Essais
Comment 1

Mon désir de révolution

12386778_10206687514680497_651513885_nAu Cégep, j’ai un jour fait un oral sur l’indépendance du Québec. Sur les pours, les contres… mais surtout les pours. Je ne connaissais pas grand choses et mes recherches étaient assez sommaires, mais j’étais convaincue.  Avec le temps, j’ai appris, j’ai lu et même si je ne saurais vous professer mes valeurs politiques aussi facilement que quand j’avais 17 ans, j’aime toujours lire sur le sujet  et en apprendre un peu plus, sans pour autant être complètement sûre de mes convictions profondes .

Bien que je ne sache pas vraiment qui est Andrée Ferretti, j’étais enthousiasmée à en apprendre sur cette militante du OUI qui à marqué l’histoire de l’indépendance au Québec, sans trop savoir dans quel type d’essai je me lançais.

En fait, je m’attendais à quelque chose de plus personnel, de plus intime. Ferretti retrace son parcours de militante en faisant quasi complètement abstraction de sa vie de femme, de mère, d’épouse à l’extérieur du milieu militantisme. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, je crois simplement que ça en fait une lecture qui est susceptible d’être appréciée à sa juste valeur que par les initiés, ceux qui ont déjà quelques notions de bases sur l’histoire de l’indépendantisme au Québec. Cet essai est strictement politique, à quelques phrases près.

Malgré ça, toute la force et la dévotion d’Andrée Ferretti transperce cet essai. C’est ce qui est venu me chercher le plus dans cette lecture; la force de caractère et la passion pour la cause. J’aime les figures qui donnent l’impression que se dévouer ainsi était la seule façon de faire, le seul chemin à prendre, c’est une preuve de courage qui inspire. Le titre même appelle à cette idée; Mon désir de révolution.  Tout comme la préface, écrite par Martine Desjardins, qui m’a bien touchée de par son approche plus féministe et actuelle sur l’indépendantisme, les grèves de 2012 et, bien entendu, sur cette grande dame qu’est Andrée Ferretti.

Somme toutes, je conseille cette lecture aux connaisseurs autant  qu’à ceux qui veulent en apprendre un peu plus sur l’histoire du mouvement indépendantiste au Québec et sur ses figures marquantes, dont Andrée Ferretti fait indubitablement partie.

Le fil rouge tient à remercier les éditions XYZ pour ce service de presse.

 

 

 

Advertisements
This entry was posted in: Essais

par

Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

Un commentaire

  1. c’est curieux

    si c’était un homme, est-ce qu’on s’attendrait à ce qu’il livre ses états d’âme intimes en rédigeant son crédo politique et social ?

    je suis convaincu de la cause indépendantiste sur un plan rationnel d’abord, mais une conviction que j’exprime avec passion

    J’aime

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s