Auteur : Roxanne K

Un loup dans la bergerie

Lorsqu’une amie m’a prêté le livre Acheter, c’est voter de Laure Waridel il y a quelques annés, je dois avouer que ça a grandement changé ma vision de notre société capitaliste. Bien sûr, je connaissais et comprenais le principe du commerce équitable, mais je me figurais mal comment moi, simple consommatrice d’Amérique du Nord, je pouvais réellement faire une différence. Mais Laure Waridel m’a convaincue que «consommer a trop d’impact pour que cela soit considéré comme un geste strictement individuel». Evidemment, je ne suis pas parfaite, je n’adhère pas à un mode de consommation totalement équitable et biologique, ni même l’un d’eux, en tout temps. Par contre, je réfléchie plus lors de mes achats. Je pense à l’impact de ma consommation personnelle, tant au niveau social qu’environnemental. J’adore acheter local et j’encourage le commerce équitable, lorsque le choix se présente. J’ai également un regard plus critique face à ce que les commerces nous offrent. «Au quotidien, faire des choix de consommation responsable est aussi un moyen de passer à l’action et de contribuer à un nouveau genre de « révolution tranquille ».» C’est donc dans cet esprit de vouloir encourager les petits producteurs, …

Je collectionne, tu collectionnes, nous collections

Je n’ai jamais réellement compris pourquoi les gens collectionnaient des timbres (surtout depuis l’arrivée des e-mails), des macarons, des cartes de sport ou de Pokémon; je n’y trouvais simplement aucun intérêt. Pourquoi, diantre, garder des objets sans valeur (ou presque) dans un cartable laid ou dans une vieille boite à souliers?

Le conte des mille et une … fesses!

La première fois que j’ai vu passer sur mon Newsfeed le projet 1001 fesses, j’ai tout de suite été intriguée. À une époque où la pornographie et le corps de la femme nous sont presentés uniquement pour le plaisir sexuel, une approche artistique rend la chose bien plus délicate. Emilie Mercier, photographe, et Frédérique Marseille, entrepreneuse et entremetteuse, ont mis sur pied le projet 1001 fesses qui propose, très simplement, des photos de fesses. «Parce que nous en avons toutes.» En effet, chaque femme possède une paire de fesses, mais elle porte aussi les complexes qui peuvent venir avec. Notre société est bourrée de ces créateurs de complexes et les deux jeunes femmes se sont données comme mission de défaire l’idée que les imperfections sont synonymes de laideur. Leur site présente une collection de fesses, anonymes, toutes différentes, dans des mini-scénarios tirés de la vie quotidienne. Pas d’extravagance ni d’exagération, juste du réel. C’est d’abord mon background en arts qui a été titillé par le projet. Je trouve les photos très réussies, aucun doute sur le talent d’Emilie. Un éclairage doux …