Confessions littéraires ou le plaisir de lire
La #snoblitt, vous connaissez? Ce principe de lire, non pas par pur plaisir, mais simplement pour signifier qu’on a lu le dernier livre d’un auteur indie un peu hipster, les bouquins discrets des librairies indépendantes, ou encore, qu’on a tourné les pages des classiques et des grosses briques épeurantes. La #snoblitt, ce livre qu’on flashe dans le métro, ou assis sur un banc de parc, pour que tout le monde constate que «Eh! Je suis une vraie de vraie, moi». Il est passé où, l’amour de la lecture, le vrai? Le plaisir de lire, point? Il n’y a pas si longtemps, j’ai lu un roman. J’hésite à en parler. En fait, je suis un peu gênée. Je suis entourée de gens qui se vantent de lire du Proust à longueur de journée. J’ai envie de me libérer de cette pression littéraire, de lire ce que j’ai envie, de me réapproprier mes goûts diversifiés et surtout, de ne plus jamais être timide de lire un livre dans le bus ou au café du coin. Sauf que, …

