Auteur : Marjorie Rhéaume

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Un long soir; microrécits à saveur d’exil

Un long soir, de Paul Kawczak, est une petite tablette qui se lit, du début à la fin, en l’espace d’une heure, peut-être deux. C’est la forme de ce livre qui m’a d’abord attirée, outre la couverture assez tape à l’oeil. J’ai eu envie de sortir de ma zone de confort de lectrice, sans pour autant m’engager longuement dans une nouvelle lecture. Une série de courts récits me semblait donc la réponse à mon envie d’aventure littéraire. Je n’aurais pu mieux tomber en termes d’aventure et de dépaysement. Non seulement la structure de type microrécits, mélangée à une écriture poétique et imagée, est venue me rejoindre, mais les thématiques, celles de l’exil, de la quête, du voyage, du passé et du désir sont aussi parfaitement mis en scène et adaptés à la forme. Dans un premier temps, il faut dire que j’ai été impressionnée par toute la force et l’émotion qui se dégagent de chacun des récits. Séparés par chapitres, les lieux, autant les maisons que les pays, sont au cœur de presque tout les récits, d’une …

Le livre est roi sur instagram : partie 2

En 2016, j’avais écrit un article sur les comptes Instagram de livres qui m’inspiraient, puisque c’est une plateforme en constante évolution qui semble contenir de plus en plus de beaux comptes dédiés aux livres. J’ai décidé de vous en présenter d’autres. Instagram est, pour plusieurs dont moi, une grande source d’inspiration pour découvrir de nouvelles lectures. C’est d’autant plus inspirant de voir que de plus en plus de gens s’y mettent et qu’une grande communauté d’amoureux de la lecture se développe. Voici donc quelques comptes à suivre !! N.B. : La photo de chacun des comptes est celle au dessus de chaque paragraphe       j.lis_ Jeanne est une montréalaise passionnée de littérature – et collaboratrice au blogue page par page – qui partage autant ses coups de coeur littéraires que ses escapades dans les cafés et les  bibliothèques. C’est elle qu’il faut suivre pour découvrir de nouveaux lieux en lien avec les livres ou des lectures intéressantes et engagées. a.panneton Bien avant qu’Amélie devienne notre collaboratrice, j’adorais jeter un coup d’oeil à son Instagram. En plus …

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Men explain things to me : au-delà du mansplaining

Ce recueil d’essais de Rebecca Solnit était dans ma liste de livres à lire depuis bien longtemps. C’est en découvrant l’auteure et ses autres œuvres, à travers le compte instagram Her pickings, que je me le suis finalement procuré. Il faut dire que toute l’actualité autour du terme mansplaining (1) , popularisé par l’essai de Solnit, a aussi pesé dans la balance. Alors que je croyais me retrouver devant une série de textes personnels racontant des anecdotes mettant en scène des hommes qui remettaient en question les compétences de Solnit parce qu’elle est une femme, c’est devant un tout autre type de texte que je me suis retrouvée et, à tout dire, c’est bien mieux ainsi. Un titre « click bait »  Men explain things to me, un titre qui fait jaser, qui fait vendre, mais qui, à mon avis, reflète peu le contenu du livre, passé le premier texte. En fait, il aurait aussi bien pu s’appeler Rebecca explains feminism to you . Dans  chaque essai, l’auteure aborde de manière très politique et publique des thèmes tels que la violence faite …

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Lion : l’improbable histoire de Saroo

L’improbable histoire de Saroo est une histoire vraie. Celle d’un petit bout d’homme de six ans, perdu dans une grande ville indienne après s’être endormi dans un train en y cherchant de la nourriture avec son frère. C’est un récit de survie, d’adoption, d’identité et d’espoir. La petite histoire Après quelques mois où l’on se demande bien comment un enfant de six ans a pu survivre seul dans une grande ville indienne, Saroo se retrouve dans un orphelinat et se fait adopter par une famille en Tasmanie. Déjà là, l’histoire semble plus vraie que nature et pourtant ce n’est que le début. 25 ans plus tard, bien qu’heureux dans sa vie, Saroo entreprend des recherches pour essayer de retrouver son village natal. N’étant qu’un petit garçon au moment de son adoption, il n’avait que peu d’informations sur son village natal, ni même le nom de sa mère. Par contre, doté d’une mémoire photographique, il regroupa tous les souvenirs qu’il pouvait, se remémorant le chemin pour se rendre chez lui, route qu’il parcourait quotidiennement avant de se …

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Le coup de poing et la performance de soi

Quelque chose en moi choisit le coup de poing est un oeuvre hybride entre essai et théâtre, écrite par Mathieu Leroux et publié chez La Mèche. C’est à la fois un rassemblement de courtes et moins courtes pièces écrites et mises en scènes par Leroux, précédé d’un essai sur la performance de soi dans l’art, plus particulièrement dans l’écriture. Le coup de poing, c’est la démarche autobiographique, c’est le Je dans l’écriture, le Je dans l’art, c’est l’acte de se mettre en scène, de se performer. Bien qu’il compare la réalité et la fiction à un coup de poing et une caresse, respectivement, il n’y a  pas pour autant de hiérarchie établie entre les deux. C’est seulement que, pour Leroux, quelque chose en lui choisit le coup de poing. N’ayant pas d’énormes connaissances en théâtre, j’ai trouvé intéressant d’être immergée dans une forme peut-être un peu moins classique, sans pour autant y être plongée sans notions quelconques. Que ce soit l’essai du début, auquel je reviendrai, ou bien l’entièreté des pièces dans lesquelles sont aussi …

Flow, un magazine qui prend son temps

Les magazines sont un phénomène tellement plus éphémère que les livres. Du contenu au contenant, ils ont longtemps été conçus pour ne durer qu’un mois — si ce n’est pas qu’une semaine dans le cas des magazines à potins — et finir tout fripés dans un bac de recyclage (au moins). Par contre, on peut observer depuis quelques années l’apparition de magazines qui, sans se prendre pour des livres, proposent du contenu et des formes de plus en plus innovatrices et adaptées au passage du temps. Il y a, chez nous, un nouvel essor pour ce type de magazine. Que ce soit Dinette, Trois fois par jour ou Nouveau Projet, mais aujourd’hui c’est plutôt en Europe que se publie le magazine dont je veux vous parler : Flow. Offert en anglais, en français et en allemand, avec du contenu différent dans chacune des éditions, on peut dire que Flow est une marque bien établie. En français, le slogan du magazine est : Un magazine qui fait du bien, alors qu’en anglais, on a le droit à Celebrating creativity, …

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Dans la vie d’un bibliothérapeute : Aux petits mots les grand remèdes

Aux petits mots les grands remèdes, de Michaël Uras, raconte le quotidien d’Alex, bibliothérapeute de profession. Après une formation au Canada et un diplôme peu reconnu en France, Alex ouvre son propre bureau dans lequel il conseille des lectures, dont beaucoup de classiques, aux hommes – parce qu’il n’a apparemment pas de clientes féminines – pour essayer de les aider à aller mieux, à penser différemment, à sortir des sentiers battus. J’avais bien hâte de me plonger dans un roman qui parle de bibliothérapie. C’est une discipline qui fait de plus en plus sa place et qu’ici, sur Le fil rouge, on se plait à adapter librement à nos écrits et à notre philosophie. Par contre, ce roman n’a pas su rejoindre mes attentes. L’idée est bonne, la structure du roman l’est aussi, mais l’histoire n’est pas venue me toucher comme je l’espérais. C’est un roman simple, qui divertit, mais qui n’a pas réussi à me convaincre de la passion pour les mots du protagoniste, ni à son travail en tant que bibliothérapeute. On se …

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Découvrir des classiques : Fahrenheit 451

Fahrenheit 451 fut ma première lecture de 2017. Non, je ne l’avais jamais lu au cégep. Je me rappelle plutôt de The Catcher in the Rye et de Brave New World dans mes cours d’anglais, mais il ne fut jamais question du classique américain de Ray Bradbury. J’en avais entendu parler maintes fois, sans jamais vraiment m’y attarder, ayant toujours un livre plus tentant dans ma p.a.l. J’ai finalement décidé de m’y plonger il y a quelques semaines et j’ai bien apprécié ma lecture. Je comprends que c’est le type de livre qu’on peut faire lire à un groupe de cégépiens et, pourtant, je ne me suis pas sentie prise dans l’un de ces romans que je me forçais parfois à lire lors de cours obligatoire. Je n’ai pas eu la flagrante impression de me retrouver dans un roman de science-fiction comme l’aurait eu quelqu’un l’ayant lu à sa parution en 1953. Sans que notre société ressemble entièrement à celle dépeinte dans le livre, elle lui ressemble certainement plus qu’il y a 70 ans de cela. Je crois …

Productivité et Créativité : The fire starter sessions

*Ce livre n’est malheureusement pas traduit en français. En commençant ma série Productivité et Créativité (1 & 2), je savais que je voulais lire The fire starter sessions. Pourtant, j’ai attendu presque un an avant de m’y mettre. Avoir su que j’allais autant apprécier et être motivée par cette lecture, je l’aurais lu avant. En même temps, je crois que la lecture que j’en ai faite est arrivée à un bon moment, à l’aube de 2017, alors que Le Fil rouge entrera dans sa première année complète en tant qu’entreprise. The fire starter sessions, de Danielle Laporte, est un mélange bien équilibré entre entreprenariat et développement personnel. Ce que l’auteure propose est un guide pour définir le succès selon ses propres valeurs et besoins, le tout envisagé sous une perspective entrepreneuriale. À travers 3 parties et 16 modules, Laporte propose exercices et questionnements qui vous pousseront à vous mettre en action, à repenser votre système de valeurs et à vous déculpabiliser. En gros, l’approche de l’auteure est axée sur les émotions, sur ces sentiments qu’on identifie parfois …

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L’amour, cette imparfaite amitié

D’emblée il faut que j’avoue; je n’ai pas su faire comme Amanda, personnage principal du tout dernier roman de Mylène Bouchard. Je n’ai pas su résister, je n’ai pas eu le temps de désirer, je l’ai consommé, je l’ai consumé même, rapidement. Je n’ai su le déposer que lorsque mes yeux ne voulaient plus que dormir, pour mieux le reprendre le matin suivant. L’imparfaite amitié, c’est une incursion dans la vie d’Amanda, mère, femme volage, femme de culture, amoureuse; à travers une série de lettres, de documents, de bouts de papier mis dans une boite destinée à sa fille. On y découvre sa vie et surtout, ses réflexions et ses questionnements sur le désir et sur l’amour, dans toutes ses pluralités et, par dessus tout, sur la consommation de celui-ci. Amanda s’attache, elle aime souvent, plein de gens. C’est après que sa fille l’ait découverte, au milieu de la nuit, revenant d’une balade avec un amant, qu’elle prendra une décision, celle de résister. Pour s’y tenir, elle fait un pacte: celui de quitter son mari. …