Magic Charly d’Audrey Alwett Dans ce premier tome de la série, on rencontre Charly, un garçon en apparence normal, mais accompagné d’un chat aux étranges capacités, dont la vie va être bouleversée lorsque sa grand-mère, Dame Mélisse, réapparaît après plusieurs années d’absence. Cette dernière, aujourd’hui amnésique, était une grande magicière. Lorsqu’il l’apprend, et pour l’aider à recouvrer la mémoire, Charly commence lui aussi son apprentissage en tant que magicier. Cependant, il est loin de se douter du complot sur lequel …

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Dans la solitude de Paul

J’attends la sortie des nouveaux tomes de la bande dessinée Paul comme j’attendais jadis celle des livres de Harry Potter, c’est-à-dire en usant d’énormément de patience et avec beaucoup, beaucoup d’enthousiasme! Au fil des années, Michel Rabagliati, l’auteur de la série, est devenu une des figures de proue de la bande dessinée québécoise et, de fait, un de mes auteurs préférés. Quatre ans après Paul dans le Nord, dans lequel son personnage était un jeune adulte, il nous offre enfin Paul à la maison. Dans ce nouvel opus, notre personnage préféré a 51 ans et il a un peu changé. Il est barbu, a pris du ventre et a l’air fatigué; bref, on sent qu’il n’est pas au meilleur de sa forme. Il faut dire qu’il vit seul depuis qu’il s’est séparé, que sa fille unique lui annonce qu’elle part vivre en Angleterre et que sa mère vieillit drôlement vite. Sa maison dans Ahuntsic est vide et il a du mal à s’y faire. D’autant plus que la vieillesse se fait tranquillement sentir : des …

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L’essai de Léa Stréliski sur notre vie effrénée

Y a-t-il un sujet plus actuel que celui de la vitesse? De la performance et de notre travail toujours plus acharné? Dans le livre La vie n’est pas une course, Léa Stréliski, humoriste et mère de famille, souhaite remettre en question les valeurs d’ultraperformance et de vitesse de la société. Comme elle le dit mot à mot, elle « aimerait savoir pourquoi tout le monde court ». C’est décidément un sujet qui m’intéresse, et c’est la raison pour laquelle je souhaitais lire ce livre à tout prix. Je suis une fille qui court (au propre comme au figuré, je dois le préciser). Je m’améliore, mais je cours quand même pas mal, dans ma vie. Malheureusement, je n’ai pas du tout été satisfaite de ma lecture. En fait, je vais vous le dire, j’ai été vraiment déçue. Car, si Léa Stréliski aborde certains enjeux cruciaux de notre société d’aujourd’hui, elle tombe malheureusement dans les idées reçues et les discours figés, en plus de ne pas vraiment offrir d’idées nouvelles sur la question – ce qui est …

Survivre à la grossesse : un guide positif pour les nouveaux parents!

En février dernier, lorsque j’ai vu le petit + sur le bâton, je savais que ma vie venait d’être chamboulée. Je ne savais pas à quel point. Aujourd’hui, mon fils de trois semaines endormi à mes côtés, je peux dire que ce fut des mois précieux, des mois d’apprentissage, de lecture, de hâte, de questionnements, de doute, mais surtout des mois d’attente, des mois avant de faire la rencontre, le blind date, le plus important de ma vie. Personnellement, j’ai adoré être enceinte et sentir un petit être pousser en moi. Comme chacune, j’ai eu mon lot d’inconforts, mais ce qui en ressort, c’est la magie d’avoir mis au monde mon petit Florent. Il m’arrive encore d’être étonnée en voyant les dernières photos de ma grossesse. Comment mon fils pouvait-il être là-dedans, dans mon bedon? Je suis impressionnée et fascinée quand je pense que c’était lui tout le long. Curiosité et nerf sciatique Tout au long de ma grossesse, je me suis renseignée; je sentais que j’avais tant à apprendre. J’ai beaucoup lu et écouté …