Littérature québécoise
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Une fileuse au FIL (partie 3) – À la hauteur de Grand Central Station je me suis assise et j’ai pleuré

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cf«FIL» est l’acronyme du Festival international de littérature, événement d’envergure qui s’est déroulé cette année à Montréal du 20 au 29 septembre. Avec la mission de partager et de faire vivre la littérature, le FIL présente une série de soirées multidisciplinaires où elle est mise en scène, en musique et en images. 

Lundi le 23 septembre, à la Cinquième Salle de la Place des arts, Magalie Lépine-Blondeau se glisse dans la peau de l’autrice ontarienne Elizabeth Smart pour nous faire découvrir À la hauteur de Grand Central Station je me suis assise et j’ai pleuré, une œuvre publiée en 1945 et traduite dans les années 1990, au Québec, par Hélène Filion. La mise en lecture du texte, dans le cadre du FIL, est de Justin Laramée. Sur scène, la comédienne est accompagnée du pianiste Laurier Rajotte, et les deux interprètes prennent place dans un décor sobre uniquement composé d’un piano à queue et d’une dizaine de lutrins éparpillés dans l’espace.

Dès son entrée sur scène, Magalie Lépine-Blondeau s’élance sans attendre dans le récit passionné que fait Elizabeth Smart de sa relation tumultueuse avec le poète britannique marié George Baker. Son écriture est dense, lyrique et émotive. Le texte dévoile la douceur des moments d’amour, mais aussi la douleur et la rage qu’elle cultive contre lui et contre cette autre femme, la vraie épouse, celle avec qui elle doit le partager. Le personnage que joue la comédienne apparaît simultanément forte et fragile, parfois désespérée, mais à tout coup, elle nous touche par son authenticité.

La prestation est hachurée en une dizaine de tableaux, chacun renvoyant à une étape de la relation de l’autrice avec Baker. À plusieurs reprises, quelques effets viennent agrémenter la lecture, comme lorsqu’une une voix pré-enregistrée se mêle à celle de la comédienne, parfois en décalage, formant une sorte d’écho murmuré qui crée un effet saisissant. Le piano, quant à lui, ajoute une touche sensible à la lecture et magnifie les émotions exprimées. Et, lors des intermèdes un peu plus longs, il est celui qui nous permet de respirer, de souffler, car le récit qui nous happe demeure très prenant, plein d’intensité.

C’est avec plaisir que je me suis laissé porter par le récit d’Elizabeth Smart. J’ai été touchée par l’interprétation de Magalie Lépine-Blondeau et j’ai beaucoup aimé l’apport musical du piano. Depuis, je n’ai qu’une envie, me procurer l’œuvre littéraire pour me plonger encore plus dans cette histoire d’amour passionnée, mais surtout pour pouvoir prendre mon temps et m’arrêter à chaque détail de l’écriture.

 

Je voudrais remercier le FIL pour le billet de presse.

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