Au-delà des livres
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Le contentement, question de lâcheté ou d’acceptation?

Quand je pense à contentement, je pense aux phrases du style «contente toi donc de ce que tu as», «ha, lui il n’est jamais contenté». Avec ce type d’affirmations en tête, il est facile de voir le contentement comme quelque chose à portée négative. Il est aussi facile de se dire que se contenter de ce qu’on a, qu’on soit heureux ou non avec cela, ne permet pas de chercher plus, de chercher à se dépasser. Que c’est être bien tout en étant stagnant.

Je suis de celles pour qui le gazon semble toujours plus vert chez le voisin, faute de meilleure expression. Je suis de celles qui voyaient le contentement comme quelque chose de négatif et surtout, comme un acte lâche et las quand, en fait, c’est beaucoup plus que ça.

J’ai découvert ce que j’oserai appeler la «philosophie du contentement» à travers le tout dernier Ebook gratuit de Leo Babauta, auteur du blogue Zen habits. Je dois, dans un premier temps, confesser mon amour pour ce blogue que j’adore et qui me guide (woah c’est peut être un peu fort comme mot) dans bien des changements de perspectives. Bref, maintenant que c’est dit, passons au livre. L’Ebook s’appelle The little book of contentment et c’est, selon la description «A guide to becoming happy with life & who you are, while getting things done» Déjà là, peut-on s’entendre pour dire que pour une si simple phrase, on en promet beaucoup.

Concrètement, l’auteur aborde toute cette idée du contentement comme étant une manière d’être bien avec qui on est, ce qu’on a et ce qui nous entoure. Il parle du contentement comme étant aussi cet état d’esprit qui permet d’être un peu plus en paix avec soi et de se concentrer sur son propre gazon au lieu de perdre son temps à jalouser celui du voisin. Mais ce n’est pas tout, l’idée intéressante relève du fait qu’il tient vraiment à faire comprendre que le contentement n’est pas un état d’esprit stagnant mais, bien au contraire, une façon de voir les choses qui permet de mieux avancer et de mieux se concentrer sur le positif.

Dans The little book of contentment, Babauta aborde, entre autre, ces sujets :

  • Le contentement ne veut pas dire qu’on ne fait rien
  • Se comparer à ce qu’on n’a pas ne sert à rien
  • S’aimer soi-même et essayer de trouver le bonheur à l’extérieur de soi
  • L’importance de nos réactions face aux actions des autres et la jalousie face aux autres.

La liste des chapitres est longue et ces quatre points ne sont que quelques exemples de ceux que j’ai particulièrement aimés.

Dans The little book of contentment, tout est écrit dans un optique très concret, pas question ici de parler de spiritualité. L’auteur se base sur le quotidien, les expériences de la vie et les situations communes pour donner des exemples et conseils pratiques.

Depuis que j’ai lu ce livre, j’essaie vraiment d’être plus consciente et d’apprendre à aimer ce que j’ai, à apprécier, sans pour autant rester dans de mauvaises situations en me disant que je devrais m’en contenter, là est la différence.

Je tenais à vous en parler parce que je sais que je ne suis pas seule à envier un peu trop ce que les autres ont en ne portant pas attention à ce que j’ai. Toujours tout comparer n’apporte définitivement rien de bon et apprendre à apprécier ce qu’on a et ce qu’on est pour leur valeur intrinsèque vaut bien plus que de perdre son temps à vouloir et envier ce qu’on a pas, non ?

P.s : Le livre est seulement offert en version originale, en anglais. Par contre, le niveau de l’anglais y est assez basique pour bien comprendre sans être billingue-anglophone-étudiant en traduction-…

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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